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Les cigarettes électroniques peuvent-elles aider les personnes à arrêter de fumer, et ont-elles des effets indésirables lorsqu'elles sont utilisées à cette fin ?

3 hours 51 minutes ago
Principaux messages
  • Les cigarettes électroniques à la nicotine (e-cigarettes) peuvent aider les personnes à arrêter de fumer pendant au moins six mois. Elles sont plus efficaces que les substituts nicotiniques et probablement plus efficaces que les cigarettes électroniques sans nicotine.

  • Les cigarettes électroniques pourraient s’avérer plus efficaces qu’aucun accompagnement ou qu’un accompagnement comportemental seul, et ne semblent pas être associées à des effets indésirables graves.

  • Cependant, nous avons encore besoin de données probantes, en particulier concernant les effets des nouveaux types de cigarettes électroniques qui offrent un meilleur apport en nicotine que les anciens modèles, car un meilleur apport en nicotine pourrait aider davantage de personnes à arrêter de fumer.

Que sont les cigarettes électroniques ?

Les cigarettes électroniques, ou « vapoteuses », sont des appareils portatifs qui fonctionnent en chauffant un liquide contenant généralement de la nicotine et des arômes. Les cigarettes électroniques permettent aux utilisateurs d'inhaler de la nicotine sous forme de vapeur plutôt que sous forme de fumée. Parce qu'elles ne brûlent pas de tabac, les cigarettes électroniques réglementées n'exposent pas les utilisateurs aux mêmes niveaux de substances chimiques susceptibles de provoquer des maladies chez les fumeurs de cigarettes conventionnelles.

L'utilisation d'une cigarette électronique est communément connue sous le nom de « vapotage ». De nombreuses personnes utilisent les cigarettes électroniques pour les aider à arrêter de fumer. Nous nous concentrons ici principalement sur les cigarettes électroniques contenant de la nicotine.

Que voulions-nous savoir ?

L'arrêt du tabac réduit le risque de nombreuses maladies. De nombreuses personnes rencontre des difficultés à arrêter de fumer. Nous voulions savoir si l'utilisation des cigarettes électroniques pourrait aider les personnes à arrêter de fumer, et si les personnes qui les utilisent dans ce but ont des effets indésirables.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études portant sur l’utilisation des cigarettes électroniques pour arrêter de fumer chez des personnes de tout âge.

Nous souhaitions déterminer :

- combien de personnes arrêtaient de fumer pendant au moins six mois ; et

- le nombre de personnes ayant eu des effets indésirables, rapportés après au moins une semaine d'utilisation.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 80 études portant sur 29 861 adultes fumeurs. La plupart des études ont été menées aux États-Unis (40 études) et au Royaume-Uni (16). La plupart des études comparaient les cigarettes électroniques avec nicotine avec :

  • les traitements substitutifs nicotiniques (par exemple, patchs ou gommes à mâcher) ;

  • des médicaments destinés à aider les personnes à arrêter de fumer (varénicline et cytisine) ;

  • - des cigarettes électroniques sans nicotine ;

  • - le tabac chauffé (produits qui chauffent le tabac à une température suffisamment élevée pour libérer de la vapeur, sans le brûler ni produire de fumée ; ces produits diffèrent des cigarettes électroniques parce qu'ils chauffent les feuilles de tabac ou du tabac reconstitué) ;

  • les sachets de nicotine orale (sachets qui ne contiennent pas de tabac mais qui libèrent de la nicotine lorsqu'ils sont gardés dans la bouche) ;

  • d'autres types de cigarettes électroniques avec nicotine (par exemple, les dispositifs de type pod, les dispositifs plus récents) ;

  • des conseils ou un accompagnement (soutien comportemental) ; ou

  • l’absence de soutien pour arrêter de fumer.

Quels sont les résultats de notre revue ?
  • Davantage de personnes arrêtent de fumer pendant au moins six mois avec la cigarette électronique plutôt qu’avec la thérapie de substitution nicotinique (11 études ; 4 114 personnes) ;

  • Elles auraient plus de chances d’arrêter de fumer pendant au moins six mois avec des cigarettes électroniques avec nicotine qu’avec des cigarettes électroniques sans nicotine (7 études, 1 918 personnes) ;

  • Les cigarettes électroniques avec nicotine aideraient davantage de personnes à arrêter de fumer que le soutien comportemental seul ou l’absence de soutien (11 études, 7 214 personnes) ;

  • Pour 100 personnes utilisant des cigarettes électroniques avec nicotine pour arrêter de fumer, 8 à 10 parviendraient à s'arrêter, contre seulement 6 sur 100 personnes utilisant un traitement substitutif de la nicotine, 6 sur 100 personnes utilisant des cigarettes électroniques sans nicotine, ou 5 sur 100 personnes ne bénéficiant d'aucun soutien ou d'un soutien comportemental uniquement.

  • Nous ne savons pas avec certitude s’il existe une différence entre le nombre d’effets indésirables survenant lors de l’utilisation de cigarettes électroniques avec nicotine par rapport à la thérapie de substitution nicotinique, à l’absence de soutien ou à un soutien comportemental seul (bien que les effets indésirables non graves aient été plus fréquents dans les groupes utilisant des cigarettes électroniques avec nicotine que dans ceux ne bénéficiant d’aucun soutien ou d’un soutien comportemental seul) ;

  • Les études comparant les cigarettes électroniques avec nicotine à la thérapie de substitution nicotinique ont rapporté un faible nombre d’effets indésirables, y compris d’effets indésirables graves. Par rapport aux cigarettes électroniques avec nicotine, il n’y a probablement aucune différence quant au nombre :

    • d'effets indésirables graves chez les personnes suivant une thérapie de substitution nicotinique ;

    • d’effets indésirables non graves chez les personnes utilisant des cigarettes électroniques sans nicotine.

Quelles sont les limites des données probantes ?
  • Nous avons confiance dans les données probantes indiquant que les cigarettes électroniques avec nicotine aident davantage de personnes à arrêter de fumer que la thérapie de substitution nicotinique, mais nous avons besoin de données probantes supplémentaires concernant les cigarettes électroniques sans nicotine.

  • Les études comparant les cigarettes électroniques avec nicotine à un accompagnement comportemental ou à l'absence d'accompagnement ont également montré des taux de sevrage plus élevés chez les personnes utilisant des cigarettes électroniques avec nicotine, mais nous avons davantage de doutes quant à ces données, car les participants aux études avaient connaissance du traitement qu'ils recevaient.

  • La plupart de nos résultats concernant les effets indésirables pourraient évoluer lorsque de nouvelles données probantes seront disponibles, car les cas d’effets indésirables rapportés étaient souvent peu nombreux et les résultats peu clairs.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette revue met à jour notre précédente revue publiée en 2025. Nous la mettrons à nouveau à jour lorsque de nouvelles données probantes seront disponibles. Les données probantes ont été actualisées le 1er janvier 2026.

Lindson N, Livingstone-Banks J, Butler AR, McRobbie H, Bullen CR, Hajek P, Wu AD, Begh R, Theodoulou A, Ma C, Notley C, Rigotti NA, Turner T, Fanshawe T, Hartmann-Boyce J

Les inhibiteurs de points de contrôle immunitaire, un type de traitement anticancéreux qui aide le système immunitaire à reconnaître et à attaquer les cellules cancéreuses, améliorent-ils la survie des personnes atteintes d’un cancer broncho-pulmonaire...

3 hours 51 minutes ago
Principaux messages
  • Certaines associations comprenant un inhibiteur de point de contrôle immunitaire permettent aux personnes atteintes d’un CBPC de stade avancé de vivre plus longtemps que la chimiothérapie standard seule.

  • Toutes les associations d’immunothérapies ne sont pas aussi efficaces aussi bien tolérées les unes que les autres.

  • Des recherches supplémentaires sont nécessaires sur la qualité de vie et les effets à long terme du traitement. Plusieurs associations d’inhibiteurs de points de contrôle immunitaires constituent désormais des options thérapeutiques de première intention importantes.

Ce résumé s’adresse aux personnes atteintes d’un cancer broncho-pulmonaire à petites cellules (CBPC) à un stade avancé, à leurs familles, à leurs aidants et à toute personne recherchant des informations claires et accessibles sur les options thérapeutiques.

Qu’est-ce que le cancer broncho-pulmonaire à petites cellules (CBPC) à un stade avancé ?

Le CBPC est un type de cancer du poumon à croissance rapide. Il est généralement classé en deux stades : local et avancé. Au stade avancé, le cancer s’est déjà largement propagé dans les poumons ou vers d’autres parties du corps. La plupart des personnes atteintes d’un CBPC de stade avancé sont traitées par une association de médicaments de chimiothérapie, généralement à base de platine et d’étoposide, souvent appelée « chimiothérapie PE ». Toutefois, le cancer réapparaît souvent rapidement.

Les inhibiteurs de points de contrôle immunitaire constituent un type de traitement anticancéreux qui aide le système immunitaire à reconnaître et à attaquer les cellules cancéreuses. Ils agissent différemment de la chimiothérapie classique et occupent désormais une place importante dans le traitement de plusieurs types de cancer.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer si l’association d’inhibiteurs de points de contrôle immunitaires à une chimiothérapie standard améliorait la survie et d’autres critères de jugement chez les personnes atteintes d’un CBPC à un stade avancé. Nous voulions également déterminer quels effets indésirables ces traitements peuvent entraîner et s’ils ont un effet sur la qualité de vie.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études de qualité élevée comparant différents traitements par inhibiteurs de points de contrôle immunitaire à la chimiothérapie seule chez les personnes atteintes d’un CBPC à un stade avancé. Nous avons combiné les résultats à l’aide d’une méthode appelée méta-analyse en réseau (MAR). Cette méthode nous permet de comparer simultanément de nombreux traitements, même lorsque certains d’entre eux n’ont pas été directement comparés au sein d’une même étude. La MAR fonctionne en reliant les résultats des différents essais cliniques. Par exemple, si l’étude 1 comparait le traitement A au traitement B, et que l’étude 2 comparait le traitement B au traitement C, nous pouvons estimer comment le traitement A se situerait par rapport au traitement C — même s’ils n’ont jamais été testés l’un contre l’autre. Cette approche permet d’obtenir une vision plus complète de la comparaison globale de tous les traitements et de déterminer quelles options pourraient s’avérer les plus efficaces.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 14 études, portant sur 7 541 personnes ayant fourni des données sur la survie globale, le critère de jugement principal. La plupart des études visaient à déterminer si l’ajout d’inhibiteurs de points de contrôle immunitaires à une chimiothérapie à base de platine et d’étoposide pouvait améliorer les résultats du traitement.

  • Parmi les schémas thérapeutiques évalués, nous avons constaté que le risque estimé de décès était le plus faible avec la chimiothérapie à base de platine et d’étoposide associée au benmelstobart plus l’anlotinib ou le serplulimab ; nous avons également observé une amélioration de la survie avec le durvalumab ou l’adebrelimab.

  • D’autres associations, notamment celles comprenant l’ipilimumab, n’améliorent probablement pas la survie et pourraient augmenter les effets indésirables. Certains schémas, notamment ceux comprenant le serplulimab ou certaines associations d’immunothérapies, étaient également associés à davantage d’effets indésirables que la chimiothérapie standard.

  • En ce qui concerne la survie sans progression (le délai avant que le cancer ne s’aggrave), certains traitements ont retardé l’aggravation du cancer, mais ces effets ne correspondaient pas toujours à des améliorations de la survie globale.

  • Seuls quelques traitements ont amélioré les taux de réponse (réduction ou élimination des tumeurs), et cela ne correspondait pas toujours aux améliorations observées en matière de survie.

  • Les informations utiles sur la qualité de vie étaient insuffisantes pour aider les patients et les cliniciens à prendre des décisions éclairées.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Certaines études ne portaient que sur un petit nombre de personnes ou ont été menées dans des régions limitées, ce qui peut affecter la généralisation des résultats à l’ensemble de la population. De plus, toutes les études n’ont pas présenté leurs résultats de la même manière. Peu d’études ont rendu compte de l’expérience des patients ou des effets à long terme. Comme peu d’études ont directement comparé entre elles les différentes associations comprenant des inhibiteurs de points de contrôle immunitaire, davantage d’essais comparatifs directs sont nécessaires pour déterminer avec certitude quels traitements sont les plus efficaces. Les personnes concernées peuvent souhaiter discuter avec leur équipe soignante de la manière dont ces résultats s’appliquent à leur situation particulière, notamment en ce qui concerne les effets indésirables, les bénéfices attendus et l’impact du traitement sur leur qualité de vie au quotidien.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette revue comprend les données probantes disponibles jusqu’en décembre 2025.

Ichimura T, Sugita H, Noma H, Yamaji N, Sunaga T, Sato MT, Maeda M, Toyoda S, Ota E, Hasegawa T

L’immunoglobuline sous-cutanée (injection d’anticorps dans le tissu adipeux sous-cutané) est-elle efficace et sûre chez les personnes atteintes de polyradiculonévrite inflammatoire démyélinisante chronique (une maladie auto-immune de longue durée provo...

3 hours 51 minutes ago
Principaux messages

• Administrée en tant que traitement d’entretien (traitement à long terme visant à contrôler les symptômes) chez les personnes atteintes de polyradiculonévrite inflammatoire démyélinisante chronique (PIDC), l’immunoglobuline sous-cutanée (IgSC), comparée au placebo (traitement factice), réduit probablement le nombre de personnes qui présentent une aggravation de l’handicap. De plus, la perte moyenne de force de préhension et l’aggravation moyenne du score d’incapacité sont probablement moins importantes chez les personnes recevant un traitement d’entretien par IgSC que chez celles recevant un placebo. Le risque d’effets indésirables locaux (au niveau du site d’injection) est probablement plus élevé chez les personnes traitées par IgSC que chez celles recevant un placebo, mais aucune différence n’est observée en ce qui concerne les effets indésirables systémiques (touchant d’autres parties du corps).
• Nous avons besoin d’études plus nombreuses et de meilleure qualité pour étudier les bénéfices de l’IgSC administrée en traitement d’induction (traitement à court terme) ou en traitement d’entretien. En particulier, des études comparant le traitement d’entretien par IgSC à d’autres médicaments, tels que les immunoglobulines intraveineuses (anticorps administrés par voie intraveineuse), sont nécessaires.

Qu’est-ce que la polyradiculonévrite inflammatoire démyélinisante chronique (PIDC) ?

La PIDC est une maladie rare des nerfs qui entraîne l’apparition progressive de symptômes sensoriels et d’une faiblesse des bras et des jambes. La PIDC est une maladie dans laquelle le système immunitaire de l’organisme attaque vraisemblablement les nerfs (une maladie auto-immune). En l'absence de traitement, les personnes atteintes de PIDC peuvent présenter un handicap sévère.

Comment traite-t-on la PIDC ?

Le traitement de la PIDC peut être divisé en traitement à court terme (induction) et en traitement à long terme (entretien). La plupart des personnes atteintes de PIDC nécessiteront un traitement à long terme. L'objectif du traitement d'induction est d'atténuer l’handicap, tandis que celui du traitement d'entretien est de maintenir la maladie stable et de prévenir l'aggravation de l’handicap. L'un des traitements préférés, tant pour la phase d'induction que pour la phase d'entretien, est l’immunoglobuline intraveineuse (IgIV). Ce traitement consiste en des anticorps purifiés, recueillis de dons de sang et administrés par perfusion intraveineuse. Les immunoglobulines peuvent également être administrées par injection directement sous la peau (par voie sous-cutanée). Contrairement à l’IgIV, le traitement par immunoglobuline sous-cutanée (IgSC) ne nécessite ni hospitalisation ni voie intraveineuse.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions savoir si le traitement d’induction par IgSC était plus efficace pour augmenter la probabilité d’une amélioration de l’handicap, et si le traitement d’entretien par IgSC était plus efficace pour réduire le risque d’aggravation de l’handicap, par rapport à un placebo (traitement factice) ou à d’autres traitements (tels que l’IgIV). Nous voulions également savoir si le traitement par IgSC est plus efficace que le placebo ou d’autres traitements pour améliorer la variation de force de préhension et du d’incapacité, et si ce traitement présente des effets indésirables.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études qui évaluaient les IgSC en tant que traitement d’induction ou d’entretien par rapport à un placebo ou à d’autres traitements. Nous avons comparé et résumé les résultats des études pour les groupes de traitement d’induction et d’entretien, et avons évalué notre niveau de confiance dans les données probantes.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié quatre études portant sur 360 personnes atteintes de PIDC. La plupart des participants étaient des hommes (62 %) et l’âge moyen était de 55 ans. Les études portaient sur des personnes provenant du monde entier. La plus petite étude a porté sur 20 personnes et la plus grande sur 172. Une étude a comparé l’IgSC à l’IgIV en tant que traitement d’induction. Les trois autres ont comparé l’IgSC au placebo comme traitement d’entretien. Les études ont duré de 10 à 26 semaines. Toutes les études ont été financées en partie ou totalement par des sociétés pharmaceutiques.

Principaux résultats

Nous n’avons trouvé aucune étude comparant l’IgSC à un placebo comme traitement d’induction.

L’étude comparant l’IgSC à l’IgIV a fourni très peu de données. Il se peut qu’il n’y ait aucune différence dans le changement du d’incapacité après cinq semaines entre les personnes recevant un traitement d’induction par IgSC et celles recevant un traitement d’induction par IgIV.

Par rapport au placebo, le traitement d’entretien par IgSC réduit probablement le nombre de personnes présentant une aggravation de leur handicap. De plus, la perte moyenne de force de préhension et l’aggravation moyenne du score d’incapacité sont probablement plus faibles chez les personnes recevant un traitement d’entretien par IgSC que chez celles recevant un placebo. Le traitement d’entretien par IgSC entraîne probablement plus d’effets indésirables locaux (au niveau du site d’injection) que le traitement par placebo. Il n’y a probablement pas de différence concernant les effets indésirables systémiques (affectant d’autres parties du corps) entre le traitement d’entretien par IgSC et le placebo. Les effets indésirables étaient pour la plupart légers dans les études, mais certains étaient plus graves.

Nous n’avons trouvé aucune étude comparant le traitement d’entretien par IgSC à d’autres traitements.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Dans le groupe de traitement d’induction, notre niveau de confiance dans les données probantes est faible, car l’étude a inclus peu de participants et ceux-ci étaient conscients du traitement qu’ils recevaient. Dans le groupe de traitement d’entretien, notre niveau de confiance dans les données probantes est seulement modéré, car le nombre de participants inclus était relativement faible.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes sont à jour jusqu’en juillet 2025.

Bus SRM, Wieske L, Keddie S, van Schaik IN, Eftimov F

Comment les chercheurs peuvent-ils encourager les personnes à participer à leur essai ?

1 day 4 hours ago
Principaux messages
  • Informer les personnes du traitement qu’elles recevront, plutôt que de ne pas le leur préciser, améliore le recrutement.

  • Téléphoner aux personnes qui ne répondent pas à une première invitation postale à participer à un essai améliore le recrutement lorsque le taux de recrutement initial est faible.

  • Les brochures d’information personnalisées et testées auprès des utilisateurs, l’envoi de lettres soulignant l’importance de la recherche ou la mise à disposition d’un lien vers des vidéos ont peu ou pas d’effet sur le recrutement.

Que sont les essais cliniques ?

Les essais cliniques comparent différentes approches, telles que des traitements, des programmes ou des modes de prestation de services. Dans le domaine de la santé, les essais cliniques sont essentiels pour tester de nouveaux médicaments et dispositifs médicaux sur des volontaires humains (« participants à l’essai ») afin de s’assurer de leur sécurité et de leur efficacité. Cependant, trouver et maintenir les participants dans les essais représente un véritable défi. Environ la moitié des essais cliniques ne parviennent pas à recruter à temps le nombre de personnes dont ils ont besoin. Les stratégies visant à améliorer le recrutement comprennent la modification des méthodes d’essai et l’amélioration des informations destinées aux participants potentiels, ainsi que la manière dont ils sont invités à participer.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer quelles stratégies incitaient davantage de personnes à participer à des essais cliniques, et si celles-ci :

  • offraient un bon rapport qualité-prix (étaient rentables) ;

  • influençaient le fait que les participants restaient dans l’essai jusqu’à la fin (rétention) ; et

  • avaient un effet sur la diversité des personnes et des lieux concernés.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études évaluant différentes stratégies de recrutement intégrées à des essais cliniques. Les participants potentiels étaient sélectionnés de manière aléatoire pour recevoir de différentes approches de recrutement, et les études mesuraient le nombre de personnes ayant rejoint l’essai.

Nous avons comparé et résumé les résultats des études et évalué notre niveau de confiance dans les données probantes, en nous appuyant sur des facteurs tels que les méthodes utilisées et le nombre de participants.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 91 études, impliquant chacune entre 37 et 30 000 participants, menées pour la plupart au Royaume-Uni (46 études) et aux États-Unis (23 études). Toutes concernaient des essais cliniques dans le domaine de la santé. La quasi-totalité (99 %) a été menée dans des pays à revenu élevé. La plupart des études fournissaient peu d’informations sur les personnes recrutées.

Les études ont testé 65 stratégies de recrutement différentes, allant de modifications des méthodes d’essai à la manière dont les personnes étaient approchées et informées de leur participation. Les participants présentaient différents problèmes de santé (par exemple, cancer, intervention chirurgicale).

Nous avons un niveau de confiance élevé dans les données probantes concernant seulement cinq des 65 stratégies étudiées, et c’est sur celles-ci que nous nous concentrons ci-dessous.

Principaux résultats

Procédures d’essai

  • Les participants potentiels sont plus enclins à rejoindre un essai « en ouvert », dans lequel ils connaissent leur traitement, qu’un essai « en aveugle », dans lequel ils ne savent pas quel traitement ils recevront (3 essais, 9 004 participants).

  • Pour 100 personnes invitées, un essai en ouvert recrute 10 participants de plus.

  • Les essais concernaient principalement des femmes au Royaume-Uni et en Estonie.

  • Aucune information n’était disponible concernant le rapport coût-efficacité et la rétention.

Rappels téléphoniques

  • Appeler les personnes qui n’ont pas répondu à une invitation envoyée par courrier améliore le recrutement (2 essais, 1 450 personnes).

  • Sur 100 personnes contactées par téléphone, six supplémentaires participent à l'étude.

  • Les participants étaient âgés en moyenne de 58 ans et résidaient au Canada et en Norvège.

  • Aucune information n'était disponible concernant le rapport coût-efficacité ou la rétention.

Lettres sur l’importance de la recherche

  • L’envoi de lettres soulignant l’importance de la recherche avant l’invitation à l’essai n’améliore pas significativement le recrutement (2 essais, 5 376 participants).

  • Une personne supplémentaire participe à l’essai pour 100 personnes ayant reçu une lettre.

  • Ce faible gain n’était pas associé à un bon rapport coût-efficacité, puisqu’il coûtait 2,08 livres sterling (GBP) par participant supplémentaire recruté.

  • Les essais concernaient principalement des personnes âgées de race blanche au Royaume-Uni et en Irlande.

QR Code ou lien vers des vidéos accompagnant les brochures d’information imprimées

  • La mise à disposition d’un QR code ou d’un lien vers des vidéos en complément d’une brochure d’information imprimée n’a aucun effet sur le recrutement (7 essais, 11 612 participants) ni sur la rétention (5 essais, 7 403 participants).

  • Il n’y a aucune différence pour 100 personnes.

  • Cette stratégie n’était pas associée à un bon rapport coût-efficacité (0,78 livre sterling de plus).

  • Les essais ont porté sur des personnes au Royaume-Uni.

Brochures d’information

  • Les brochures d'information élaborées avec la contribution de personnes avec des caractéristiques similaires à celles recrutées n'apportent aucun avantage par rapport aux brochures standards (6 essais, 27 805 participants).

  • Les deux types de brochures ont permis à 7 personnes sur 100 de participer à l'essai.

  • Les essais ont porté sur des personnes au Royaume-Uni, principalement des femmes âgées dans l’un des essais.

  • Aucune information n'était disponible concernant le rapport coût-efficacité ou la rétention.

Quelles sont les limites des données probantes ?
  • Notre confiance dans les données probantes concernant toutes les stratégies, à l’exception des cinq mentionnées ci-dessus, est limitée car elles n’ont été testées que dans un seul essai, les essais les évaluaient présentaient des problèmes méthodologiques, ou les résultats étaient très incertains.

  • Nous n’avons trouvé des informations sur les coûts que pour 8 stratégies, et des informations sur la rétention que pour 15 essais.

  • Peu d'essais ont rapporté des informations sur l'âge, le sexe, le genre, le niveau d'éducation et le niveau de revenu des participants ; nous ne sommes donc pas certains de l'efficacité de ces stratégies pour différentes catégories de personnes.

  • La plupart des essais (75 %) ont été menés au Royaume-Uni ou aux États-Unis ; nos conclusions pourraient donc ne pas s’appliquer aux systèmes de santé d’autres régions du monde. Nous avons examiné toutes les études non anglophones ; aucune n’était éligible.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette revue actualise la dernière revue réalisée en 2018. Les données probantes sont à jour jusqu’en février 2023.

Parker A, Mongelli G, Piccolo-Lawrance C, Coleman E, Gkekas A, Wang HI, Dawson S, Green H, Way R, Rai A, Bruhn H, Sullivan F, Boxall C, Chan M, Manson P, Hewitt C, Fairhurst C, Clarke M, Treweek S

Pourquoi donner de la caféine aux nourrissons prématurés ?

1 day 4 hours ago
Principaux messages
  • La caféine est un traitement efficace utilisé pour réduire le risque de décès ou éviter de graves lésions pulmonaires chez les nourrissons prématurés, mais des recherches supplémentaires sont nécessaires pour bien comprendre quand ce traitement doit être commencé.

  • En effet, les données disponibles actuellement ne permettent pas de le savoir avec certitude.

  • Les prochaines études devraient observer différentes périodes d’administration de caféine et différentes raisons de donner de la caféine aux nourrissons prématurés, car, sur la base des études actuelles, nous ne pouvons pas tirer de conclusion solide.

Qu'est-ce que la caféine ?

La caféine est le traitement le plus utilisé chez les nourrissons prématurés contre l'apnée (pauses respiratoires), le risque de décès et autres conséquences d'une naissance prématurée.

Pourquoi la caféine est-elle importante pour les nourrissons prématurés en unité de soins intensifs néonatals (USIN) ?

Les nourrissons prématurés nécessitant des soins spéciaux et intensifs ont généralement des problèmes respiratoires qui entraînent des lésions d’organes, y compris des lésions cérébrales. La caféine aide les nourrissons prématurés à respirer et réduit le risque de décès ou prévient de graves lésions pulmonaires chez ces nourrissons.

Qu'avons-nous découvert ?

Nous voulions savoir quel était le meilleur moment et la meilleure raison pour commencer un traitement à la caféine chez les nourrissons prématurés, et quels impacts ont ces variations sur :

  • le taux de décès des nourrissons, quelle que soit la raison des décès ;

  • le risque de maladie pulmonaire à long terme ;

  • tout effet négatif de l’utilisation de la caféine ayant conduit à l'arrêt du traitement ;

  • la durée pendant laquelle un nourrisson pourrait avoir besoin d’être ventilé ;

  • la durée de l'hospitalisation du nourrisson ;

  • le nombre de nourrissons prématurés présentant au moins un épisode d'apnée ;

  • l’hypoxémie intermittente (brèves baisses du taux d'oxygène dans le sang).

Qu’avons nous fait ?

Nous avons vérifié 11 études qui ont utilisé la caféine pour la première fois à différents moments et pour différentes raisons, c'est-à-dire de la caféine administrée :

  • dans les deux premières heures de vie du nourrisson par rapport à dans une période de 2 à 24 heures de vie ;

  • dans les 72 premières heures de vie par rapport à après 72 heures de vie ;

  • dans les 72 premières heures de vie par rapport au traitement des nourrissons prématurés présentant des symptômes ;

  • lors de symptômes minimes par rapport au traitement à la caféine commencé lors d’une apnée grave (nécessitant de l’aide pour recommencer à respirer avec une intervention manuelle ou une assistance respiratoire) ;

  • pendant un traitement par respirateur par rapport au traitement à la caféine commencé au moment de l'extubation (retrait du tube respiratoire).

Nous avons analysé et résumé les résultats des études et avons évalué notre confiance dans les données disponibles, en nous fondant sur la façon dont les études ont été menées et sur leur taille.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons inclus 11 études portant sur 774 nourrissons prématurés, publiées entre 2014 et 2023. Nous avons trouvé sept études en cours.

Quels sont les principaux résultats ?
  • Les données sont très incertaines concernant les résultats rapportés dans les comparaisons suivantes : caféine dans les deux premières heures de vie contre 2 à 24 heures, et caféine dans les 72 premières heures de vie contre après 72 heures de vie. Cependant, la caféine commencée dans les 72 premières heures de vie est susceptible de réduire le risque d'apnée et de maladie pulmonaire à long terme.

  • L'administration de caféine dans les 72 premières heures de vie réduit probablement le risque de maladie pulmonaire à long terme, par rapport au traitement des nourrissons prématurés qui présentent des symptômes. Nous avons peu ou pas de confiance dans les autres résultats de cette comparaison, car il n’existe pas suffisamment d'études pour confirmer ces résultats.

  • Aucune étude n'a comparé le traitement à la caféine administré chez les nourrissons prématurés présentant des symptômes minimes par rapport au traitement chez des nourrissons souffrant d'apnée grave (traitées par stimulation ou ventilation).

  • Le traitement à la caféine commencé alors que le bébé est sous ventilation mécanique pourrait conduire à une réduction importante de la durée de la ventilation et pourrait diminuer le risque de maladie pulmonaire chronique à long terme, par rapport au traitement commencé au moment du retrait du tube respiratoire.

Quelles sont les limites des données disponibles ?

Nous n'avons pas trouvé d'études comparant le traitement à la caféine commencé chez des nourrissons prématurés présentant des symptômes minimes par rapport au traitement en cas d'apnée grave (traitée par stimulation ou ventilation). Aucune étude n'a fait état d'hypoxémie intermittente (brèves baisses du taux d'oxygène). Les résultats des études à venir pourraient modifier les conclusions de cette revue.

Ces données sont-elles à jour ?

Les données ont été actualisées le 23 avril 2025.

Borys F, Wróblewska-Seniuk K, Fiander M, Soll RF, Ringsten M, Bruschettini M, Sibrecht G, supported by Cochrane Neonatal and Cochrane Sweden

Quels sont les bénéfices et risques des programmes d’exercices aérobiques pour les personnes ayant subi un AVC ?

1 day 4 hours ago
Principaux messages
  • Les personnes ayant subi un AVC (accident vasculaire cérébral) peuvent participer en toute sécurité à des programmes d’exercice comprenant un entraînement de capacité aérobie.

  • L'entraînement aérobie pourrait améliorer la condition physique, réduire le handicap, augmenter la vitesse de marche et améliorer l'équilibre à la fin du programme, mais il n'est pas certain que ces améliorations soient perceptibles.

  • Il n’y a pas assez de données probantes concernant les effets de l’entraînement aérobie et des recherches supplémentaires sont nécessaires.

Qu'est-ce qu'un AVC ?

Un accident vasculaire cérébral (AVC) survient lorsque l’apport sanguin vers une partie du cerveau est interrompu, entraînant des lésions dans certaines zones du cerveau. Les conséquences d’un AVC peuvent bouleverser la vie et varient en fonction de la gravité des lésions et de leur localisation dans le cerveau. Outre ses répercussions sur la capacité à se déplacer, un AVC peut affecter la pensée, les émotions et le comportement. Ces effets peuvent persister tout au long de la vie après un AVC. L’une des conséquences physiques d’un AVC est une diminution de la capacité aérobie et de la force musculaire, ce qui rend l’activité physique et la reprise des activités quotidiennes plus difficiles. Une faible capacité aérobie pourrait également constituer un facteur de risque d’un nouvel AVC.

Que se passe-t-il pendant la réadaptation après un AVC ?

Après un AVC, de nombreux patients bénéficient d’une réadaptation, notamment auprès d’un kinésithérapeute ou d’un autre professionnel de santé, pour les aider à surmonter les difficultés liées aux activités quotidiennes. La réadaptation comprend souvent différents types d’exercices. L'un d'entre eux est l'entraînement aérobie (ou « cardiorespiratoire »), qui consiste à réaliser un exercice continu qui augmente la fréquence cardiaque, ce qui pourrait améliorer l'endurance nécessaire à des activités répétitives comme la marche.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer si l'entraînement de la capacité aérobie était bénéfique à n'importe quel moment après un AVC (que ce soit à l'hôpital ou après le retour à domicile). Plus précisément, nous voulions savoir si l’entraînement aérobie après un AVC :

  • est sans danger ;

  • améliore la condition physique et les mouvements (notamment la marche et l’équilibre) ;

  • modifie l'état d'esprit des personnes (notamment en termes de dépression et de qualité de vie) ; et

  • réduit le risque d’un nouvel AVC.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué des recherches pour trouver des études évaluant un programme d'entraînement aérobie destiné aux personnes ayant subi un AVC, par rapport aux soins usuels, à l'absence de programme ou à un programme ne comprenant pas d'exercice physique. Nous n’avons inclus que les études dans lesquelles le programme d’exercices testé reposait exclusivement sur un entraînement aérobie ; nous avons exclu les études impliquant d’autres types d’exercices, tels que les exercices de renforcement musculaire.

Nous avons comparé et synthétisé les résultats des études et évalué notre niveau de confiance dans les données probantes, en nous appuyant sur des facteurs tels que les méthodes utilisées et le nombre de participants.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 53 études portant sur 2 672 personnes ayant subi un AVC. La plupart des participants à ces études étaient capables de marcher. Trente-sept de ces études ont été menées dans des pays à revenu élevé. L’âge moyen des participants était de 61,9 ans. La plupart des études ont été menées soit dans les trois mois suivant un AVC (19 études), soit au moins six mois après un AVC (29 études). Dans 28 études, les personnes des groupes d’exercice aérobie ont bénéficié d’une attention plus importante que celles des groupes témoins.

Dans 49 études, les séances d’exercice duraient entre 20 et 60 minutes ; dans 48 études, la fréquence des exercices était de 3 à 5 jours par semaine. La durée du programme était inférieure à 12 semaines dans 37 études. L’intensité de l’exercice a été rapportée sous forme de fréquence cardiaque maximale, de réserve cardiaque (calculée à partir de la fréquence cardiaque au repos) ou selon l’évaluation de l’effort perçu par les participants.

Seize des 53 études comportaient un suivi des participants. La durée du suivi variait entre 12 semaines et 12 mois après le début du programme. Une étude avait prévu un suivi de six mois, mais n’a pas rapporté les résultats.

Principaux résultats
  • L'exercice aérobie n'a pas d'effet sur le nombre de décès à la fin du programme (36 études, 1 563 participants) ni lors du suivi (10 études, 713 participants).

  • L'exercice aérobie n'a pas d'effet sur le nombre de seconds AVC à la fin du programme (8 études, 544 participants) et n'en a probablement pas non plus lors du suivi (4 études, 412 participants).

  • Nous avons de grandes incertitudes quant aux résultats concernant la tension artérielle à la fin du programme (9 études, 535 participants) ou lors du suivi (3 études, 155 participants).

  • L'exercice aérobie pourrait entraîner de légères améliorations de l'équilibre (18 études, 772 participants), du handicap (17 études, 1 073 participants), de la capacité aérobie (13 études, 608 participants) et de la vitesse de marche confortable (16 études, 647 participants) à la fin du programme, mais nous ne savons pas si ces changements sont suffisamment importants pour être significatifs chez les personnes ayant subi un AVC. Les résultats lors du suivi ne sont pas clairs ; les bénéfices sur la capacité aérobie pourraient persister, mais pourraient ne pas être suffisamment importants pour être significatifs pour les personnes ayant subi un AVC (5 études, 237 participants).

Quelles sont les limites des données probantes ?
  • La plupart des études ont porté sur des personnes capables de marcher ; on sait peu de choses sur les nombreuses personnes ayant subi un AVC et ayant une mobilité plus limitée.

  • La plupart des études ont été menées dans des pays à revenu élevé ; on dispose de peu d’informations concernant les personnes ayant subi un AVC dans d’autres pays.

  • Il existe de nombreuses incertitudes et les données probantes sur les effets de l’entraînement aérobie sont insuffisantes. Des recherches supplémentaires sont nécessaires.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette revue fait partie de trois revues qui mettent à jour une revue unique antérieure sur l’entraînement à la condition physique après un AVC. Les données probantes s’appuient sur des recherches menées jusqu’en avril 2025.

Kramer S, Cheyne JD, Fawkner S, Hassett L, Johnson L, Mead GE, Rackoll T, Smith J, Wagner V, Saunders DH

Quels sont les bénéfices et risques de l’albumine chez les personnes atteintes de cirrhose hépatique et d’une infection bactérienne ?

3 days 6 hours ago
Principaux messagesAlbumine par rapport à l’absence d’intervention
  • Nous sommes très incertains quant aux effets de l’albumine sur la mortalité toutes causes confondues, les événements indésirables graves, les complications de la cirrhose (atteinte hépatique avancée) et les infections graves.

  • Nous sommes très incertains quant à la capacité de l’albumine à réduire les lésions rénales.

Albumine par rapport à d’autres liquides intraveineux (tels que les colloïdes synthétiques ou les solutions salines)
  • Nous sommes très incertains quant aux effets de l’albumine sur la mortalité toutes causes confondues, les lésions rénales, ou la possibilité que l’albumine augmente les effets indésirables graves ou réduise le choc septique.

  • Il est nécessaire de mener des études à plus grande échelle dans lesquelles ni les participants ni les chercheurs ne connaissent les traitements administrés. Ces études devraient inclure des enfants. Elles devraient également examiner les différences entre les types d’albumine utilisés et les comparer à d’autres types de liquides intraveineux.

Qu'est-ce que la cirrhose du foie ?

La cirrhose est une cicatrisation du foie qui se développe au fil du temps. Les complications de la cirrhose peuvent comprendre une accumulation de liquide dans l’abdomen, une altération des fonctions cérébrales ou un jaunissement de la peau. Les personnes atteintes de cirrhose hépatique sont sujettes aux infections bactériennes (causées par de minuscules germes pouvant provoquer des maladies). Les complications d’une cirrhose avancée sont fréquentes et peuvent entraîner la mort. Un traitement précoce permet de réduire les complications et le risque de décès.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions évaluer les bénéfices et risques de l’albumine humaine (une protéine présente dans le sang), en complément d’antibiotiques, chez les personnes atteintes de cirrhose hépatique et d’infections bactériennes, par rapport à l’absence d’intervention, à un placebo (faux médicament) ou à d’autres liquides intraveineux (produits stériles administrés dans une veine pour augmenter ou maintenir le volume de liquide dans le système responsable du transport du sang à travers les vaisseaux vers et depuis toutes les parties du corps, c’est-à-dire le système circulatoire).

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études ayant testé l’albumine chez des personnes de tout âge atteintes de cirrhose et d’infections. Nous avons collecté et résumé les données nécessaires à notre analyse. Nous avons notamment étudié la similitude entre les participants aux études, si tous les participants avaient terminé les études, ainsi que la nature des données rapportées et la manière dont elles avaient été mesurées. Nous avons évalué notre confiance dans les données probantes en fonction de facteurs tels que les méthodes utilisées pour mener les études. Nous avons évalué le niveau de confiance dans les données probantes concernant les critères de jugement étudiés (c’est-à-dire les résultats recueillis au moment du suivi le plus long) comme étant très faible ou faible.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 11 études portant sur 1 273 adultes d’un âge moyen de 54 ans (aucun enfant). Tous les participants ont reçu des antibiotiques. L’albumine était administrée par voie intraveineuse. Dans huit études, l’albumine était comparée à l’absence de traitement. Dans trois études, l’albumine était comparée à différents types de solutions intraveineuses. Cinq études portaient sur 388 personnes atteintes de cirrhose et d’une infection du péritoine (membrane qui tapisse l’intérieur de l’abdomen), appelée péritonite bactérienne spontanée. Quatre études portaient sur 477 personnes atteintes de cirrhose et présentant des infections dans différentes parties du corps, telles que les poumons, les voies urinaires (où l’urine est produite) et la peau. Deux études avaient inclus 408 personnes atteintes de cirrhose présentant des infections dans différentes parties du corps ainsi qu’une pression artérielle dangereusement basse due à une infection grave.

Un essai avait été mené dans huit pays européens, et dix autres avaient été menés en Inde, en Espagne, en Chine, en France, en Égypte et à Taïwan. Les études avaient été réalisées dans une clinique ou un hôpital universitaire. Environ la moitié des études étaient de courte durée, ne dépassant pas un mois, tandis que l’autre moitié s’étendait sur trois mois.

Dix études n’ont bénéficié d’aucun financement à but lucratif ou n’ont pas indiqué leurs sources de financement, et une a déclaré avoir reçu un soutien privé partiel, consistant en la fourniture de flacons d’albumine.

Principaux résultats

Nous avons identifié des problèmes dans la manière dont les études avaient été menées, ce qui réduisait le niveau de confiance dans les résultats.

Albumine par rapport à l’absence d’intervention
Il est incertain ou très incertain que l’albumine ait un effet sur la mortalité toutes causes confondues, les événements indésirables graves, les complications de la cirrhose et le choc septique (c’est-à-dire une baisse de la pression artérielle associée à une infection grave accompagnée de lésions des organes). Il est très incertain que l’albumine puisse réduire le risque de lésions rénales. Les études n’ont pas rapporté de données sur le bien-être.

Albumine par rapport à d’autres liquides intraveineux

Il est très incertain que l’albumine ait un effet sur la mortalité toutes causes confondues ou les lésions rénales, ou qu’elle puisse augmenter les événements indésirables graves. Il est incertain que l’albumine puisse réduire le choc septique. Les études n’ont pas rapporté de données sur le bien-être ni sur les autres complications de la cirrhose.

Pour ces deux comparaisons, nous n’avons pas pu évaluer l’effet de l’albumine en fonction du site de l’infection.

Quelles sont les limites des données ?

Nous avons très peu confiance dans les données probantes, car des problèmes ont été relevés dans la conception et la conduite des études et les données nécessaires à une analyse pertinente des critères de jugement étudiés étaient insuffisantes ou manquantes. Par conséquent, nous sommes très incertains quant aux effets de l’albumine par rapport à l’absence d’intervention ou par rapport à d’autres solutions intraveineuses.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes sont à jour au 20 août 2025.

Simonetti RG, Perricone G, Nikolova D, Menon S, Gluud C

Lorsque l’ocytocine est administrée par voie intraveineuse pour aider une femme enceinte à accoucher, vaut-il mieux arrêter ou poursuivre son administration une fois que le travail actif a commencé ?

3 days 6 hours ago
Principaux messages
  • Lorsqu’une femme enceinte a reçu de l’ocytocine par voie intraveineuse pour déclencher ou faire progresser le travail, l’arrêt de l’ocytocine dès le début du travail actif, plutôt que de poursuivre son administration jusqu’à l’accouchement, pourrait n’avoir que peu ou pas d’incidence sur la nécessité d’une césarienne (accouchement par incision abdominale), et cette approche semble sans danger tant pour la mère que pour le bébé.

  • L’arrêt de l’ocytocine au début du travail actif pourrait contribuer à éviter des contractions excessives et à réduire une exposition inutile au médicament, mais cela pourrait entraîner une prolongation de la durée du travail, bien que les résultats concernant ce point soient très incertains.

  • La décision de poursuivre ou d’arrêter l’administration d’ocytocine doit être discutée avec les professionnels de santé et tenir compte de la situation clinique (notamment la progression du travail, les contractions, l’état actuel de la femme et du bébé), des moyens de surveillance disponibles et des préférences de la femme.

Qu’est-ce que l’ocytocine ?

Chez les femmes enceintes, à l’approche de l’accouchement (« à terme », c’est-à-dire après 37 semaines de grossesse), l’ocytocine synthétique est un médicament utilisé pour déclencher les contractions utérines nécessaires au travail ou pour les renforcer. Elle est souvent administrée par perfusion intraveineuse. Une fois que le travail actif est établi (c’est-à-dire lorsque le col de l’utérus s’est ouvert (dilaté) d’au moins 4 cm et que les contractions sont régulières), on considère que l’organisme produit suffisamment d’ocytocine naturelle pour permettre au travail de progresser. Continuer à administrer de l’ocytocine artificielle une fois que la femme est en travail actif peut rendre les contractions trop fréquentes ou trop fortes, ce qui pourrait causer un stress au bébé et potentiellement augmenter le risque que la femme doive subir une césarienne (incision dans le ventre pour faire sortir le bébé).

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à savoir si l’arrêt de l’ocytocine, une fois le travail actif engagé, réduit le risque de césarienne, et s’il présente des bénéfices ou des risques pour les mères ou les bébés.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études comparant ces deux approches chez des femmes présentant une grossesse unique à terme (c’est-à-dire un seul bébé, et non des jumeaux ou des triplés) qui recevaient de l’ocytocine pour le déclenchement ou pour accélérer le travail, afin de déterminer s’il est préférable :

  • d’arrêter l’ocytocine dès le début de la phase active du travail, ou

  • de poursuivre l’administration d’ocytocine jusqu’à la naissance ?

Nous avons effectué une recherche de données probantes jusqu’au 17 novembre 2025. Nous avons regroupé les résultats des études lorsque cela était possible afin d’obtenir un maximum d’informations. Nous avons évalué la fiabilité de chaque étude et le degré de confiance que nous pouvons accorder à ses résultats, en nous basant sur des facteurs tels que la taille des études, la qualité de leur conception et de leur mise en œuvre, ainsi que la précision de leurs résultats.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons inclus neuf études portant sur 4 814 femmes. Ces études ont été menées dans des hôpitaux au Danemark, en France, en Inde, en Iran, en Israël, en Thaïlande, en Turquie et aux États-Unis. Les études utilisaient plusieurs définitions différentes du travail actif.

Principaux résultats

L'arrêt de l'ocytocine pendant la phase active du travail :

  • pourrait avoir peu ou pas d’incidence sur le nombre de césariennes (8 études, 4 710 femmes) ;

  • a peu ou pas d'incidence sur le nombre d'accouchements instrumentaux (5 études, 3 776 femmes) ; et

  • pourrait réduire le risque de contractions trop fréquentes ou trop fortes (appelées tachysystolie utérine ou hyperstimulation) (3 études, 1 371 femmes) ; mais

  • le travail a duré en moyenne environ 35 minutes de plus lorsque l’administration d’ocytocine a été interrompue, bien que ce résultat soit très incertain (8 études, 4 141 femmes).

De plus, pendant la phase active du travail, on observe :

  • aucune différence claire entre la poursuite et l’arrêt de l’ocytocine en ce qui concerne les scores d’Apgar (une évaluation rapide de l’état de santé du bébé après la naissance) (5 études, 2 096 femmes) ;

  • aucune différence nette entre la poursuite et l’arrêt de l’administration d’ocytocine concernant les signes d’une diminution de l’apport en oxygène au bébé avant la naissance, mesurés par l’analyse du sang du cordon ombilical après la naissance (6 études, 4 086 femmes) ; et

  • probablement peu ou pas de différence entre la poursuite et l’arrêt de l’ocytocine en ce qui concerne l’admission en unité néonatale (7 études, 4 606 femmes).

Quelles sont les limites des données probantes ?

La fiabilité des données probantes variait considérablement. Nous étions certains des résultats concernant les accouchements instrumentaux, les scores d'Apgar et la diminution de l'apport en oxygène au bébé avant la naissance, et assez certains des résultats concernant l'admission en unité néonatale. Nous étions un peu incertains quant aux résultats concernant la césarienne et l’hyperstimulation utérine, et très incertains quant aux résultats concernant la durée de la phase active du travail. Parmi les raisons de cette incertitude, on peut citer le fait que :

  • les participantes à l’étude savaient à quel groupe elles appartenaient, c’est-à-dire si l’administration d’ocytocine était poursuivie ou interrompue, ce qui a pu influencer les résultats ;

  • les études utilisaient des définitions différentes pour les paramètres qu’elles rapportaient, tels que la phase active du travail, la tachysystolie utérine et l’hyperstimulation utérine ; et

  • la durée du travail variait d’une étude à l’autre.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes sont à jour au 17 novembre 2025.

Boie S, Uldbjerg N, Bor P, Thornton JG, Le Ray C, Glavind J, Goffinet F, Girault A

Un traitement appelé « thymosine-alpha 1 » est-il efficace chez les personnes atteintes d'hépatite B chronique et provoque-t-il des effets indésirables ?

3 days 6 hours ago
Principaux messages
  • Chez les adultes atteints d’hépatite B chronique, la thymosine-alpha 1 pourrait réduire la mortalité toutes causes confondues et les effets indésirables graves. Nous sommes moins certains de ses effets sur le bien-être, les maladies ou les décès liés à l’hépatite B, les effets indésirables non graves et la santé hépatique.

  • Les futures études devraient recourir à des méthodes plus rigoureuses et inclure un plus grand nombre de participants.

Qu'est-ce que l'hépatite B chronique ?

L’hépatite B chronique est causée par une infection par le VHB. Le VHB attaque le foie et provoque une inflammation : le foie devient rouge, douloureux et enflé. L'infection par le VHB peut être de courte durée (aiguë) ou de longue durée (chronique). On parle d’infection chronique par le VHB lorsque la maladie dure plus de six mois. Si elle n’est pas traitée efficacement, elle peut évoluer vers une hépatite chronique, une cirrhose et d’autres maladies hépatiques, une insuffisance hépatique, un cancer et le décès.

Qu'est-ce que la thymosine-alpha 1 ?

La thymosine-alpha 1 est une substance produite par une petite glande située dans la poitrine, appelée thymus, qui aide l'organisme à lutter contre les infections et les maladies. Elle peut empêcher le VHB de se répliquer et renforcer le système immunitaire, aidant ainsi l'organisme à lutter contre le virus. Elle est administrée par injection sous-cutanée.

Que voulions-nous savoir ?

Nous souhaitions déterminer si, chez les personnes atteintes d'hépatite B chronique, la thymosine-alpha 1 pourrait être un traitement efficace, administrée seule ou en association avec un traitement complémentaire (appelé traitement standard, régulier ou de soutien), par rapport à un placebo (traitement factice), à l'absence de traitement ou au même traitement complémentaire.

Nous souhaitions déterminer si la thymosine-alpha 1 :

  • entraînait le décès, quelle qu’en soit la cause

  • provoquait des effets indésirables graves (tout événement entraînant le décès, une invalidité ou une hospitalisation)

  • améliorait le bien-être des patients

  • réduisait les maladies liées au VHB

  • réduisait le risque de décès lié à une infection chronique par le VHB

  • réduisait le risque d’effets indésirables non graves (événements moins graves que ceux mentionnés ci-dessus), et

  • améliorait la santé hépatique.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué une recherche d’études portant sur la thymosine-alpha 1 chez les personnes atteintes d’hépatite B chronique. Les études pouvaient inclure des traitements supplémentaires à condition que tous les participants reçoivent le même traitement supplémentaire. Dans le cas contraire, les personnes ne recevant pas de thymosine-alpha 1 recevaient un placebo ou ne recevaient aucun traitement.

Les études pouvaient être menées partout dans le monde. Les participants aux études pouvaient être des hommes ou des femmes, et recevoir le traitement par injection n’importe où sur le corps et à n’importe quelle dose.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 10 études portant sur 1 349 adultes atteints d’hépatite B chronique. Ces études évaluaient la thymosine-alpha 1, administrée seule ou en association avec un traitement complémentaire, par rapport à un placebo (2 études), à l’absence de traitement (2 études) ou au même traitement complémentaire (6 études). Les traitements d’appoint étaient des traitements standards de l’infection chronique par le VHB, notamment l’interféron, le peginterféron, la lamivudine, ainsi que le ténofovir ou l’entécavir.

L’étude la plus petite comprenait 12 participants, et la plus grande 690. Ces études ont été financées par des universités, l’industrie pharmaceutique, des organismes nationaux ou des subventions de recherche.

La thymosine-alpha 1 pourrait :

  • réduire le risque de décès, toutes causes confondues ; dans trois études, 14 des 460 personnes (3 %) ayant reçu la thymosine-alpha 1 sont décédées, contre 26 des 447 personnes (5,8 %) ayant reçu l’intervention de contrôle entre 6 et 24 mois après le traitement ;

  • entraîner une légère réduction des événements indésirables graves ; dans cinq études, 54 des 534 personnes (10,1 %) ayant reçu de la thymosine-alpha 1 ont présenté un événement indésirable grave, contre 70 des 522 personnes (13,4 %) ayant reçu l’intervention de contrôle entre 6 et 24 mois après le traitement.

Nous sommes moins certains que la thymosine-alpha 1 puisse :

  • n’avoir aucun effet sur le bien-être des participants cinq ans après le traitement (1 étude, 161 participants) ;

  • n'avoir aucun effet sur les maladies liées au VHB. Dans trois études, 33 des 433 personnes (7,6 %) ayant reçu de la thymosine-alpha 1 et 37 des 421 personnes (8,8 %) ayant reçu le traitement de référence ont développé une maladie liée au VHB entre 6 et 24 mois après le traitement ;

  • réduire le risque de décès lié au VHB chronique. Dans trois études, 14 des 460 personnes (3 %) ayant reçu de la thymosine-alpha 1 sont décédées des suites d’une infection chronique par le VHB, contre 26 des 447 personnes (5,8 %) ayant reçu le traitement de référence jusqu’à 24 mois après le traitement ;

  • réduire le risque d’effets indésirables non graves. Dans cinq études, 16 personnes sur 151 (10,6 %) ayant reçu de la thymosine-alpha 1 auraient présenté un effet indésirable non grave, contre 32 personnes sur 149 (21,5 %) ayant reçu l’intervention de contrôle entre 12 et 24 mois après le traitement ;

  • n'ont eu aucun effet sur l'amélioration de la santé hépatique. Dans deux études, d’après les modifications observées dans les échantillons hépatiques, 146 des 358 personnes (40,8 %) ayant reçu de la thymosine-alpha 1 auraient présenté une amélioration de la santé hépatique, contre 163 des 344 personnes (47,4 %) ayant reçu l’intervention de contrôle entre 12 et 24 mois après le traitement.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Les 10 études présentaient toutes des problèmes de conception et de méthodes. Dans l’ensemble, nous accordons peu de crédit à ces résultats, car seules quelques études ont fourni des informations sur les critères de jugement qui nous intéressaient, les résultats variaient d’une étude à l’autre et de nombreuses études portaient sur un petit nombre de participants.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes sont à jour jusqu’en juin 2026.

Naing C, Ni H, Aung HH, Aye SN, Nikolova D, Poovorawan Y, Pavlov C

Quelle solution (milieu de culture) est la plus efficace pour favoriser le développement des embryons avant leur implantation dans l’utérus dans le cadre de l’assistance médicale à la procréation (AMP) ?

4 days 7 hours ago
Principaux messages
  • Cette revue actualisée a évalué les solutions spéciales (milieux de culture) qui jouent un rôle important dans le développement des embryons dans le cadre des traitements d’assistance médicale à la procréation (AMP) destinés aux femmes qui ne peuvent pas tomber enceintes naturellement. À l’heure actuelle, nous ne savons pas quel milieu de culture offre les meilleures chances d’obtenir une naissance vivante. Une étude a montré qu’un milieu de culture embryonnaire appelé G5 conduisait probablement à davantage de naissances vivantes qu’un autre appelé HTF, mais les autres études n’ont pas mis en évidence de différences claires dans les taux de réussite entre les différents milieux de culture.

  • Les données probantes sont limitées car les études ont testé différents milieux de culture et leurs résultats n’ont pas pu être combinés. De nombreuses études présentaient des limites, telles qu’un faible nombre de participantes. D’autres études, mieux conçues, sont nécessaires pour déterminer quel milieu de culture embryonnaire est le plus efficace.

Qu’est-ce qu’un milieu de culture embryonnaire ?

Une femme qui ne parvient pas à tomber enceinte naturellement peut recourir à des traitements d’assistance médicale à la procréation (AMP), tels que la FIV (fécondation in vitro), dans laquelle les ovocytes sont fécondés par des spermatozoïdes hors du corps. Favoriser le développement (la culture) de l’embryon ainsi créé constitue une partie très importante du traitement par FIV. L’embryon est placé dans une solution spéciale appelée « milieu de culture embryonnaire ». Ce milieu fournit des nutriments et aide l’embryon à se développer en laboratoire jusqu’à ce qu’il soit transféré dans l’utérus ou congelé en vue d’une utilisation ultérieure. Il existe de nombreux milieux de culture embryonnaires différents.

Pourquoi n’y a-t-il pas de consensus sur le milieu de culture le plus efficace ?

Il n’existe actuellement aucun consensus clair sur le type de milieu de culture embryonnaire offrant les meilleures chances d’obtenir une naissance vivante. Les recherches disponibles ne fournissent pas suffisamment d’informations fiables pour privilégier clairement un milieu de culture par rapport à un autre. Il est donc difficile pour les médecins et les patientes de savoir quelle option privilégier.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à savoir si les différents types de milieux de culture utilisés pour faire croître les embryons humains influencent les chances d’obtenir une naissance vivante ou une grossesse évolutive (grossesse confirmée par la présence d’une activité cardiaque à l’échographie) chez les femmes ayant recours à des traitements de FIV.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué une recherche d’études comparant les différents milieux de culture embryonnaire disponibles pour les traitements de FIV. Nous avons examiné les résultats des études pour tous les paramètres que nous jugeons importants. Nous avons évalué la fiabilité de chaque étude en fonction de sa conception et de sa mise en œuvre. Nous avons évalué notre niveau de confiance quant aux données probantes pour chaque critère important.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 26 études pertinentes, dont huit évaluaient les critères les plus importants, tels que la naissance vivante ou la grossesse évolutive. Cinq autres études sont en cours, et 60 études n’ont pas pu être incluses car elles n’ont été publiées que sous forme de brefs résumés ne contenant pas suffisamment d’informations. Il n’a pas été possible de combiner les résultats des études, car aucune paire d’études n’a comparé les mêmes milieux de culture.

Principaux résultats

Huit études (3 315 femmes) parmi les 26 incluses dans cette revue ont rapporté des naissances vivantes ou des grossesses évolutives.

La plupart des études n’ont pas mis en évidence de différence claire entre les milieux de culture comparés. Cependant, les deux études les plus importantes ont mis en évidence certaines différences qui pourraient s’avérer significatives.

Une étude a montré qu’il y avait probablement une probabilité 6 % plus élevée d’obtenir une naissance vivante avec le milieu G5 comparativement au milieu HTF (836 femmes). Une autre étude a montré qu’il pourrait y avoir une probabilité de 6 % plus élevée d’obtenir une naissance vivante avec EmbryoAssist associé au GM-CSF (avec un faible taux d’HSA [faible concentration d’une protéine sanguine appelée albumine]) par rapport à une version d’EmbryoAssist sans GM-CSF (743 femmes), mais ce résultat est très incertain, notamment parce que milieu de culture a été modifié au cours de l’étude.

Ces mêmes études ont mis en évidence des différences dans les taux de grossesses évolutives. L’une d’elles suggérait que le G5 augmentait probablement les chances d’obtenir une grossesse évolutive par rapport au HTF (836 femmes). L’autre suggérait que l’EmbryoAssist associé au GM-CSF (faible taux d’HSA) pourrait augmenter les chances d’obtenir une grossesse évolutive par rapport à l’EmbryoAssist sans GM-CSF (743 femmes), mais nous avons de grandes réserves quant à ce résultat.

Les données probantes sont très limitées et peu claires, et nous n’avons pas pu combiner les résultats des différentes études. D'autres études bien conçues sont nécessaires pour confirmer ces résultats et déterminer si un milieu de culture spécifique améliore le succès du traitement.

Quelles sont les limites des données probantes ?
  • De nombreuses études n’ont porté que sur un petit nombre de femmes.

  • Certaines études présentaient des problèmes liés à leur conception.

  • Quelques études ont réparti les ovocytes ou les embryons (plutôt que les femmes) entre les groupes comparés, ou ont transféré chez une même femme des embryons provenant de différents groupes de l’étude.

  • La plupart des études ne décrivaient pas clairement les composants des milieux de culture.

  • De nombreuses études n’ont pas rapporté tous les paramètres importants.

Dans l’ensemble, les données probantes étaient pour la plupart très incertaines car :

  • les études ne pouvaient pas être combinées entre elles ;

  • les résultats des études n'étaient pas précis ; et

  • les résultats des études n’ont pas toujours été interprétés de manière appropriée.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette revue met à jour une revue publiée en 2015. Les données probantes ont été actualisées le 28 août 2025.

Laverde M, Zagers M, van Wely M, Youssef M, Mastenbroek S, supported by the Cochrane Gynaecology and Fertility Review Group

L’entraînement par interface cerveau-machine (ICM) est-il bénéfique pour améliorer les mouvements et les activités quotidiennes après un accident vasculaire cérébral (AVC) ?

4 days 7 hours ago
Principaux messages
  • L'entraînement par ICM peut légèrement améliorer les mouvements des bras, mais n'a que peu ou pas d'effet sur ceux des jambes. Nous ne savons pas vraiment si elle facilite les activités quotidiennes.

  • Par rapport à une ICM « simulée » (factice), l'entraînement par ICM pourrait avoir peu, voire aucun effet sur les mouvements ou les activités quotidiennes.

  • Des études à plus grande échelle et bien conçues sont nécessaires pour confirmer les véritables bénéfices et risques de l’entraînement par ICM.

Qu’est-ce qu’un entraînement par interface cerveau-machine (ICM) ?

Une ICM est une technologie qui établit un lien direct entre le cerveau et un dispositif externe. Elle utilise généralement des capteurs placés sur le cuir chevelu pour détecter les signaux du cerveau lorsqu’une personne imagine ou tente d’effectuer un mouvement.

Comment l’ICM est-elle utilisée après un AVC ?

Après un AVC, les personnes souffrent souvent d’une faiblesse musculaire ou d’une perte de mobilité. L'entraînement par ICM lit les signaux cérébraux produits lorsqu'une personne a l'intention de bouger, et les transforme en retour d'information en temps réel. Par exemple, lorsque le patient pense à bouger sa main, l’ICM le détecte et déclenche le mouvement d’un gant robotisé pour déplacer sa main, ou envoie une stimulation électrique aux muscles. Ce retour d’information intervient au moment même où la personne déploie un effort, ce qui contribuerait à « recâbler » le cerveau et à favoriser la récupération de la motricité.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer si l’entraînement par ICM était plus efficace qu’une thérapie conventionnelle, que d’autres traitements actifs ou qu’une ICM factice pour améliorer les mouvements des bras et des jambes, ainsi que la capacité à accomplir des activités quotidiennes chez les personnes ayant subi un AVC. Nous souhaitions également déterminer si l’entraînement par ICM était associé à des effets indésirables.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études portant sur les effets de l’entraînement par ICM chez des adultes ayant subi un AVC et présentant, de ce fait, des difficultés motrices. Les participants à ces études avaient subi l’un ou l’autre type d’AVC (provoqué soit par l’obstruction d’un vaisseau sanguin, soit par une hémorragie dans le cerveau), et la plupart se trouvaient dans les mois suivant leur AVC, une fois leur état stabilisé. Nous avons ensuite comparé et synthétisé les résultats de ces études, puis évalué notre niveau de confiance, en nous appuyant sur des facteurs tels que les méthodes utilisées et le nombre de participants étudiés.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 43 études portant sur 1 628 adultes ayant subi un AVC. Voici ce que suggèrent les données probantes :

  • Comparé à un traitement conventionnel, l’entraînement par ICM pourrait légèrement améliorer les mouvements des bras (10 études, 611 personnes), mais n’aurait que peu ou pas d’effet sur les mouvements des jambes (1 étude, 64 personnes). Nous ne pouvons pas déterminer s’il facilite les activités quotidiennes (5 études, 282 personnes), car les données probantes sont très incertaines.

  • Par rapport à d’autres traitements actifs, l’entraînement par ICM pourrait légèrement améliorer l’équilibre (6 études, 165 personnes), mais n’aurait que peu ou pas d’effet sur les mouvements des jambes (4 études, 130 personnes). En ce qui concerne les mouvements des bras (14 études, 331 personnes) et les activités quotidiennes (5 études, 163 personnes), nous n’avons pas suffisamment confiance en les résultats pour nous prononcer.

  • Lorsqu’il a été comparé à une ICM factice ou « simulée », qui ressemble à la vraie et procure les mêmes sensations mais ne fournit pas de véritable retour d’information sur les signaux cérébraux, l’entraînement par ICM ne semblait pas avoir d’effet significatif sur la mobilité des bras (9 études, 279 personnes) ou des jambes (3 études, 106 personnes), ni sur les activités quotidiennes (1 étude, 28 personnes).

Nous avons également examiné quelques autres aspects, tels que la raideur musculaire, la force musculaire et la récupération globale du système nerveux. Les données probantes à ce sujet étaient trop incertaines pour nous permettre de tirer des conclusions.

Nous souhaitions également en savoir plus sur les effets indésirables, mais de nombreuses études n’en faisaient tout simplement pas mention. Dans les études qui les mentionnaient, ces effets étaient généralement légers, comme des courbatures ou une sensation de fatigue. Comme très peu d’études ont correctement rendu compte de ces effets, nous ne pouvons pas affirmer avec certitude que l’entraînement par ICM comporte un risque supplémentaire.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Notre confiance dans les données probantes est faible, voire très faible, pour plusieurs raisons :

  • La plupart des études étaient de petite envergure et ne portaient que sur un petit nombre de participants.

  • Beaucoup ont été menées selon des méthodes susceptibles d’avoir influencé leurs résultats. Par exemple, les participants savaient souvent quel traitement ils recevaient.

  • Les résultats variaient également considérablement d’une étude à l’autre.

  • Enfin, certaines études n’ayant mis en évidence aucun bénéfice n’ont peut-être pas été publiées, ce qui pourrait donner l’impression que l’entraînement par ICM est plus efficace qu’il ne l’est réellement.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes sont à jour au mois d'octobre 2025.

Qin Y, Li M, Li Y, Ma M, Xu J, Lu Y, Shi X, Cui G, Zhao H, Yang K

Quels sont les effets des médicaments utilisés pour prévenir les fractures chez les hommes ?

4 days 7 hours ago
Principaux messages
  • On ne sait pas clairement si les médicaments utilisés pour prévenir la perte osseuse (bisphosphonates) réduisent le risque de fracture de la hanche, de la colonne vertébrale ou d’autres os chez les hommes.

  • Ces médicaments ne semblent pas entraîner davantage d’effets indésirables ou de problèmes de santé graves que le traitement fictif (placebo) chez les hommes.

  • D'autres médicaments (les analogues de l'hormone parathyroïdienne [PTH] et de la protéine apparentée à l'hormone parathyroïdienne [PTHrP], le dénosumab et le romosozumab) semblent donner des résultats similaires, mais nous sommes très incertains quant aux effets des analogues de la PTH/PTHrP sur les effets indésirables.

Qu’est-ce que l’ostéoporose et quel est son lien avec les fractures chez les hommes ?

La perte osseuse (ostéoporose) se caractérise par des os qui s'amincissent, deviennent fragiles et se cassent (fractures) facilement. Les fractures surviennent généralement au niveau de la hanche, de la colonne vertébrale et d’autres os. Ces fractures surviennent souvent chez les personnes âgées à la suite d’une chute d’une hauteur équivalente à celle de la personne ou inférieure. De telles fractures peuvent entraîner des douleurs persistantes, une perte d’autonomie, un handicap et même, dans certains cas, le décès. Chez les hommes, l’ostéoporose apparaît généralement plus tardivement et évolue plus lentement que chez les femmes. D'autres facteurs de risque de fractures peuvent également varier entre les hommes et les femmes. C’est notamment le cas pour l’équilibre et la force musculaire, les pathologies associées, les traitements médicamenteux et la direction de la chute.

Les médecins prescrivent souvent des médicaments renforçant la solidité osseuse pour aider à prévenir les fractures causées par des chutes ou des blessures mineures. Parmi les médicaments courants, on trouve les bisphosphonates (acide zolédronique, alendronate, risédronate, ibandronate), les analogues de l’hormone parathyroïdienne (PTH) ou de la protéine apparentée à l’hormone parathyroïdienne (PTHrP), le dénosumab ou le romosozumab. La plupart des recherches sur ces médicaments ont été menées chez les femmes, en particulier après la ménopause. On en sait beaucoup moins sur les effets de ces traitements chez les hommes présentant un risque de fracture.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer si ces médicaments réduisaient les fractures de la hanche, de la colonne vertébrale ou d’autres os, et s’ils provoquaient des effets indésirables chez les hommes présentant un risque de fracture.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études comparant, chez les hommes présentant un risque de fracture, les bisphosphonates, les analogues de la PTH/PTHrP, le dénosumab ou le romosozumab, par rapport à un traitement fictif (placebo) ou à d’autres traitements. Nous avons comparé et synthétisé les résultats des études, puis évalué le niveau de confiance dans les données probantes sur la base de facteurs tels que la méthodologie et la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 17 études (4 132 participants). L’âge moyen des participants variait de 52 à 73 ans. Deux études ont été menées en Allemagne, quatre aux États-Unis, une en Turquie, une à Taïwan et neuf études étaient multinationales.

Principaux résultats

Par rapport au placebo, sur une période pouvant aller jusqu'à deux ans :

  • 0,1 % de personnes en moins ont subi une fracture de la hanche sous bisphosphonates, mais les données probantes sont très incertaines (4 études, 1 635 personnes) :

    • 0,2 % des personnes ont subi une fracture de la hanche sous bisphosphonates ;

    • 0,3 % des personnes ont subi une fracture de la hanche sous placebo.

  • 0,4 % de personnes en moins ont présenté des fractures vertébrales symptomatiques sous bisphosphonates, mais les données probantes sont très incertaines (5 études, 1 876 personnes) :

    • 0,4 % des personnes ont présenté une fracture vertébrale symptomatique sous bisphosphonates ;

    • 0,8 % des personnes ont présenté une fracture vertébrale symptomatique sous placebo.

  • 0,5 % de personnes en moins ont présenté d’autres fractures (autres que la hanche ou la colonne vertébrale) sous bisphosphonates, mais les données probantes sont très incertaines (6 études, 2 043 personnes) :

    • 1,6 % des personnes ont subi d’autres fractures sous bisphosphonates ;

    • 2,1 % des personnes ont présenté d’autres fractures sous placebo.

Les bisphosphonates n’augmentent probablement pas le risque d’effets indésirables. 4,2 % de personnes supplémentaires ont présenté des effets indésirables sous bisphosphonates par rapport à celles sous placebo (7 études, 2 548 personnes) :

  • 74,6 % des personnes ont présenté des effets indésirables sous bisphosphonates ;

  • 70,4 % des personnes ont présenté des effets indésirables sous placebo.

Les abandons de l’étude en raison d’effets indésirables étaient inférieurs de 1,2 % avec les bisphosphonates par rapport au placebo, mais les données probantes sont très incertaines (7 études, 2 548 personnes) :

  • 2,5 % des participants ont abandonné l’étude en raison d’effets indésirables liés aux bisphosphonates ;

  • 3,7 % des participants ont abandonné l'étude en raison d'effets indésirables liés au placebo.

Les bisphosphonates n’augmentent probablement pas le risque d’effets indésirables graves (6 études, 2 457 personnes). Les événements indésirables graves ont concerné 1,4 % de personnes en moins avec les bisphosphonates qu’avec le placebo.

  • 27,2 % des participants ont présenté des effets indésirables graves sous bisphosphonates ;

  • 28,6 % des participants ont présenté des effets indésirables graves sous placebo.

L'invalidité n'a été évaluée dans aucun essai.

Nous avons obtenu des résultats similaires pour les analogues de la PTH ou de la PTHrP (4 études, 569 personnes), le dénosumab (1 étude, 240 personnes) et le romosozumab (1 étude, 244 personnes) par rapport au placebo.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Notre confiance dans l’effet des bisphosphonates sur la prévention des fractures est très faible, car le nombre d’essais était limité ; la durée de suivi était généralement courte (principalement deux ans ou moins) ; et le nombre de personnes ayant subi une fracture était faible dans les deux groupes d’étude.

Notre confiance dans l’effet des bisphosphonates sur les effets indésirables ou les effets indésirables graves est modérée, car il n’était pas clair si toutes les études avaient intégralement signalé chaque événement. Notre confiance dans l’effet des bisphosphonates sur les abandons liés aux effets indésirables est très faible, car dans certaines études, il n’était pas possible de déterminer clairement si les participants avaient abandonné en raison d’effets indésirables ou pour d’autres raisons.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes sont à jour jusqu’en octobre 2025.

Braten LC, Suter C, Johnston RV, Hartzell SA, Järvinen T, Buchbinder R

L'activité physique est-elle un traitement efficace contre l'arthrose de la hanche ?

6 days 8 hours ago
Principaux messages
  • Chez les personnes atteintes d’arthrose de la hanche (une affection caractérisée par l’usure du cartilage qui amortit l’articulation de la hanche, provoquant douleur et raideur), l’activité physique, comparée à un traitement fictif, peut avoir peu ou pas d’effet sur la douleur, mais peut améliorer légèrement la fonction articulaire. Par rapport à l’absence de traitement, aux soins usuels ou à une intervention éducative, l’activité physique entraîne probablement de légères améliorations au niveau de la douleur et de la fonction articulaire, bien que ces améliorations puissent ne pas être perceptibles dans la vie quotidienne. L'ajout de l'activité physique à un autre traitement a probablement peu ou pas d'effet sur la douleur et la fonction articulaire.

  • Nous ne savons pas avec certitude si l'activité physique entraîne davantage d'événements indésirables qu'un traitement simulé ou l'absence de traitement/les soins usuels chez les personnes atteintes d'arthrose de la hanche. Lorsqu’il est associé à un autre traitement, l’activité physique réduit probablement légèrement le risque d’événements indésirables.

  • Nous avons besoin d’études plus nombreuses et mieux conçues, portant spécifiquement sur les personnes atteintes d’arthrose de la hanche, afin de tirer des conclusions plus solides sur les effets de l’activité physique.

Qu’est-ce que l’arthrose de la hanche ?

L'arthrose de la hanche survient lorsque le cartilage qui amortit l'articulation de la hanche s'use. Il s’agit d’une affection courante et chronique. Les personnes atteintes d’arthrose de la hanche souffrent souvent de douleurs articulaires et de raideurs. Elles peuvent avoir des difficultés à accomplir des activités quotidiennes telles que monter des escaliers ou se lever d’une chaise.

En quoi l'activité physique peut-elle aider ?

L'activité physique vise à améliorer la force musculaire, la mobilité articulaire et la confiance en sa capacité à réaliser certaines activités. Ces effets devraient réduire la douleur et le handicap, aidant ainsi les personnes concernées à mieux gérer leurs symptômes. Les programmes d'activité physique varient considérablement, avec un large éventail de types d'activité physiques, d'intensités et de méthodes d'enseignement.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à savoir si l’activité physique réduisait la douleur et améliorait la fonction articulaire ainsi que le bien-être des personnes atteintes d’arthrose de la hanche. Nous souhaitions également savoir si les participants aux études qui pratiquaient une activité physique étaient plus susceptibles de signaler une réussite du traitement et moins susceptibles d’abandonner l’étude ou de subir des événements indésirables.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué une recherche d’études évaluant les effets de l’activité physique chez les adultes atteints d’arthrose de la hanche. Les programmes d’activité physique devaient être pratiqués au sol, planifiés, structurés et répétitifs. Nous avons comparé et synthétisé les résultats des études et évalué notre niveau de confiance dans les données probantes, en nous appuyant sur des facteurs tels que les méthodes utilisées et la cohérence des résultats d’une étude à l’autre.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 18 études portant sur 1 368 adultes. Les participants étaient principalement des femmes (63 %) âgées de 53 à 74 ans. Les études ont été menées en Australie, au Canada, au Danemark, en Finlande, en Allemagne, en Irlande, en Italie, aux Pays-Bas, en Nouvelle-Zélande, en Norvège, en Suède et aux États-Unis. Les programmes d’activité physique ont duré entre deux et 52 semaines. La plupart des études ont évalué les résultats immédiatement après le programme d’activité physique ; certaines études ont également rendu compte de résultats à plus long terme.

Comparaison entre l'activité physique et un traitement simulé (2 études, 123 adultes)
  • L'activité physique pourrait avoir peu ou pas d'effet sur la douleur.

  • L'activité physique pourrait améliorer légèrement la fonction articulaire. Sur une échelle de 0 à 100, où une différence de 13 points correspond à un changement significatif, les personnes ayant pratiqué une activité physique ont obtenu un score supérieur de 7,4 points à celui des personnes ayant reçu un traitement simulé.

  • Aucune étude n’a rendu compte du bien-être ou du succès du traitement.

  • Les personnes qui pratiquent une activité physique ne semblent pas plus susceptibles d'arrêter le traitement.

  • Nous ne savons pas avec certitude si l'activité physique entraîne davantage d'événements indésirables.

Activité physique comparée à l'absence de traitement, aux soins usuels ou à une éducation limitée (10 études, 494 adultes)
  • L'activité physique améliore probablement la douleur et la fonction articulaire, mais seulement de façon légère. Sur une échelle de 0 à 100, les personnes ayant pratiqué une activité physique ont obtenu un score supérieur de 7,2 points pour la douleur (une différence de 12 points étant considérée comme un changement significatif) et de 8,8 points pour la fonction articulaire (une différence de 13 points étant considérée comme un changement significatif), par rapport aux personnes en absence de traitement, bénéficiant de soins usuels ou d’une intervention éducative.

  • L'activité physique a probablement peu ou pas d'effet sur le bien-être.

  • Les personnes qui pratiquent une activité physique ne semblent pas plus enclines à déclarer que le traitement est un succès ni à interrompre leur traitement.

  • Nous ne savons pas avec certitude si l'activité physique entraîne davantage d'événements indésirables.

Activité physique associée à un autre traitement, comparée à ce dernier seul (7 études, 751 adultes)
  • L'activité physique a probablement peu ou pas d'effet sur la douleur, la fonction articulaire, le bien-être ou l’arrêt du traitement.

  • L'activité physique pourrait avoir peu ou pas d'effet sur le succès du traitement rapporté par les participants.

  • Les personnes qui pratiquent une activité physique présentent probablement un peu moins d'événements indésirables.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Comme les études portaient sur des personnes présentant différents niveaux de douleur à la hanche et d’invalidité, les résultats sont susceptibles de s’appliquer à la plupart des adultes atteints d’arthrose de la hanche. Cependant, très peu d’adultes jeunes ont participé à ces études ; les conclusions pourraient donc ne pas s’appliquer aussi bien aux personnes plus jeunes.

Dans la plupart des études, les participants savaient s’ils pratiquaient une activité physique, et la douleur ainsi que la fonction physique étaient auto-déclarées. Cela peut donner l’impression que l’activité physique est plus efficace qu’elle ne l’est réellement.

Nous avons un niveau de confiance modéré dans certains résultats et moins de confiance dans d’autres. Cela s’explique par le fait que de nombreuses études étaient de petite envergure et que les résultats variaient d’une étude à l’autre. De nouvelles recherches pourraient modifier ces résultats.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette revue est une mise à jour de notre précédente revue publiée en 2014. Les données probantes sont à jour en février 2025.

Hall M, Lawford BJ, Hinman RS, Dobson F, Spiers L, Kimp A, French HP, Reichenbach S, Hernandez-Molina G, Bennell KL

Quelles méthodes permettent de réduire au minimum les prélèvements sanguins chez les bébés nés prématurément ?

1 week ago
Principaux messages
  • Le prélèvement de sang au niveau du cordon ombilical ou du placenta, plutôt que directement chez les bébés nés trop tôt (prématurés), réduit probablement la rétinopathie du prématuré, une maladie oculaire pouvant affecter la vision, et pourrait réduire des complications telles que les hémorragies cérébrales (hémorragie intraventriculaire) et la dysplasie bronchopulmonaire, un type de maladie pulmonaire.

  • Nous ne savons pas si le fait de réinjecter le sang après les analyses ou d’appliquer des règles strictes pour limiter les prélèvements sanguins contribue à réduire au minimum ces prélèvements et les complications qui y sont associées.

  • Il est nécessaire de mener des études à grande échelle et de haute qualité, suivant les bébés jusqu’à l’âge de trois ans au moins, afin de mieux comprendre quelles méthodes sont les plus efficaces et comment elles influent sur le développement à long terme. Les études futures devraient explorer de nouvelles approches, telles que le prélèvement de très petites quantités de sang pour les analyses ou l'utilisation de liquides biologiques autres que le sang, comme la salive et l'urine, en plus des méthodes décrites ici.

Pourquoi est-il important de réduire au minimum les prélèvements sanguins chez les bébés nés prématurément ?

Les bébés nés avant 37 semaines de grossesse (dits « prématurés ») ont souvent besoin de nombreux prélèvements sanguins pendant leur séjour à l’hôpital. Comme ces bébés sont très petits, des prélèvements sanguins répétés peuvent réduire considérablement leur volume sanguin total. Cela peut entraîner la nécessité de transfusions sanguines.

Plusieurs études ont été réalisées pour réduire la perte de sang, telles que l’utilisation du sang du cordon ombilical ou du placenta à la naissance, le prélèvement d’échantillons de sang très petits, la réinjection du sang au bébé après analyse, ou le respect de règles strictes visant à limiter la fréquence des prélèvements. On ne sait pas encore avec certitude laquelle de ces méthodes est efficace et sûre.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer si les différentes stratégies visant à réduire les prélèvements sanguins chez les prématurés :

  • améliorent leur survie ;

  • réduisent les troubles du développement physique ou mental, notamment la cécité, la surdité et la paralysie cérébrale (une affection chronique qui affecte les mouvements, la posture et le contrôle musculaire), à partir de 18 mois ;

  • réduisent les complications graves, notamment la rétinopathie du prématuré (une maladie oculaire pouvant affecter la vision), les hémorragies cérébrales (hémorragies intraventriculaires) et la dysplasie bronchopulmonaire, un type de maladie pulmonaire.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué une recherche d’études comparant différentes stratégies visant à réduire les prélèvements sanguins aux soins usuels prodigués aux prématurés. Nous avons comparé et synthétisé les résultats de ces études et évalué notre niveau de confiance dans les données probantes, en fonction de la conception des études et du nombre de bébés inclus.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié cinq études portant sur 365 bébés très prématurés (nés plus de trois mois avant la date prévue de l’accouchement). Deux études ont été menées en Inde, deux aux États-Unis et une en Israël. L’étude la plus petite portait sur 20 bébés, et la plus grande, sur 102.

Une étude a bénéficié d’un financement provenant du gouvernement, d’un téléthon caritatif et d’une entreprise technologique. L’auteur d’une autre étude était également propriétaire de l’entreprise qui a fabriqué et fourni le dispositif de retour sanguin utilisé dans l’étude. Les trois études restantes n’ont soit pas fourni de détails sur leur financement, soit déclaré qu’il n’y avait aucun conflit d’intérêts.

Principaux résultats

Aucune de ces études n’a rendu compte des résultats concernant les troubles du développement physique ou mental (notamment la cécité, la surdité et la paralysie cérébrale) lorsque les bébés avaient 18 mois ou plus.

L'utilisation du sang du cordon ombilical ou du placenta à la naissance, plutôt que le prélèvement direct de sang sur le nourrisson :

  • pourrait réduire les hémorragies cérébrales au cours de la première semaine de vie : environ 12 bébés de moins sur 100 pourraient présenter une hémorragie cérébrale grave (de 2 à 16 bébés de moins ; 2 études, 160 bébés) ;

  • pourrait réduire la dysplasie bronchopulmonaire : environ 13 bébés de moins sur 100 pourraient développer cette affection pulmonaire (de 25 de moins à 4 de plus ; 2 études, 152 bébés) ;

  • réduit probablement la rétinopathie du prématuré nécessitant un traitement avant la sortie de l’hôpital : environ 19 bébés de moins sur 100 seraient susceptibles de développer une rétinopathie du prématuré (de 6 à 27 bébés de moins ; 2 études, 152 bébés).

Nous ne savons pas si l’utilisation du sang du cordon ombilical ou du placenta améliore les taux de survie des bébés.

Nous ne savons pas non plus si (1) les dispositifs permettant de réinjecter le sang dans la circulation sanguine du nouveau-né après analyse, ou (2) le respect de règles strictes visant à limiter les prélèvements sanguins, ont une incidence sur :

  • les taux de survie ;

  • les complications graves (notamment la rétinopathie du prématuré, les hémorragies cérébrales et la dysplasie bronchopulmonaire).

Une seule étude de petite envergure a examiné chacune de ces approches.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Nous sommes modérément confiants quant au fait que l’utilisation du sang du cordon ombilical ou du placenta réduit de manière significative le nombre de bébés développant une rétinopathie du prématuré - notre niveau de confiance a été réduit en raison du nombre relativement faible de nourrissons étudiés. Nous avons peu ou pas confiance dans les données probantes relatives à la survie et aux autres complications graves (hémorragie cérébrale et dysplasie bronchopulmonaire), car les études étaient de très petite taille et, dans certains cas, les résultats variaient.

Nous ne sommes pas convaincus par les données probantes concernant (1) les dispositifs permettant de réinjecter le sang dans la circulation sanguine du nourrisson et (2) le respect de règles strictes visant à limiter les prélèvements sanguins, car :

  • Trop peu d’études ont porté sur ces méthodes ;

  • le nombre de nourrissons inclus était faible ;

  • nous avions des réserves quant aux méthodes utilisées dans ces études, à la présentation des résultats, ou aux deux.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes ont été actualisées en septembre 2025.

Nissimov S, Sibrecht G, Weerasekara I, Bartocci M, Bruschettini M, supported by Cochrane Sweden and Cochrane Neonatal

Quels sont les bénéfices et risques des médicaments stimulant la respiration (tels que la caféine) pour la prévention ou le traitement d’un faible taux d’oxygène ou de difficultés respiratoires chez les bébés nés quelques semaines avant terme ?

1 week ago
Principaux messages
  • Une seule étude a examiné si l’administration de médicaments stimulant la respiration, comme la caféine, à des bébés nés quelques semaines avant terme pouvait aider à prévenir ou à réduire les problèmes liés à un faible taux d’oxygène ou à des difficultés respiratoires. Cela signifie que nous disposons de très peu de données probantes concernant leur utilisation.

  • La caféine pourrait contribuer à réduire le nombre de fois où les prématurés tardifs présentent un faible taux d’oxygène, mais nous ne savons pas si elle réduit le besoin d’une aide à la respiration (assistance respiratoire) ; et nous ne savons pas avec certitude si la caféine provoque des effets indésirables.

  • Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer si les médicaments stimulant la respiration sont utiles et sans danger pour les bébés nés quelques semaines avant terme. Nous avons trouvé certaines études qui seront publiées prochainement et qui permettront de mettre à jour les données probantes.

Quel est l’âge des bébés prématurés tardifs ?

Les bébés nés quelques semaines avant terme, entre 34 et 36 semaines de grossesse, sont qualifiés de « prématurés tardifs ». Ces bébés ne sont pas aussi développés que les bébés nés à terme (après 37 semaines, soit 8,5 mois), et leurs poumons ainsi que d’autres organes peuvent être plus fragiles.

Qu’est-ce que l’hypoxémie intermittente ?

Il arrive parfois que le taux d’oxygène d’une personne baisse pendant de courtes périodes (un état appelé hypoxie intermittente). Lorsque cela se produit, il est difficile de respirer. Les difficultés respiratoires peuvent entraîner des problèmes à long terme en causant des lésions cérébrales.

Que sont les méthylxanthines ?

Les méthylxanthines sont des médicaments qui facilitent la respiration en détendant les muscles que nous utilisons pour respirer. La caféine est la méthylxanthine la plus couramment utilisée, car elle présente moins d’effets indésirables que les autres types.

Que voulions-nous savoir ?

Bien que les méthylxanthines telles que la caféine soient souvent utilisées, avec succès, pour traiter les difficultés respiratoires chez les grands prématurés (nés avant 32 semaines de grossesse), elles sont moins souvent utilisées chez les prématurés tardifs, et on ne sait pas avec certitude si ce traitement peut leur être bénéfique. Nous voulions savoir si les méthylxanthines étaient plus efficaces que l’absence de traitement ou un traitement factice (placebo) pour prévenir ou traiter les problèmes liés à un faible taux d’oxygène ou à la respiration chez les prématurés tardifs. Nous souhaitions également déterminer si ces médicaments entraînent des effets indésirables.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études comparant les méthylxanthines à un placebo ou à l’absence de traitement chez les prématurés tardifs. Nous avons recherché des études qui mesuraient :

  • la fréquence des épisodes de faible taux d’oxygène chez les bébés ;

  • s'ils avaient besoin d'une aide à la respiration ;

  • la durée de leur séjour hospitalier ;

  • si le traitement avait des effets indésirables ;

  • si les bébés avaient survécu jusqu'à leur sortie de l'hôpital.

Nous avons examiné les résultats de la seule étude que nous avons trouvée. Nous avons résumé ces résultats et évalué notre niveau de confiance dans les données probantes en fonction de facteurs tels que le nombre de bébés inclus dans l’étude (taille de l’étude) et les méthodes utilisées pour mener cette étude.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons trouvé une étude néo-zélandaise portant sur 132 bébés prématurés tardifs. Cette étude comparait différentes doses de caféine à un placebo et a donné les résultats suivants.

  • La caféine pourrait réduire le nombre de fois où les bébés présentent un faible taux d'oxygène sur plus d’une semaine à partir du début du traitement.

  • On ne sait pas avec certitude si la caféine aide à résoudre d’autres problèmes, comme le besoin d’une aide à la respiration, ni si elle améliore les chances de sortir plus tôt de l’hôpital ou de survivre jusqu’à la sortie.

  • On ne sait pas avec certitude si la caféine provoque des effets indésirables.

  • L’étude n’a pas rapporté d’autres critères de jugement importants, tels que le développement à long terme ou le nombre de fois où un bébé cessait de respirer (apnée).

Nous n’avons trouvé aucune étude portant sur l’utilisation des méthylxanthines pour traiter, plutôt que pour prévenir, les difficultés respiratoires chez ces bébés.

Quelles sont les limites des données probantes ?

La principale limite est que nous n’avons trouvé qu’une seule étude. Cela signifie que nous ne pouvons pas être certains des résultats. L'étude n'a pas rapporté tous les résultats qui nous intéressaient, et certains résultats n'étaient pas clairs. Notre confiance dans ces résultats est très faible, car ils reposent sur une seule petite étude, et nous avions certaines réserves quant à la manière dont l’étude a été menée et dont ses résultats ont été présentés. De futures recherches pourraient modifier ces résultats.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes sont à jour jusqu’en décembre 2025. Cinq études sont en cours et, une fois achevées, leurs résultats pourraient nous aider à mieux comprendre si les méthylxanthines sont utiles et sûres pour les prématurés tardifs.

Bodrero E, Isaza-López MC, Pahl A, Fiander M, Soll RF, Bruschettini M, supported by Cochrane Sweden and the Cochrane Neonatal Review Group

Les traitements de la déglutition améliorent-ils les troubles de la déglutition (dysphagie) chez les personnes ayant récemment subi un AVC ?

1 week ago
Principaux messages
  • Les traitements de la déglutition pourraient améliorer la déglutition chez les personnes ayant récemment subi un accident vasculaire cérébral (AVC), mais aucun traitement ne semble être globalement efficace.

  • La stimulation électrique appliquée à la surface du cou et du crâne, la stimulation de nerfs et la combinaison de traitements réduisent probablement la sévérité des troubles de la déglutition. L’acupuncture réduit probablement les troubles de la déglutition à la fin de l’essai et améliore la sécurité de la déglutition. Les médicaments réduisent probablement la survenue d’infections pulmonaires. La stimulation électrique de l’intérieur du cou réduit probablement le nombre de personnes ayant besoin d’une sonde respiratoire à la fin de l’étude.

  • Les futures études devraient être plus grandes et de meilleure qualité.

Pourquoi un traitement de la déglutition est-il nécessaire chez les personnes ayant subi un AVC ?

Les personnes ayant subi un AVC ont souvent des difficultés à mâcher et à avaler leur salive, ainsi que les aliments et les boissons (ce que l’on appelle la « dysphagie »). Ce problème peut toucher jusqu’à 80 % des personnes ayant subi un AVC et peut entraîner :

  • des étouffements et des infections pulmonaires, lorsque la salive et les aliments sont inhalés au lieu d’être avalés ;

  • une dénutrition et une perte de poids, pouvant ralentir le rétablissement ;

  • une mauvaise qualité de vie ;

  • des séjours prolongés à l’hôpital ; et

  • une augmentation du risque de décès ou de placement en établissement de soins de longue durée.

La déglutition s’améliore souvent sans traitement, mais 15 % à 51 % des personnes touchées présentent encore des troubles de la déglutition environ deux semaines après leur AVC.

Qu’est-ce qu’un traitement de la déglutition ?

Les traitements de la déglutition visent à accélérer la récupération de la fonction de déglutition et à réduire les effets négatifs des troubles de la déglutition sur la santé et le bien-être.

Il existe différents types de traitements de la déglutition. Nous nous sommes intéressés aux suivants :

  • l’acupuncture ;

  • les exercices de déglutition ;

  • les médicaments ;

  • la stimulation du cou par des impulsions électriques (SENM : externe ; PES : interne) ou du cerveau par des impulsions électriques (tDCS) ou magnétiques (TMS, TBS) ;

  • la stimulation physique par le froid, les saveurs acides ou les boissons gazeuses ;

  • la stimulation de nerfs ; et

  • des associations de ces traitements.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions évaluer l’efficacité des traitements visant à améliorer la déglutition chez les personnes ayant subi un AVC, jusqu’à six mois après leur AVC. Nous nous sommes intéressés :

  • à la sévérité de leurs troubles de la déglutition après le traitement ;

  • au nombre de personnes présentant des troubles de la déglutition à la fin de l’essai ;

  • à quel point leur déglutition était sûre ;

  • à la diminution éventuelle des infections pulmonaires ou des pneumonies grâce à l’amélioration de la déglutition ; et

  • au nombre de personnes dépendantes d’une sonde respiratoire.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études portant sur différents traitements de la déglutition chez les adultes présentant des troubles de la déglutition après un AVC. Les études devaient comparer un traitement aux soins usuels, à l’absence de traitement ou à un traitement placebo (c’est-à-dire un traitement inactif qui ressemble à un véritable traitement). Les soins usuels pouvaient correspondre à n’importe quel traitement ou association de traitements, mais devaient être identiques pour toutes les personnes participant aux études.

Nous avons lu attentivement les études et consigné leurs résultats. Nous avons également évalué le degré de confiance dans les résultats en examinant la taille des essais et la qualité de leur réalisation.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons trouvé 181 études portant sur 11 500 personnes.

  • Sévérité des troubles de la déglutition après le traitement : l’acupuncture, les exercices de déglutition et les médicaments pourraient réduire les troubles de la déglutition, mais les données probantes sont très incertaines. La stimulation physique et la stimulation magnétique du cerveau (TBS, TMS) pourraient réduire les troubles de la déglutition, tandis que la SENM, la tDCS, la stimulation de nerfs et les traitements combinés les réduisent probablement. La PES pourrait avoir peu ou pas d’effet.

  • Nombre de personnes présentant des troubles de la déglutition à la fin du traitement : l’acupuncture réduit probablement le nombre de personnes présentant des troubles de la déglutition à la fin du traitement, la stimulation physique et la tDCS pourraient également réduire ce nombre. Nous ne sommes pas certains des effets des exercices de déglutition et de la SENM. Les médicaments pourraient réduire ce nombre, tandis que la PES et les traitements combinés pourraient avoir peu ou pas d’effet.

  • Sécurité de la déglutition : l’acupuncture et la TMS améliorent probablement la sécurité de la déglutition, tandis que les exercices de déglutition et la PES pourraient l’améliorer. La TBS pourrait améliorer la sécurité de la déglutition, et la SENM et la tDCS pourraient avoir peu ou pas d’effet, mais les données probantes sont très incertaines.

  • Infections pulmonaires ou pneumonies : les médicaments réduisent probablement le nombre d’infections pulmonaires ou de pneumonies, et l’acupuncture, les exercices de déglutition, la PES et la stimulation physique pourraient le réduire. Nous ne sommes pas certains des effets de la SENM. Les traitements combinés ne réduisent probablement pas le nombre d’infections pulmonaires ou de pneumonies.

  • Besoin d’une sonde respiratoire : la PES réduit probablement le nombre de personnes dépendantes d’une sonde respiratoire. Nous avons de grandes incertitudes quant aux effets des exercices de déglutition.

Quelles sont les limites des données probantes ?

De nombreuses études étaient de petite taille et de qualité insuffisante. Il est donc plus difficile d’avoir confiance dans leurs résultats. Les futures études devraient utiliser des méthodes plus fiables et inclure davantage de participants afin que nous puissions avoir davantage confiance dans les résultats. Étant donné que plusieurs des types de traitement de la déglutition ont fait appel à des méthodes d’administration différentes, nous ne savons pas encore exactement laquelle de ces méthodes est la plus efficace pour chaque type de traitement.

Dans quelle mesure ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes ont été actualisées en juillet 2025. Il s’agit d’une mise à jour de la revue initialement publiée en 1999, et actualisée en 2012 et 2018.

Wilkinson G, Everton LF, Bath PM, Benfield JK

Problématique de la revue

1 week 1 day ago
Quels sont les bénéfices et risques à long terme des différents types de chirurgie bariatrique (également appelée chirurgie métabolique) pour traiter l’obésité et le diabète de type 2 chez les adultes ?Principaux messages
  • Chez les personnes atteintes d’obésité et de diabète de type 2, le bypass gastrique (c’est-à-dire le pontage gastrique de Roux-en-Y et le pontage gastrique à anastomose unique) pourrait être la solution la plus bénéfique pour améliorer le poids corporel, le tour de taille, l’état du diabète de type 2 et la glycémie à long terme, au moins cinq ans après l’intervention. Toutefois, nous avons de grandes incertitudes quant aux résultats concernant le pontage gastrique à anastomose unique.

  • On ignore si les différentes interventions chirurgicales ont un effet sur les risques, tels que les effets indésirables graves sur la santé et la mortalité toutes causes confondues, au moins cinq ans après l’intervention.

  • Des études de plus grande envergure et mieux conçues pourraient contribuer à réduire les incertitudes actuelles et à renforcer notre confiance dans ces résultats.

Qu’est-ce que l’obésité et le diabète de type 2 ?
L’obésité est un état caractérisé par un excès de graisse corporelle pouvant nuire à la santé. Dans le diabète de type 2, l’organisme a des difficultés à contrôler la glycémie car une hormone nommée insuline ne fonctionne pas correctement. Le diabète de type 2 touche souvent les personnes obèses, et ces deux pathologies augmentent le risque de décès prématuré et d’autres problèmes de santé, tels que les maladies cardiovasculaires.

Comment traite-t-on l’obésité et le diabète de type 2 ?

Un traitement axé sur la modification du mode de vie, comme une alimentation équilibrée, la pratique d’une activité physique et des programmes comportementaux, associées à une prise de médicaments, sont souvent privilégiées en premier lieu pour favoriser la perte de poids et améliorer l’état du diabète. Lorsque ces mesures ne donnent pas les résultats escomptés, la chirurgie métabolique et bariatrique peut être envisagée comme option thérapeutique complémentaire. Il existe différents types de chirurgie bariatrique :

  • l'anneau gastrique ;

  • la sleeve gastrique (ablation d'une partie de l'estomac) ;

  • le bypass gastrique de Roux-en-Y (RYGB) ;

  • le bypass gastrique à anastomose unique, ou mini-bypass gastrique ;

  • la plicature gastrique (repliement de l’estomac visant à réduire sa taille) ;

  • la dérivation bilio-pancréatique avec switch duodénal.

Que voulions-nous savoir ?
  • Parmi les différents types de chirurgie, quelles interventions sont les plus sûres et les plus bénéfiques, quand elles sont comparées entre elles ainsi qu’avec un traitement axé sur la modification du mode de vie et la prise de médicaments, en termes de bénéfices et de risques à long terme (suivi d’au moins cinq ans).

  • Si ces interventions chirurgicales permettent d’améliorer le poids corporel, le tour de taille, l’état du diabète de type 2, la glycémie à long terme et la qualité de vie au moins cinq ans après l’opération.

  • Si la chirurgie a une incidence sur les effets indésirables graves sur la santé, la mortalité toutes causes confondues et les complications du diabète de type 2 au cours de cette période.

Comment avons-nous procédé ?
Nous avons effectué une recherche d’études portant sur des personnes atteintes d’obésité et de diabète de type 2. Nous avons inclus les études comparant au moins deux interventions chirurgicales différentes, ou comparant la chirurgie à un traitement axé sur la modification du mode de vie et la prise de médicaments. Nous avons synthétisé et comparé tous les traitements à l’aide d’une méthode appelée méta-analyse en réseau, et nous avons évalué notre niveau de confiance dans les résultats en fonction de facteurs tels que les méthodes utilisées dans les études et la taille des échantillons.

Qu’avons-nous trouvé ?
Nous avons identifié 18 études, portant sur 15 282 personnes atteintes d’obésité et de diabète de type 2. Dans 13 de ces études (portant sur 911 personnes), les participants ont été répartis de manière aléatoire dans au moins deux groupes de traitement. C’est la meilleure façon de s’assurer que les groupes de personnes sont similaires. Cinq études (portant sur 14 371 personnes) ont utilisé des données d’observation « en conditions réelles ». Ces études portaient sur des interventions chirurgicales telles que l’anneau gastrique, la sleeve gastrique, le bypass gastrique de Roux-en-Y, le bypass gastrique à anastomose unique et la plicature gastrique. Nous avons déterminé que :

  • Le bypass gastrique de Roux-en-Y pourrait permettre une perte de poids et probablement une réduction du tour de taille à long terme, par rapport à un traitement axé sur la modification du mode de vie et la prise de médicaments.

  • Le bypass gastrique à anastomose unique et, dans une moindre mesure, la sleeve gastrique, pourraient également entraîner une perte de poids et une réduction du tour de taille, mais nous avons de grandes incertitudes quant à ces résultats.

  • Le bypass gastrique de Roux-en-Y, le bypass gastrique à anastomose unique, la sleeve gastrique et l’anneau gastrique pourraient améliorer l’état du diabète de type 2, mais nous avons de grandes incertitudes quant à ces résultats.

  • On ignore si les différents types de chirurgie ont des conséquences sur les effets indésirables graves ou sur la mortalité toutes causes confondues.

  • Le bypass gastrique de Roux-en-Y pourrait réduire les complications du diabète de type 2 à long terme par rapport aux traitements non chirurgicaux, mais nous avons de très fortes incertitudes quant à ces résultats.

  • Le bypass gastrique de Roux-en-Y pourrait améliorer la glycémie par rapport aux traitements non chirurgicaux.

  • Le bypass gastrique à anastomose unique et la sleeve gastrique pourraient également améliorer la glycémie, mais nous avons de grandes incertitudes quant à ces résultats.

  • Le bypass gastrique de Roux-en-Y et la sleeve gastrique pourraient entraîner une amélioration plus importante de la qualité de vie liée à la santé que les traitements non chirurgicaux, mais là encore, le niveau de confiance concernant ces résultats est très faible.

Quelles sont les limites des données probantes ?
Notre confiance dans les données probantes est souvent faible ou très faible car les études n’ont porté que sur un petit nombre de personnes, et les résultats concernant certains critères de jugement, en particulier les effets indésirables graves sur la santé, la mortalité toutes causes confondues et les complications du diabète de type 2, reposaient sur un nombre très limité d’événements. De plus, pour plusieurs interventions chirurgicales, le nombre d'études était insuffisant pour avoir des certitudes sur les critères de jugement. Il est important de noter que l’évaluation de notre niveau de confiance dans les résultats s’est fondée uniquement sur des études dans lesquelles les participants ont été répartis de manière aléatoire dans des groupes et n’a pas inclus d’études observationnelles.

Ces données probantes sont-elles à jour ?
Ces données probantes ont été actualisées en juin 2024.

Kiesswetter E, Gorenflo L, Schwarzer G, Stadelmaier J, Wallerer S, Marjanovic G, Fink JM, Lehane C, Metzendorf MI, Meerpohl J, Schwingshackl L

Que savons-nous des différentes méthodes de prévention de la dengue ?

1 week 1 day ago
Principaux messages
  • Les vaccins constituent une méthode bien étudiée de prévention de la dengue. La plupart des recherches visent à déterminer si les vaccins sont efficaces et sûrs. On dispose de moins d’informations sur la manière dont les vaccins sont proposés à la population et sur les éventuels changements de comportement des personnes vaccinées.

  • D'autres axes de recherche courants sont l'éducation communautaire, telle que l’apprentissage aux enfants scolarisés des moyens de lutter contre les moustiques, et les modifications de l'environnement, par exemple l'élimination des zones où les moustiques pourraient vivre. La plupart de ces recherches examinent les effets de ces méthodes sur les moustiques. Peu de recherches s’intéressent aux effets de ces méthodes sur la propagation de la maladie.

  • Cette carte des lacunes dans les données probantes met en évidence les domaines où les données probantes existent et ceux où subsistent d’importantes lacunes critiques. Parmi les lacunes critiques figurent : la compréhension du profil des personnes incluses dans les études ; et la manière dont les différentes méthodes ont été utilisées. Nous avons besoin de données probantes supplémentaires dans ces domaines pour aider les populations à prendre des décisions en matière de prévention de la dengue.

Qu'est-ce que la dengue, et pourquoi la prévention est-elle importante ?

La dengue est une maladie causée par un virus transmis par un type spécifique de moustique appelé « Aedes ». La dengue se transmet lorsque ces moustiques piquent les personnes. Elle provoque des symptômes semblables à ceux de la grippe, pouvant évoluer vers une forme plus grave chez environ une personne sur 20, voire entraîner la mort dans certains cas. En 2023, on a recensé plus de 6,5 millions de cas de dengue et plus de 7 300 décès liés à cette maladie dans le monde. La plupart des personnes atteintes de dengue vivent dans des pays à revenu faible et intermédiaire, où les systèmes de santé disposent souvent de peu de ressources pour prévenir la dengue. La dengue s’est récemment propagée, car le réchauffement climatique et l’évolution des régimes pluviométriques ont créé davantage de zones propices à la prolifération des moustiques.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions identifier les données probantes sur la prévention de la dengue et les lacunes importantes qui subsistent. Notre objectif était de cartographier les données probantes disponibles pour chaque méthode de prévention de la dengue, et de déterminer si certaines méthodes et certains moyens d’évaluation des résultats avaient été davantage étudiés que d’autres. Cela devrait nous indiquer sur quoi concentrer les futurs efforts de recherche afin de fournir les informations pertinentes aux personnes œuvrant à la prévention de la dengue. Cette carte des lacunes dans les données probantes ne vise pas à évaluer l’efficacité d’une méthode quelconque.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons cherché les données probantes sur la prévention de la dengue. Ces données probantes pouvaient provenir d’« études primaires », dans lesquelles de nouvelles données sont recueillies directement à la source, par exemple en comparant deux méthodes, ou de « revues systématiques », qui combinent et analysent les résultats de plusieurs études primaires. Nous avons ensuite cartographié les données probantes en fonction :

  • du type de méthode de prévention (par exemple, vaccins, éducation communautaire, gestion de l’environnement) ;

  • de ce que les données probantes mesuraient (effets sur les moustiques, propagation de la maladie, effets comportementaux, modalités de mise en œuvre, sécurité, coûts) ;

  • du plan d'étude ; et

  • des pays où les études ont été menées.

Notre objectif étant de cartographier le nombre et le type d’études disponibles, nous n’avons pas évalué la qualité de la conception et de la conduite de ces études, ni le degré de confiance à accorder à leurs résultats. Toutefois, lorsque nous avons identifié des revues de grande envergure résumant plusieurs études, nous avons évalué notre niveau de confiance dans les données probantes et déterminé dans quelle mesure ces revues pouvaient être utiles aux décideurs politiques chargés de la lutte contre la dengue.

Nous avons demandé à des médecins et à des personnes travaillant dans la lutte contre la dengue de nous aider à :

  • éclairer les décisions concernant les méthodes de prévention et les critères de mesure de l’impact à inclure ;

  • identifier des études supplémentaires ;

  • s’assurer que la carte des lacunes était utilisable et pertinente ; et

  • hiérarchiser les lacunes identifiées à partir de la carte.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons recensé 550 études menées dans de nombreux pays, principalement dans des régions à revenu faible et intermédiaire. Nous avons constaté que certaines méthodes avaient plus d’études que d’autres. Les études mesuraient également des éléments différents. Par exemple, certaines examinaient le nombre de personnes atteintes de dengue, tandis que d’autres s’intéressaient aux changements de comportement.

  • Les vaccins étaient une méthode fréquemment étudiée, avec 99 études et 4 revues, qui se concentraient principalement sur l’efficacité des vaccins et leur innocuité.

  • D’autres méthodes - en particulier l’éducation communautaire (187 études) et la gestion de l’environnement (83 études) - ont surtout été évaluées par des études mesurant les effets sur les moustiques ou les changements de comportement des personnes, tandis que beaucoup moins d’études ont évalué les cas de dengue, les formes graves de la maladie ou les critères de jugement de mise en œuvre (c’est-à-dire des mesures concernant l’ampleur et la qualité de la mise en œuvre d’une méthode).

  • Très peu d’études portant sur des interventions autres que les vaccins ont mesuré les risques ou les coûts, ce qui limite la pertinence des données probantes pour la planification concrète des programmes.

  • Des synthèses de données probantes utiles étaient disponibles pour certaines méthodes, mais pas pour d’autres. Nous avons trouvé plusieurs revues portant sur certaines méthodes (par exemple, les vaccins), mais d’autres méthodes ne faisaient l’objet que de revues obsolètes ou de faible qualité, bien que ces méthodes aient été testées dans de nombreuses études de recherche.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Les études ne fournissaient pas beaucoup d’informations sur les types de personnes incluses ni sur la manière dont les différentes méthodes étaient utilisées. Cela limite notre capacité à comprendre dans quelle mesure la recherche actuelle prend en compte les différences injustes en matière de santé entre différents groupes de personnes (inégalités de santé) et à étayer les décisions gouvernementales concernant la lutte contre la dengue dans différentes régions du monde.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes sont à jour jusqu’en août 2025.

Choi L, Guedes Alcoforado Aguiar B, Wisniewski S, Modesto ACF, Lopes LP, Salvador Carrillo J, Moura MDel Grossi, Noel-Storr AH, Parker R, Lopes LC

Les mouvements doux visant à stimuler l’oreille interne et le cerveau (stimulation vestibulaire) améliorent-ils la santé des bébés nés avant neuf mois de grossesse ?

1 week 2 days ago
Principaux messages
  • Nous ne sommes pas certains des effets du bercement des prématurés visant à stimuler leur oreille interne et leur cerveau (stimulation vestibulaire) sur la mortalité par rapport à l'absence de stimulation ; il pourrait y avoir peu ou pas de différence en termes de prise de poids.

  • Nous avons identifié trop peu d’études rapportant les effets de la stimulation vestibulaire sur le développement physique ou mental, tels que les difficultés d’apprentissage, la paralysie cérébrale ou la cécité. Aucune étude n’a comparé un type de stimulation vestibulaire à un autre ; il est donc difficile de déterminer quels types de stimulation vestibulaire seraient les plus efficaces.

  • Les futures études devraient être de plus grande envergure, utiliser des méthodes plus rigoureuses, et définir et présenter leurs résultats de manière plus claire.

Qu'est-ce que le système vestibulaire ?

Le système vestibulaire est un système sensoriel situé au niveau de l’oreille interne et du cerveau. Il contrôle l’équilibre et la coordination physique. Il nous aide à maintenir notre posture debout, assis ou en marche ; il aide notre cerveau à traiter ce que nous voyons et entendons. Il est essentiel pour nous orienter dans notre quotidien. Comme les autres organes et systèmes sensoriels, le système vestibulaire se développe durant la grossesse.

Qu'est-ce que la stimulation vestibulaire ?

La stimulation vestibulaire implique des mouvements du corps comme se bercer, se balancer, rouler, tourner et rebondir. Dans l’utérus, les bébés reçoivent ce type de stimulation à travers les mouvements de la mère. Après la naissance, les bébés reçoivent ce type de stimulation lorsqu’on les prend dans les bras, les nourrit, les lave et les change, joue avec eux et les retourne sur le ventre ou sur le côté. Les prématurés, nés avant le neuvième mois de grossesse, peuvent ne pas recevoir autant de ce type de stimulation que les bébés nés à terme, car ils peuvent être assez petits et fragiles, ou malades et placés en couveuse. Cela peut affecter leur développement physique et mental. Par exemple, ils peuvent développer des problèmes respiratoires, ne pas prendre de poids, ou être sourds ou aveugles.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer si la stimulation du système vestibulaire des prématurés hospitalisés par des mouvements de bercement doux, des changements de position, des balancements dans un hamac ou en les allongeant sur un matelas à eau ou un matelas pneumatique, pouvait être bénéfique et bien tolérée pour leur bien-être à court et à long terme. Plus précisément, nous souhaitions déterminer si la stimulation vestibulaire pourrait :

  • réduire le nombre de bébés présentant des retards physiques ou mentaux entre 18 et 24 mois ;

  • favoriser la prise de poids des nourrissons ;

  • réduire la mortalité chez les bébés pendant leur hospitalisation après la naissance.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué des recherches pour trouver des études menées dans des unités de soins intensifs néonatals comparant :

  • tout type de stimulation vestibulaire à l’absence de stimulation vestibulaire ;

  • un type de stimulation vestibulaire à un autre. Par exemple, le balancement dans un hamac par rapport au balancement sur un matelas à eau.

Nous avons comparé et récapitulé les résultats des études et évalué notre niveau de confiance dans les données probantes en fonction de facteurs tels que la taille de l’étude (nombre de bébés) et les méthodes utilisées.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 4 études portant sur 196 prématurés. Trois études ont été menées aux États-Unis et une au Canada. Dans toutes les études, la stimulation vestibulaire a été réalisée par des professionnels de la santé. Les études ont examiné différents types de stimulation vestibulaire.

  • Une étude a évalué la stimulation vestibulaire à l’aide d’un matelas pneumatique se balançant d’avant en arrière à un rythme régulier.

  • Une étude a évalué la stimulation vestibulaire à l'aide d'un matelas à eau se balançant d'avant en arrière à un rythme régulier.

  • Une étude a évalué le bercement.

  • Une étude a évalué la stimulation à l'aide d'un fauteuil à bascule (VestibuGlide).

Aucune étude n’a fourni de données probantes concernant des handicaps tels que la paralysie cérébrale, un retard de développement physique ou mental, la cécité ou la surdité. Nous n’avons trouvé aucune étude comparant directement différents types de stimulation vestibulaire.

Principaux résultatsStimulation vestibulaire comparée à l’absence d’intervention

Il est très difficile de déterminer si la stimulation vestibulaire comparée à l’absence de stimulation aurait un effet sur la mortalité (1 étude, 122 bébés).

Trois études (169 bébés) ont porté sur la prise de poids, mais elles en donnaient des définitions différentes et l’ont mesurée sur des périodes différentes ; nous n’avons donc pas pu combiner leurs résultats. Nous ne savons pas si la stimulation vestibulaire aurait une incidence sur la prise de poids par rapport à l’absence de stimulation.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Nous accordons peu de crédit à ces résultats, car le peu d’études trouvées n’étaient pas bien conçues et portaient sur un petit nombre de bébés. Plusieurs études n’ont rien rapporté sur les critères de jugement ou ne disposaient pas de données qui nous intéressaient.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes sont valables jusqu’au 26 octobre 2025.

Prescott MG, Lenells M, Fiander M, Soll RF, Bruschettini M, Wróblewska-Seniuk K, supported by Cochrane Sweden and Cochrane Neonatal

À quelle fréquence, à quel moment et quelles valeurs cibles utiliser pour mesurer la glycémie chez les adultes atteints de diabète de type 1 ?

1 week 2 days ago
Principaux messages
  • D’après les trois études incluses, nous avons constaté qu’effectuer des mesures de la glycémie plus fréquentes pourrait aider les personnes à mieux contrôler leur glycémie au fil du temps, bien que le niveau de confiance des données probantes soit très faible.

  • De futures études sont nécessaires pour déterminer la meilleure façon pour les personnes atteintes de diabète de type 1 de contrôler leur glycémie à domicile, notamment la fréquence des contrôles, à quels moments et quelles valeurs cibles viser, afin de fournir des recommandations claires aux personnes concernées et à leurs médecins.

  • Les personnes souhaitant savoir à quelle fréquence contrôler leur glycémie doivent en parler à leur professionnel de santé, car le choix le plus approprié peut dépendre des besoins spécifiques du patient.

Qu'est-ce que le diabète de type 1 ?

Le diabète de type 1 est une maladie chronique qui survient lorsque l’organisme ne produit plus d’insuline. L’insuline est une hormone qui transforme les aliments en énergie et régule le taux de sucre dans le sang. Les personnes atteintes de diabète de type 1 doivent s'injecter de l'insuline tous les jours. Beaucoup mesurent également leur glycémie régulièrement, ce qui peut les aider à adapter les doses d’insuline et à gérer leur alimentation, leur activité physique et leurs activités quotidiennes de manière plus sûre. Les personnes atteintes de diabète de type 1 mesurent généralement leur glycémie entre 4 et 10 fois par jour.

Les recommandations proposent différentes façons de contrôler sa glycémie. On ne sait toujours pas quelle approche est la plus efficace, en particulier lorsque les bandelettes de test ou d’autres ressources sont limitées.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions déterminer quelle méthode de contrôle de la glycémie quotidienne était la plus efficace pour les adultes atteints de diabète de type 1. Cela inclut le nombre de fois par jour où peut être nécessaire de mesurer leur glycémie, les moments de la journée où ces mesures sont les plus utiles, ainsi que les valeurs glycémiques à essayer de maintenir. Nous souhaitions également savoir si les différentes méthodes de contrôle de la glycémie avaient une incidence sur la santé et le bien-être quotidien des personnes concernées.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études comparant différentes méthodes de contrôle de la glycémie chez des adultes âgés de 18 ans et plus atteints de diabète de type 1. Ces études portaient notamment sur la fréquence des mesures, les moments de la journée où ces mesures étaient effectuées et les valeurs glycémiques que les personnes cherchaient à atteindre. Nous avons comparé et synthétisé les résultats des études, puis évalué le niveau de confiance des données probantes sur la base de facteurs tels que la méthodologie et la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié trois études portant sur 16 481 adultes atteints de diabète de type 1. Ces trois études se sont uniquement intéressées à la fréquence des mesures de la glycémie. Aucune étude n’a rapporté de données probantes sur les moments de la journée les plus appropriés pour mesurer la glycémie, ni sur les meilleures valeurs cibles à utiliser.

  • Dans une étude (123 participants), les personnes qui contrôlaient leur glycémie de manière plus rigoureuse tout au long de la journée auraient pu présenter, au bout de neuf mois, des taux de glycémie légèrement inférieurs à ceux des personnes recevant des soins usuels conformément aux recommandations standard en matière de diabète, mais les données probantes sont très incertaines.

  • Dans les deux autres études (16 358 personnes), qui ont suivi les participants pendant une période allant jusqu’à deux ans, ceux qui contrôlaient leur glycémie plus souvent avaient tendance à présenter un meilleur contrôle glycémique. Ceux qui effectuaient des contrôles plus fréquents présentaient les taux de glycémie les plus bas. Toutefois, ces données probantes sont très incertaines.

Les études que nous avons identifiées vont toutes dans le même sens, suggérant un bénéfice lié à des contrôles plus fréquents.

Aucune étude n’a rapporté d’effets sur :

  • les épisodes d’hypoglycémie ;

  • l'acidocétose diabétique, une complication potentiellement mortelle du diabète qui peut survenir en cas de manque d'insuline ;

  • les complications à long terme du diabète ; ou

  • la qualité de vie.

Les personnes qui s'interrogent sur la fréquence à laquelle elles doivent contrôler leur glycémie devraient en discuter avec leur professionnel de santé, car le choix le plus approprié peut dépendre de la situation de chacun.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Notre niveau de confiance dans les données probantes est très faible. Les études étaient peu nombreuses, de petite taille ou présentaient des problèmes méthodologiques. Par conséquent, nous ne savons toujours pas à quelle fréquence les adultes atteints de diabète de type 1 devraient mesurer leur glycémie, quels sont les moments de la journée les plus appropriés pour le faire, ni quelles valeurs de glycémie ils devraient cibler.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes ont été actualisées en janvier 2026.

Taneri PE, Bongaerts B, Shokraee K, Thinakaran K, Wolf MV, Metzendorf MI, Roglic G, Franco JVA, Guo Y
Checked
3 hours 51 minutes ago
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