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Un tube transanal peut-il aider à prévenir les fuites après une chirurgie du cancer du rectum ?

21 hours 40 minutes ago
Principaux messages

Chez les personnes subissant une chirurgie pour un cancer du rectum :

  • L'utilisation d'un tube souple (tube transanal) inséré par l'anus (extrémité de l'intestin par laquelle les selles sont évacuées) pourrait réduire la nécessité d'une nouvelle intervention chirurgicale due à des fuites intestinales. Cependant, on ne sait pas avec certitude si le tube réduit en soi le risque de fuite.

  • Ce résultat variait selon que les patients présentaient ou non une ouverture temporaire dans l’intestin (une stomie de dérivation). Chez les personnes avec stomie de dérivation, les fuites anastomotiques étaient plus fréquentes dans le groupe avec tube transanal que dans le groupe sans tube transanal.

  • Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour identifier les personnes les plus susceptibles de bénéficier d’un tube transanal et pour mieux comprendre les bénéfices et risques potentiels.

Qu’est-ce qu’une fuite anastomotique ?

Après une chirurgie du cancer du rectum, le chirurgien doit reconnecter l’intestin. Cette jonction s’appelle une anastomose. Parfois, l’anastomose ne cicatrise pas correctement, ce qui entraîne une fuite du contenu intestinal dans la cavité abdominale. C'est ce qu'on appelle une fuite anastomotique. Elle peut entraîner une infection grave et compliquer la convalescence.

Comment prévenir une fuite ?

Une méthode courante pour prévenir les fuites consiste à créer une ouverture temporaire dans l’intestin, appelée stomie de dérivation. Cela permet aux selles de sortir du corps sans passer par la jonction intestinale en cours de cicatrisation. Cependant, une stomie de dérivation peut entraîner des complications et nécessite une nouvelle intervention chirurgicale pour la refermer.

Une autre option consiste à introduire un tube souple par l’anus localisé près de l’anastomose intestinale. On parle alors de tube transanal. Ce tube peut réduire la pression, améliorer le drainage et contribuer à diminuer le risque de fuite.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer si l'utilisation d'un tube transanal lors d'une chirurgie du cancer du rectum :

  • réduit le risque de fuite anastomotique ;

  • réduit la nécessité d’une nouvelle intervention chirurgicale ;

  • entraîne des effets indésirables ou d’autres problèmes.

Comment avons-nous procédé ?
Nous avons cherché les études comparant l’utilisation d’un tube transanal à l’absence d’utilisation chez des adultes subissant une chirurgie du cancer du rectum. Nous avons comparé et synthétisé les résultats de ces études, puis évalué le niveau de confiance que nous accordions aux données probantes.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié quatre études impliquant 1 318 personnes ayant subi une chirurgie du cancer du rectum. Près de la moitié d’entre eux ont eu une mise en place d’un tube transanal pendant l’intervention chirurgicale tandis que les autres n’en ont pas eu. Les études ont été menées au Danemark, au Japon et en Chine, et la plupart se sont poursuivies jusqu’à 30 jours après l’intervention chirurgicale. Une étude n’a pas eu recours à une stomie de dérivation. Différents types de tubes ont été utilisés, avec une durée de mise en place de 3 à 7 jours. Différents types d’interventions chirurgicales ont également été pratiqués.

Principaux résultats

Il n'est pas certain que le risque de fuite soit réduit à la suite de la mise en place d’un tube transanal, par rapport à l’absence de mise en place de tube (4 études, 1 318 personnes). Sur 1 000 personnes opérées, le risque de fuite anastomotique serait de 83 chez les personnes ne bénéficiant pas de tube, contre 73 chez celles en bénéficiant. Cependant :

  • Cela pourrait réduire la nécessité d’une nouvelle intervention chirurgicale pour traiter une fuite (3 études, 1 124 personnes). Pour 1 000 personnes opérées, le risque de nouvelle intervention chirurgicale serait de 45 chez celles ne bénéficiant pas d’un tube, contre 14 chez celles en bénéficiant ;

  • Cela pourrait réduire la durée d’hospitalisation après l’intervention chirurgicale, bien que ce résultat repose sur une seule étude portant sur 398 personnes. Les personnes chez lesquelles un tube transanal a été posé ont quitté l’hôpital en moyenne 3,25 jours plus tôt que celles qui n’en avaient pas ;

  • Cela pourrait entraîner d’autres problèmes, tels que des douleurs ou une gêne, mais les données probantes à ce sujet sont incertaines. Environ une personne sur quatre a signalé des douleurs ou une gêne, et chez quelques-unes, la sonde s’est détachée plus tôt que prévu.

  • Les résultats concernant les fuites variaient selon que les patients portaient ou non une stomie de dérivation. Chez les personnes avec stomie de dérivation, les fuites anastomotiques étaient plus fréquentes dans le groupe avec tube transanal que dans le groupe sans tube transanal.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Les études étaient généralement de petite taille, et les résultats variaient d’une étude à l’autre. Certaines études présentaient également des limites sur la méthodologie et la manière dont les résultats ont été rapporté. De ce fait, ces résultats sont incertains et des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre quelles personnes sont les plus susceptibles de bénéficier d’un tube transanal et quels sont les effets indésirables potentiels.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes sont valables jusqu’au 6 août 2025.

Kawamura H, Tsujimoto Y, Miyakawa T, Hashimoto K, Hirano T, Honda M

Chez les adultes recevant une greffe de foie, l’utilisation d’un drain de Kehr lors de la reconstruction biliaire améliore-t-elle les résultats cliniques par rapport à son absence ?

21 hours 40 minutes ago
Principaux messages
  • Les effets de l’utilisation d’un drain de kehr (un tube de petite taille placé dans le canal qui transporte la bile) sur le risque de décès toutes causes confondues, de fuites biliaires, de nécessité d’une nouvelle greffe et d’événements biliaires indésirables sont incertains.

  • On ne sait pas avec certitude si l’utilisation d’un drain de kehr lors d’une chirurgie des voies biliaires chez les adultes bénéficiant d’une greffe de foie contribue à maintenir ces voies ouvertes ou si elle augmente les complications causées par le drain lui-même.

  • Aucune étude n’a rapporté la qualité de vie.

Qu’est-ce que la greffe du foie et la reconstruction biliaire ?

La greffe du foie est une opération qui consiste à remplacer le foie gravement malade d’une personne par le foie sain d’un donneur. Il s’agit du traitement de référence pour les personnes atteintes d’une maladie hépatique sévère en phase terminale ou d’un cancer du foie. Au cours de cette intervention, une étape majeure consiste à relier la voie biliaire principale du nouveau foie à celle du receveur (une technique appelée anastomose). La voie biliaire principale (le canal cholédoque) est le conduit qui achemine la bile (un liquide qui facilite la digestion) du foie vers l’intestin. Les problèmes liés à cette jonction, tels que des fuites ou un rétrécissement, sont des causes importantes de problèmes de santé et de décès après une greffe.

Qu’est-ce qu’un drain de Kehr ?

Un drain de Kehr est un dispositif médical (un tube de petite taille) qui est mis en place dans le canal cholédoque pendant l’intervention chirurgicale. Il est destiné à faciliter l’écoulement de la bile et doit permettre aux médecins de vérifier si le flux est obstrué. Les chirurgiens ne s’accordent pas sur la question de savoir si l’utilisation de ce drain aide à prévenir les problèmes ou si le dispositif lui-même entraîne de nouvelles complications, telles que des infections ou des obstructions.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer si l’utilisation d’un drain de Kehr était plus ou moins bénéfique que l’absence de drain chez les adultes recevant une greffe du foie. Nous nous sommes particulièrement intéressés :

  • au risque de décès ;

  • aux complications graves des voies biliaires (telles que les fuites de bile ou le rétrécissement des voies biliaires [sténose]) ;

  • à la nécessité d’une nouvelle greffe ;

  • à la qualité de vie.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué des recherches pour trouver des études comparant l’utilisation d’un drain de Kehr à ceux qui n’en ont pas chez des adultes ayant reçu une greffe de foie. Nous avons comparé et résumé les résultats des études et évalué notre niveau de confiance envers ces informations sur la base de facteurs tels que la méthodologie et la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié six études portant sur 844 adultes. Ces études ont été menées en Espagne, en France, au Royaume-Uni et en Allemagne, et ont été publiées entre 1996 et 2013. La plupart des études ont duré au moins 21 mois (4 études). La majorité des participants étaient des hommes (environ 61 %) dont l’âge moyen était de 54 ans.

Notre confiance envers les résultats est très faible. Nous ne pouvons donc pas nous prononcer avec certitude sur les effets du drain de Kehr.

  • Décès toutes causes confondues : nous ne savons pas si l’utilisation du drain de Kehr a un impact.

  • Rétrécissement du canal : l’utilisation d’un drain de Kehr pourrait réduire le risque de rétrécissement du canal cholédoque, mais l’impact sur le receveur est incertain.

  • Fuites biliaires : nous ne savons pas si l’utilisation du drain de Kehr influe sur le risque de fuite biliaire au niveau de la jonction.

  • Complications liées au drain : l’utilisation du drain de Kehr lui-même pourrait augmenter le risque de problèmes. Cependant, ces résultats sont très incertains.

  • Retransplantation : nous ne savons pas si l’utilisation d’un drain de Kehr a une répercussion sur la nécessité de recevoir une nouvelle greffe.

  • Événements indésirables biliaires : nous ne savons pas si l’utilisation du drain de Kehr a une incidence.

  • Aucune étude n’a fourni d’informations sur la qualité de vie.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Nous avons très peu confiance dans les résultats. Les informations disponibles sur la manière dont les études ont été menées étaient insuffisantes, ce qui est susceptible d’introduire des erreurs dans les résultats. Les études étaient de petite taille et les résultats variaient considérablement d’une étude à l’autre.

Aucune nouvelle étude n’a été publiée sur ce sujet depuis 2013. Toutes les études incluses ont été menées dans des centres européens. Nos résultats ne peuvent pas être généralisés à des populations soumises à des contextes socio-économiques différents. Depuis la publication de la dernière étude incluse dans cette revue, les pratiques de transplantation ont évolué. Ces changements ont une incidence sur la sélection des donneurs pour la greffe de foie et sur la conservation des organes jusqu’à leur transplantation chez la personne qui en a besoin. Par conséquent, nos résultats pourraient ne pas s’appliquer aux pratiques actuelles de transplantation.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes valables jusqu’au 28 avril 2026.

de Oliveira Filho JJ, Riera R, Kleinubing DR, Adão D, Shiraiwa DK, Matos D, Linhares MMoura, supported by the Cochrane Hepato-Biliary Group

Quels sont les bénéfices d’un apport supplémentaire en vitamine D chez les nourrissons nés prématurément et présentant un faible poids à la naissance ?

5 days 23 hours ago
Principaux messages
  • L’administration de suppléments de vitamine D aux nourrissons nés prématurément (avant 37 semaines de gestation) et présentant un faible poids à la naissance (moins de 2 500 g) réduit probablement le risque de carence en vitamine D (taux de vitamine D inférieur à 30 nmol/l) et d’insuffisance en vitamine D (taux de vitamine D inférieur à 50 nmol/l).

  • Des doses plus élevées (800 UI/jour et plus) de vitamine D chez les prématurés réduisent probablement le risque de carence en vitamine D, comparativement à des doses plus faibles (de 200 UI à moins de 800 UI/jour). Cependant, des doses plus élevées pourraient également entraîner des taux excessifs de vitamine D chez certains prématurés.

  • De futures études devront déterminer les doses optimales de vitamine D en fonction du poids des nourrissons et rendre compte de critères de jugement importants tels que la santé osseuse.

Pourquoi la vitamine D est-elle importante pour les nourrissons nés prématurément ou présentant un faible poids à la naissance ?

La vitamine D aide l'organisme à absorber le calcium présent dans les aliments, ce qui est essentiel au développement et à la solidité des os. Sans un apport suffisant en vitamine D, les os peuvent s’amincir, se fragiliser ou se déformer. Chez les enfants, on parle alors de rachitisme. La vitamine D est synthétisée par la peau sous l’effet de la lumière du soleil. On la trouve également dans le poisson, la viande et d’autres aliments d’origine animale. Les nouveau-nés pourraient ne pas être exposés à la lumière du soleil et les nourrissons alimentés au lait maternel pourraient ne pas recevoir suffisamment de vitamine D. Les taux sanguins de vitamine D considérés comme suffisants chez les nourrissons se situent entre 50 nanomoles par litre (50 nmol/l) et 250 nmol/l ; on parle d’« insuffisance » en dessous de 50 nmol/l et de « carence » en dessous de 30 nmol/l. Le traitement repose sur des compléments pouvant être pris par voie orale ou administrés par injection. Un excès de vitamine D (supérieur à 250 nmol/l) peut entraîner des effets indésirables, tels qu’une hypercalcémie et des calculs rénaux. Les recommandations en matière de supplémentation en vitamine D varient d’un pays à l’autre.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer la dose ou la durée optimale de la supplémentation en vitamine D chez les prématurés et les nourrissons de faible poids à la naissance. Nous souhaitions savoir si la supplémentation en vitamine D :

  • réduit la carence ou l’insuffisance en vitamine D ;

  • améliore la santé osseuse ;

  • provoque des effets indésirables.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études comparant la supplémentation en vitamine D à l’absence de supplémentation, ou comparant des doses plus élevées (supérieures à 800 unités internationales (UI)) à des doses plus faibles (de 200 UI à 800 UI) chez les prématurés (nés avant 37 semaines de gestation) ou les nourrissons de faible poids à la naissance (moins de 2 500 g).

Nous avons comparé et synthétisé les résultats des études, puis évalué notre niveau de confiance dans la validité et la fiabilité de ces résultats, en nous appuyant sur des facteurs tels que les méthodes utilisées et la taille des études.

Qu'avons-nous découvert ?

Nous avons identifié 34 études portant sur 5 012 nourrissons.

Principaux résultatsSupplémentation en vitamine D par rapport à l’absence de supplémentation (11 études, 1 514 prématurés)

La supplémentation en vitamine D réduit probablement le risque de carence en vitamine D (bénéfices observés chez 1 nourrisson sur 4 ayant reçu une supplémentation ; 4 études, 385 nourrissons) et pourrait réduire le risque d’insuffisance en vitamine D (bénéfices observés chez 1 nourrisson sur 3 ayant reçu une supplémentation ; 4 études, 385 nourrissons) au moment de la sortie de l’hôpital. Les effets sur la santé osseuse et les marqueurs sanguins de la santé osseuse n’ont pas été rapportés.

Supplémentation en vitamine D par rapport à l’absence de supplémentation (1 étude, 2 079 nourrissons nés presque à terme et présentant un faible poids à la naissance)

La supplémentation en vitamine D réduit probablement la carence en vitamine D (bénéfices observés chez 1 nourrisson sur 3 ayant reçu une supplémentation ; 453 nourrissons) et réduit probablement l’insuffisance en vitamine D (bénéfices observés chez 1 nourrisson sur 3 ayant reçu une supplémentation ; 453 nourrissons) à l’âge de six mois. Les effets sur la santé osseuse et les marqueurs sanguins de la santé osseuse, ainsi que les taux sanguins excessivement élevés de calcium et de vitamine D, n’ont pas été rapportés.

Supplémentation en vitamine D à forte dose (800 UI/jour ou plus) par rapport à une faible dose (200 à 800 UI/jour) (25 études, 1 546 prématurés)

Les doses plus élevées de vitamine D réduisent probablement le risque de carence en vitamine D (bénéfices observés chez 1 nourrisson sur 8 ayant reçu une supplémentation ; 11 études ; 672 nourrissons) et pourraient réduire le risque d’insuffisance en vitamine D (bénéfices observés chez 1 nourrisson sur 4 ayant reçu une supplémentation ; 11 études ; 683 nourrissons) davantage que les doses plus faibles de vitamine D. Cependant, les doses plus élevées entraînent probablement des taux de vitamine D trop élevés et dangereux pour la santé (effets indésirables chez 1 nourrisson sur 25 ayant reçu une supplémentation ; 5 études ; 395 nourrissons). Des doses plus élevées de vitamine D chez les prématurés pourraient accroître la santé osseuse grâce à l’amélioration des marqueurs sanguins de la santé osseuse. Cependant, il pourrait y avoir peu ou pas de différence concernant l'aspect des os à la radiographie (7 études, 447 nourrissons).

Quelles sont les limites des données probantes ?

Les informations sur la santé osseuse et les effets indésirables, notamment les taux élevés de calcium sanguin, sont insuffisantes.

Nous avons fondé notre jugement sur le fait que les données probantes reposent sur un petit nombre de cas, que les parents et les évaluateurs participant aux études savaient quel traitement était administré, et que quelques nourrissons n'ont pas été suivis jusqu'à la fin de l'étude. Nous ne sommes pas sûrs des autres effets indésirables liés à des taux de vitamine D anormalement élevés et à une hypercalcémie, en raison du faible nombre d’événements et du nombre restreint de participants.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes sont à jour jusqu’en février 2026.

Pharande P, Middleton JL, Cooper C, Pammi M, Osborn DA, Abdel-Latif ME

Programmes d'activité physique visant à améliorer la minéralisation osseuse (développement osseux) et la croissance chez les nourrissons prématurés

5 days 23 hours ago
Principaux messages
  • Chez les nourrissons prématurés, les programmes d'activité physique pourraient apporter un léger bénéfice en termes de développement osseux et de gain pondéral à court terme.

  • Les programmes d’activité physique pourraient avoir peu ou pas d’effet sur le gain de taille.

  • Nous ne savons pas si les programmes d’activité physique ont un effet sur le risque de fractures (os cassés), et nous ne disposons pas d’informations suffisantes pour évaluer leurs bénéfices et effets indésirables à long terme.

Qu'entend-on par « développement osseux insuffisant et retard de croissance » chez les nourrissons prématurés ?

Les bébés nés trop tôt (avant 37 semaines de grossesse) bénéficient souvent de soins visant à limiter leur activité physique afin de réduire le stress et les complications qui y sont associées. Cependant, le manque d’activité physique pourrait entraîner un développement osseux insuffisant et un retard de croissance, en particulier chez les nouveau-nés de très faible poids à la naissance (c’est-à-dire les bébés pesant moins de 1 500 g à la naissance). Cela pourrait avoir des conséquences à long terme, comme cela a été observé chez les enfants et les adultes alités.

En quoi consistent les programmes d’activité physique ?

Les programmes d’activité physique consistent en des exercices quotidiens au cours desquels toutes les articulations des bras et des jambes sont doucement mobilisées et soumises à de légères pressions pendant quelques minutes chaque jour, sur une période de plusieurs semaines.

Qu’entend-on par minéralisation osseuse?

La minéralisation osseuse est le processus par lequel des minéraux, principalement le calcium et le phosphore, sont incorporés au tissu osseux nouvellement formé, rendant l’os dur et solide.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions déterminer si les programmes d’activité physique mis en place pendant l’hospitalisation initiale aidaient les nourrissons prématurés à développer des os plus solides et à mieux grandir. Nous avions prévu d’évaluer cela à la fin du programme, puis 12 à 24 mois après la date prévue de l’accouchement. Nous souhaitions également examiner si ces programmes ont un effet sur le risque de fractures (os cassés).

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études comparant des programmes d’activité physique à l’absence de programmes structuré chez les nourrissons prématurés.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons inclus dans notre revue 15 études de petite taille portant sur 434 nourrissons.

Nous avons constaté que les nourrissons prématurés ayant suivi un programme quotidien d’activité physique pendant plusieurs semaines pourraient présenter une minéralisation osseuse légèrement meilleure et un gain pondéral plus important à la fin du programme, mais nous sommes incertains quant à ces résultats.

Nous ne savons pas si les programmes d’activité physique ont un effet à long terme sur le contenu minéral osseux, car aucune des études incluses n’a fourni d’informations sur ce critère de jugement. Nous n’avons trouvé aucune donnée probante indiquant que les programmes d’activité physique réduisaient ou augmentaient la croissance de la taille. Nous avons trouvé des données probantes très incertaines concernant leur effet sur la fréquence des fractures.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Notre confiance dans les résultats est faible à très faible, car bon nombre des études incluses étaient de petite taille ou présentaient des limites méthodologiques. Lorsque plusieurs études ont été combinées pour des critères de jugement spécifiques, les résultats étaient souvent imprécis et incohérents. De ce fait, nous ne savons pas avec certitude si les programmes d’activité physique ont des effets significatifs sur la minéralisation osseuse, le gain pondéral, le gain de taille ou le risque de fracture.

Les données probantes ne concernent que les critères de jugement évalués au cours du séjour hospitalier initial, et nous ne disposons pas de données probantes concernant les effets à plus long terme.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette revue actualise notre précédente revue datant de 2014. Les données probantes ont été actualisées en octobre 2025.

Kaempfen S, Cooper C, Schulzke SM, supported by Cochrane Neonatal

Quels sont les bénéfices et les risques des interventions visant à augmenter la consommation de fruits et légumes chez les enfants âgés de cinq ans et moins ?

1 week ago
Principaux messages

- Les interventions en matière d'alimentation des enfants conduisent probablement à une légère augmentation de la consommation de légumes chez les enfants âgés de cinq ans et moins.

- Les interventions à composantes multiples conduisent probablement à une légère augmentation de la consommation de fruits et légumes chez les enfants âgés de cinq ans et moins.

- Les interventions d'éducation nutritionnelle des parents pourraient conduire à peu ou pas d'augmentation de la consommation de fruits et légumes chez les enfants âgés de cinq ans et moins.

Pourquoi est-il important de manger suffisamment de fruits et de légumes ?

Le fait de ne pas manger suffisamment de fruits et de légumes représente un fardeau sanitaire considérable dans les pays développés. La consommation de quantités adéquates de fruits et légumes est associée à une réduction du risque de maladies non transmissibles futures (telles que les maladies cardiaques et circulatoires), parmi d’autres bénéfices immédiats pour la santé. La petite enfance représente une période critique pour l'établissement d'habitudes alimentaires qui se poursuivent à l'âge adulte. Les interventions visant à augmenter la consommation de fruits et légumes dans la petite enfance pourraient donc constituer une stratégie efficace pour réduire cette charge de morbidité.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions connaître les bénéfices et les risques des interventions visant à augmenter la consommation de fruits ou de légumes, ou des deux, chez les enfants âgés de cinq ans et moins.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études dans diverses bases de données électroniques. Nous avons contacté les auteurs des études incluses pour obtenir d'autres études potentiellement pertinentes. Toute étude randomisée (dans laquelle les participants ont les mêmes chances d'être affectés au groupe de traitement ou au groupe de contrôle) portant sur des interventions visant à augmenter la consommation de fruits ou de légumes, ou des deux, chez les enfants âgés de cinq ans ou moins, et mesurant cette consommation, était éligible. Deux auteurs de la revue ont, de manière indépendante, recherché et extrait les informations des études. Nous avons effectué des recherches jusqu'en mars 2023.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons inclus 53 études auxquelles ont participé 12350 personnes. Seize études ont examiné les interventions sur les pratiques d'alimentation des enfants (par exemple, l'exposition répétée aux légumes) ; 20 ont examiné les interventions à composantes multiples (par exemple, la combinaison de deux interventions ou plus, telles que les changements de politique préscolaire avec l'éducation nutritionnelle des parents) ; 17 ont examiné les interventions d'éducation nutritionnelle des parents ; deux ont examiné les interventions d'éducation nutritionnelle des enfants ; et chacune des études a examiné une intervention de pleine conscience axée sur l'enfant ou apportant aux familles des interventions sur les fruits et les légumes. Les interventions relatives aux pratiques d'alimentation des enfants et les interventions à composantes multiples conduisent probablement à de légères augmentations de la consommation de fruits et légumes par les enfants à court terme (moins de 12 mois). Les interventions d'éducation nutritionnelle des parents pourraient conduire à peu ou pas d’augmentation de la consommation de fruits et légumes par les enfants. Les informations disponibles sur les coûts et les risques involontaires étaient limitées. Parmi les études qui les ont rapportés, les coûts d'intervention variaient de 325 à 1500 dollars américains (USD). Aucun risque involontaire n'a été constaté dans les deux études qui ont rapporté les avoir évalués. Les études rapportant un soutien financier ont reçu des fonds gouvernementaux ou caritatifs, à l'exception d'une étude qui a reçu un financement de l'industrie.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Aucune étude n'a été réalisée dans des pays à faible revenu et seule une étude a été réalisée dans un pays à revenu intermédiaire. Notre confiance dans les données probantes actuelles est modérée en ce qui concerne l'alimentation des enfants et les interventions à composantes multiples, et faible pour les interventions d'éducation nutritionnelle des parents.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Ces données probantes sont à jour jusqu'en mars 2023. Il s'agit d'une revue systématique dynamique. Les revues systématiques dynamiques offrent une nouvelle approche de la mise à jour des revues, dans laquelle la revue est continuellement mise à jour, en intégrant les nouvelles données probantes pertinentes dès quelles sont disponibles. Veuillez consulter la base de données Cochrane des revues systématiques pour connaître le statut actuel de cette revue.

Hodder RK, O'Brien KM, Wyse RJ, Tzelepis F, Yoong S, Stacey FG, Wolfenden L

Quels sont les facteurs qui influencent le respect des recommandations en matière de prévention et de contrôle des infections (PCI) liées à la COVID-19 par les professionnels de santé ?

1 week ago
Principaux messages
  • Si les professionnels de santé estiment bénéficier d’un bon soutien de la part de leurs responsables, reçoivent une formation en matière de PCI et sont informés des recommandations de PCI de manière claire et utile, ils sont mieux à même de suivre ces recommandations.

  • Si l'espace de travail est insuffisant, s'ils sont trop occupés, s'ils ne disposent pas de suffisamment d'équipements de protection individuelle (EPI) et d'autres fournitures ou si les patients ne suivent pas les conseils, il est alors plus difficile pour les professionnels de santé de respecter les recommandations en matière de PCI.

  • Les professionnels de santé qui souhaitent se protéger eux-mêmes, ainsi que leurs familles et leurs patients, ont tendance à essayer de respecter ces recommandations autant que possible, mais la qualité et l’ajustement des EPI dont ils disposent peuvent rendre cette tâche plus difficile.

  • Des recherches supplémentaires sont nécessaires sur la formation, la communication et l’éducation afin de faciliter le respect des recommandations par les professionnels de santé, sur la mise en place de systèmes visant à réduire au minimum les contacts avec les patients, et sur la mise à disposition d’EPI adaptés pour leur permettre d’être préparés à faire face à des pandémies.

Contexte

La COVID-19 est une maladie infectieuse respiratoire qui s’est propagée dans le monde entier en 2020. Pendant la pandémie de COVID-19, les professionnels de santé devaient empêcher le virus de se propager à d’autres patients, à eux-mêmes ou au grand public. Les recommandations en matière de prévention et de contrôle des infections (PCI) ont pour but de fournir aux professionnels de santé des informations sur l’utilisation des équipements de protection individuelle (EPI) tels que les masques, les gants et les blouses ; l’isolement des patients atteints de la COVID-19 ; et des procédures de nettoyage plus strictes. Cependant, certains facteurs facilitent le respect de ces recommandations par les professionnels de santé, tandis que d’autres le rendent plus difficile.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions déterminer :

  • ce qui a facilité et ce qui a compliqué le respect des recommandations en matière de PCI liées à la COVID-19 par les professionnels de santé ;

  • comparer nos résultats à ceux de notre revue Cochrane existante, publiée en 2020, afin de mettre en évidence les similitudes et les différences entre la COVID-19 et d’autres maladies infectieuses respiratoires.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué une recherche d’études portant sur les points de vue et les expériences des professionnels de santé concernant le respect des recommandations en matière de PCI liées à la COVID-19.

  • Les recommandations pouvaient être locales, nationales ou internationales, pour tout contexte de soins.

  • Les études pouvaient être menées dans des hôpitaux, des établissements de soins de longue durée ou des structures de soins de santé de proximité.

  • Les professionnels de santé pouvaient être soit des équipes soignantes, soit du personnel de soutien travaillant dans les lieux susmentionnés.

Nous avons ensuite recherché les thèmes (éléments importants) qui se dégageaient des données :

  • Organisationnel : soutien à la sécurité, communication et formation ;

  • Environnemental : espace de travail, ventilation, installations, disponibilité des EPI ;

  • Individuel : connaissances, attitudes, utilisation des EPI.

Nous avons évalué notre niveau de confiance dans chaque étude et chaque résultat en fonction de la qualité méthodologique.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 170 études. Afin de faciliter le traitement des données, nous avons sélectionné 26 études qui représentaient le mieux l’ensemble des études. Celles-ci portaient sur les points de vue et les expériences des infirmières et infirmiers, des médecins et des autres professionnels de santé confrontés à la COVID-19 dans les hôpitaux et les établissements de soins où les personnes vivent et reçoivent des soins.

Plusieurs facteurs influencent le respect des recommandations de PCI par les professionnels de santé. Ils ont indiqué que :

  • il était plus facile de respecter les recommandations lorsqu’ils bénéficiaient du soutien de leurs responsables et lorsque les recommandations étaient communiquées de manière claire et accessible ;

  • il était plus difficile de respecter les recommandations lorsqu’ils étaient très occupés, en sous-effectif, ou lorsque les patients et les visiteurs refusaient de porter un masque et de respecter la distanciation sociale ;

  • la formation était très importante. Cependant, ils n’ont pas tous eu la possibilité de suivre une formation en matière de PCI ;

  • ils avaient besoin d'un espace suffisant, d'EPI et d'autres fournitures, de stations de lavage des mains et de douches pour respecter les consignes de prévention et de contrôle des infections ;

  • ceux qui avaient de bonnes connaissances et une attitude positive envers la PCI étaient plus enclins à respecter les recommandations ;

  • les professionnels de santé craignaient de s’infecter eux-mêmes et d’infecter d’autres personnes, mais certains se sont moins inquiétés une fois que la vaccination a commencé ;

  • le port de l’EPI était inconfortable sur de longues périodes et, s’ils n’étaient pas bien ajustés ou étaient de mauvaise qualité, il leur était plus difficile de mettre en pratique les mesures de PCI.

De nombreux facteurs affectent la volonté et la capacité des professionnels de santé à suivre les recommandations de PCI. Pour le public et les patients fréquentant les établissements de santé, cette revue souligne que l’adhésion aux mesures de prévention et de contrôle des infections sera meilleure dans les lieux où le personnel est soutenu, formé et dispose de fournitures adéquates. Il est toutefois important de noter que bon nombre de ces difficultés (par exemple, les espaces surpeuplés) sont d’ordre structurel et ne relèvent pas de la responsabilité individuelle du personnel.

Notre revue comprend une série de questions fondées sur nos résultats afin d’aider les prestataires de soins de santé à planifier, mettre en œuvre ou gérer des stratégies de PCI pour s’assurer que leurs employés respectent les recommandations de PCI concernant des maladies telles que la COVID-19, qui peuvent se propager à l’échelle mondiale et toucher de nombreuses personnes simultanément.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Nous avions une grande confiance dans certaines données probantes, mais dans l’ensemble, notre confiance était limitée. En effet, aucune étude n’a porté sur la santé mentale et les problèmes rencontrés par les enfants, ce qui signifie que nous ne savons pas avec certitude dans quelle mesure nos conclusions s’appliquent à ces groupes. De plus, les données issues des études ont été pour la plupart recueillies au plus fort de la pandémie (en 2020) ; nous n’avons donc aucun moyen de savoir si les pratiques relatives aux recommandations de PCI, la formation et les EPI ont évolué par la suite.

Cette revue est-elle à jour ?

Cette revue actualise (et élargit) notre précédente revue (2020). Les données probantes sont à jour jusqu’en avril 2024.

Houghton C, Meskell P, Delaney H, Sheehan S, O Donoghue C, Glenton C, Booth A, Jorem G, Chan XHS, Devane D, Biesty LM

Quels sont les bénéfices et risques de l’énucléation de la prostate (ablation chirurgicale du tissu prostatique) au laser Holmium (HoLEP) par rapport à d’autres interventions chirurgicales de la prostate ?

1 week ago
Principaux messages
  • HoLEP et l'intervention standard sur la prostate (RTUP) pourraient soulager les symptômes urinaires et améliorer la qualité de vie dans une mesure similaire et présenteraient des complications graves comparables au cours de la première année suivant l'intervention.

  • HoLEP réduit probablement le recours à une transfusion sanguine par rapport à la RTUP, à la prostatectomie (ablation de la prostate) et à l’ablation au laser (utilisation d’un faisceau laser pour détruire le tissu prostatique). Sur 1 000 hommes traités, environ 36 de moins auraient besoin d’une transfusion.

  • Nous ne disposons pas encore de données probantes suffisantes pour affirmer que HoLEP est plus adaptée aux prostates de très grande taille ou aux personnes prenant certains médicaments anticoagulants.

Qu’est-ce que l’hyperplasie bénigne de la prostate ?

La prostate est une petite glande que l’on trouve uniquement chez les hommes. Il s’agit d’une affection non cancéreuse caractérisée par une augmentation du volume de la prostate à mesure que l’homme vieillit, ce qui peut entraver l’écoulement de l’urine. C'est comme si un tuyau se rétrécissait et rendait la miction plus difficile.

Comment traite-t-on l’hyperplasie bénigne de la prostate ?

Les traitements comprennent des changements de mode de vie, des médicaments et des interventions chirurgicales. Pendant longtemps, l'intervention chirurgicale la plus courante était appelée résection trans-urétrale de la prostate (RTUP). Lors d'une RTUP, le médecin utilise un petit instrument introduit par l'urètre (le canal par lequel passe l'urine) pour réséquer le tissu prostatique excédentaire. Aujourd’hui, les médecins utilisent également des lasers pour réaliser cette intervention. L'une des techniques de chirurgie au laser est appelée HoLEP.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions comparer HoLEP à d’autres options chirurgicales en termes de soulagement des symptômes, de qualité de vie et de tolérance (effets indésirables).

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études dans lesquelles les médecins comparaient HoLEP à d’autres interventions chirurgicales de la prostate. Nous avons examiné l’efficacité de chaque intervention chirurgicale, son niveau de sécurité et la rapidité de récupération des patients. Nous avons ensuite synthétisé tous les résultats et évalué la fiabilité de chaque étude.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 52 études portant sur 6 242 hommes ayant subi une chirurgie de la prostate. Ce résumé se concentre sur les études comparant HoLEP à la RTUP — l’intervention standard de la prostate — au cours de la première année suivant l’intervention, car c’est la comparaison la plus pertinente pour les hommes devant choisir entre ces deux interventions. L’âge moyen des hommes variait de 65 à 74 ans, et la taille moyenne de la prostate dans les études variait de 30 cm³ à 142 cm³. Les études ont été menées dans 11 pays.

  • Symptômes et qualité de vie : HoLEP pourrait soulager les symptômes urinaires (14 études, 1 666 personnes) et améliorer la qualité de vie (6 études, 876 personnes) dans une mesure similaire à celle de la RTUP. Les différences observées étaient de trop petite taille pour avoir une importance pour les hommes.

  • Complications graves : HoLEP pourrait entraîner des complications graves similaires (10 études, 1 147 personnes) à celles de la RTUP.

  • Réintervention chirurgicale et fonction érectile : ces aspects sont probablement similaires après les deux interventions.

  • Éjaculation : aucune étude n’a rapporté sur l’éjaculation après l’une ou l’autre de ces interventions, alors que cet aspect revêt une grande importance pour de nombreux hommes.

  • Transfusion sanguine : HoLEP réduit probablement le risque de devoir recourir à une transfusion sanguine par rapport à la plupart des autres interventions chirurgicales. Environ 44 hommes sur 1 000 nécessitent une transfusion après une RTUP, contre environ 8 sur 1 000 après une HoLEP (15 études, 1 755 personnes).

  • Nous avons également comparé HoLEP à d'autres interventions au laser, à d'autres techniques d'énucléation et à la chirurgie à ciel ouvert, et nous avons examiné les résultats au-delà d'un an. Ces résultats sont présentés dans la revue complète.

Quelles sont les limites ?
  • Qualité des études : la plupart des études présentaient des problèmes de conception, par exemple : il est impossible de cacher l’identité des chirurgiens et très difficile de cacher aux patients le type d’intervention pratiquée, ce qui peut affecter la manière dont les résultats sont mesurés et rapportés. Seules quelques études disposaient de protocoles préenregistrés donc certains résultats pourraient avoir été rapportés de manière sélective. Pour ces raisons, notre niveau de confiance dans de nombreux résultats est faible ou très faible.

  • Suivi de courte durée : la plupart des études n’ont suivi les patients que pendant une période maximale de 12 mois. Nous ne savons pas si les bénéfices de HoLEP se maintiennent sur des périodes plus longues, ni si les taux de réintervention diffèrent de manière significative à long terme.

  • Aucune étude n’a rapporté une quelconque comparaison de la fonction éjaculatoire. Étant donné qu’environ trois hommes sur quatre présentent une éjaculation rétrograde (orgasme sec) après une HoLEP, il s’agit là d’une lacune importante. Les données sur les fuites urinaires (incontinence) après l'intervention chirurgicale n'ont pas non plus été rapportées de manière cohérente.

  • Expérience des chirurgiens : la plupart des chirurgiens participant aux études incluses possédaient une expérience élevée de HoLEP. Les résultats réels pourraient varier lorsque les chirurgiens sont encore en phase d'apprentissage : les taux de complications continuent de baisser avec l'expérience et ne se stabilisent qu'après environ 350 interventions.

  • Données probantes limitées pour certains groupes de patients : nous n’avons pas pu réaliser les analyses prévues pour les hommes présentant une prostate de très grande taille (≥ 80 ml) ou ceux prenant des médicaments anticoagulants car trop peu d’études incluaient ces patients. Or, ce sont précisément les groupes pour lesquels HoLEP pourrait offrir le plus grand avantage ; il s’agit donc d’une lacune particulièrement importante.

  • Moins d’études pour certains comparateurs : la plupart des données probantes comparent HoLEP à la RTUP ; nous sommes moins certains quant aux comparateurs : ablation au laser, autres techniques d’énucléation ou chirurgie à ciel ouvert.

Cette revue est-elle à jour ?

Cette revue est à jour au 8 avril 2026.

Sathianathen N, Hwang EC, Brown SJane, Bakker C, Borofsky MS, Ergun O, Dahm P

La stimulation électrique des muscles des jambes améliore-t-elle la structure et la fonction musculaires chez les adultes atteints d'insuffisance rénale sous dialyse ?

1 week ago
Principaux messages
  • Les données probantes sont très incertaines quant à savoir si la stimulation électrique neuromusculaire (SENM) (petites impulsions électriques délivrées à travers la peau pour provoquer la contraction des muscles) améliore les activités quotidiennes et l’autonomie ou influe sur le risque de décès chez les adultes atteints d’insuffisance rénale sous hémodialyse.

  • La SENM pourrait entraîner peu ou pas de différence au niveau de la tension artérielle ou de la fréquence cardiaque au repos. Aucune étude n’a fait état de fatigue, de douleur, d’infection ou de problèmes liés à l’accès vasculaire pour la dialyse.

  • Des recherches supplémentaires sont nécessaires car de nombreux critères de jugement importants, notamment la fatigue, la douleur, l’infection et les problèmes liés à l’accès vasculaire pour la dialyse, n’ont pas été rapportés. Aucune des études n’incluait d’adultes sous dialyse péritonéale.

Quelle est la problématique ?

Les adultes atteints d’insuffisance rénale (une affection dans laquelle les reins ne fonctionnent plus suffisamment bien pour maintenir une personne en vie) et sous dialyse (une procédure consistant à utiliser une machine pour éliminer les déchets, l’excès de sel et de liquide du sang lorsque les reins cessent de fonctionner correctement) souffrent souvent de faiblesse musculaire et d’une perte de force en raison d’une activité physique réduite et des effets de la maladie rénale. Faire de l’exercice peut aider, mais de nombreux adultes sous dialyse ont du mal à pratiquer une activité physique en raison de la fatigue, de la maladie ou d’un manque de temps. La stimulation électrique neuromusculaire (SENM) envoie de petites impulsions électriques à travers la peau pour provoquer la contraction des muscles. Cette technique permet de renforcer les muscles sans qu’il soit nécessaire de pratiquer un exercice volontaire et peut s’avérer particulièrement utile pour les personnes qui ne peuvent pas pratiquer d’activité physique. La SENM a été utilisée avec succès dans d’autres pathologies, mais son efficacité chez les adultes atteints d’insuffisance rénale sous dialyse n’est pas encore clairement établie.

Que voulions-nous savoir ?

Cette revue visait à déterminer si la SENM pouvait aider les adultes sous dialyse. Nous souhaitions déterminer si elle améliore les activités quotidiennes et l’autonomie, la santé cardiovasculaire, la mortalité, la fatigue, la douleur, l’infections et les problèmes liés à l’accès vasculaire pour la dialyse.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué des recherches dans plusieurs bases de données scientifiques afin de recenser les études évaluant les effets de la SENM sur les jambes d’adultes sous dialyse. Les études ont été incluses si elles comparaient la SENM à l’absence de SENM.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 12 études portant sur 348 adultes atteints d’insuffisance rénale et sous hémodialyse. Les résultats de 299 participants étaient disponibles pour un ou plusieurs critères de jugement. La plupart des études étaient de petite envergure, duraient entre 4 et 20 semaines et ont été menées dans des centres d’hémodialyse répartis dans huit pays. Dans la plupart des études, la SENM était appliquée aux muscles des jambes pendant la séance de dialyse.

  • Une seule étude de petite envergure a cherché à déterminer si la SENM aidait les adultes à participer aux activités quotidiennes et à vivre de manière autonome. Les données probantes étaient très incertaines ; nous ne savons donc pas si la SENM a un effet significatif.

  • Quatre études ont montré que la SENM pourrait avoir peu ou pas d’effet sur la tension artérielle, et deux études ont montré qu’elle pouvait avoir peu ou pas d’effet sur la fréquence cardiaque au repos.

  • Un participant recevant des soins usuels est décédé au cours d’une étude. Les données probantes étaient très incertaines ; nous ne savons donc pas si la SENM a un impact sur le risque de décès.

  • Aucune étude n’a évalué si la SENM réduisait la fatigue, la douleur, les infections ou les problèmes liés à l’accès vasculaire pour la dialyse.

  • Aucune des études n’incluait d’adultes sous dialyse péritonéale.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Nous n’avons pas une grande confiance dans la plupart des résultats. La plupart des études ne portaient que sur un petit nombre de personnes, il est donc difficile de savoir si les résultats pourraient être les mêmes avec des groupes plus importants. Certaines études n’ont pas décrit clairement leur protocole, ce qui rend plus difficile l’évaluation de la fiabilité des résultats. De nombreuses études n’ont pas non plus mesuré ou rapporté de critères de jugement importants pour les personnes sous dialyse, tels que la fatigue, la douleur, l’infections ou les problèmes d’accès vasculaire pour la dialyse. Les programmes de SENM variaient également dans leur mode de mise en œuvre, il est donc difficile de déterminer quel programme de traitement est le plus efficace.

Les données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes s’appuient sur des recherches menées jusqu’en juin 2025.

Beresford L, Burgess LC, Dewhurst S, Hutchison A, Pandyan AD, supported by Cochrane Kidney and Transplant

La stimulation de plusieurs sens (tels que l’ouïe, le toucher, le goût et l’odorat) chez les prématurés améliore-t-elle leur croissance et leur développement sain ou réduit-elle le risque de décès ?

1 week 1 day ago
Principaux messages
  • La stimulation multisensorielle (stimulation de plusieurs sens à la fois) pourrait favoriser la croissance des prématurés en augmentant leur prise de poids avant leur sortie de l’hôpital. Cependant, on ne sait pas clairement si elle améliore les critères de jugement de développement à long terme ou réduit le risque de décès, car les données probantes sont limitées et incertaines.

  • Par rapport à la stimulation d’un seul sens (le toucher seul), il n’est pas certain que la stimulation multisensorielle soit plus efficace que le toucher seul pour augmenter la prise de poids pendant l’intervention.

Qu’est-ce que la stimulation multisensorielle et comment fonctionne-t-elle ?

La stimulation multisensorielle consiste à proposer aux prématurés des expériences qui activent au moins deux de leurs sens. Les sens sollicités et les types de stimulation utilisés comprennent notamment :

  • l’ouïe — la voix d’un parent, un chant ou une musique apaisante ;

  • le toucher — un massage ou des mouvements passifs ;

  • l'odorat et le goût — l'odeur de la mère ou du lait maternel ;

  • l'équilibre — un léger balancement ou un changement de position du bébé ;

  • la vue — un éclairage tamisé et cyclique, ainsi que des formes simples, des couleurs ou des motifs en mouvement.

Au cours de la période néonatale, le cerveau se développe très rapidement. Offrir des expériences sensorielles positives à ce stade peut aider les prématurés de plusieurs façons, notamment en favorisant leur mémoire, en les aidant à réguler leurs émotions et en améliorant leur apprentissage et leur développement précoces.

Que voulions-nous savoir ?

Nous souhaitions déterminer si la stimulation multisensorielle, comparée à la stimulation monosensorielle ou aux soins standards, aidait les prématurés à survivre, à grandir, à rester en bonne santé et à bien se développer. Plus précisément, nous souhaitions déterminer si la stimulation multisensorielle pouvait :

  • réduire le nombre de bébés présentant de graves troubles du développement entre 18 et 24 mois, tels que la paralysie cérébrale, un retard de développement, des limitations des capacités mentales, la cécité ou la surdité ;

  • réduire le nombre de bébés décédant pendant la période néonatale ou avant leur sortie de l’hôpital ;

  • augmenter la prise de poids des nourrissons au moment de leur sortie de l'hôpital.

Nous avons également examiné d’autres indicateurs importants de la santé des bébés, notamment :

  • la durée de leur séjour à l’hôpital ou en unité de soins intensifs néonatals (USIN) ;

  • le temps qu’il leur a fallu avant de pouvoir s’alimenter entièrement par voie orale ;

  • le nombre de jours pendant lesquels ils ont eu besoin d’une assistance respiratoire.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études dans lesquelles la stimulation multisensorielle avait débuté avant la sortie de l’hôpital du bébé après la naissance, et qui comparaient la stimulation multisensorielle à :

  • l’absence d’intervention ou les soins standards ;

  • une stimulation monosensorielle.

Nous avons synthétisé les résultats des études et évalué notre niveau de confiance dans les données probantes, en nous basant sur des facteurs tels que la taille de l'étude (nombre de bébés inclus) et les méthodes utilisées.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons inclus 19 études (1 544 prématurés). Dix-huit de ces études comparaient la stimulation multisensorielle aux soins standards, et une étude comparait la stimulation multisensorielle à une intervention monosensorielle (tactile uniquement).

Dans 10 études, l’objectif principal était d’examiner comment la stimulation multisensorielle affecte le développement cérébral et comportemental des bébés.

Les neuf études restantes portaient sur la prise de poids pendant l’intervention, la prise de poids avant la sortie de l’hôpital, la durée du séjour en unité de soins intensifs néonatals, la durée totale du séjour à l’hôpital, le délai avant que le bébé puisse s’alimenter entièrement par voie orale, le nombre de jours pendant lesquels le bébé a eu besoin d’une assistance respiratoire, ou une combinaison de ces mesures.

Nous avons également recensé 13 études en cours et 4 études qui n’ont pas encore été entièrement évaluées. Elles pourraient nous fournir des informations supplémentaires utiles à l’avenir.

Principaux résultats

Aucune des études comparant la stimulation multisensorielle à l'absence d’intervention n’a rendu compte du critère de jugement essentiel que constitue le handicap développemental majeur à l’âge corrigé de 18 à 24 mois. Une seule étude a évalué un critère de jugement connexe, à savoir la paralysie cérébrale à 12 mois. Cette étude portant sur un très petit nombre de participants, les données probantes sont très incertaines quant à savoir si la stimulation multisensorielle modifie le risque de paralysie cérébrale.

La stimulation multisensorielle pourrait n’avoir qu’un effet minime, voire nul, sur la mortalité avant la sortie de l’hôpital, bien que ce résultat n’ait été rapporté que dans une seule étude de grande envergure. Elle pourrait augmenter le gain de poids total avant la sortie, mais l’effet observé est faible et sa signification clinique reste incertaine.

Par rapport à la stimulation monosensorielle (tactile), nous n’avons pas pu déterminer si la stimulation multisensorielle aidait les bébés à prendre davantage de poids pendant l’intervention. La seule étude que nous avons trouvée comparant une intervention multisensorielle à une intervention monosensorielle n’a pas rendu compte des critères de jugement majeurs, tels que les troubles majeurs du développement à l’âge corrigé de 18 à 24 mois, le décès au cours du premier séjour hospitalier ou le gain de poids total avant la sortie.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Notre confiance dans ces résultats est limitée, car de nombreuses études portaient sur un petit nombre de participants ou n’étaient pas bien conçues. Plusieurs études n’ont pas rapporté les critères de jugement qui nous intéressaient le plus ou n’ont pas fourni suffisamment de données pour permettre notre analyse. En raison de ces limites, les effets réels de la stimulation multisensorielle pourraient être différents de ceux que nous avons constatés.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes sont à jour au 28 novembre 2025.

Wróblewska-Seniuk K, Lenells M, Prescott MG, Fiander M, Soll RF, Bruschettini M, supported by Cochrane Sweden and Cochrane Neonatal

Quels sont les effets de la supplémentation en iode pour prévenir les troubles dus à une carence en iode chez les enfants et les adolescents ?

1 week 1 day ago
Principaux messages
  • La supplémentation en iode améliore légèrement les capacités de réflexion (fonctions cognitives) et pourrait avoir peu ou pas d’effet sur la croissance (le poids) chez les enfants et les adolescents. Aucune des études n’a fait état d’effets indésirables.

  • La supplémentation en iode réduit probablement le risque d’une production insuffisante d’hormones thyroïdiennes (hypothyroïdie), ainsi que le risque de décès chez les nourrissons (mortalité infantile) dans les régions où les taux de mortalité infantile sont élevés. Nous ne sommes pas certains de son effet sur la réduction de l'hypertrophie de la glande thyroïde (goitre).

  • Les études futures devraient se concentrer sur les régions ou les populations dans lesquelles la carence en iode pourrait poser un problème, et inclure des enfants issus de milieux socio-économiques défavorisés. Elles devraient examiner l’administration de doses plus élevées d’iode sur des périodes de traitement plus longues et avec des durées de suivi plus étendues.

Qu’est-ce que l’iode et pourquoi est-il important ?

L’iode est un oligo-élément utilisé pour la synthèse des hormones thyroïdiennes, qui sont indispensables au développement normal du corps et du cerveau. Compte tenu de son rôle dans le développement humain, il est particulièrement important que les enfants reçoivent suffisamment d’iode. Une carence en iode chez l’enfant peut entraîner un retard de croissance et de développement du système nerveux central, une déficience intellectuelle, la mortalité infantile et une hypertrophie de la glande thyroïde (goitre).

Les principales sources d’iode dans l’alimentation sont le sel iodé, les fruits de mer, les céréales issues de sols riches en iode et les produits laitiers. La supplémentation en iode peut être administrée sous forme d’iode associé à une huile végétale (huile iodée), injectée dans un muscle en une seule fois ou une fois par an. Elle peut également être administrée sous forme de comprimés, de gélules ou de gouttes d’iodure de potassium, à faible dose, chaque jour ou chaque semaine.

Que voulions-nous savoir ?

Nous souhaitions savoir si la supplémentation en iode permettait de réduire le nombre d’enfants et d’adolescents atteints de troubles liés à une carence en iode par rapport à un placebo (traitement factice). Nous souhaitions également déterminer si la prise d’une supplémentation en iode était associée à des effets indésirables.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études comparant la supplémentation en iode à un placebo chez des enfants et des adolescents exposés à un risque de carence en iode. Nous avons comparé et synthétisé les résultats des études, puis évalué le niveau de confiance des données probantes sur la base de facteurs tels que la méthodologie et la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié huit études (2 528 participants) portant sur les effets de la supplémentation préventive en iode chez les enfants et les adolescents. Ces études ont été menées entre 1982 et 2009, principalement dans des zones à faibles revenus en Albanie, au Bangladesh, en Colombie, en Indonésie, au Malawi, en Nouvelle-Zélande et en Tanzanie. Ces études comparaient la supplémentation en iode par voie orale (seule ou associée à du fer dans une étude) par rapport à un placebo.

Supplémentation en iode par rapport à un placebo
  • La supplémentation en iode entraîne une légère amélioration des capacités intellectuelles (fonctions cognitives) par rapport au placebo (1 étude, 166 participants).

  • La supplémentation en iode pourrait entraîner peu ou pas de différence sur le poids des enfants par rapport au placebo (3 études, 658 personnes).

  • La supplémentation en iode entraîne probablement une forte réduction de l’insuffisance de production d’hormones thyroïdiennes (hypothyroïdie) par rapport au placebo (1 étude, 264 personnes).

  • Aucune étude n’a fait état d’effets indésirables liés à l’iode ou à la qualité de vie.

  • La supplémentation en iode réduit probablement la mortalité toutes causes confondues par rapport au placebo (1 étude, 617 personnes).

  • Les données probantes sont très incertaines quant à l'effet de la supplémentation en iode sur la réduction du goitre (2 études, 432 personnes). Une étude n’a pas utilisé de méthodes rigoureuses. Nous l’avons exclue de nos analyses et avons constaté que l’iode entraîne probablement une forte réduction du goitre (1 étude, 230 personnes).

Supplémentation en iode et en fer par rapport à un placebo
  • Les données probantes sont très incertaines concernant l’effet de l’iode associé au fer sur le poids (1 étude, 146 personnes).

  • Aucune étude n’a rapporté de données sur les fonctions cognitives, l’hypothyroïdie, les effets indésirables, la qualité de vie, la mortalité toutes causes confondues ou le goitre.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Notre niveau de confiance dans les données probantes allait d'un niveau élevé à un niveau très faible. Dans les cas où notre niveau de confiance était limité, cela s’expliquait par le fait que :

  • il est possible que les participants aux études aient su quel traitement ils recevaient ;

  • les études ont été menées auprès de populations différentes ;

  • le nombre d’études est insuffisant pour tirer des conclusions définitives.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes ont été actualisées en mai 2025.

Velasco I, Rueda-Etxebarria M, Trak-Fellermeier MA, Taylor P, Rabassa Bonet M, Chi Y, Janka H, Rueda JR

Les ceintures lombaires et autres dispositifs aident-ils les personnes atteintes de lombalgie chronique à se déplacer plus facilement ?

1 week 2 days ago
Principaux messages
  • Chez les adultes atteints de lombalgie chronique, les dispositifs de soutien lombaire utilisés seuls, sans traitement complémentaire, ne réduisent pas nécessairement la douleur ni le handicap.

  • Chez les adultes atteints de lombalgie chronique, la douleur peut être légèrement atténuée lorsque les dispositifs de soutien lombaire sont associés à des antalgiques, comparé à l’utilisation des antalgiques seuls. Nous ne connaissons pas leur effet sur le handicap. Nous ne savons pas si le fait d’ajouter une intervention éducative ou des exercices physiques aux dispositifs de soutien lombaire est plus efficace que l’intervention éducative et les exercices physiques seuls, ni si l’ajout de la kinésithérapie aux dispositifs de soutien lombaire présente un bénéfice par rapport à la kinésithérapie seule.

  • Des recherches supplémentaires sont nécessaires, en particulier chez les personnes âgées et les populations vivant dans les pays à faibles et moyens revenus.

Qu’est-ce que la lombalgie ?

La lombalgie est une douleur située dans la partie inférieure du dos, qui peut aussi irradier vers une ou les deux jambes. Lorsque les symptômes persistent au-delà de 12 semaines on parle de lombalgie chronique, une cause fréquente de handicap qui affecte la qualité de vie des personnes dans le monde entier. On estime qu’elle constitue la principale cause de besoin de rééducation, ce qui la rend coûteuse en termes de dépenses de santé et de journées de travail perdues.

Que sont les dispositifs de soutien lombaire et autres aides techniques ?

Les dispositifs de soutien lombaire comprennent les corsets, les ceintures et autres soutiens qui aident à stabiliser ou à soutenir le bas du dos. Certains sont fabriqués en plastique rigide afin de limiter les mouvements. D’autres sont plus souples, autorisant une certaine mobilité tout en assurant un maintien lors des mouvements.

Les autres aides techniques sont des dispositifs qui aident les personnes en situation de handicap à se déplacer plus facilement. Il s'agit notamment des fauteuils roulants, des scooters de mobilité, des tricycles, des béquilles, des cannes et des déambulateurs.

Que voulions-nous savoir ?

Nous souhaitions savoir si les dispositifs de soutien lombaire et autres aides techniques destinés aux adultes atteints de lombalgie chronique contribuaient à réduire la douleur et le handicap, et à améliorer la qualité de vie liée à la santé. Nous nous sommes également intéressés à la tolérance de ces traitements, si les personnes recevant ces traitements les jugeaient utiles, ou si cela leur permettait de réduire la consommation d’antalgiques ou de réduire les chutes, ainsi qu’à leurs effets sur l’anxiété, la dépression et la participation à des activités sociales.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études dans lesquelles des personnes atteintes de lombalgie chronique recevaient soit un traitement spécifique contre la douleur lombaire, soit des « soins usuels » (par exemple, antalgiques, kinésithérapie, éducation thérapeutique) ou bien l’absence de traitement, et dans lesquelles les résultats des différents groupes étaient comparés entre eux. Nous avons regroupé les résultats d’études similaires et évalué le niveau de confiance des données probantes.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié huit études portant sur 501 hommes et femmes âgés de 25 à 78 ans. Ces personnes étaient atteintes de lombalgie chronique depuis un à cinq ans. Toutes les études portaient sur les dispositifs de soutien lombaire (par exemple ceintures lombaires ou corsets). Cinq de ces études ont été menées dans des pays à revenu faible ou intermédiaire (Bangladesh, Iran, Turquie) et trois dans des pays à revenu élevé (Japon, États-Unis).

Principaux résultats
  • Les dispositifs de soutien lombaire seuls, comparé à l’absence de traitement, pourraient avoir un effet faible voire nul sur la douleur et le handicap après trois mois (1 étude, 107 participants).

  • L’association de dispositifs de soutien lombaire et d’antalgiques pourrait entraîner une légère réduction de l’intensité de la douleur après trois à quatre semaines comparé aux antalgiques seuls, mais les données probantes sont très incertaines en ce qui concerne le handicap (2 études, 149 participants).

  • Nous sommes très incertains quant à l’effet de l’ajout des dispositifs de soutien lombaire à un programme d’exercices et d’éducation (c’est-à-dire l’enseignement de la structure et des mouvements du bas du dos, de son fonctionnement dans les activités quotidiennes, des affections courantes pouvant entraîner des lombalgies, ainsi que des différentes options thérapeutiques permettant de prendre en charge et de soulager les symptômes) sur la douleur et le handicap après six semaines, comparé à un programme comprenant uniquement des exercices et de l’éducation (1 étude, 24 ou 25 participants).

  • Nous sommes très incertains quant à l'effet de l'association de dispositifs de soutien lombaire et de kinésithérapie conventionnelle (comprenant des ultrasons, de l’électrothérapie, de la chaleur, ainsi que des exercices visant à améliorer la souplesse et à renforcer la musculature) sur la douleur et le handicap après quatre semaines, en comparaison à la kinésithérapie conventionnelle seule (1 étude, 41 participants).

Quelles sont les limites des données probantes ?
  • Dans l’ensemble, notre confiance dans ces résultats est limitée, et nos conclusions pourraient évoluer si d’autres études sont réalisées.

  • La principale limite de cette étude résidait dans le fait que les participants et les professionnels de santé savaient quel traitement était administré. Même si cela est impossible à éviter dans ce type d’études, cela a pu influencer la façon dont les participants percevaient leur douleur ou leur handicap, ainsi que la manière dont ils les évaluaient.

  • Aucune des études n'a fait état d'effets indésirables liés aux traitements.

  • Les caractéristiques des participants n’ont généralement pas été décrites en détail. Il est difficile de savoir comment ces résultats pourraient s’appliquer à l’ensemble des patients atteints de lombalgie chronique.

  • Aucune étude n’a évalué les aides techniques à la mobilité telles que les aides à la marche ou les fauteuils roulants, bien que ces traitements soient souvent prescrits et puissent potentiellement influer sur la douleur et le handicap. Ce manque dans les données est particulièrement significatif pour les personnes âgées et les personnes en situation de handicap.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Ces données probantes sont à jour en janvier 2025.

Arienti C, Lazzarini SG, Zaina F, Cordani C, Dal Farra F, Minozzi S, Kiekens C, Negrini S

Quels sont les bénéfices et risques des médicaments appelés modulateurs des récepteurs de la progestérone (MRP) pour traiter l’endométriose (une maladie caractérisée par la présence de tissu en dehors de l’utérus) ?

1 week 2 days ago
Principaux messages
  • Dans la prise en charge de l’endométriose (une affection où un tissu se développe en dehors de l’utérus), des études comparant un modulateur des récepteurs de la progestérone (MRP ; un médicament qui modifie l’action de l’hormone progestérone dans l’organisme) à un placebo (un traitement factice ou simulé qui ne contient aucun médicament mais dont l’aspect et le goût sont identiques à ceux du médicament testé) ont montré qu’un MRP appelé mifépristone pourrait soulager les règles douloureuses. Cependant, il pourrait provoquer des bouffées de chaleur.

  • Un modulateur des récepteurs de la progestérone (MRP) appelé gestrinone pourrait être moins efficace que les médicaments appelés analogues de la gonadolibérine (GnRH ; qui réduisent la quantité d’œstrogènes produite par les ovaires) pour traiter les règles douloureuses, mais pourrait atténuer les douleurs pendant les rapports sexuels. La gestrinone pourrait aussi provoquer moins de bouffées de chaleur. Nous ne savons pas comment la gestrinone se compare à un traitement appelé danazol concernant les douleurs non liées aux règles, les règles douloureuses ou les douleurs pendant les rapports sexuels. Nous ne savons pas si la gestrinone ou le danazol entraîne davantage d’effets indésirables.

  • De futures études devraient comparer les MRP aux médicaments actuellement utilisés pour traiter les symptômes de l’endométriose et se concentrer sur l’évaluation de la douleur à l’aide de méthodes reconnues et fiables. Des études de plus grande envergure et bien conçues sont également nécessaires pour évaluer les bénéfices et les effets indésirables des MRP autres que la mifépristone et la gestrinone.

Qu’est-ce que l’endométriose ?

L’endométriose est une affection dans laquelle un tissu, similaire à celui de l’utérus, se développe en dehors de l’utérus. L’endométriose est dépendante des œstrogènes et se manifeste donc principalement pendant la période de fertilité. Elle peut provoquer des douleurs au ventre (abdomen), généralement pendant les règles (menstruations) ou lors des rapports sexuels.

L’endométriose est traitée par différents types de traitements médicaux ou chirurgicaux. Les MRP sont des médicaments qui modifient l'action de l'hormone progestérone dans l'organisme. Les MRP incluent la mifépristone, la gestrinone, l’acétate d’ulipristal, le vilaprisan et l’asoprisnil. Ces médicaments peuvent ralentir ou arrêter le développement du tissu qui recouvre l’intérieur de l’utérus. Ils ont donc été proposés comme traitement de l’endométriose.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions savoir si, chez les patientes atteintes d’endométriose, les MRP étaient plus efficaces qu’un placebo (traitement factice), que l’absence de traitement ou que d’autres traitements médicaux pour soulager la douleur globale, les douleurs pendant les règles et les douleurs lors des rapports sexuels.

Nous souhaitions également savoir si ces médicaments étaient bien tolérés en évaluant les effets indésirables ressentis par les patientes, tels que les bouffées de chaleur et les nausées.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études évaluant l’efficacité des MRP sur les symptômes de l’endométriose et leurs éventuels effets indésirables. Nous avons comparé et synthétisé les résultats des études, puis évalué notre niveau de confiance dans les données probantes sur la base d’éléments tels que les méthodes utilisées et la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons inclus neuf études portant sur 922 femmes âgées de 18 à 45 ans. La plupart des études ont testé les modulateurs des récepteurs de la progestérone que sont la mifépristone et la gestrinone. Une étude a testé l’asoprisnil, mais elle n’a été publiée que sous la forme d’un bref résumé ne contenant pas de résultats que nous pouvions utiliser. Deux de ces études n’ont évalué aucun des résultats qui nous intéressaient.

Principaux résultats

Modulateurs des récepteurs de la progestérone par rapport au placebo

Par rapport à un placebo, la mifépristone :

  • pourrait réduire les règles douloureuses après trois mois de traitement (d’après une étude portant sur 342 femmes) ;

  • pourrait entraîner davantage d’effets indésirables, tels que des bouffées de chaleur (d’après une étude portant sur 360 femmes) ;

  • pourrait n'avoir que peu ou pas d'effet sur les nausées (d’après une étude portant sur 360 femmes) ; et

  • nous ne savons pas avec certitude si la mifépristone réduit la douleur lors des rapports sexuels (d’après une étude portant sur 223 femmes).

Modulateurs des récepteurs de la progestérone par rapport à d’autres traitements médicaux

Par rapport au danazol, une étude portant sur 38 femmes a montré que :

  • nous ne savons pas si la gestrinone améliore les douleurs après six mois de traitement (d’après une étude portant sur 38 femmes) ;

  • nous ne savons pas si la gestrinone provoque davantage ou moins de bouffées de chaleur, ou si elle ne fait aucune différence (d’après 2 études portant sur 302 femmes) ; et

  • la gestrinone et le danazol pourraient entraîner des taux similaires de nausées, mais les résultats sont très incertains (d’après 2 études portant sur 302 femmes).

Par rapport à un analogue de la gonadolibérine (leuproréline), une étude portant sur 55 femmes a révélé que :

  • la gestrinone pourrait être moins efficace pour traiter les règles douloureuses après six mois de traitement (d’après une étude portant sur 55 femmes) ; mais

  • la gestrinone pourrait réduire la douleur pendant les rapports sexuels (d’après une étude portant sur 52 femmes) ;

  • la gestrinone pourrait être similaire à la leuproréline concernant l’ensemble des douleurs ressenties (d’après une étude portant sur 55 femmes) ;

  • la gestrinone pourrait provoquer moins de bouffées de chaleur et des niveaux de nausées similaires (d’après une étude portant sur 55 femmes).

Quelles sont les limites des données probantes ?

Notre confiance dans les données probantes est faible à très faible, principalement parce que certaines études présentaient un ou plusieurs des problèmes suivants :

  • elles comptaient peu de participantes ;

  • elles se concentraient sur des contextes spécifiques ou sur certains groupes de participants ;

  • elles utilisaient des méthodes susceptibles d’entraîner des erreurs dans leurs résultats ;

  • elles n’ont pas clairement décrit comment elles étaient menées ;

  • elles n’ont pas clairement décrit si les participantes savaient quel traitement elles avaient reçu, ce qui aurait pu influencer les résultats de l’étude.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette revue constitue une mise à jour d'une revue précédente. Les données probantes sont à jour jusqu’en avril 2026.

Grammatis AL, Gibbons T, Anucha EN, Becker CM

Un traitement antibiotique peut-il éliminer la « superbactérie » SARM des poumons des personnes atteintes de mucoviscidose ?

1 week 2 days ago
Principaux messages
  • Un traitement précoce de l’infection à Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM) (un type de bactérie résistante à certains antibiotiques) chez les personnes atteintes de mucoviscidose semble possible, mais nous sommes incertains de l’efficacité du traitement de routine actuel.

  • Les implications à long terme du traitement ne sont pas claires.

  • Des recherches sont nécessaires pour évaluer l’infection par le SARM et son traitement à l’ère des modulateurs du régulateur de conductance transmembranaire de la mucoviscidose (médicaments qui réparent la protéine défectueuse produite par le gène de la mucoviscidose afin que le sel et l’eau puissent circuler correctement à travers les cellules et faciliter l’évacuation du mucus des poumons).

Qu’est-ce que la mucoviscidose ?

La mucoviscidose (également appelée fibrose kystique) est une maladie héréditaire qui entraîne une accumulation de mucus épais dans les poumons et d’autres organes. Il est très difficile pour les personnes atteintes de mucoviscidose d’expectorer ce mucus épais, ce qui en fait un milieu propice à la prolifération des germes (y compris le SARM) et les rend plus sujettes aux infections pulmonaires. La mucoviscidose s'aggrave avec le temps. Bien qu’il n’y a actuellement pas de remède, de nombreuses personnes atteintes de mucoviscidose peuvent mener une vie active et épanouie.

Qu'est-ce que le SARM et comment est-il traité ?

Le SARM (Staphylococcus aureus résistant à la méticilline) est une bactérie responsable d’infection traitée par des antibiotiques. Cependant, le SARM est résistant à certains types d’antibiotiques, ce qui rend l’infection difficile à traiter. On les appelle parfois des « superbactéries » et une infection par le SARM est particulièrement préoccupante chez les personnes atteintes de mucoviscidose, car on pense que le SARM peut causer plus de dommages que d’autres bactéries non résistantes aux antibiotiques.

Le SARM est généralement traité par une association d’antibiotiques, pris par voie orale (par la bouche) ou par inhalation, associée à un traitement de décolonisation (pommades d’antibiotiques appliquées sur la peau et dans les fosses nasales).

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à savoir si un traitement antibiotique :

  • permet d’éliminer l’infection par le SARM dans les poumons des enfants ou des adultes atteints de mucoviscidose ;

  • n’entraîne pas d’infection par d’autres bactéries résistantes ;

  • n’entraîne pas d’effets indésirables.

Qu’avons nous fait ?

Nous avons recherché des études portant sur l’utilisation d’antibiotiques (par voie orale ou inhalée) pour traiter les infections à SARM chez les personnes atteintes de mucoviscidose.

  • Les études devaient comparer un traitement antibiotique à l'absence de traitement, à un placebo ou à un autre type d'antibiotiques.

  • Les participants devaient être atteints de mucoviscidose et présenter une infection active à SARM.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié cinq études ayant recruté 410 personnes atteintes de mucoviscidose et diagnostiquées d’une infection au SARM. Les études ont été menées en Italie ou en Amérique du Nord et ont duré de huit semaines à six mois. Les participants aux études (en nombre égal d’hommes et de femmes) étaient jeunes (l’âge moyen variait de 11 à 25 ans).

Antibiotiques par voie orale comparés à l’absence de traitement (2 études, 106 participants)

Un groupe de personnes atteintes de mucoviscidose a été traité par des antibiotiques oraux (triméthoprime, sulfaméthoxazole et rifampicine ou cotrimoxazole et rifampicine), associés à un traitement de décolonisation ; l’autre groupe n’a pas reçu de traitement.

  • Les antibiotiques oraux pourraient permettre d’éliminer le SARM. Un essai a été interrompu précocement en raison des bénéfices évidents des antibiotiques, mais certaines personnes ont éliminé l’infection en l’absence de traitement. Au bout de six mois, il n’y avait pas de différence observée entre les groupes quant au nombre de personnes encore porteuses du SARM.

  • Les antibiotiques pourraient améliorer la fonction pulmonaire.

  • Il pourrait y avoir peu ou pas de différence entre les groupes concernant la qualité de vie, la fréquence des poussées de la maladie (bien qu’une étude ait rapporté que moins de personnes sous antibiotiques avaient été hospitalisées au cours des six premiers mois), les effets indésirables du traitement ou les variations de poids.

Antibiotiques inhalés comparés au placebo (2 études, 251 participants)

Les deux études ont comparé une dose standard de vancomycine (un antibiotique inhalé) à un placebo (un médicament simulacre) et l’une d’entre elles a également comparé une dose standard de vancomycine à une dose élevée.

  • Les antibiotiques inhalés n’auraient probablement pas effet sur la fonction pulmonaire par rapport au placebo (2 études), mais les résultats d’une étude ont indiqué qu’ils entraîneraient probablement une légère amélioration de celle-ci après 20 semaines.

  • Une dose standard de vancomycine n'aurait probablement pas d’effet sur la fréquence des poussées par rapport au placebo (2 études) ;

  • Une étude a rapporté que le délai avant la poussée suivante était plus long avec la dose standard de vancomycine ;

  • Une étude a rapporté une diminution des niveaux de bactéries SARM avec une dose plus élevée de vancomycine pendant une période allant jusqu’à un mois ;

  • Aucune des deux études n'a rapporté de différences en termes de qualité de vie ou d'effets indésirables.

Antibiotiques par voie orale et par inhalation comparés à des antibiotiques par voie orale plus un placebo (1 étude, 25 personnes)

Une étude a comparé une association d'antibiotiques oraux et inhalés à des antibiotiques inhalés associés à un placebo.

  • Nous ne savons pas avec certitude si l’un ou l’autre de ces traitements a eu un effet sur l’élimination du SARM ;

  • Il pourrait y avoir peu ou pas de différences entre les groupes concernant la fonction pulmonaire, la qualité de vie ou les effets indésirables ;

  • L’étude n’a pas rapporté de variations du poids ni de la fréquence des poussées.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Notre niveau de confiance accordé à nos résultats variait d’élevé à très faible. Cela s’explique par des problèmes potentiels liés à la conception des essais (les participants savaient quel traitement ils recevaient) ou par le faible nombre de participants dans chaque essai et le nombre élevé de retraits d’étude.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette revue met à jour notre précédente revue publiée en 2022. Les données probantes ont été actualisées le 28 avril 2026.

Lo DKH, Jahnke N, Smith S, Muhlebach MS, Smyth AR, Supported by the Cochrane Cystic Fibrosis Review Group

La réadaptation basée sur l'exercice est-elle efficace pour la prise en charge à long terme de la cardiopathie coronarienne ?

1 week 2 days ago
Principaux messages
  • La réadaptation cardiaque basée sur l’exercice chez les personnes atteintes d’une maladie coronarienne réduit les infarctus du myocarde par rapport à l’absence d’exercice, réduit probablement les hospitalisations et pourrait légèrement réduire le risque de décès.

  • L'activité physique est associée à une amélioration du bien-être pouvant durer jusqu'à 12 mois et semble présenter un bon rapport coût-efficacité.

  • Les études récentes incluent davantage de femmes, des programmes à domicile et numériques, ainsi que davantage de pays à travers le monde.

Qu’est-ce que la maladie coronarienne ?

La maladie coronarienne (MC) est une affection caractérisée par un rétrécissement ou une obstruction des principaux vaisseaux sanguins alimentant le cœur, souvent dû à des dépôts graisseux, ce qui réduit le flux sanguin vers le cœur. Il s’agit de la première cause de décès dans le monde. Grâce aux progrès thérapeutiques, de plus en plus de personnes survivent aujourd’hui à une cardiopathie coronarienne et vivent avec ses séquelles. De nombreuses personnes atteintes de MC présentent des symptômes tels que des douleurs thoraciques (angine de poitrine), un essoufflement lors d’une activité physique et de la fatigue. Elles pourraient également présenter un risque de complications futures, telles que des infarctus du myocarde.

Qu’est-ce que la réadaptation cardiaque basée sur l’exercice ?

La réadaptation cardiaque basée sur l’exercice vise à aider les personnes atteintes de maladie coronarienne à prendre en charge leur maladie, à améliorer leur état de santé et à réduire le risque de complications futures. Elle comprend des programmes d’exercice structurés, parfois associés à une sensibilisation ou à une éducation ou à un soutien psychologique.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer si, par rapport à l’absence d’exercice physique structuré, les personnes atteintes de maladie coronarienne ayant participé à une réadaptation cardiaque basée sur l’exercice présentaient :

  • un risque de décès plus faible ;

  • moins d’infarctus du myocarde ;

  • un moindre besoin de nouvelles interventions cardiaques (notamment la pose de stents (petits tubes qui maintiennent les vaisseaux sanguins ouverts) ou un pontage coronarien) ; et

  • moins d’hospitalisations.

Nous souhaitions également déterminer si la réadaptation cardiaque basée sur l’exercice améliorait le bien-être des patients et aurait un bon rapport coût-efficacité.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué des recherches pour trouver des études comparant la réadaptation cardiaque basée sur l’exercice à l’absence d’exercice structuré chez les adultes atteints de maladie coronarienne. Les participants aux études devaient avoir subi un infarctus du myocarde, une intervention chirurgicale visant à rétablir la circulation sanguine vers le cœur (par exemple, un pontage coronarien) ou souffrir d’angine de poitrine ou d’artères obstruées (maladie coronarienne). Les séances d’exercice pouvaient avoir lieu à l’hôpital, en milieu communautaire ou au domicile des participants. Les études devaient suivre les participants pendant au moins six mois.

Qu’avons-nous trouvé ?
Nous avons identifié 107 études portant sur 26 886 personnes. La plupart des participants à ces études avaient subi une crise cardiaque ou avaient bénéficié d’un pontage coronarien ou d’une intervention visant à débloquer des vaisseaux sanguins rétrécis ou obstrués au niveau du cœur (angioplastie). La plupart des études incluaient à la fois des hommes et des femmes, mais les femmes ne représentaient que 17 % de l’ensemble des participants.

Cinquante-deux études portaient uniquement sur l’exercice physique. Les autres études portaient sur l’exercice physique associé à un autre traitement, tel que des interventions éducatives, ou un soutien psychologique ou social. L'exercice le plus courant était de type aérobique : vélo d'appartement, marche ou circuit training. La fréquence et l’intensité de l’exercice variaient d’une étude à l’autre. Vingt-sept études ont porté sur l’activité physique pratiquée à domicile, certains programmes étant dispensés via une application mobile ou en ligne. La plupart des études ont suivi les participants pendant une période allant jusqu’à 12 mois.

Principaux résultats

La réadaptation cardiaque basée sur l'exercice physique pendant une durée comprise entre six et douze mois, comparée à l'absence d'exercice structuré :

  • réduit probablement le nombre de décès toutes causes confondues (30 études, 10 391 personnes) et pourrait réduire le nombre de décès d’origine cardiaque (20 études, 7 277 personnes). Pour 125 personnes participant à une réadaptation cardiaque basée sur l’exercice, un décès, toutes causes confondues, est susceptible d’être évité. De même, pour 200 participants, un décès d’origine cardiaque pourrait être évité ;

  • cela se traduit par une forte réduction des infarctus du myocarde (25 études, 8 584 personnes). Pour 71 personnes participant à une réadaptation cardiaque basée sur l’exercice, un infarctus du myocarde est susceptible d’être évité ;

  • cela n’a que peu ou pas d’incidence sur la nécessité de recourir à d’autres interventions cardiaques (notamment la pose de stents ou un pontage) ;

  • réduit probablement le nombre global d'hospitalisations (21 études, 3 868 personnes), à raison d'une hospitalisation évitée pour 17 personnes participant à une réadaptation cardiaque basée sur l'exercice. Elle pourrait également réduire les hospitalisations liées à des problèmes cardiaques (6 études, 1 550 personnes).

Les données probantes indiquent que les personnes ressentaient un meilleur bien-être avec l’exercice physique, par rapport à celles qui ne participaient pas à un programme d’exercice structuré.

D’après le données probantes issues de huit études, la réadaptation cardiaque basée sur l’exercice a un bon rapport coût-efficacité.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Nous avons une grande confiance dans les données probantes concernant les infarctus du myocarde et la nécessité de nouvelles interventions cardiaques. Cependant, notre confiance dans les autres données probantes est limitée, car certaines études n’ont pas utilisé les meilleures méthodes pour mener leurs recherches ou rapporter leurs résultats. Par exemple, nous ne savons pas dans quelle mesure les participants ont suivi leurs programmes d’exercice. Dans l’ensemble, les femmes restent moins nombreuses que les hommes dans les études. Cependant, bon nombre des nouvelles études que nous avons identifiées ont été menées dans des pays à revenu faible et intermédiaire; nos résultats pourraient donc être plus pertinents qu’auparavant pour ces pays.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette mise à jour remplace la version précédente publiée en 2021. Les données probantes ont été actualisées en mars 2026.

Dibben G, de Vries FBG, Faulkner J, Oldridge N, Rees K, Stens NA, Thijssen D, Thompson DR, Zwisler AD, Taylor RS

Quel est le meilleur type de matériau pour patch que les chirurgiens devraient utiliser chez les personnes recevant une intervention pour élargir l’un ou les deux vaisseaux sanguins principaux du cou (endartériectomie carotidienne) ?

1 week 6 days ago
Principaux messages
  • Lors d’une intervention chirurgicale visant à élargir l’une ou les deux artères principales du cou (endartériectomie carotidienne), il y a probablement peu ou pas de différence entre l’utilisation de patchs artificiels (synthétiques) et naturels (biologiques) pour refermer la plaie, en termes de risque d’AVC ou de décès jusqu’à 80 mois après l’intervention. Il pourrait y avoir peu ou pas de différence entre ces patchs sur le risque d’accident vasculaire cérébral d’un seul côté du corps (AVC ipsilatéral), d’accident vasculaire cérébral de tout type, ou de réobstruction ou de resténose de l’artère (rétrécissement de plus de la moitié de sa largeur, occlusion artérielle ou resténose supérieure à 50 %) jusqu’à 80 mois après l’intervention.

  • Les données probantes ne permettent pas de déterminer avec certitude si les patchs synthétiques par rapport aux patchs biologiques ont un effet sur le risque d’AVC d’un seul côté du corps ou de rupture de l’artère (hémorragie au niveau de la zone réparée par le patch) pendant l’opération ou dans les 30 jours qui suivent. Elles ne permettent pas non plus de déterminer leur effet sur le risque de fuite au niveau de la réparation artérielle provoquant un petit renflement rempli de sang (formation d’un pseudo-anévrisme) jusqu’à 80 mois après l’opération.

  • Des études à plus grande échelle et avec un suivi plus long sont nécessaires afin de déterminer avec certitude si les patchs synthétiques et biologiques donnent des résultats similaires, ou si l’un est plus sûr ou plus efficace que l’autre.

Qu'est-ce que l'endartériectomie carotidienne ?

L'endartériectomie carotidienne est une intervention chirurgicale visant à retirer les dépôts graisseux d'une ou des deux artères carotides, les principaux vaisseaux sanguins du cou. Ces dépôts graisseux peuvent rétrécir l’artère ou bloquer le flux sanguin vers le cerveau, provoquant ainsi un AVC. Leur élimination contribue à réduire ce risque. Une fois l’artère ouverte et nettoyée, les chirurgiens posent souvent un patch pour élargir l’artère et renforcer la réparation.

Quels types de patchs sont utilisés lors d’une endartériectomie carotidienne ?

Les patchs peuvent être constitués de matériaux naturels (biologiques), tels qu’une veine prélevée sur le corps du patient lui-même (veine autologue) ou du tissu provenant du cœur d’une vache (péricarde bovin), ou de matériaux artificiels (synthétiques), tels que le PTFE (polytétrafluoroéthylène) ou le Dacron. Le choix du matériau du greffon pourrait influencer la cicatrisation, le risque d’infection, la formation de caillots sanguins ou le rétrécissement de l’artère. Ces problèmes peuvent augmenter le risque d'AVC.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer si le choix du matériau du patch avait une incidence sur les résultats de l’intervention chirurgicale, en particulier sur les risques d’accident vasculaire cérébral, de complications artérielles et de décès, ainsi que sur les effets à long terme.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué des recherches pour trouver des études comparant différents matériaux de greffe chez des personnes subissant une endartériectomie carotidienne. Nous avons regroupé les patchs fabriqués à partir de veines humaines ou de péricarde bovin dans une même catégorie (patchs biologiques), et tous les matériaux artificiels dans une autre catégorie (patchs synthétiques). Nous avons comparé et résumé les résultats des études, ainsi qu’évalué le niveau de confiance des données probantes sur la base de facteurs tels que les méthodes et la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nos recherches actualisées nous ont permis d’identifier une nouvelle étude, ainsi que certains résultats à long terme issus d’études incluses dans les versions précédentes de cette revue. Au total, cette revue inclut 15 études portant sur 4 971 participants, principalement des hommes âgés d’une soixantaine d’années. Ces études ont été menées en Amérique du Nord, en Europe et en Australie.

Principaux résultats

Douze études (portant sur 2 021 endartériectomies carotidiennes) ont fourni des résultats pour notre comparaison principale entre les patchs synthétiques et biologiques.

Les données probantes sont très incertaines quant aux effets des patchs synthétiques par rapport aux patchs biologiques sur :

  • un AVC touchant un côté du corps pendant l’intervention ou dans les 30 jours suivant celle-ci (5 études, 797 participants) ;

  • une rupture de l'artère pendant l'intervention ou dans les 30 jours qui suivent (6 études, 1 068 participants) ;

  • une fuite au niveau de la réparation artérielle provoquant un petit renflement rempli de sang jusqu’à 80 mois après l’intervention (5 études, 980 participants).

L’utilisation de patchs synthétiques à la place de patchs biologiques pourrait entraîner peu ou pas de différence, concernant :

  • un AVC touchant un côté du corps jusqu’à 53 mois après l’opération (5 études, 971 participants) ;

  • un AVC de tout type jusqu’à 53 mois après l’opération (7 études, 1 167 participants) ;

  • une nouvelle obstruction de l'artère ou un rétrécissement de plus de la moitié de sa largeur jusqu'à 80 mois après l'opération (9 études, 1 431 participants).

L’utilisation de patchs synthétiques à la place de patchs biologiques entraîne probablement peu ou pas de différence en ce qui concerne :

  • les accidents vasculaires cérébraux ou les décès jusqu’à 80 mois après l’opération (6 études, 1 115 participants).

Quelles sont les limites des données probantes?

Nous ne savons pas avec certitude si les patchs synthétiques et biologiques donnent des résultats similaires chez les personnes subissant une endartériectomie carotidienne, ni si un type est plus efficace ou plus sûr que l’autre. Les données restent incertaines car :

  • de nombreuses études portaient sur un petit nombre de participants ;

  • certaines études présentaient des problèmes liés à leur méthodologie et à la manière dont les résultats ont été rapportés ;

  • certaines complications importantes étaient rares, ce qui rend difficile la mise en évidence d’une différence de risque entre les types de patchs.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Il s’agit d’une mise à jour d’une revue initialement publiée il y a 30 ans et mise à jour pour la dernière fois en 2021. Les données probantes sont à jour au 30 avril 2025.

Phirom K, Orrapin S, Benyakorn T, Thaichana P, Oo MZ, Siribumrungwong B, Rerkasem A, Howard DPJ, Rerkasem K

L'entraînement physique améliore-t-il les fonctions cardiaques et pulmonaires (capacité cardiorespiratoire) chez les personnes ayant une lésion médullaire ?

2 weeks 1 day ago
Principaux messages
  • L'entraînement physique pourrait contribuer à améliorer les fonctions cardiaques et pulmonaires (capacité cardiorespiratoire) chez les personnes ayant une lésion médullaire jusqu'à 6 semaines après l'arrêt de l'entraînement.

  • Les effets de l’entraînement physique sont incertains en ce qui concerne la capacité à accomplir les activités quotidiennes, le bien-être, l’humeur et les éventuels effets indésirables.

  • À l’avenir, les chercheurs devraient se concentrer sur des études de grande taille et bien conçues qui abordent les questions importantes pour les personnes ayant une lésion médullaire.

Qu’est-ce qu’une lésion médullaire ?

La moelle épinière est un faisceau de nerfs et de fibres qui part du cerveau et descend au centre de la colonne vertébrale. Elle transmet des signaux entre le cerveau et les différentes parties du corps. Une lésion médullaire (résultant d’un accident ou d’une affection médicale) perturbe ces signaux. Cela peut entraîner une perte de fonction musculaire ou de mobilité (paralysie), une faiblesse, une perte de sensibilité, ainsi que des troubles des fonctions corporelles de base telles que le contrôle de la vessie et des intestins, la fonction sexuelle et la régulation de la pression artérielle. La localisation exacte de la lésion détermine la partie du corps qui est touchée. Les lésions au niveau du cou peuvent affecter l’ensemble du corps ; celles au niveau du dos peuvent ne concerner que le tronc et les jambes. Les personnes ayant une lésion médullaire éprouvent des difficultés à accomplir les tâches quotidiennes et à se déplacer. Certaines ont besoin d’un fauteuil roulant pour se déplacer et dépendent de l’aide d’autrui pour accomplir leurs tâches quotidiennes.

Qu’est-ce que la capacité cardiorespiratoire ?

La capacité cardiorespiratoire désigne la capacité du cœur, des poumons et des vaisseaux sanguins à fonctionner ensemble pour fournir de l’oxygène à l’organisme lors d’activités physiques. Les bénéfices d’une bonne capacité cardiorespiratoire sur la santé générale, la vie quotidienne, l’humeur et le bien-être sont largement reconnus chez les personnes non handicapées, mais peuvent être difficiles à atteindre chez celles qui ont du mal, voire sont incapables, de bouger leurs membres. Cependant, les personnes ayant une lésion médullaire peuvent elles aussi bénéficier d’une bonne condition cardiovasculaire, ce qui leur permettrait de mener une vie plus active, avec davantage d’autonomie et un meilleur bien-être.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à savoir si l’entraînement physique (par rapport à l’absence d’entraînement) améliorait la capacité cardiorespiratoire chez les personnes ayant une lésion médullaire. Nous avons également examiné ses effets sur :

  • la capacité fonctionnelle (la capacité à effectuer des activités quotidiennes, comme pousser un fauteuil roulant ou marcher sur une certaine distance) ;

  • le bien-être :

  • l'humeur (dépression et anxiété) ; et

  • les effets indésirables liés à l’entraînement, tels que le décès, l’hospitalisation, les chutes, les accidents vasculaires cérébraux ou les crises cardiaques, la douleur ou les blessures.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué une recherche d’études comparant l’entraînement physique à l’absence d’entraînement chez des adultes atteints d’une lésion médullaire. La durée de la lésion pouvait être quelconque, et sa cause, quelle qu’elle soit. L'entraînement pouvait être de n’importe quelle durée et de n’importe quelle intensité, mais il devait être planifié, structuré et répétitif, et viser à améliorer la capacité cardiorespiratoire. Il pouvait s’agir de vélo, d’aviron, de marche ou de natation. Il pouvait se dérouler à l’hôpital, en milieu communautaire ou à domicile.

Nous avons comparé et synthétisé les résultats des études et évalué notre niveau de confiance dans les données probantes, en fonction de facteurs tels que la conception et la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 17 études portant sur un total de 505 personnes. Chaque étude comptait entre 10 et 68 participants, présentant un mélange de lésions au niveau du cou et du dos. L'âge moyen des participants était compris entre 27 et 57 ans, et 71 % d'entre eux étaient des hommes. Douze études ont été menées en Europe ou en Amérique du Nord. Les séances d’entraînement :

  • portaient uniquement sur les bras ou sur les bras et les jambes ;

  • consistaient généralement en l’utilisation d’un ergomètre de bras (vélo d’appartement pour les bras), de l’aviron, de la propulsion en fauteuil roulant ou de l’entraînement robotisé à la marche (marche assistée par une machine) ;

  • avaient lieu deux à cinq fois par semaine ;

  • duraient entre 6 semaines et 9 mois ; et

  • duraient entre 30 minutes et 2 heures.

Toutes les études ont examiné les effets de l’entraînement physique jusqu’à six semaines après l’arrêt de l’entraînement (à court terme) et une seule étude a examiné les effets pendant plus de 6 semaines (à long terme).

À court terme, l’entraînement physique pourrait contribuer à améliorer la capacité cardiorespiratoire chez les personnes ayant une lésion médullaire (15 études, 337 participants).

Il n’est pas certain que l’entraînement physique :

  • améliore la capacité fonctionnelle (3 études, 67 personnes)

  • améliore le bien-être (2 études, 49 personnes)

  • réduise la dépression et l’anxiété (1 étude, 23 personnes)

  • augmente les événements indésirables (4 études, 141 personnes)

Quelles sont les limites des données probantes ?

Notre niveau de confiance dans les données probantes est faible ou très faible pour plusieurs raisons. La plupart des études étaient de petite taille et leur qualité méthodologique était limitée. Par exemple, de nombreuses études n’ont pas présenté l’ensemble des données recueillies, n’ont pas fourni, au début de l’étude, de plan indiquant comment elles comptaient analyser ces données, et n’ont pas conservé la plupart des participants jusqu’à la fin de l’étude. Peu d'études ont évalué les critères de jugement les plus importants pour cette revue.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes sont à jour jusqu’au 9 décembre 2025.

Ilha J, Glinsky JV, Chu J, Bye EA, Tweedy SM, Harvey LA

Quels sont les effets des antibiotiques pour la pose d’implants dentaires sans apport de tissu osseux (procédures d’augmentation osseuse) ?

2 weeks 1 day ago
Principaux messages
  • La prise d’antibiotiques une heure avant la pose d’un implant dentaire réduit probablement le risque d’échec précoce dans des conditions habituelles. Ce bénéfice repose principalement sur des études portant sur l’administration d’une dose unique d’amoxicilline avant l’intervention chirurgicale, le plus souvent la dose administrée est de 2 g une heure avant la pose de l’implant. D'après les données probantes disponibles, il faudrait administrer des antibiotiques à environ 19 personnes pour éviter un échec précoce de l'implant chez une seule personne.

  • Nous ne savons pas si prendre des antibiotiques sur des périodes plus longues, si les prendre avant ou après l’intervention chirurgicale, ou si l’utilisation d’autres antibiotiques que l’amoxicilline apporte un bénéfice supplémentaire. Les données probantes concernant les effets indésirables sont incertaines, car peu d’effets indésirables ont été observés et ils n’ont pas toujours été rapporté.

  • Des études supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre les effets de l’administration d’antibiotiques au moment de la chirurgie implantaire, en particulier lorsqu’un implant est posé immédiatement après l’extraction d’une dent. Ces études devraient comparer l’administration d’une dose unique d’antibiotiques avant l’intervention à un traitement plus long ou répété. Il serait également utile de comparer des antibiotiques couramment utilisés, tels que l’amoxicilline et la clindamycine.

Que sont les implants dentaires, et dans quel contexte leur prise d’antibiotiques pourrait-elle être utile ?

Les implants dentaires servent à remplacer des dents manquantes et à fixer des couronnes, des bridges ou des prothèses dentaires. Lors de la pose d'un implant, des bactéries peuvent être introduites au niveau du site opératoire. Si la zone entourant un implant s'infecte, le traitement est difficile et le retrait de l'implant est souvent nécessaire.

Des antibiotiques sont parfois administrés avant ou après l’intervention chirurgicale afin de réduire le risque d’infection. Cependant, ils peuvent également entraîner des effets indésirables, allant de symptômes bénins à des réactions allergiques graves. De plus, leur utilisation généralisée contribue au développement d’une résistance aux antibiotiques puisque les bactéries mutent et se développent de telle sorte que les antibiotiques qui les traitaient efficacement auparavant ne sont plus efficaces. Pour ces raisons, l’utilisation systématique d’antibiotiques lors de la pose d’implants dentaires reste controversée.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à savoir si la prise d’antibiotiques au moment de la pose d’un implant dentaire :

  • réduit les échecs des implants et des prothèses dentaires ;

  • réduit les infections postopératoires ;

  • provoque des effets indésirables.

Nous souhaitions savoir si les effets des antibiotiques variaient selon :

  • la comparaison entre les antibiotiques et un placebo (traitement factice) ou l'absence d'antibiotiques ;

  • différentes doses ou différentes durées d'administration d'un même antibiotique ;

  • différents moments d’administration de la même dose du même antibiotique ;

  • différents antibiotiques.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études dans lesquelles des adultes bénéficiant d’implants dentaires sans apport de tissu osseux (procédures d’augmentation osseuse) étaient répartis au hasard pour recevoir des antibiotiques, aucun antibiotique ou différents schémas d’antibiothérapie. Nous avons comparé et synthétisé les résultats des études, puis évalué le niveau de confiance des données probantes sur la base de facteurs tels que la méthodologie et la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 15 études portant sur un total de 2 874 personnes. Ces études ont été menées en Europe (Italie, Espagne, Belgique, Irlande et Suède), aux États-Unis, au Canada, au Brésil, en Iran et en Arabie saoudite, et ont été publiées entre 2008 et 2024.

Antibiotiques par rapport à un placebo ou à l’absence d’antibiotiques
  • Les personnes ayant reçu des antibiotiques une heure avant la pose d’un implant dentaire présentaient probablement un risque moindre d’échec précoce de l’implant que celles ayant reçu un placebo ou n’ayant pas reçu d’antibiotiques (10 études, 1 919 personnes). Cela signifie qu’environ 80 personnes sur 1 000 n’ayant pas reçu d’antibiotiques ont connu un échec implantaire, contre environ 27 sur 1 000 parmi celles ayant reçu des antibiotiques.

  • Les antibiotiques réduisent probablement les échecs des implantations de dents artificielles (9 études, 1 864 personnes) et les infections postopératoires (10 études, 1 919 personnes).

Dose unique par rapport à plusieurs doses d’antibiotiques
  • Il pourrait y avoir peu ou pas de différence entre la prise d'une dose unique et de plusieurs doses d’antibiotiques pour les échecs implantaires (5 études, 760 personnes) ou les infections postopératoires (5 études, 760 personnes).

  • Les données probantes concernant les échecs des prothèses dentaires sont très incertaines.

Administration d’antibiotiques avant par rapport à après l’intervention chirurgicale
  • Les données probantes sur les échecs implantaires, les échecs des prothèses dentaires et les infections postopératoires sont incertaines.

Différents antibiotiques
  • Il pourrait y avoir peu ou pas de différence entre l’amoxicilline et la clindamycine pour les échecs implantaires, des prothèses dentaires et des infections postopératoires (1 étude, 81 personnes).

Effets indésirables

Les effets indésirables étaient rares et n’étaient pas systématiquement rapportés. La plupart étaient légers (tels que la diarrhée), mais une réaction allergique grave nécessitant une hospitalisation a été rapportée. Comme peu de personnes ont présenté des effets indésirables, nous ne pouvons pas exclure de manière fiable des risques rares mais graves.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Notre niveau de confiance dans les données probantes variait de modéré à très faible, car certaines études présentaient des problèmes méthodologiques et, dans de nombreux cas, les données probantes se fondaient sur un petit nombre d’événements.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette revue est à jour jusqu’au 19 novembre 2025.

Esposito MAB, Visconti RF, Grusovin MG, Greco K

Quels sont les bénéfices des appareils auditifs en cas de perte auditive légère à modérée chez l’adulte et entraînent-ils des effets indésirables ?

2 weeks 1 day ago
Principaux messages
  • Les appareils auditifs entraînent probablement une nette amélioration de la capacité des adultes présentant une perte auditive légère à modérée à participer à la vie quotidienne et à écouter les autres. Ils pourraient légèrement améliorer le bien-être quotidien lié à la santé mais n'avoir que peu ou pas d'effet sur la solitude.

  • Nous ne savons pas si les appareils auditifs ont un impact sur la mémoire de travail (la capacité à retenir des informations dans son esprit pendant un court laps de temps et à les manipuler) ou s’ils entraînent des effets indésirables, tels que des douleurs ou une surexposition au bruit, car les données probantes pour répondre à cette question étaient très limitées.

  • Nous avons besoin d’études de meilleure qualité et de plus longue durée qui rendent compte des effets des appareils auditifs séparément pour différents groupes d’âge, sexes, niveaux de perte auditive, types d’appareils auditifs, situations sociales et financières ainsi que pour différentes origines ethniques.

Qu’est-ce qu’une perte auditive légère à modérée ?

La perte auditive est très courante, la plupart des personnes concernées présentant une perte auditive légère à modérée.

  • Une perte auditive légère signifie que les sons faibles sont plus difficiles à entendre et peut entraîner des difficultés à entendre dans des environnements bruyants.

  • Une perte auditive modérée signifie que la parole peut ne pas être claire et que les conversations peuvent être difficiles à suivre, aussi bien dans un environnement calme que bruyant.

Les causes les plus courantes de la perte auditive sont le vieillissement et l’exposition au bruit.

Comment prend-on en charge la perte auditive ?

Les appareils auditifs constituent la technologie la plus couramment utilisée pour aider les personnes souffrant d’une perte auditive légère à modérée et sont largement répandus. Les appareils auditifs amplifient les sons et visent à les rendre plus clairs afin qu'ils soient plus faciles à entendre. C'est particulièrement important pour la compréhension de la parole. L'objectif général des appareils auditifs est de réduire l'impact de la perte auditive et d'améliorer la capacité d'une personne à participer à la vie quotidienne.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer si les appareils auditifs étaient plus efficaces que d’autres options, telles que l’absence d’appareils auditifs, les appareils auditifs placebo (factices) ou les programmes éducatifs, pour améliorer :

  • la capacité d’une personne à participer aux situations de la vie quotidienne ;

  • les effets indésirables tels que la douleur ou ceux causés par une surexposition au bruit ;

  • le bien-être lié à la santé générale, notamment le bien-être physique et social ;

  • la capacité à écouter les autres ;

  • la santé mentale – nous nous sommes particulièrement intéressés à la solitude ; et

  • la capacité à penser, à se souvenir et à apprendre (cognition) – nous nous sommes particulièrement intéressés à la mémoire de travail (capacité à conserver des informations à l’esprit pendant un court laps de temps et à les manipuler).

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué une recherche d’études portant sur les appareils auditifs destinés aux adultes présentant une perte auditive légère à modérée par rapport à d’autres options. Nous avons comparé et synthétisé ces études, puis évalué notre niveau de confiance dans les données probantes en fonction de facteurs tels que les méthodes utilisées, la taille des échantillons et la durée des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 16 études portant sur 2 261 adultes présentant une perte auditive légère à modérée. Leur âge moyen se situait entre 58 et 83 ans. Les études ont duré entre quatre semaines et trois ans et ont été menées aux États-Unis, en Europe, au Brésil, à Hong Kong et en Australie.

  • Les appareils auditifs entraînent probablement une nette amélioration de la capacité des adultes présentant une perte auditive légère à modérée à participer aux activités de la vie quotidienne (8 études, 1 683 personnes).

  • On ignore si les appareils auditifs entraînent des effets indésirables. Une seule étude a fait état de deux cas de personnes ressentant une douleur ou une gêne liée au port d’appareils auditifs ; aucune étude n’a signalé d’effets indésirables liés à une surexposition au bruit.

  • Les appareils auditifs pourraient légèrement améliorer le bien-être général lié à la santé (4 études, 1 558 personnes) et entraînent probablement une nette amélioration de la capacité à écouter les autres (5 études, 622 personnes).

  • Les appareils auditifs pourraient n'avoir que peu ou pas d'effet sur la solitude (2 études, 907 personnes).

  • Leurs effets sur la mémoire de travail sont incertains (3 études, 910 personnes).

Les données probantes issues de cette revue soutiennent la pratique courante consistant à proposer des appareils auditifs aux adultes présentant une perte auditive légère à modérée qui sollicitent une aide pour leurs difficultés auditives.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Plusieurs limites ont été relevées. Il est souvent difficile de dissimuler le fait qu’une personne porte des appareils auditifs dans le cadre d’une étude, car ceux-ci sont généralement visibles. Cela peut affecter l’exactitude des résultats. Les études d’une durée de trois mois ou moins peuvent ne pas être suffisamment longues pour mesurer l’ensemble des effets des appareils auditifs. Certains effets peuvent ne devenir évidents qu’à plus long terme. Les études ont mesuré les effets des appareils auditifs de différentes manières ce qui a rendu leur comparaison difficile.

Cette revue est-elle à jour ?

Il s'agit d'une mise à jour d'une revue publiée pour la première fois en 2017. Notre dernière recherche de données probantes remonte à août 2024. Nous avons également inclus les données probantes issues d’études existantes et en cours jusqu’au 18 mai 2026.

Ferguson MA, Sarant JZ, Bennett RJ, McIlhiney P, Badcock N, Bothe E

Dans quelle mesure la mifépristone est-elle sûre et efficace lorsqu’elle est utilisée comme contraception d’urgence ?

2 weeks 1 day ago
Principaux messages
  • Par rapport au lévonorgestrel (une pilule contraceptive d’urgence courante), la mifépristone entraîne probablement moins de grossesses. Elle est également probablement plus efficace pour prévenir une grossesse que le régime Yuzpe (une association de pilules d’urgence).

  • Le principal effet indésirable de la mifépristone est qu’elle retarde les prochaines règles ; ce phénomène est plus susceptible de se produire avec des doses plus élevées.

  • De futures études devraient examiner si le délai entre un rapport sexuel non protégé et la prise de mifépristone (par exemple, un jour contre cinq jours ou plus) réduit son efficacité, et évaluer dans quelle mesure les femmes jugent acceptables les différents traitements de contraception d’urgence.

Qu’est-ce que la contraception d’urgence ?

La contraception d’urgence est utilisée pour prévenir une grossesse après un rapport sexuel non protégé, l’échec d’une autre méthode contraceptive (par exemple, un préservatif déchiré) ou en cas d’agression sexuelle. Les méthodes courantes de contraception d’urgence comprennent les dispositifs intra-utérins (DIU) au cuivre et les pilules (appelées « pilules du lendemain »).

Les DIU sont des dispositifs de petite taille en forme de T insérés dans l'utérus. Ils préviennent une grossesse en entravant le déplacement des spermatozoïdes et la fécondation de l’ovule. Ils sont très efficaces pour prévenir une grossesse, mais il peut être difficile d’y avoir accès rapidement, car leur pose doit être effectuée par un professionnel de santé.

Les pilules de contraception d’urgence agissent en bloquant ou en retardant la libération d’un ovule par l’ovaire. Elles comprennent :

  • la mifépristone, qui bloque l’action de la progestérone, une hormone nécessaire à la grossesse ;

  • le lévonorgestrel (nom commercial « Plan B One-Step »), qui indique à l'organisme de suspendre la libération de l'ovule ;

  • le régime Yuzpe, qui consiste à prendre deux doses élevées de pilules contraceptives quotidiennes habituelles, à environ 12 heures d’intervalle.

Certaines pilules contraceptives d’urgence sont coûteuses et ne sont pas largement disponibles.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions savoir comment la mifépristone se compare aux autres méthodes de contraception d’urgence pour prévenir une grossesse. Nous avons également comparé ces méthodes afin de déterminer si elles présentaient des différences concernant :

  • les effets indésirables (tels que nausées et vomissements) ;

  • le moment de l’apparition des prochaines règles.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché d'études comparant l'administration de mifépristone à celle d'autres pilules contraceptives d'urgence ou de DIU chez des femmes en âge de procréer recourant à la contraception d'urgence pour prévenir une grossesse (et non pour interrompre une grossesse précoce).

Nous avons synthétisé les résultats des études et évalué notre niveau de confiance dans les données probantes, en nous appuyant sur des facteurs tels que les méthodes utilisées et le nombre de femmes participantes.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons inclus 87 études portant sur environ 36 000 femmes. La plupart ont été menées en Chine, entre 1992 et 2015. La plus petite étude portait sur 16 femmes et la plus grande, sur 4 000. Près de la moitié (42 études) comparaient deux doses différentes de mifépristone, tandis que 41 études comparaient la mifépristone au lévonorgestrel. Cinq études ont comparé la mifépristone au régime Yuzpe ou aux DIU.

Principaux résultats

Par rapport au lévonorgestrel, une dose intermédiaire de mifépristone (25 mg à 50 mg) entraîne probablement :

  • moins de grossesses : si 35 femmes sur 1 000 ayant reçu du lévonorgestrel tombaient enceintes, ce chiffre serait d’environ 23 sur 1 000 avec la mifépristone (27 études, 6 052 femmes) ;

  • une réduction du risque d’effets indésirables (17 études, 4 350 femmes) ;

  • une augmentation du risque de retard de règles (17 études, 3 615 femmes).

Par rapport au lévonorgestrel, une faible dose de mifépristone (inférieure à 25 mg) :

  • entraîne moins de grossesses : si 20 femmes sur 1 000 ayant reçu du lévonorgestrel tombaient enceintes, environ 15 sur 1 000 ayant reçu de la mifépristone le seraient (14 études, 8 752 femmes) ;

  • réduit probablement de manière significative le risque d’effets indésirables (3 études, 609 femmes) ;

  • augmente légèrement le risque de retard de règles (10 études, 7 618 femmes).

Par rapport au régime Yuzpe, la mifépristone (quelle que soit la dose) :

  • entraîne probablement moins de grossesses : si 25 femmes sur 1 000 ayant reçu la combinaison de pilules du régime Yuzpe tombaient enceintes, environ 3 femmes sur 1 000 le seraient avec la mifépristone (3 études, 2 144 femmes) ;

  • réduit probablement de manière significative le risque d'effets indésirables (2 études, 1 693 femmes) ;

  • augmente le risque de retard de règles (3 études, 1 912 femmes).

Par rapport aux DIU, nous n’avons pas de certitude quant aux effets de la mifépristone sur le nombre de grossesses, les effets indésirables et les règles retardées (2 études).

Par rapport à une faible dose de mifépristone (moins de 25 mg), une dose intermédiaire de mifépristone (25 mg à 50 mg) :

  • entraîne légèrement moins de grossesses : si 16 femmes sur 1 000 ayant reçu une faible dose de mifépristone tombaient enceintes, environ 13 sur 1 000 le seraient avec une dose intermédiaire de mifépristone (26 études, 12 358 femmes) ;

  • pourrait entraîner peu ou pas de différence concernant le risque d’effets indésirables (12 études, 2 908 femmes) ;

  • augmente légèrement le risque de retard de règles (22 études, 11 733 femmes).

Quelles sont les limites des données probantes ?

Nous sommes modérément ou très confiants dans la plupart des résultats. Cependant, de nombreuses études n’ont pas clairement décrit leurs méthodes, ce qui a réduit notre confiance dans certaines conclusions. La plupart des études ont été menées en Chine ; leurs résultats ne sont donc pas nécessairement transposables aux femmes d’autres régions du monde. Nous n’avons trouvé aucune étude comparant la mifépristone à l’acétate d’ulipristal (nom commercial « Ella »), une pilule contraceptive d’urgence très efficace.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes ont été actualisées en février 2025.

Ramanadhan S, Edelman A, Che Y, Paynter RA, Hersh A, Henderson JT

Une intervention visant à débloquer les vaisseaux sanguins (angioplastie par ballonnet), qui recouvre la paroi interne des vaisseaux d’un médicament, est-elle plus efficace que l’angioplastie par ballonnet classique chez les personnes présentant des ob...

2 weeks 2 days ago
Principaux messages

- L'utilisation de ballonnets qui recouvrent l'intérieur des vaisseaux sanguins de médicaments (élution médicamenteuse) pour traiter la maladie artérielle périphérique a donné de meilleurs résultats qu'une personne ayant reçu plus d'un traitement pour la même artère au cours de l'étude (revascularisation de la lésion cible), le rétrécissement d'une artère traitée (resténose binaire), et la différence en millimètres entre le segment traité et son degré de rétrécissement lors du suivi (perte tardive de lumière).

- Aucune différence n'a été observée entre les ballonnets à élution médicamenteuse et l'angioplastie par ballonnet simple non enduit pour les amputations, la survie sans amputation, les décès, l'évolution d'un indicateur de gravité de la maladie (l'indice cheville-bras), les scores de qualité de vie ou la capacité de marche.

Qu'est-ce que la maladie artérielle périphérique des jambes, et que sont les ballonnets à élution médicamenteuse ?

La maladie artérielle périphérique des jambes est une affection dans laquelle l'irrigation sanguine des jambes n'est pas aussi bonne qu'elle devrait l'être en raison d'obstructions dans les vaisseaux sanguins (conduits qui transportent le sang dans tout le corps). Elle touche de nombreuses personnes. Dans sa forme la plus grave, elle peut entraîner des douleurs, des infections et une amputation en raison d’une mauvaise circulation sanguine. Les personnes atteintes d'une maladie artérielle périphérique sont généralement traitées dans un premier temps par des médicaments et des changements d'habitudes, notamment des stratégies pour arrêter de fumer et un programme de marche visant à améliorer leur état de santé général, ce qui peut à son tour améliorer leur état. Cependant, les traitements médicamenteux et les changements d’habitudes ne sont pas efficaces chez tout le monde, et certaines personnes peuvent avoir besoin d’une intervention chirurgicale. Cette intervention peut prendre la forme d’une chirurgie ouverte traditionnelle ou d’une procédure moins invasive appelée angioplastie, qui utilise un ballonnet pour débloquer les artères. Un nouveau type d’angioplastie, appelé angioplastie par ballonnet à élution médicamenteuse, constitue une alternative prometteuse à la traditionnelle angioplastie par ballonnet pour le traitement de la maladie artérielle périphérique. Contrairement aux ballonnets classiques, les ballonnets à élution médicamenteuse recouvrent également l'intérieur des vaisseaux sanguins de médicaments utilisés pour traiter le cancer (chimiothérapie), tels que le paclitaxel, dans l'espoir d'enrayer la progression de la maladie artérielle périphérique même après l'intervention chirurgicale et de prévenir ou retarder ses complications.

Que voulions-nous savoir ?

L’objectif de cette revue était de comparer l’angioplastie par ballonnet à élution médicamenteuse à l’angioplastie par ballonnet classique dans le traitement de la maladie artérielle périphérique des jambes.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons regroupé 31 études (essais cliniques) qui ont réparti de manière aléatoire 5 292 participants subissant une angioplastie pour une maladie artérielle périphérique entre un groupe recevant une angioplastie par ballonnet à élution médicamenteuse et un groupe recevant une angioplastie par ballonnet classique. Les études portaient sur les artères de la cuisse et de la jambe, au-dessus et en dessous du genou. Les études ont été menées en Europe, aux États-Unis, en Chine, à Singapour, en Jordanie, au Japon et en Nouvelle-Zélande, et toutes utilisaient des ballonnets à élution médicamenteuse contenant du paclitaxel. Les participants ont fait l’objet d’un suivi pouvant aller jusqu’à cinq ans après l’intervention.

Qu’avons-nous trouvé ?

Jusqu'à cinq ans, les ballonnets à élution médicamenteuse ont donné de meilleurs résultats selon un indicateur permettant de déterminer si une personne avait reçu plus d'un traitement sur la même artère au cours de la période couverte par l'étude (revascularisation de la lésion cible). Jusqu'à deux ans, les résultats étaient également meilleurs avec la resténose binaire, qui survient lorsqu'une artère traitée se rétrécit à nouveau après avoir fait l'objet d'un traitement. Jusqu'à six mois, les résultats étaient meilleurs en termes de différence en millimètres entre le segment traité et son degré de rétrécissement lors du suivi (perte tardive de lumière). Aucune donnée probante n'a été trouvée pour démontrer une différence entre l'angioplastie par ballonnet à élution médicamenteuse et l'angioplastie par ballonnet non enduit concernant les amputations, la survie sans amputation, les décès, l'évolution de l'indice cheville-bras (une mesure de la gravité de la maladie), les scores de qualité de vie ou la capacité de marche.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Des différences ont été observées dans les médicaments anticoagulants par voie orale prescrits aux participants après l’intervention. D'autres préoccupations concernaient diverses études rapportant des résultats présentant des écarts plus importants que prévu pour un même critère de jugement, ainsi que des résultats montrant à la fois une différence significative et l'absence de différence entre les traitements. Cela nous a donc amenés à abaisser notre niveau de confiance dans les données probantes. Les données probantes avaient un niveau de confiance faible pour le critère de jugement « revascularisation de la lésion cible » et modéré pour l'amputation, la resténose binaire, le décès et l'évolution de l'indice cheville-bras.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette revue actualise notre précédente revue datant de 2016. Les données probantes sont à jour jusqu'en mars 2023.

Ma G-W, Bernatchez J, Yarranton B, Dueck AD, Rajan DK, Forbes TL, de Mestral C, Kayssi A
Checked
21 hours 40 minutes ago
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