Derniers résumés en Français

Les ceintures lombaires et autres dispositifs aident-ils les personnes atteintes de lombalgie chronique à se déplacer plus facilement ?

7 minutes 5 seconds ago
Principaux messages
  • Chez les adultes atteints de lombalgie chronique, les dispositifs de soutien lombaire utilisés seuls, sans traitement complémentaire, ne réduisent pas nécessairement la douleur ni le handicap.

  • Chez les adultes atteints de lombalgie chronique, la douleur peut être légèrement atténuée lorsque les dispositifs de soutien lombaire sont associés à des antalgiques, comparé à l’utilisation des antalgiques seuls. Nous ne connaissons pas leur effet sur le handicap. Nous ne savons pas si le fait d’ajouter une intervention éducative ou des exercices physiques aux dispositifs de soutien lombaire est plus efficace que l’intervention éducative et les exercices physiques seuls, ni si l’ajout de la kinésithérapie aux dispositifs de soutien lombaire présente un bénéfice par rapport à la kinésithérapie seule.

  • Des recherches supplémentaires sont nécessaires, en particulier chez les personnes âgées et les populations vivant dans les pays à faibles et moyens revenus.

Qu’est-ce que la lombalgie ?

La lombalgie est une douleur située dans la partie inférieure du dos, qui peut aussi irradier vers une ou les deux jambes. Lorsque les symptômes persistent au-delà de 12 semaines on parle de lombalgie chronique, une cause fréquente de handicap qui affecte la qualité de vie des personnes dans le monde entier. On estime qu’elle constitue la principale cause de besoin de rééducation, ce qui la rend coûteuse en termes de dépenses de santé et de journées de travail perdues.

Que sont les dispositifs de soutien lombaire et autres aides techniques ?

Les dispositifs de soutien lombaire comprennent les corsets, les ceintures et autres soutiens qui aident à stabiliser ou à soutenir le bas du dos. Certains sont fabriqués en plastique rigide afin de limiter les mouvements. D’autres sont plus souples, autorisant une certaine mobilité tout en assurant un maintien lors des mouvements.

Les autres aides techniques sont des dispositifs qui aident les personnes en situation de handicap à se déplacer plus facilement. Il s'agit notamment des fauteuils roulants, des scooters de mobilité, des tricycles, des béquilles, des cannes et des déambulateurs.

Que voulions-nous savoir ?

Nous souhaitions savoir si les dispositifs de soutien lombaire et autres aides techniques destinés aux adultes atteints de lombalgie chronique contribuaient à réduire la douleur et le handicap, et à améliorer la qualité de vie liée à la santé. Nous nous sommes également intéressés à la tolérance de ces traitements, si les personnes recevant ces traitements les jugeaient utiles, ou si cela leur permettait de réduire la consommation d’antalgiques ou de réduire les chutes, ainsi qu’à leurs effets sur l’anxiété, la dépression et la participation à des activités sociales.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études dans lesquelles des personnes atteintes de lombalgie chronique recevaient soit un traitement spécifique contre la douleur lombaire, soit des « soins usuels » (par exemple, antalgiques, kinésithérapie, éducation thérapeutique) ou bien l’absence de traitement, et dans lesquelles les résultats des différents groupes étaient comparés entre eux. Nous avons regroupé les résultats d’études similaires et évalué le niveau de confiance des données probantes.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié huit études portant sur 501 hommes et femmes âgés de 25 à 78 ans. Ces personnes étaient atteintes de lombalgie chronique depuis un à cinq ans. Toutes les études portaient sur les dispositifs de soutien lombaire (par exemple ceintures lombaires ou corsets). Cinq de ces études ont été menées dans des pays à revenu faible ou intermédiaire (Bangladesh, Iran, Turquie) et trois dans des pays à revenu élevé (Japon, États-Unis).

Principaux résultats
  • Les dispositifs de soutien lombaire seuls, comparé à l’absence de traitement, pourraient avoir un effet faible voire nul sur la douleur et le handicap après trois mois (1 étude, 107 participants).

  • L’association de dispositifs de soutien lombaire et d’antalgiques pourrait entraîner une légère réduction de l’intensité de la douleur après trois à quatre semaines comparé aux antalgiques seuls, mais les données probantes sont très incertaines en ce qui concerne le handicap (2 études, 149 participants).

  • Nous sommes très incertains quant à l’effet de l’ajout des dispositifs de soutien lombaire à un programme d’exercices et d’éducation (c’est-à-dire l’enseignement de la structure et des mouvements du bas du dos, de son fonctionnement dans les activités quotidiennes, des affections courantes pouvant entraîner des lombalgies, ainsi que des différentes options thérapeutiques permettant de prendre en charge et de soulager les symptômes) sur la douleur et le handicap après six semaines, comparé à un programme comprenant uniquement des exercices et de l’éducation (1 étude, 24 ou 25 participants).

  • Nous sommes très incertains quant à l'effet de l'association de dispositifs de soutien lombaire et de kinésithérapie conventionnelle (comprenant des ultrasons, de l’électrothérapie, de la chaleur, ainsi que des exercices visant à améliorer la souplesse et à renforcer la musculature) sur la douleur et le handicap après quatre semaines, en comparaison à la kinésithérapie conventionnelle seule (1 étude, 41 participants).

Quelles sont les limites des données probantes ?
  • Dans l’ensemble, notre confiance dans ces résultats est limitée, et nos conclusions pourraient évoluer si d’autres études sont réalisées.

  • La principale limite de cette étude résidait dans le fait que les participants et les professionnels de santé savaient quel traitement était administré. Même si cela est impossible à éviter dans ce type d’études, cela a pu influencer la façon dont les participants percevaient leur douleur ou leur handicap, ainsi que la manière dont ils les évaluaient.

  • Aucune des études n'a fait état d'effets indésirables liés aux traitements.

  • Les caractéristiques des participants n’ont généralement pas été décrites en détail. Il est difficile de savoir comment ces résultats pourraient s’appliquer à l’ensemble des patients atteints de lombalgie chronique.

  • Aucune étude n’a évalué les aides techniques à la mobilité telles que les aides à la marche ou les fauteuils roulants, bien que ces traitements soient souvent prescrits et puissent potentiellement influer sur la douleur et le handicap. Ce manque dans les données est particulièrement significatif pour les personnes âgées et les personnes en situation de handicap.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Ces données probantes sont à jour en janvier 2025.

Arienti C, Lazzarini SG, Zaina F, Cordani C, Dal Farra F, Minozzi S, Kiekens C, Negrini S

Quels sont les bénéfices et risques des médicaments appelés modulateurs des récepteurs de la progestérone (MRP) pour traiter l’endométriose (une maladie caractérisée par la présence de tissu en dehors de l’utérus) ?

7 minutes 5 seconds ago
Principaux messages
  • Dans la prise en charge de l’endométriose (une affection où un tissu se développe en dehors de l’utérus), des études comparant un modulateur des récepteurs de la progestérone (MRP ; un médicament qui modifie l’action de l’hormone progestérone dans l’organisme) à un placebo (un traitement factice ou simulé qui ne contient aucun médicament mais dont l’aspect et le goût sont identiques à ceux du médicament testé) ont montré qu’un MRP appelé mifépristone pourrait soulager les règles douloureuses. Cependant, il pourrait provoquer des bouffées de chaleur.

  • Un modulateur des récepteurs de la progestérone (MRP) appelé gestrinone pourrait être moins efficace que les médicaments appelés analogues de la gonadolibérine (GnRH ; qui réduisent la quantité d’œstrogènes produite par les ovaires) pour traiter les règles douloureuses, mais pourrait atténuer les douleurs pendant les rapports sexuels. La gestrinone pourrait aussi provoquer moins de bouffées de chaleur. Nous ne savons pas comment la gestrinone se compare à un traitement appelé danazol concernant les douleurs non liées aux règles, les règles douloureuses ou les douleurs pendant les rapports sexuels. Nous ne savons pas si la gestrinone ou le danazol entraîne davantage d’effets indésirables.

  • De futures études devraient comparer les MRP aux médicaments actuellement utilisés pour traiter les symptômes de l’endométriose et se concentrer sur l’évaluation de la douleur à l’aide de méthodes reconnues et fiables. Des études de plus grande envergure et bien conçues sont également nécessaires pour évaluer les bénéfices et les effets indésirables des MRP autres que la mifépristone et la gestrinone.

Qu’est-ce que l’endométriose ?

L’endométriose est une affection dans laquelle un tissu, similaire à celui de l’utérus, se développe en dehors de l’utérus. L’endométriose est dépendante des œstrogènes et se manifeste donc principalement pendant la période de fertilité. Elle peut provoquer des douleurs au ventre (abdomen), généralement pendant les règles (menstruations) ou lors des rapports sexuels.

L’endométriose est traitée par différents types de traitements médicaux ou chirurgicaux. Les MRP sont des médicaments qui modifient l'action de l'hormone progestérone dans l'organisme. Les MRP incluent la mifépristone, la gestrinone, l’acétate d’ulipristal, le vilaprisan et l’asoprisnil. Ces médicaments peuvent ralentir ou arrêter le développement du tissu qui recouvre l’intérieur de l’utérus. Ils ont donc été proposés comme traitement de l’endométriose.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions savoir si, chez les patientes atteintes d’endométriose, les MRP étaient plus efficaces qu’un placebo (traitement factice), que l’absence de traitement ou que d’autres traitements médicaux pour soulager la douleur globale, les douleurs pendant les règles et les douleurs lors des rapports sexuels.

Nous souhaitions également savoir si ces médicaments étaient bien tolérés en évaluant les effets indésirables ressentis par les patientes, tels que les bouffées de chaleur et les nausées.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études évaluant l’efficacité des MRP sur les symptômes de l’endométriose et leurs éventuels effets indésirables. Nous avons comparé et synthétisé les résultats des études, puis évalué notre niveau de confiance dans les données probantes sur la base d’éléments tels que les méthodes utilisées et la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons inclus neuf études portant sur 922 femmes âgées de 18 à 45 ans. La plupart des études ont testé les modulateurs des récepteurs de la progestérone que sont la mifépristone et la gestrinone. Une étude a testé l’asoprisnil, mais elle n’a été publiée que sous la forme d’un bref résumé ne contenant pas de résultats que nous pouvions utiliser. Deux de ces études n’ont évalué aucun des résultats qui nous intéressaient.

Principaux résultats

Modulateurs des récepteurs de la progestérone par rapport au placebo

Par rapport à un placebo, la mifépristone :

  • pourrait réduire les règles douloureuses après trois mois de traitement (d’après une étude portant sur 342 femmes) ;

  • pourrait entraîner davantage d’effets indésirables, tels que des bouffées de chaleur (d’après une étude portant sur 360 femmes) ;

  • pourrait n'avoir que peu ou pas d'effet sur les nausées (d’après une étude portant sur 360 femmes) ; et

  • nous ne savons pas avec certitude si la mifépristone réduit la douleur lors des rapports sexuels (d’après une étude portant sur 223 femmes).

Modulateurs des récepteurs de la progestérone par rapport à d’autres traitements médicaux

Par rapport au danazol, une étude portant sur 38 femmes a montré que :

  • nous ne savons pas si la gestrinone améliore les douleurs après six mois de traitement (d’après une étude portant sur 38 femmes) ;

  • nous ne savons pas si la gestrinone provoque davantage ou moins de bouffées de chaleur, ou si elle ne fait aucune différence (d’après 2 études portant sur 302 femmes) ; et

  • la gestrinone et le danazol pourraient entraîner des taux similaires de nausées, mais les résultats sont très incertains (d’après 2 études portant sur 302 femmes).

Par rapport à un analogue de la gonadolibérine (leuproréline), une étude portant sur 55 femmes a révélé que :

  • la gestrinone pourrait être moins efficace pour traiter les règles douloureuses après six mois de traitement (d’après une étude portant sur 55 femmes) ; mais

  • la gestrinone pourrait réduire la douleur pendant les rapports sexuels (d’après une étude portant sur 52 femmes) ;

  • la gestrinone pourrait être similaire à la leuproréline concernant l’ensemble des douleurs ressenties (d’après une étude portant sur 55 femmes) ;

  • la gestrinone pourrait provoquer moins de bouffées de chaleur et des niveaux de nausées similaires (d’après une étude portant sur 55 femmes).

Quelles sont les limites des données probantes ?

Notre confiance dans les données probantes est faible à très faible, principalement parce que certaines études présentaient un ou plusieurs des problèmes suivants :

  • elles comptaient peu de participantes ;

  • elles se concentraient sur des contextes spécifiques ou sur certains groupes de participants ;

  • elles utilisaient des méthodes susceptibles d’entraîner des erreurs dans leurs résultats ;

  • elles n’ont pas clairement décrit comment elles étaient menées ;

  • elles n’ont pas clairement décrit si les participantes savaient quel traitement elles avaient reçu, ce qui aurait pu influencer les résultats de l’étude.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette revue constitue une mise à jour d'une revue précédente. Les données probantes sont à jour jusqu’en avril 2026.

Grammatis AL, Gibbons T, Anucha EN, Becker CM

Un traitement antibiotique peut-il éliminer la « superbactérie » SARM des poumons des personnes atteintes de mucoviscidose ?

7 minutes 5 seconds ago
Principaux messages
  • Un traitement précoce de l’infection à Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM) (un type de bactérie résistante à certains antibiotiques) chez les personnes atteintes de mucoviscidose semble possible, mais nous sommes incertains de l’efficacité du traitement de routine actuel.

  • Les implications à long terme du traitement ne sont pas claires.

  • Des recherches sont nécessaires pour évaluer l’infection par le SARM et son traitement à l’ère des modulateurs du régulateur de conductance transmembranaire de la mucoviscidose (médicaments qui réparent la protéine défectueuse produite par le gène de la mucoviscidose afin que le sel et l’eau puissent circuler correctement à travers les cellules et faciliter l’évacuation du mucus des poumons).

Qu’est-ce que la mucoviscidose ?

La mucoviscidose (également appelée fibrose kystique) est une maladie héréditaire qui entraîne une accumulation de mucus épais dans les poumons et d’autres organes. Il est très difficile pour les personnes atteintes de mucoviscidose d’expectorer ce mucus épais, ce qui en fait un milieu propice à la prolifération des germes (y compris le SARM) et les rend plus sujettes aux infections pulmonaires. La mucoviscidose s'aggrave avec le temps. Bien qu’il n’y a actuellement pas de remède, de nombreuses personnes atteintes de mucoviscidose peuvent mener une vie active et épanouie.

Qu'est-ce que le SARM et comment est-il traité ?

Le SARM (Staphylococcus aureus résistant à la méticilline) est une bactérie responsable d’infection traitée par des antibiotiques. Cependant, le SARM est résistant à certains types d’antibiotiques, ce qui rend l’infection difficile à traiter. On les appelle parfois des « superbactéries » et une infection par le SARM est particulièrement préoccupante chez les personnes atteintes de mucoviscidose, car on pense que le SARM peut causer plus de dommages que d’autres bactéries non résistantes aux antibiotiques.

Le SARM est généralement traité par une association d’antibiotiques, pris par voie orale (par la bouche) ou par inhalation, associée à un traitement de décolonisation (pommades d’antibiotiques appliquées sur la peau et dans les fosses nasales).

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à savoir si un traitement antibiotique :

  • permet d’éliminer l’infection par le SARM dans les poumons des enfants ou des adultes atteints de mucoviscidose ;

  • n’entraîne pas d’infection par d’autres bactéries résistantes ;

  • n’entraîne pas d’effets indésirables.

Qu’avons nous fait ?

Nous avons recherché des études portant sur l’utilisation d’antibiotiques (par voie orale ou inhalée) pour traiter les infections à SARM chez les personnes atteintes de mucoviscidose.

  • Les études devaient comparer un traitement antibiotique à l'absence de traitement, à un placebo ou à un autre type d'antibiotiques.

  • Les participants devaient être atteints de mucoviscidose et présenter une infection active à SARM.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié cinq études ayant recruté 410 personnes atteintes de mucoviscidose et diagnostiquées d’une infection au SARM. Les études ont été menées en Italie ou en Amérique du Nord et ont duré de huit semaines à six mois. Les participants aux études (en nombre égal d’hommes et de femmes) étaient jeunes (l’âge moyen variait de 11 à 25 ans).

Antibiotiques par voie orale comparés à l’absence de traitement (2 études, 106 participants)

Un groupe de personnes atteintes de mucoviscidose a été traité par des antibiotiques oraux (triméthoprime, sulfaméthoxazole et rifampicine ou cotrimoxazole et rifampicine), associés à un traitement de décolonisation ; l’autre groupe n’a pas reçu de traitement.

  • Les antibiotiques oraux pourraient permettre d’éliminer le SARM. Un essai a été interrompu précocement en raison des bénéfices évidents des antibiotiques, mais certaines personnes ont éliminé l’infection en l’absence de traitement. Au bout de six mois, il n’y avait pas de différence observée entre les groupes quant au nombre de personnes encore porteuses du SARM.

  • Les antibiotiques pourraient améliorer la fonction pulmonaire.

  • Il pourrait y avoir peu ou pas de différence entre les groupes concernant la qualité de vie, la fréquence des poussées de la maladie (bien qu’une étude ait rapporté que moins de personnes sous antibiotiques avaient été hospitalisées au cours des six premiers mois), les effets indésirables du traitement ou les variations de poids.

Antibiotiques inhalés comparés au placebo (2 études, 251 participants)

Les deux études ont comparé une dose standard de vancomycine (un antibiotique inhalé) à un placebo (un médicament simulacre) et l’une d’entre elles a également comparé une dose standard de vancomycine à une dose élevée.

  • Les antibiotiques inhalés n’auraient probablement pas effet sur la fonction pulmonaire par rapport au placebo (2 études), mais les résultats d’une étude ont indiqué qu’ils entraîneraient probablement une légère amélioration de celle-ci après 20 semaines.

  • Une dose standard de vancomycine n'aurait probablement pas d’effet sur la fréquence des poussées par rapport au placebo (2 études) ;

  • Une étude a rapporté que le délai avant la poussée suivante était plus long avec la dose standard de vancomycine ;

  • Une étude a rapporté une diminution des niveaux de bactéries SARM avec une dose plus élevée de vancomycine pendant une période allant jusqu’à un mois ;

  • Aucune des deux études n'a rapporté de différences en termes de qualité de vie ou d'effets indésirables.

Antibiotiques par voie orale et par inhalation comparés à des antibiotiques par voie orale plus un placebo (1 étude, 25 personnes)

Une étude a comparé une association d'antibiotiques oraux et inhalés à des antibiotiques inhalés associés à un placebo.

  • Nous ne savons pas avec certitude si l’un ou l’autre de ces traitements a eu un effet sur l’élimination du SARM ;

  • Il pourrait y avoir peu ou pas de différences entre les groupes concernant la fonction pulmonaire, la qualité de vie ou les effets indésirables ;

  • L’étude n’a pas rapporté de variations du poids ni de la fréquence des poussées.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Notre niveau de confiance accordé à nos résultats variait d’élevé à très faible. Cela s’explique par des problèmes potentiels liés à la conception des essais (les participants savaient quel traitement ils recevaient) ou par le faible nombre de participants dans chaque essai et le nombre élevé de retraits d’étude.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette revue met à jour notre précédente revue publiée en 2022. Les données probantes ont été actualisées le 28 avril 2026.

Lo DKH, Jahnke N, Smith S, Muhlebach MS, Smyth AR, Supported by the Cochrane Cystic Fibrosis Review Group

La réadaptation basée sur l'exercice est-elle efficace pour la prise en charge à long terme de la cardiopathie coronarienne ?

7 minutes 5 seconds ago
Principaux messages
  • La réadaptation cardiaque basée sur l’exercice chez les personnes atteintes d’une maladie coronarienne réduit les infarctus du myocarde par rapport à l’absence d’exercice, réduit probablement les hospitalisations et pourrait légèrement réduire le risque de décès.

  • L'activité physique est associée à une amélioration du bien-être pouvant durer jusqu'à 12 mois et semble présenter un bon rapport coût-efficacité.

  • Les études récentes incluent davantage de femmes, des programmes à domicile et numériques, ainsi que davantage de pays à travers le monde.

Qu’est-ce que la maladie coronarienne ?

La maladie coronarienne (MC) est une affection caractérisée par un rétrécissement ou une obstruction des principaux vaisseaux sanguins alimentant le cœur, souvent dû à des dépôts graisseux, ce qui réduit le flux sanguin vers le cœur. Il s’agit de la première cause de décès dans le monde. Grâce aux progrès thérapeutiques, de plus en plus de personnes survivent aujourd’hui à une cardiopathie coronarienne et vivent avec ses séquelles. De nombreuses personnes atteintes de MC présentent des symptômes tels que des douleurs thoraciques (angine de poitrine), un essoufflement lors d’une activité physique et de la fatigue. Elles pourraient également présenter un risque de complications futures, telles que des infarctus du myocarde.

Qu’est-ce que la réadaptation cardiaque basée sur l’exercice ?

La réadaptation cardiaque basée sur l’exercice vise à aider les personnes atteintes de maladie coronarienne à prendre en charge leur maladie, à améliorer leur état de santé et à réduire le risque de complications futures. Elle comprend des programmes d’exercice structurés, parfois associés à une sensibilisation ou à une éducation ou à un soutien psychologique.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer si, par rapport à l’absence d’exercice physique structuré, les personnes atteintes de maladie coronarienne ayant participé à une réadaptation cardiaque basée sur l’exercice présentaient :

  • un risque de décès plus faible ;

  • moins d’infarctus du myocarde ;

  • un moindre besoin de nouvelles interventions cardiaques (notamment la pose de stents (petits tubes qui maintiennent les vaisseaux sanguins ouverts) ou un pontage coronarien) ; et

  • moins d’hospitalisations.

Nous souhaitions également déterminer si la réadaptation cardiaque basée sur l’exercice améliorait le bien-être des patients et aurait un bon rapport coût-efficacité.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué des recherches pour trouver des études comparant la réadaptation cardiaque basée sur l’exercice à l’absence d’exercice structuré chez les adultes atteints de maladie coronarienne. Les participants aux études devaient avoir subi un infarctus du myocarde, une intervention chirurgicale visant à rétablir la circulation sanguine vers le cœur (par exemple, un pontage coronarien) ou souffrir d’angine de poitrine ou d’artères obstruées (maladie coronarienne). Les séances d’exercice pouvaient avoir lieu à l’hôpital, en milieu communautaire ou au domicile des participants. Les études devaient suivre les participants pendant au moins six mois.

Qu’avons-nous trouvé ?
Nous avons identifié 107 études portant sur 26 886 personnes. La plupart des participants à ces études avaient subi une crise cardiaque ou avaient bénéficié d’un pontage coronarien ou d’une intervention visant à débloquer des vaisseaux sanguins rétrécis ou obstrués au niveau du cœur (angioplastie). La plupart des études incluaient à la fois des hommes et des femmes, mais les femmes ne représentaient que 17 % de l’ensemble des participants.

Cinquante-deux études portaient uniquement sur l’exercice physique. Les autres études portaient sur l’exercice physique associé à un autre traitement, tel que des interventions éducatives, ou un soutien psychologique ou social. L'exercice le plus courant était de type aérobique : vélo d'appartement, marche ou circuit training. La fréquence et l’intensité de l’exercice variaient d’une étude à l’autre. Vingt-sept études ont porté sur l’activité physique pratiquée à domicile, certains programmes étant dispensés via une application mobile ou en ligne. La plupart des études ont suivi les participants pendant une période allant jusqu’à 12 mois.

Principaux résultats

La réadaptation cardiaque basée sur l'exercice physique pendant une durée comprise entre six et douze mois, comparée à l'absence d'exercice structuré :

  • réduit probablement le nombre de décès toutes causes confondues (30 études, 10 391 personnes) et pourrait réduire le nombre de décès d’origine cardiaque (20 études, 7 277 personnes). Pour 125 personnes participant à une réadaptation cardiaque basée sur l’exercice, un décès, toutes causes confondues, est susceptible d’être évité. De même, pour 200 participants, un décès d’origine cardiaque pourrait être évité ;

  • cela se traduit par une forte réduction des infarctus du myocarde (25 études, 8 584 personnes). Pour 71 personnes participant à une réadaptation cardiaque basée sur l’exercice, un infarctus du myocarde est susceptible d’être évité ;

  • cela n’a que peu ou pas d’incidence sur la nécessité de recourir à d’autres interventions cardiaques (notamment la pose de stents ou un pontage) ;

  • réduit probablement le nombre global d'hospitalisations (21 études, 3 868 personnes), à raison d'une hospitalisation évitée pour 17 personnes participant à une réadaptation cardiaque basée sur l'exercice. Elle pourrait également réduire les hospitalisations liées à des problèmes cardiaques (6 études, 1 550 personnes).

Les données probantes indiquent que les personnes ressentaient un meilleur bien-être avec l’exercice physique, par rapport à celles qui ne participaient pas à un programme d’exercice structuré.

D’après le données probantes issues de huit études, la réadaptation cardiaque basée sur l’exercice a un bon rapport coût-efficacité.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Nous avons une grande confiance dans les données probantes concernant les infarctus du myocarde et la nécessité de nouvelles interventions cardiaques. Cependant, notre confiance dans les autres données probantes est limitée, car certaines études n’ont pas utilisé les meilleures méthodes pour mener leurs recherches ou rapporter leurs résultats. Par exemple, nous ne savons pas dans quelle mesure les participants ont suivi leurs programmes d’exercice. Dans l’ensemble, les femmes restent moins nombreuses que les hommes dans les études. Cependant, bon nombre des nouvelles études que nous avons identifiées ont été menées dans des pays à revenu faible et intermédiaire; nos résultats pourraient donc être plus pertinents qu’auparavant pour ces pays.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette mise à jour remplace la version précédente publiée en 2021. Les données probantes ont été actualisées en mars 2026.

Dibben G, de Vries FBG, Faulkner J, Oldridge N, Rees K, Stens NA, Thijssen D, Thompson DR, Zwisler AD, Taylor RS

Quel est le meilleur type de matériau pour patch que les chirurgiens devraient utiliser chez les personnes recevant une intervention pour élargir l’un ou les deux vaisseaux sanguins principaux du cou (endartériectomie carotidienne) ?

4 days 2 hours ago
Principaux messages
  • Lors d’une intervention chirurgicale visant à élargir l’une ou les deux artères principales du cou (endartériectomie carotidienne), il y a probablement peu ou pas de différence entre l’utilisation de patchs artificiels (synthétiques) et naturels (biologiques) pour refermer la plaie, en termes de risque d’AVC ou de décès jusqu’à 80 mois après l’intervention. Il pourrait y avoir peu ou pas de différence entre ces patchs sur le risque d’accident vasculaire cérébral d’un seul côté du corps (AVC ipsilatéral), d’accident vasculaire cérébral de tout type, ou de réobstruction ou de resténose de l’artère (rétrécissement de plus de la moitié de sa largeur, occlusion artérielle ou resténose supérieure à 50 %) jusqu’à 80 mois après l’intervention.

  • Les données probantes ne permettent pas de déterminer avec certitude si les patchs synthétiques par rapport aux patchs biologiques ont un effet sur le risque d’AVC d’un seul côté du corps ou de rupture de l’artère (hémorragie au niveau de la zone réparée par le patch) pendant l’opération ou dans les 30 jours qui suivent. Elles ne permettent pas non plus de déterminer leur effet sur le risque de fuite au niveau de la réparation artérielle provoquant un petit renflement rempli de sang (formation d’un pseudo-anévrisme) jusqu’à 80 mois après l’opération.

  • Des études à plus grande échelle et avec un suivi plus long sont nécessaires afin de déterminer avec certitude si les patchs synthétiques et biologiques donnent des résultats similaires, ou si l’un est plus sûr ou plus efficace que l’autre.

Qu'est-ce que l'endartériectomie carotidienne ?

L'endartériectomie carotidienne est une intervention chirurgicale visant à retirer les dépôts graisseux d'une ou des deux artères carotides, les principaux vaisseaux sanguins du cou. Ces dépôts graisseux peuvent rétrécir l’artère ou bloquer le flux sanguin vers le cerveau, provoquant ainsi un AVC. Leur élimination contribue à réduire ce risque. Une fois l’artère ouverte et nettoyée, les chirurgiens posent souvent un patch pour élargir l’artère et renforcer la réparation.

Quels types de patchs sont utilisés lors d’une endartériectomie carotidienne ?

Les patchs peuvent être constitués de matériaux naturels (biologiques), tels qu’une veine prélevée sur le corps du patient lui-même (veine autologue) ou du tissu provenant du cœur d’une vache (péricarde bovin), ou de matériaux artificiels (synthétiques), tels que le PTFE (polytétrafluoroéthylène) ou le Dacron. Le choix du matériau du greffon pourrait influencer la cicatrisation, le risque d’infection, la formation de caillots sanguins ou le rétrécissement de l’artère. Ces problèmes peuvent augmenter le risque d'AVC.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer si le choix du matériau du patch avait une incidence sur les résultats de l’intervention chirurgicale, en particulier sur les risques d’accident vasculaire cérébral, de complications artérielles et de décès, ainsi que sur les effets à long terme.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué des recherches pour trouver des études comparant différents matériaux de greffe chez des personnes subissant une endartériectomie carotidienne. Nous avons regroupé les patchs fabriqués à partir de veines humaines ou de péricarde bovin dans une même catégorie (patchs biologiques), et tous les matériaux artificiels dans une autre catégorie (patchs synthétiques). Nous avons comparé et résumé les résultats des études, ainsi qu’évalué le niveau de confiance des données probantes sur la base de facteurs tels que les méthodes et la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nos recherches actualisées nous ont permis d’identifier une nouvelle étude, ainsi que certains résultats à long terme issus d’études incluses dans les versions précédentes de cette revue. Au total, cette revue inclut 15 études portant sur 4 971 participants, principalement des hommes âgés d’une soixantaine d’années. Ces études ont été menées en Amérique du Nord, en Europe et en Australie.

Principaux résultats

Douze études (portant sur 2 021 endartériectomies carotidiennes) ont fourni des résultats pour notre comparaison principale entre les patchs synthétiques et biologiques.

Les données probantes sont très incertaines quant aux effets des patchs synthétiques par rapport aux patchs biologiques sur :

  • un AVC touchant un côté du corps pendant l’intervention ou dans les 30 jours suivant celle-ci (5 études, 797 participants) ;

  • une rupture de l'artère pendant l'intervention ou dans les 30 jours qui suivent (6 études, 1 068 participants) ;

  • une fuite au niveau de la réparation artérielle provoquant un petit renflement rempli de sang jusqu’à 80 mois après l’intervention (5 études, 980 participants).

L’utilisation de patchs synthétiques à la place de patchs biologiques pourrait entraîner peu ou pas de différence, concernant :

  • un AVC touchant un côté du corps jusqu’à 53 mois après l’opération (5 études, 971 participants) ;

  • un AVC de tout type jusqu’à 53 mois après l’opération (7 études, 1 167 participants) ;

  • une nouvelle obstruction de l'artère ou un rétrécissement de plus de la moitié de sa largeur jusqu'à 80 mois après l'opération (9 études, 1 431 participants).

L’utilisation de patchs synthétiques à la place de patchs biologiques entraîne probablement peu ou pas de différence en ce qui concerne :

  • les accidents vasculaires cérébraux ou les décès jusqu’à 80 mois après l’opération (6 études, 1 115 participants).

Quelles sont les limites des données probantes?

Nous ne savons pas avec certitude si les patchs synthétiques et biologiques donnent des résultats similaires chez les personnes subissant une endartériectomie carotidienne, ni si un type est plus efficace ou plus sûr que l’autre. Les données restent incertaines car :

  • de nombreuses études portaient sur un petit nombre de participants ;

  • certaines études présentaient des problèmes liés à leur méthodologie et à la manière dont les résultats ont été rapportés ;

  • certaines complications importantes étaient rares, ce qui rend difficile la mise en évidence d’une différence de risque entre les types de patchs.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Il s’agit d’une mise à jour d’une revue initialement publiée il y a 30 ans et mise à jour pour la dernière fois en 2021. Les données probantes sont à jour au 30 avril 2025.

Phirom K, Orrapin S, Benyakorn T, Thaichana P, Oo MZ, Siribumrungwong B, Rerkasem A, Howard DPJ, Rerkasem K

L'entraînement physique améliore-t-il les fonctions cardiaques et pulmonaires (capacité cardiorespiratoire) chez les personnes ayant une lésion médullaire ?

6 days 2 hours ago
Principaux messages
  • L'entraînement physique pourrait contribuer à améliorer les fonctions cardiaques et pulmonaires (capacité cardiorespiratoire) chez les personnes ayant une lésion médullaire jusqu'à 6 semaines après l'arrêt de l'entraînement.

  • Les effets de l’entraînement physique sont incertains en ce qui concerne la capacité à accomplir les activités quotidiennes, le bien-être, l’humeur et les éventuels effets indésirables.

  • À l’avenir, les chercheurs devraient se concentrer sur des études de grande taille et bien conçues qui abordent les questions importantes pour les personnes ayant une lésion médullaire.

Qu’est-ce qu’une lésion médullaire ?

La moelle épinière est un faisceau de nerfs et de fibres qui part du cerveau et descend au centre de la colonne vertébrale. Elle transmet des signaux entre le cerveau et les différentes parties du corps. Une lésion médullaire (résultant d’un accident ou d’une affection médicale) perturbe ces signaux. Cela peut entraîner une perte de fonction musculaire ou de mobilité (paralysie), une faiblesse, une perte de sensibilité, ainsi que des troubles des fonctions corporelles de base telles que le contrôle de la vessie et des intestins, la fonction sexuelle et la régulation de la pression artérielle. La localisation exacte de la lésion détermine la partie du corps qui est touchée. Les lésions au niveau du cou peuvent affecter l’ensemble du corps ; celles au niveau du dos peuvent ne concerner que le tronc et les jambes. Les personnes ayant une lésion médullaire éprouvent des difficultés à accomplir les tâches quotidiennes et à se déplacer. Certaines ont besoin d’un fauteuil roulant pour se déplacer et dépendent de l’aide d’autrui pour accomplir leurs tâches quotidiennes.

Qu’est-ce que la capacité cardiorespiratoire ?

La capacité cardiorespiratoire désigne la capacité du cœur, des poumons et des vaisseaux sanguins à fonctionner ensemble pour fournir de l’oxygène à l’organisme lors d’activités physiques. Les bénéfices d’une bonne capacité cardiorespiratoire sur la santé générale, la vie quotidienne, l’humeur et le bien-être sont largement reconnus chez les personnes non handicapées, mais peuvent être difficiles à atteindre chez celles qui ont du mal, voire sont incapables, de bouger leurs membres. Cependant, les personnes ayant une lésion médullaire peuvent elles aussi bénéficier d’une bonne condition cardiovasculaire, ce qui leur permettrait de mener une vie plus active, avec davantage d’autonomie et un meilleur bien-être.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à savoir si l’entraînement physique (par rapport à l’absence d’entraînement) améliorait la capacité cardiorespiratoire chez les personnes ayant une lésion médullaire. Nous avons également examiné ses effets sur :

  • la capacité fonctionnelle (la capacité à effectuer des activités quotidiennes, comme pousser un fauteuil roulant ou marcher sur une certaine distance) ;

  • le bien-être :

  • l'humeur (dépression et anxiété) ; et

  • les effets indésirables liés à l’entraînement, tels que le décès, l’hospitalisation, les chutes, les accidents vasculaires cérébraux ou les crises cardiaques, la douleur ou les blessures.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué une recherche d’études comparant l’entraînement physique à l’absence d’entraînement chez des adultes atteints d’une lésion médullaire. La durée de la lésion pouvait être quelconque, et sa cause, quelle qu’elle soit. L'entraînement pouvait être de n’importe quelle durée et de n’importe quelle intensité, mais il devait être planifié, structuré et répétitif, et viser à améliorer la capacité cardiorespiratoire. Il pouvait s’agir de vélo, d’aviron, de marche ou de natation. Il pouvait se dérouler à l’hôpital, en milieu communautaire ou à domicile.

Nous avons comparé et synthétisé les résultats des études et évalué notre niveau de confiance dans les données probantes, en fonction de facteurs tels que la conception et la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 17 études portant sur un total de 505 personnes. Chaque étude comptait entre 10 et 68 participants, présentant un mélange de lésions au niveau du cou et du dos. L'âge moyen des participants était compris entre 27 et 57 ans, et 71 % d'entre eux étaient des hommes. Douze études ont été menées en Europe ou en Amérique du Nord. Les séances d’entraînement :

  • portaient uniquement sur les bras ou sur les bras et les jambes ;

  • consistaient généralement en l’utilisation d’un ergomètre de bras (vélo d’appartement pour les bras), de l’aviron, de la propulsion en fauteuil roulant ou de l’entraînement robotisé à la marche (marche assistée par une machine) ;

  • avaient lieu deux à cinq fois par semaine ;

  • duraient entre 6 semaines et 9 mois ; et

  • duraient entre 30 minutes et 2 heures.

Toutes les études ont examiné les effets de l’entraînement physique jusqu’à six semaines après l’arrêt de l’entraînement (à court terme) et une seule étude a examiné les effets pendant plus de 6 semaines (à long terme).

À court terme, l’entraînement physique pourrait contribuer à améliorer la capacité cardiorespiratoire chez les personnes ayant une lésion médullaire (15 études, 337 participants).

Il n’est pas certain que l’entraînement physique :

  • améliore la capacité fonctionnelle (3 études, 67 personnes)

  • améliore le bien-être (2 études, 49 personnes)

  • réduise la dépression et l’anxiété (1 étude, 23 personnes)

  • augmente les événements indésirables (4 études, 141 personnes)

Quelles sont les limites des données probantes ?

Notre niveau de confiance dans les données probantes est faible ou très faible pour plusieurs raisons. La plupart des études étaient de petite taille et leur qualité méthodologique était limitée. Par exemple, de nombreuses études n’ont pas présenté l’ensemble des données recueillies, n’ont pas fourni, au début de l’étude, de plan indiquant comment elles comptaient analyser ces données, et n’ont pas conservé la plupart des participants jusqu’à la fin de l’étude. Peu d'études ont évalué les critères de jugement les plus importants pour cette revue.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes sont à jour jusqu’au 9 décembre 2025.

Ilha J, Glinsky JV, Chu J, Bye EA, Tweedy SM, Harvey LA

Quels sont les effets des antibiotiques pour la pose d’implants dentaires sans apport de tissu osseux (procédures d’augmentation osseuse) ?

6 days 2 hours ago
Principaux messages
  • La prise d’antibiotiques une heure avant la pose d’un implant dentaire réduit probablement le risque d’échec précoce dans des conditions habituelles. Ce bénéfice repose principalement sur des études portant sur l’administration d’une dose unique d’amoxicilline avant l’intervention chirurgicale, le plus souvent la dose administrée est de 2 g une heure avant la pose de l’implant. D'après les données probantes disponibles, il faudrait administrer des antibiotiques à environ 19 personnes pour éviter un échec précoce de l'implant chez une seule personne.

  • Nous ne savons pas si prendre des antibiotiques sur des périodes plus longues, si les prendre avant ou après l’intervention chirurgicale, ou si l’utilisation d’autres antibiotiques que l’amoxicilline apporte un bénéfice supplémentaire. Les données probantes concernant les effets indésirables sont incertaines, car peu d’effets indésirables ont été observés et ils n’ont pas toujours été rapporté.

  • Des études supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre les effets de l’administration d’antibiotiques au moment de la chirurgie implantaire, en particulier lorsqu’un implant est posé immédiatement après l’extraction d’une dent. Ces études devraient comparer l’administration d’une dose unique d’antibiotiques avant l’intervention à un traitement plus long ou répété. Il serait également utile de comparer des antibiotiques couramment utilisés, tels que l’amoxicilline et la clindamycine.

Que sont les implants dentaires, et dans quel contexte leur prise d’antibiotiques pourrait-elle être utile ?

Les implants dentaires servent à remplacer des dents manquantes et à fixer des couronnes, des bridges ou des prothèses dentaires. Lors de la pose d'un implant, des bactéries peuvent être introduites au niveau du site opératoire. Si la zone entourant un implant s'infecte, le traitement est difficile et le retrait de l'implant est souvent nécessaire.

Des antibiotiques sont parfois administrés avant ou après l’intervention chirurgicale afin de réduire le risque d’infection. Cependant, ils peuvent également entraîner des effets indésirables, allant de symptômes bénins à des réactions allergiques graves. De plus, leur utilisation généralisée contribue au développement d’une résistance aux antibiotiques puisque les bactéries mutent et se développent de telle sorte que les antibiotiques qui les traitaient efficacement auparavant ne sont plus efficaces. Pour ces raisons, l’utilisation systématique d’antibiotiques lors de la pose d’implants dentaires reste controversée.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à savoir si la prise d’antibiotiques au moment de la pose d’un implant dentaire :

  • réduit les échecs des implants et des prothèses dentaires ;

  • réduit les infections postopératoires ;

  • provoque des effets indésirables.

Nous souhaitions savoir si les effets des antibiotiques variaient selon :

  • la comparaison entre les antibiotiques et un placebo (traitement factice) ou l'absence d'antibiotiques ;

  • différentes doses ou différentes durées d'administration d'un même antibiotique ;

  • différents moments d’administration de la même dose du même antibiotique ;

  • différents antibiotiques.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études dans lesquelles des adultes bénéficiant d’implants dentaires sans apport de tissu osseux (procédures d’augmentation osseuse) étaient répartis au hasard pour recevoir des antibiotiques, aucun antibiotique ou différents schémas d’antibiothérapie. Nous avons comparé et synthétisé les résultats des études, puis évalué le niveau de confiance des données probantes sur la base de facteurs tels que la méthodologie et la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 15 études portant sur un total de 2 874 personnes. Ces études ont été menées en Europe (Italie, Espagne, Belgique, Irlande et Suède), aux États-Unis, au Canada, au Brésil, en Iran et en Arabie saoudite, et ont été publiées entre 2008 et 2024.

Antibiotiques par rapport à un placebo ou à l’absence d’antibiotiques
  • Les personnes ayant reçu des antibiotiques une heure avant la pose d’un implant dentaire présentaient probablement un risque moindre d’échec précoce de l’implant que celles ayant reçu un placebo ou n’ayant pas reçu d’antibiotiques (10 études, 1 919 personnes). Cela signifie qu’environ 80 personnes sur 1 000 n’ayant pas reçu d’antibiotiques ont connu un échec implantaire, contre environ 27 sur 1 000 parmi celles ayant reçu des antibiotiques.

  • Les antibiotiques réduisent probablement les échecs des implantations de dents artificielles (9 études, 1 864 personnes) et les infections postopératoires (10 études, 1 919 personnes).

Dose unique par rapport à plusieurs doses d’antibiotiques
  • Il pourrait y avoir peu ou pas de différence entre la prise d'une dose unique et de plusieurs doses d’antibiotiques pour les échecs implantaires (5 études, 760 personnes) ou les infections postopératoires (5 études, 760 personnes).

  • Les données probantes concernant les échecs des prothèses dentaires sont très incertaines.

Administration d’antibiotiques avant par rapport à après l’intervention chirurgicale
  • Les données probantes sur les échecs implantaires, les échecs des prothèses dentaires et les infections postopératoires sont incertaines.

Différents antibiotiques
  • Il pourrait y avoir peu ou pas de différence entre l’amoxicilline et la clindamycine pour les échecs implantaires, des prothèses dentaires et des infections postopératoires (1 étude, 81 personnes).

Effets indésirables

Les effets indésirables étaient rares et n’étaient pas systématiquement rapportés. La plupart étaient légers (tels que la diarrhée), mais une réaction allergique grave nécessitant une hospitalisation a été rapportée. Comme peu de personnes ont présenté des effets indésirables, nous ne pouvons pas exclure de manière fiable des risques rares mais graves.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Notre niveau de confiance dans les données probantes variait de modéré à très faible, car certaines études présentaient des problèmes méthodologiques et, dans de nombreux cas, les données probantes se fondaient sur un petit nombre d’événements.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette revue est à jour jusqu’au 19 novembre 2025.

Esposito MAB, Visconti RF, Grusovin MG, Greco K

Quels sont les bénéfices des appareils auditifs en cas de perte auditive légère à modérée chez l’adulte et entraînent-ils des effets indésirables ?

6 days 2 hours ago
Principaux messages
  • Les appareils auditifs entraînent probablement une nette amélioration de la capacité des adultes présentant une perte auditive légère à modérée à participer à la vie quotidienne et à écouter les autres. Ils pourraient légèrement améliorer le bien-être quotidien lié à la santé mais n'avoir que peu ou pas d'effet sur la solitude.

  • Nous ne savons pas si les appareils auditifs ont un impact sur la mémoire de travail (la capacité à retenir des informations dans son esprit pendant un court laps de temps et à les manipuler) ou s’ils entraînent des effets indésirables, tels que des douleurs ou une surexposition au bruit, car les données probantes pour répondre à cette question étaient très limitées.

  • Nous avons besoin d’études de meilleure qualité et de plus longue durée qui rendent compte des effets des appareils auditifs séparément pour différents groupes d’âge, sexes, niveaux de perte auditive, types d’appareils auditifs, situations sociales et financières ainsi que pour différentes origines ethniques.

Qu’est-ce qu’une perte auditive légère à modérée ?

La perte auditive est très courante, la plupart des personnes concernées présentant une perte auditive légère à modérée.

  • Une perte auditive légère signifie que les sons faibles sont plus difficiles à entendre et peut entraîner des difficultés à entendre dans des environnements bruyants.

  • Une perte auditive modérée signifie que la parole peut ne pas être claire et que les conversations peuvent être difficiles à suivre, aussi bien dans un environnement calme que bruyant.

Les causes les plus courantes de la perte auditive sont le vieillissement et l’exposition au bruit.

Comment prend-on en charge la perte auditive ?

Les appareils auditifs constituent la technologie la plus couramment utilisée pour aider les personnes souffrant d’une perte auditive légère à modérée et sont largement répandus. Les appareils auditifs amplifient les sons et visent à les rendre plus clairs afin qu'ils soient plus faciles à entendre. C'est particulièrement important pour la compréhension de la parole. L'objectif général des appareils auditifs est de réduire l'impact de la perte auditive et d'améliorer la capacité d'une personne à participer à la vie quotidienne.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer si les appareils auditifs étaient plus efficaces que d’autres options, telles que l’absence d’appareils auditifs, les appareils auditifs placebo (factices) ou les programmes éducatifs, pour améliorer :

  • la capacité d’une personne à participer aux situations de la vie quotidienne ;

  • les effets indésirables tels que la douleur ou ceux causés par une surexposition au bruit ;

  • le bien-être lié à la santé générale, notamment le bien-être physique et social ;

  • la capacité à écouter les autres ;

  • la santé mentale – nous nous sommes particulièrement intéressés à la solitude ; et

  • la capacité à penser, à se souvenir et à apprendre (cognition) – nous nous sommes particulièrement intéressés à la mémoire de travail (capacité à conserver des informations à l’esprit pendant un court laps de temps et à les manipuler).

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué une recherche d’études portant sur les appareils auditifs destinés aux adultes présentant une perte auditive légère à modérée par rapport à d’autres options. Nous avons comparé et synthétisé ces études, puis évalué notre niveau de confiance dans les données probantes en fonction de facteurs tels que les méthodes utilisées, la taille des échantillons et la durée des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 16 études portant sur 2 261 adultes présentant une perte auditive légère à modérée. Leur âge moyen se situait entre 58 et 83 ans. Les études ont duré entre quatre semaines et trois ans et ont été menées aux États-Unis, en Europe, au Brésil, à Hong Kong et en Australie.

  • Les appareils auditifs entraînent probablement une nette amélioration de la capacité des adultes présentant une perte auditive légère à modérée à participer aux activités de la vie quotidienne (8 études, 1 683 personnes).

  • On ignore si les appareils auditifs entraînent des effets indésirables. Une seule étude a fait état de deux cas de personnes ressentant une douleur ou une gêne liée au port d’appareils auditifs ; aucune étude n’a signalé d’effets indésirables liés à une surexposition au bruit.

  • Les appareils auditifs pourraient légèrement améliorer le bien-être général lié à la santé (4 études, 1 558 personnes) et entraînent probablement une nette amélioration de la capacité à écouter les autres (5 études, 622 personnes).

  • Les appareils auditifs pourraient n'avoir que peu ou pas d'effet sur la solitude (2 études, 907 personnes).

  • Leurs effets sur la mémoire de travail sont incertains (3 études, 910 personnes).

Les données probantes issues de cette revue soutiennent la pratique courante consistant à proposer des appareils auditifs aux adultes présentant une perte auditive légère à modérée qui sollicitent une aide pour leurs difficultés auditives.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Plusieurs limites ont été relevées. Il est souvent difficile de dissimuler le fait qu’une personne porte des appareils auditifs dans le cadre d’une étude, car ceux-ci sont généralement visibles. Cela peut affecter l’exactitude des résultats. Les études d’une durée de trois mois ou moins peuvent ne pas être suffisamment longues pour mesurer l’ensemble des effets des appareils auditifs. Certains effets peuvent ne devenir évidents qu’à plus long terme. Les études ont mesuré les effets des appareils auditifs de différentes manières ce qui a rendu leur comparaison difficile.

Cette revue est-elle à jour ?

Il s'agit d'une mise à jour d'une revue publiée pour la première fois en 2017. Notre dernière recherche de données probantes remonte à août 2024. Nous avons également inclus les données probantes issues d’études existantes et en cours jusqu’au 18 mai 2026.

Ferguson MA, Sarant JZ, Bennett RJ, McIlhiney P, Badcock N, Bothe E

Dans quelle mesure la mifépristone est-elle sûre et efficace lorsqu’elle est utilisée comme contraception d’urgence ?

6 days 2 hours ago
Principaux messages
  • Par rapport au lévonorgestrel (une pilule contraceptive d’urgence courante), la mifépristone entraîne probablement moins de grossesses. Elle est également probablement plus efficace pour prévenir une grossesse que le régime Yuzpe (une association de pilules d’urgence).

  • Le principal effet indésirable de la mifépristone est qu’elle retarde les prochaines règles ; ce phénomène est plus susceptible de se produire avec des doses plus élevées.

  • De futures études devraient examiner si le délai entre un rapport sexuel non protégé et la prise de mifépristone (par exemple, un jour contre cinq jours ou plus) réduit son efficacité, et évaluer dans quelle mesure les femmes jugent acceptables les différents traitements de contraception d’urgence.

Qu’est-ce que la contraception d’urgence ?

La contraception d’urgence est utilisée pour prévenir une grossesse après un rapport sexuel non protégé, l’échec d’une autre méthode contraceptive (par exemple, un préservatif déchiré) ou en cas d’agression sexuelle. Les méthodes courantes de contraception d’urgence comprennent les dispositifs intra-utérins (DIU) au cuivre et les pilules (appelées « pilules du lendemain »).

Les DIU sont des dispositifs de petite taille en forme de T insérés dans l'utérus. Ils préviennent une grossesse en entravant le déplacement des spermatozoïdes et la fécondation de l’ovule. Ils sont très efficaces pour prévenir une grossesse, mais il peut être difficile d’y avoir accès rapidement, car leur pose doit être effectuée par un professionnel de santé.

Les pilules de contraception d’urgence agissent en bloquant ou en retardant la libération d’un ovule par l’ovaire. Elles comprennent :

  • la mifépristone, qui bloque l’action de la progestérone, une hormone nécessaire à la grossesse ;

  • le lévonorgestrel (nom commercial « Plan B One-Step »), qui indique à l'organisme de suspendre la libération de l'ovule ;

  • le régime Yuzpe, qui consiste à prendre deux doses élevées de pilules contraceptives quotidiennes habituelles, à environ 12 heures d’intervalle.

Certaines pilules contraceptives d’urgence sont coûteuses et ne sont pas largement disponibles.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions savoir comment la mifépristone se compare aux autres méthodes de contraception d’urgence pour prévenir une grossesse. Nous avons également comparé ces méthodes afin de déterminer si elles présentaient des différences concernant :

  • les effets indésirables (tels que nausées et vomissements) ;

  • le moment de l’apparition des prochaines règles.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché d'études comparant l'administration de mifépristone à celle d'autres pilules contraceptives d'urgence ou de DIU chez des femmes en âge de procréer recourant à la contraception d'urgence pour prévenir une grossesse (et non pour interrompre une grossesse précoce).

Nous avons synthétisé les résultats des études et évalué notre niveau de confiance dans les données probantes, en nous appuyant sur des facteurs tels que les méthodes utilisées et le nombre de femmes participantes.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons inclus 87 études portant sur environ 36 000 femmes. La plupart ont été menées en Chine, entre 1992 et 2015. La plus petite étude portait sur 16 femmes et la plus grande, sur 4 000. Près de la moitié (42 études) comparaient deux doses différentes de mifépristone, tandis que 41 études comparaient la mifépristone au lévonorgestrel. Cinq études ont comparé la mifépristone au régime Yuzpe ou aux DIU.

Principaux résultats

Par rapport au lévonorgestrel, une dose intermédiaire de mifépristone (25 mg à 50 mg) entraîne probablement :

  • moins de grossesses : si 35 femmes sur 1 000 ayant reçu du lévonorgestrel tombaient enceintes, ce chiffre serait d’environ 23 sur 1 000 avec la mifépristone (27 études, 6 052 femmes) ;

  • une réduction du risque d’effets indésirables (17 études, 4 350 femmes) ;

  • une augmentation du risque de retard de règles (17 études, 3 615 femmes).

Par rapport au lévonorgestrel, une faible dose de mifépristone (inférieure à 25 mg) :

  • entraîne moins de grossesses : si 20 femmes sur 1 000 ayant reçu du lévonorgestrel tombaient enceintes, environ 15 sur 1 000 ayant reçu de la mifépristone le seraient (14 études, 8 752 femmes) ;

  • réduit probablement de manière significative le risque d’effets indésirables (3 études, 609 femmes) ;

  • augmente légèrement le risque de retard de règles (10 études, 7 618 femmes).

Par rapport au régime Yuzpe, la mifépristone (quelle que soit la dose) :

  • entraîne probablement moins de grossesses : si 25 femmes sur 1 000 ayant reçu la combinaison de pilules du régime Yuzpe tombaient enceintes, environ 3 femmes sur 1 000 le seraient avec la mifépristone (3 études, 2 144 femmes) ;

  • réduit probablement de manière significative le risque d'effets indésirables (2 études, 1 693 femmes) ;

  • augmente le risque de retard de règles (3 études, 1 912 femmes).

Par rapport aux DIU, nous n’avons pas de certitude quant aux effets de la mifépristone sur le nombre de grossesses, les effets indésirables et les règles retardées (2 études).

Par rapport à une faible dose de mifépristone (moins de 25 mg), une dose intermédiaire de mifépristone (25 mg à 50 mg) :

  • entraîne légèrement moins de grossesses : si 16 femmes sur 1 000 ayant reçu une faible dose de mifépristone tombaient enceintes, environ 13 sur 1 000 le seraient avec une dose intermédiaire de mifépristone (26 études, 12 358 femmes) ;

  • pourrait entraîner peu ou pas de différence concernant le risque d’effets indésirables (12 études, 2 908 femmes) ;

  • augmente légèrement le risque de retard de règles (22 études, 11 733 femmes).

Quelles sont les limites des données probantes ?

Nous sommes modérément ou très confiants dans la plupart des résultats. Cependant, de nombreuses études n’ont pas clairement décrit leurs méthodes, ce qui a réduit notre confiance dans certaines conclusions. La plupart des études ont été menées en Chine ; leurs résultats ne sont donc pas nécessairement transposables aux femmes d’autres régions du monde. Nous n’avons trouvé aucune étude comparant la mifépristone à l’acétate d’ulipristal (nom commercial « Ella »), une pilule contraceptive d’urgence très efficace.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes ont été actualisées en février 2025.

Ramanadhan S, Edelman A, Che Y, Paynter RA, Hersh A, Henderson JT

Une intervention visant à débloquer les vaisseaux sanguins (angioplastie par ballonnet), qui recouvre la paroi interne des vaisseaux d’un médicament, est-elle plus efficace que l’angioplastie par ballonnet classique chez les personnes présentant des ob...

1 week ago
Principaux messages

- L'utilisation de ballonnets qui recouvrent l'intérieur des vaisseaux sanguins de médicaments (élution médicamenteuse) pour traiter la maladie artérielle périphérique a donné de meilleurs résultats qu'une personne ayant reçu plus d'un traitement pour la même artère au cours de l'étude (revascularisation de la lésion cible), le rétrécissement d'une artère traitée (resténose binaire), et la différence en millimètres entre le segment traité et son degré de rétrécissement lors du suivi (perte tardive de lumière).

- Aucune différence n'a été observée entre les ballonnets à élution médicamenteuse et l'angioplastie par ballonnet simple non enduit pour les amputations, la survie sans amputation, les décès, l'évolution d'un indicateur de gravité de la maladie (l'indice cheville-bras), les scores de qualité de vie ou la capacité de marche.

Qu'est-ce que la maladie artérielle périphérique des jambes, et que sont les ballonnets à élution médicamenteuse ?

La maladie artérielle périphérique des jambes est une affection dans laquelle l'irrigation sanguine des jambes n'est pas aussi bonne qu'elle devrait l'être en raison d'obstructions dans les vaisseaux sanguins (conduits qui transportent le sang dans tout le corps). Elle touche de nombreuses personnes. Dans sa forme la plus grave, elle peut entraîner des douleurs, des infections et une amputation en raison d’une mauvaise circulation sanguine. Les personnes atteintes d'une maladie artérielle périphérique sont généralement traitées dans un premier temps par des médicaments et des changements d'habitudes, notamment des stratégies pour arrêter de fumer et un programme de marche visant à améliorer leur état de santé général, ce qui peut à son tour améliorer leur état. Cependant, les traitements médicamenteux et les changements d’habitudes ne sont pas efficaces chez tout le monde, et certaines personnes peuvent avoir besoin d’une intervention chirurgicale. Cette intervention peut prendre la forme d’une chirurgie ouverte traditionnelle ou d’une procédure moins invasive appelée angioplastie, qui utilise un ballonnet pour débloquer les artères. Un nouveau type d’angioplastie, appelé angioplastie par ballonnet à élution médicamenteuse, constitue une alternative prometteuse à la traditionnelle angioplastie par ballonnet pour le traitement de la maladie artérielle périphérique. Contrairement aux ballonnets classiques, les ballonnets à élution médicamenteuse recouvrent également l'intérieur des vaisseaux sanguins de médicaments utilisés pour traiter le cancer (chimiothérapie), tels que le paclitaxel, dans l'espoir d'enrayer la progression de la maladie artérielle périphérique même après l'intervention chirurgicale et de prévenir ou retarder ses complications.

Que voulions-nous savoir ?

L’objectif de cette revue était de comparer l’angioplastie par ballonnet à élution médicamenteuse à l’angioplastie par ballonnet classique dans le traitement de la maladie artérielle périphérique des jambes.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons regroupé 31 études (essais cliniques) qui ont réparti de manière aléatoire 5 292 participants subissant une angioplastie pour une maladie artérielle périphérique entre un groupe recevant une angioplastie par ballonnet à élution médicamenteuse et un groupe recevant une angioplastie par ballonnet classique. Les études portaient sur les artères de la cuisse et de la jambe, au-dessus et en dessous du genou. Les études ont été menées en Europe, aux États-Unis, en Chine, à Singapour, en Jordanie, au Japon et en Nouvelle-Zélande, et toutes utilisaient des ballonnets à élution médicamenteuse contenant du paclitaxel. Les participants ont fait l’objet d’un suivi pouvant aller jusqu’à cinq ans après l’intervention.

Qu’avons-nous trouvé ?

Jusqu'à cinq ans, les ballonnets à élution médicamenteuse ont donné de meilleurs résultats selon un indicateur permettant de déterminer si une personne avait reçu plus d'un traitement sur la même artère au cours de la période couverte par l'étude (revascularisation de la lésion cible). Jusqu'à deux ans, les résultats étaient également meilleurs avec la resténose binaire, qui survient lorsqu'une artère traitée se rétrécit à nouveau après avoir fait l'objet d'un traitement. Jusqu'à six mois, les résultats étaient meilleurs en termes de différence en millimètres entre le segment traité et son degré de rétrécissement lors du suivi (perte tardive de lumière). Aucune donnée probante n'a été trouvée pour démontrer une différence entre l'angioplastie par ballonnet à élution médicamenteuse et l'angioplastie par ballonnet non enduit concernant les amputations, la survie sans amputation, les décès, l'évolution de l'indice cheville-bras (une mesure de la gravité de la maladie), les scores de qualité de vie ou la capacité de marche.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Des différences ont été observées dans les médicaments anticoagulants par voie orale prescrits aux participants après l’intervention. D'autres préoccupations concernaient diverses études rapportant des résultats présentant des écarts plus importants que prévu pour un même critère de jugement, ainsi que des résultats montrant à la fois une différence significative et l'absence de différence entre les traitements. Cela nous a donc amenés à abaisser notre niveau de confiance dans les données probantes. Les données probantes avaient un niveau de confiance faible pour le critère de jugement « revascularisation de la lésion cible » et modéré pour l'amputation, la resténose binaire, le décès et l'évolution de l'indice cheville-bras.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette revue actualise notre précédente revue datant de 2016. Les données probantes sont à jour jusqu'en mars 2023.

Ma G-W, Bernatchez J, Yarranton B, Dueck AD, Rajan DK, Forbes TL, de Mestral C, Kayssi A

Les cigarettes électroniques peuvent-elles aider les personnes à arrêter de fumer, et ont-elles des effets indésirables lorsqu'elles sont utilisées à cette fin ?

1 week 4 days ago
Principaux messages
  • Les cigarettes électroniques à la nicotine (e-cigarettes) peuvent aider les personnes à arrêter de fumer pendant au moins six mois. Elles sont plus efficaces que les substituts nicotiniques et probablement plus efficaces que les cigarettes électroniques sans nicotine.

  • Les cigarettes électroniques pourraient s’avérer plus efficaces qu’aucun accompagnement ou qu’un accompagnement comportemental seul, et ne semblent pas être associées à des effets indésirables graves.

  • Cependant, nous avons encore besoin de données probantes, en particulier concernant les effets des nouveaux types de cigarettes électroniques qui offrent un meilleur apport en nicotine que les anciens modèles, car un meilleur apport en nicotine pourrait aider davantage de personnes à arrêter de fumer.

Que sont les cigarettes électroniques ?

Les cigarettes électroniques, ou « vapoteuses », sont des appareils portatifs qui fonctionnent en chauffant un liquide contenant généralement de la nicotine et des arômes. Les cigarettes électroniques permettent aux utilisateurs d'inhaler de la nicotine sous forme de vapeur plutôt que sous forme de fumée. Parce qu'elles ne brûlent pas de tabac, les cigarettes électroniques réglementées n'exposent pas les utilisateurs aux mêmes niveaux de substances chimiques susceptibles de provoquer des maladies chez les fumeurs de cigarettes conventionnelles.

L'utilisation d'une cigarette électronique est communément connue sous le nom de « vapotage ». De nombreuses personnes utilisent les cigarettes électroniques pour les aider à arrêter de fumer. Nous nous concentrons ici principalement sur les cigarettes électroniques contenant de la nicotine.

Que voulions-nous savoir ?

L'arrêt du tabac réduit le risque de nombreuses maladies. De nombreuses personnes rencontre des difficultés à arrêter de fumer. Nous voulions savoir si l'utilisation des cigarettes électroniques pourrait aider les personnes à arrêter de fumer, et si les personnes qui les utilisent dans ce but ont des effets indésirables.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études portant sur l’utilisation des cigarettes électroniques pour arrêter de fumer chez des personnes de tout âge.

Nous souhaitions déterminer :

- combien de personnes arrêtaient de fumer pendant au moins six mois ; et

- le nombre de personnes ayant eu des effets indésirables, rapportés après au moins une semaine d'utilisation.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 80 études portant sur 29 861 adultes fumeurs. La plupart des études ont été menées aux États-Unis (40 études) et au Royaume-Uni (16). La plupart des études comparaient les cigarettes électroniques avec nicotine avec :

  • les traitements substitutifs nicotiniques (par exemple, patchs ou gommes à mâcher) ;

  • des médicaments destinés à aider les personnes à arrêter de fumer (varénicline et cytisine) ;

  • - des cigarettes électroniques sans nicotine ;

  • - le tabac chauffé (produits qui chauffent le tabac à une température suffisamment élevée pour libérer de la vapeur, sans le brûler ni produire de fumée ; ces produits diffèrent des cigarettes électroniques parce qu'ils chauffent les feuilles de tabac ou du tabac reconstitué) ;

  • les sachets de nicotine orale (sachets qui ne contiennent pas de tabac mais qui libèrent de la nicotine lorsqu'ils sont gardés dans la bouche) ;

  • d'autres types de cigarettes électroniques avec nicotine (par exemple, les dispositifs de type pod, les dispositifs plus récents) ;

  • des conseils ou un accompagnement (soutien comportemental) ; ou

  • l’absence de soutien pour arrêter de fumer.

Quels sont les résultats de notre revue ?
  • Davantage de personnes arrêtent de fumer pendant au moins six mois avec la cigarette électronique plutôt qu’avec la thérapie de substitution nicotinique (11 études ; 4 114 personnes) ;

  • Elles auraient plus de chances d’arrêter de fumer pendant au moins six mois avec des cigarettes électroniques avec nicotine qu’avec des cigarettes électroniques sans nicotine (7 études, 1 918 personnes) ;

  • Les cigarettes électroniques avec nicotine aideraient davantage de personnes à arrêter de fumer que le soutien comportemental seul ou l’absence de soutien (11 études, 7 214 personnes) ;

  • Pour 100 personnes utilisant des cigarettes électroniques avec nicotine pour arrêter de fumer, 8 à 10 parviendraient à s'arrêter, contre seulement 6 sur 100 personnes utilisant un traitement substitutif de la nicotine, 6 sur 100 personnes utilisant des cigarettes électroniques sans nicotine, ou 5 sur 100 personnes ne bénéficiant d'aucun soutien ou d'un soutien comportemental uniquement.

  • Nous ne savons pas avec certitude s’il existe une différence entre le nombre d’effets indésirables survenant lors de l’utilisation de cigarettes électroniques avec nicotine par rapport à la thérapie de substitution nicotinique, à l’absence de soutien ou à un soutien comportemental seul (bien que les effets indésirables non graves aient été plus fréquents dans les groupes utilisant des cigarettes électroniques avec nicotine que dans ceux ne bénéficiant d’aucun soutien ou d’un soutien comportemental seul) ;

  • Les études comparant les cigarettes électroniques avec nicotine à la thérapie de substitution nicotinique ont rapporté un faible nombre d’effets indésirables, y compris d’effets indésirables graves. Par rapport aux cigarettes électroniques avec nicotine, il n’y a probablement aucune différence quant au nombre :

    • d'effets indésirables graves chez les personnes suivant une thérapie de substitution nicotinique ;

    • d’effets indésirables non graves chez les personnes utilisant des cigarettes électroniques sans nicotine.

Quelles sont les limites des données probantes ?
  • Nous avons confiance dans les données probantes indiquant que les cigarettes électroniques avec nicotine aident davantage de personnes à arrêter de fumer que la thérapie de substitution nicotinique, mais nous avons besoin de données probantes supplémentaires concernant les cigarettes électroniques sans nicotine.

  • Les études comparant les cigarettes électroniques avec nicotine à un accompagnement comportemental ou à l'absence d'accompagnement ont également montré des taux de sevrage plus élevés chez les personnes utilisant des cigarettes électroniques avec nicotine, mais nous avons davantage de doutes quant à ces données, car les participants aux études avaient connaissance du traitement qu'ils recevaient.

  • La plupart de nos résultats concernant les effets indésirables pourraient évoluer lorsque de nouvelles données probantes seront disponibles, car les cas d’effets indésirables rapportés étaient souvent peu nombreux et les résultats peu clairs.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette revue met à jour notre précédente revue publiée en 2025. Nous la mettrons à nouveau à jour lorsque de nouvelles données probantes seront disponibles. Les données probantes ont été actualisées le 1er janvier 2026.

Lindson N, Livingstone-Banks J, Butler AR, McRobbie H, Bullen CR, Hajek P, Wu AD, Begh R, Theodoulou A, Ma C, Notley C, Rigotti NA, Turner T, Fanshawe T, Hartmann-Boyce J

Les inhibiteurs de points de contrôle immunitaire, un type de traitement anticancéreux qui aide le système immunitaire à reconnaître et à attaquer les cellules cancéreuses, améliorent-ils la survie des personnes atteintes d’un cancer broncho-pulmonaire...

1 week 4 days ago
Principaux messages
  • Certaines associations comprenant un inhibiteur de point de contrôle immunitaire permettent aux personnes atteintes d’un CBPC de stade avancé de vivre plus longtemps que la chimiothérapie standard seule.

  • Toutes les associations d’immunothérapies ne sont pas aussi efficaces aussi bien tolérées les unes que les autres.

  • Des recherches supplémentaires sont nécessaires sur la qualité de vie et les effets à long terme du traitement. Plusieurs associations d’inhibiteurs de points de contrôle immunitaires constituent désormais des options thérapeutiques de première intention importantes.

Ce résumé s’adresse aux personnes atteintes d’un cancer broncho-pulmonaire à petites cellules (CBPC) à un stade avancé, à leurs familles, à leurs aidants et à toute personne recherchant des informations claires et accessibles sur les options thérapeutiques.

Qu’est-ce que le cancer broncho-pulmonaire à petites cellules (CBPC) à un stade avancé ?

Le CBPC est un type de cancer du poumon à croissance rapide. Il est généralement classé en deux stades : local et avancé. Au stade avancé, le cancer s’est déjà largement propagé dans les poumons ou vers d’autres parties du corps. La plupart des personnes atteintes d’un CBPC de stade avancé sont traitées par une association de médicaments de chimiothérapie, généralement à base de platine et d’étoposide, souvent appelée « chimiothérapie PE ». Toutefois, le cancer réapparaît souvent rapidement.

Les inhibiteurs de points de contrôle immunitaire constituent un type de traitement anticancéreux qui aide le système immunitaire à reconnaître et à attaquer les cellules cancéreuses. Ils agissent différemment de la chimiothérapie classique et occupent désormais une place importante dans le traitement de plusieurs types de cancer.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer si l’association d’inhibiteurs de points de contrôle immunitaires à une chimiothérapie standard améliorait la survie et d’autres critères de jugement chez les personnes atteintes d’un CBPC à un stade avancé. Nous voulions également déterminer quels effets indésirables ces traitements peuvent entraîner et s’ils ont un effet sur la qualité de vie.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études de qualité élevée comparant différents traitements par inhibiteurs de points de contrôle immunitaire à la chimiothérapie seule chez les personnes atteintes d’un CBPC à un stade avancé. Nous avons combiné les résultats à l’aide d’une méthode appelée méta-analyse en réseau (MAR). Cette méthode nous permet de comparer simultanément de nombreux traitements, même lorsque certains d’entre eux n’ont pas été directement comparés au sein d’une même étude. La MAR fonctionne en reliant les résultats des différents essais cliniques. Par exemple, si l’étude 1 comparait le traitement A au traitement B, et que l’étude 2 comparait le traitement B au traitement C, nous pouvons estimer comment le traitement A se situerait par rapport au traitement C — même s’ils n’ont jamais été testés l’un contre l’autre. Cette approche permet d’obtenir une vision plus complète de la comparaison globale de tous les traitements et de déterminer quelles options pourraient s’avérer les plus efficaces.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 14 études, portant sur 7 541 personnes ayant fourni des données sur la survie globale, le critère de jugement principal. La plupart des études visaient à déterminer si l’ajout d’inhibiteurs de points de contrôle immunitaires à une chimiothérapie à base de platine et d’étoposide pouvait améliorer les résultats du traitement.

  • Parmi les schémas thérapeutiques évalués, nous avons constaté que le risque estimé de décès était le plus faible avec la chimiothérapie à base de platine et d’étoposide associée au benmelstobart plus l’anlotinib ou le serplulimab ; nous avons également observé une amélioration de la survie avec le durvalumab ou l’adebrelimab.

  • D’autres associations, notamment celles comprenant l’ipilimumab, n’améliorent probablement pas la survie et pourraient augmenter les effets indésirables. Certains schémas, notamment ceux comprenant le serplulimab ou certaines associations d’immunothérapies, étaient également associés à davantage d’effets indésirables que la chimiothérapie standard.

  • En ce qui concerne la survie sans progression (le délai avant que le cancer ne s’aggrave), certains traitements ont retardé l’aggravation du cancer, mais ces effets ne correspondaient pas toujours à des améliorations de la survie globale.

  • Seuls quelques traitements ont amélioré les taux de réponse (réduction ou élimination des tumeurs), et cela ne correspondait pas toujours aux améliorations observées en matière de survie.

  • Les informations utiles sur la qualité de vie étaient insuffisantes pour aider les patients et les cliniciens à prendre des décisions éclairées.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Certaines études ne portaient que sur un petit nombre de personnes ou ont été menées dans des régions limitées, ce qui peut affecter la généralisation des résultats à l’ensemble de la population. De plus, toutes les études n’ont pas présenté leurs résultats de la même manière. Peu d’études ont rendu compte de l’expérience des patients ou des effets à long terme. Comme peu d’études ont directement comparé entre elles les différentes associations comprenant des inhibiteurs de points de contrôle immunitaire, davantage d’essais comparatifs directs sont nécessaires pour déterminer avec certitude quels traitements sont les plus efficaces. Les personnes concernées peuvent souhaiter discuter avec leur équipe soignante de la manière dont ces résultats s’appliquent à leur situation particulière, notamment en ce qui concerne les effets indésirables, les bénéfices attendus et l’impact du traitement sur leur qualité de vie au quotidien.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette revue comprend les données probantes disponibles jusqu’en décembre 2025.

Ichimura T, Sugita H, Noma H, Yamaji N, Sunaga T, Sato MT, Maeda M, Toyoda S, Ota E, Hasegawa T

L’immunoglobuline sous-cutanée (injection d’anticorps dans le tissu adipeux sous-cutané) est-elle efficace et sûre chez les personnes atteintes de polyradiculonévrite inflammatoire démyélinisante chronique (une maladie auto-immune de longue durée provo...

1 week 4 days ago
Principaux messages

• Administrée en tant que traitement d’entretien (traitement à long terme visant à contrôler les symptômes) chez les personnes atteintes de polyradiculonévrite inflammatoire démyélinisante chronique (PIDC), l’immunoglobuline sous-cutanée (IgSC), comparée au placebo (traitement factice), réduit probablement le nombre de personnes qui présentent une aggravation de l’handicap. De plus, la perte moyenne de force de préhension et l’aggravation moyenne du score d’incapacité sont probablement moins importantes chez les personnes recevant un traitement d’entretien par IgSC que chez celles recevant un placebo. Le risque d’effets indésirables locaux (au niveau du site d’injection) est probablement plus élevé chez les personnes traitées par IgSC que chez celles recevant un placebo, mais aucune différence n’est observée en ce qui concerne les effets indésirables systémiques (touchant d’autres parties du corps).
• Nous avons besoin d’études plus nombreuses et de meilleure qualité pour étudier les bénéfices de l’IgSC administrée en traitement d’induction (traitement à court terme) ou en traitement d’entretien. En particulier, des études comparant le traitement d’entretien par IgSC à d’autres médicaments, tels que les immunoglobulines intraveineuses (anticorps administrés par voie intraveineuse), sont nécessaires.

Qu’est-ce que la polyradiculonévrite inflammatoire démyélinisante chronique (PIDC) ?

La PIDC est une maladie rare des nerfs qui entraîne l’apparition progressive de symptômes sensoriels et d’une faiblesse des bras et des jambes. La PIDC est une maladie dans laquelle le système immunitaire de l’organisme attaque vraisemblablement les nerfs (une maladie auto-immune). En l'absence de traitement, les personnes atteintes de PIDC peuvent présenter un handicap sévère.

Comment traite-t-on la PIDC ?

Le traitement de la PIDC peut être divisé en traitement à court terme (induction) et en traitement à long terme (entretien). La plupart des personnes atteintes de PIDC nécessiteront un traitement à long terme. L'objectif du traitement d'induction est d'atténuer l’handicap, tandis que celui du traitement d'entretien est de maintenir la maladie stable et de prévenir l'aggravation de l’handicap. L'un des traitements préférés, tant pour la phase d'induction que pour la phase d'entretien, est l’immunoglobuline intraveineuse (IgIV). Ce traitement consiste en des anticorps purifiés, recueillis de dons de sang et administrés par perfusion intraveineuse. Les immunoglobulines peuvent également être administrées par injection directement sous la peau (par voie sous-cutanée). Contrairement à l’IgIV, le traitement par immunoglobuline sous-cutanée (IgSC) ne nécessite ni hospitalisation ni voie intraveineuse.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions savoir si le traitement d’induction par IgSC était plus efficace pour augmenter la probabilité d’une amélioration de l’handicap, et si le traitement d’entretien par IgSC était plus efficace pour réduire le risque d’aggravation de l’handicap, par rapport à un placebo (traitement factice) ou à d’autres traitements (tels que l’IgIV). Nous voulions également savoir si le traitement par IgSC est plus efficace que le placebo ou d’autres traitements pour améliorer la variation de force de préhension et du d’incapacité, et si ce traitement présente des effets indésirables.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études qui évaluaient les IgSC en tant que traitement d’induction ou d’entretien par rapport à un placebo ou à d’autres traitements. Nous avons comparé et résumé les résultats des études pour les groupes de traitement d’induction et d’entretien, et avons évalué notre niveau de confiance dans les données probantes.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié quatre études portant sur 360 personnes atteintes de PIDC. La plupart des participants étaient des hommes (62 %) et l’âge moyen était de 55 ans. Les études portaient sur des personnes provenant du monde entier. La plus petite étude a porté sur 20 personnes et la plus grande sur 172. Une étude a comparé l’IgSC à l’IgIV en tant que traitement d’induction. Les trois autres ont comparé l’IgSC au placebo comme traitement d’entretien. Les études ont duré de 10 à 26 semaines. Toutes les études ont été financées en partie ou totalement par des sociétés pharmaceutiques.

Principaux résultats

Nous n’avons trouvé aucune étude comparant l’IgSC à un placebo comme traitement d’induction.

L’étude comparant l’IgSC à l’IgIV a fourni très peu de données. Il se peut qu’il n’y ait aucune différence dans le changement du d’incapacité après cinq semaines entre les personnes recevant un traitement d’induction par IgSC et celles recevant un traitement d’induction par IgIV.

Par rapport au placebo, le traitement d’entretien par IgSC réduit probablement le nombre de personnes présentant une aggravation de leur handicap. De plus, la perte moyenne de force de préhension et l’aggravation moyenne du score d’incapacité sont probablement plus faibles chez les personnes recevant un traitement d’entretien par IgSC que chez celles recevant un placebo. Le traitement d’entretien par IgSC entraîne probablement plus d’effets indésirables locaux (au niveau du site d’injection) que le traitement par placebo. Il n’y a probablement pas de différence concernant les effets indésirables systémiques (affectant d’autres parties du corps) entre le traitement d’entretien par IgSC et le placebo. Les effets indésirables étaient pour la plupart légers dans les études, mais certains étaient plus graves.

Nous n’avons trouvé aucune étude comparant le traitement d’entretien par IgSC à d’autres traitements.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Dans le groupe de traitement d’induction, notre niveau de confiance dans les données probantes est faible, car l’étude a inclus peu de participants et ceux-ci étaient conscients du traitement qu’ils recevaient. Dans le groupe de traitement d’entretien, notre niveau de confiance dans les données probantes est seulement modéré, car le nombre de participants inclus était relativement faible.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes sont à jour jusqu’en juillet 2025.

Bus SRM, Wieske L, Keddie S, van Schaik IN, Eftimov F

Comment les chercheurs peuvent-ils encourager les personnes à participer à leur essai ?

1 week 5 days ago
Principaux messages
  • Informer les personnes du traitement qu’elles recevront, plutôt que de ne pas le leur préciser, améliore le recrutement.

  • Téléphoner aux personnes qui ne répondent pas à une première invitation postale à participer à un essai améliore le recrutement lorsque le taux de recrutement initial est faible.

  • Les brochures d’information personnalisées et testées auprès des utilisateurs, l’envoi de lettres soulignant l’importance de la recherche ou la mise à disposition d’un lien vers des vidéos ont peu ou pas d’effet sur le recrutement.

Que sont les essais cliniques ?

Les essais cliniques comparent différentes approches, telles que des traitements, des programmes ou des modes de prestation de services. Dans le domaine de la santé, les essais cliniques sont essentiels pour tester de nouveaux médicaments et dispositifs médicaux sur des volontaires humains (« participants à l’essai ») afin de s’assurer de leur sécurité et de leur efficacité. Cependant, trouver et maintenir les participants dans les essais représente un véritable défi. Environ la moitié des essais cliniques ne parviennent pas à recruter à temps le nombre de personnes dont ils ont besoin. Les stratégies visant à améliorer le recrutement comprennent la modification des méthodes d’essai et l’amélioration des informations destinées aux participants potentiels, ainsi que la manière dont ils sont invités à participer.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer quelles stratégies incitaient davantage de personnes à participer à des essais cliniques, et si celles-ci :

  • offraient un bon rapport qualité-prix (étaient rentables) ;

  • influençaient le fait que les participants restaient dans l’essai jusqu’à la fin (rétention) ; et

  • avaient un effet sur la diversité des personnes et des lieux concernés.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études évaluant différentes stratégies de recrutement intégrées à des essais cliniques. Les participants potentiels étaient sélectionnés de manière aléatoire pour recevoir de différentes approches de recrutement, et les études mesuraient le nombre de personnes ayant rejoint l’essai.

Nous avons comparé et résumé les résultats des études et évalué notre niveau de confiance dans les données probantes, en nous appuyant sur des facteurs tels que les méthodes utilisées et le nombre de participants.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 91 études, impliquant chacune entre 37 et 30 000 participants, menées pour la plupart au Royaume-Uni (46 études) et aux États-Unis (23 études). Toutes concernaient des essais cliniques dans le domaine de la santé. La quasi-totalité (99 %) a été menée dans des pays à revenu élevé. La plupart des études fournissaient peu d’informations sur les personnes recrutées.

Les études ont testé 65 stratégies de recrutement différentes, allant de modifications des méthodes d’essai à la manière dont les personnes étaient approchées et informées de leur participation. Les participants présentaient différents problèmes de santé (par exemple, cancer, intervention chirurgicale).

Nous avons un niveau de confiance élevé dans les données probantes concernant seulement cinq des 65 stratégies étudiées, et c’est sur celles-ci que nous nous concentrons ci-dessous.

Principaux résultats

Procédures d’essai

  • Les participants potentiels sont plus enclins à rejoindre un essai « en ouvert », dans lequel ils connaissent leur traitement, qu’un essai « en aveugle », dans lequel ils ne savent pas quel traitement ils recevront (3 essais, 9 004 participants).

  • Pour 100 personnes invitées, un essai en ouvert recrute 10 participants de plus.

  • Les essais concernaient principalement des femmes au Royaume-Uni et en Estonie.

  • Aucune information n’était disponible concernant le rapport coût-efficacité et la rétention.

Rappels téléphoniques

  • Appeler les personnes qui n’ont pas répondu à une invitation envoyée par courrier améliore le recrutement (2 essais, 1 450 personnes).

  • Sur 100 personnes contactées par téléphone, six supplémentaires participent à l'étude.

  • Les participants étaient âgés en moyenne de 58 ans et résidaient au Canada et en Norvège.

  • Aucune information n'était disponible concernant le rapport coût-efficacité ou la rétention.

Lettres sur l’importance de la recherche

  • L’envoi de lettres soulignant l’importance de la recherche avant l’invitation à l’essai n’améliore pas significativement le recrutement (2 essais, 5 376 participants).

  • Une personne supplémentaire participe à l’essai pour 100 personnes ayant reçu une lettre.

  • Ce faible gain n’était pas associé à un bon rapport coût-efficacité, puisqu’il coûtait 2,08 livres sterling (GBP) par participant supplémentaire recruté.

  • Les essais concernaient principalement des personnes âgées de race blanche au Royaume-Uni et en Irlande.

QR Code ou lien vers des vidéos accompagnant les brochures d’information imprimées

  • La mise à disposition d’un QR code ou d’un lien vers des vidéos en complément d’une brochure d’information imprimée n’a aucun effet sur le recrutement (7 essais, 11 612 participants) ni sur la rétention (5 essais, 7 403 participants).

  • Il n’y a aucune différence pour 100 personnes.

  • Cette stratégie n’était pas associée à un bon rapport coût-efficacité (0,78 livre sterling de plus).

  • Les essais ont porté sur des personnes au Royaume-Uni.

Brochures d’information

  • Les brochures d'information élaborées avec la contribution de personnes avec des caractéristiques similaires à celles recrutées n'apportent aucun avantage par rapport aux brochures standards (6 essais, 27 805 participants).

  • Les deux types de brochures ont permis à 7 personnes sur 100 de participer à l'essai.

  • Les essais ont porté sur des personnes au Royaume-Uni, principalement des femmes âgées dans l’un des essais.

  • Aucune information n'était disponible concernant le rapport coût-efficacité ou la rétention.

Quelles sont les limites des données probantes ?
  • Notre confiance dans les données probantes concernant toutes les stratégies, à l’exception des cinq mentionnées ci-dessus, est limitée car elles n’ont été testées que dans un seul essai, les essais les évaluaient présentaient des problèmes méthodologiques, ou les résultats étaient très incertains.

  • Nous n’avons trouvé des informations sur les coûts que pour 8 stratégies, et des informations sur la rétention que pour 15 essais.

  • Peu d'essais ont rapporté des informations sur l'âge, le sexe, le genre, le niveau d'éducation et le niveau de revenu des participants ; nous ne sommes donc pas certains de l'efficacité de ces stratégies pour différentes catégories de personnes.

  • La plupart des essais (75 %) ont été menés au Royaume-Uni ou aux États-Unis ; nos conclusions pourraient donc ne pas s’appliquer aux systèmes de santé d’autres régions du monde. Nous avons examiné toutes les études non anglophones ; aucune n’était éligible.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette revue actualise la dernière revue réalisée en 2018. Les données probantes sont à jour jusqu’en février 2023.

Parker A, Mongelli G, Piccolo-Lawrance C, Coleman E, Gkekas A, Wang HI, Dawson S, Green H, Way R, Rai A, Bruhn H, Sullivan F, Boxall C, Chan M, Manson P, Hewitt C, Fairhurst C, Clarke M, Treweek S

Pourquoi donner de la caféine aux nourrissons prématurés ?

1 week 5 days ago
Principaux messages
  • La caféine est un traitement efficace utilisé pour réduire le risque de décès ou éviter de graves lésions pulmonaires chez les nourrissons prématurés, mais des recherches supplémentaires sont nécessaires pour bien comprendre quand ce traitement doit être commencé.

  • En effet, les données disponibles actuellement ne permettent pas de le savoir avec certitude.

  • Les prochaines études devraient observer différentes périodes d’administration de caféine et différentes raisons de donner de la caféine aux nourrissons prématurés, car, sur la base des études actuelles, nous ne pouvons pas tirer de conclusion solide.

Qu'est-ce que la caféine ?

La caféine est le traitement le plus utilisé chez les nourrissons prématurés contre l'apnée (pauses respiratoires), le risque de décès et autres conséquences d'une naissance prématurée.

Pourquoi la caféine est-elle importante pour les nourrissons prématurés en unité de soins intensifs néonatals (USIN) ?

Les nourrissons prématurés nécessitant des soins spéciaux et intensifs ont généralement des problèmes respiratoires qui entraînent des lésions d’organes, y compris des lésions cérébrales. La caféine aide les nourrissons prématurés à respirer et réduit le risque de décès ou prévient de graves lésions pulmonaires chez ces nourrissons.

Qu'avons-nous découvert ?

Nous voulions savoir quel était le meilleur moment et la meilleure raison pour commencer un traitement à la caféine chez les nourrissons prématurés, et quels impacts ont ces variations sur :

  • le taux de décès des nourrissons, quelle que soit la raison des décès ;

  • le risque de maladie pulmonaire à long terme ;

  • tout effet négatif de l’utilisation de la caféine ayant conduit à l'arrêt du traitement ;

  • la durée pendant laquelle un nourrisson pourrait avoir besoin d’être ventilé ;

  • la durée de l'hospitalisation du nourrisson ;

  • le nombre de nourrissons prématurés présentant au moins un épisode d'apnée ;

  • l’hypoxémie intermittente (brèves baisses du taux d'oxygène dans le sang).

Qu’avons nous fait ?

Nous avons vérifié 11 études qui ont utilisé la caféine pour la première fois à différents moments et pour différentes raisons, c'est-à-dire de la caféine administrée :

  • dans les deux premières heures de vie du nourrisson par rapport à dans une période de 2 à 24 heures de vie ;

  • dans les 72 premières heures de vie par rapport à après 72 heures de vie ;

  • dans les 72 premières heures de vie par rapport au traitement des nourrissons prématurés présentant des symptômes ;

  • lors de symptômes minimes par rapport au traitement à la caféine commencé lors d’une apnée grave (nécessitant de l’aide pour recommencer à respirer avec une intervention manuelle ou une assistance respiratoire) ;

  • pendant un traitement par respirateur par rapport au traitement à la caféine commencé au moment de l'extubation (retrait du tube respiratoire).

Nous avons analysé et résumé les résultats des études et avons évalué notre confiance dans les données disponibles, en nous fondant sur la façon dont les études ont été menées et sur leur taille.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons inclus 11 études portant sur 774 nourrissons prématurés, publiées entre 2014 et 2023. Nous avons trouvé sept études en cours.

Quels sont les principaux résultats ?
  • Les données sont très incertaines concernant les résultats rapportés dans les comparaisons suivantes : caféine dans les deux premières heures de vie contre 2 à 24 heures, et caféine dans les 72 premières heures de vie contre après 72 heures de vie. Cependant, la caféine commencée dans les 72 premières heures de vie est susceptible de réduire le risque d'apnée et de maladie pulmonaire à long terme.

  • L'administration de caféine dans les 72 premières heures de vie réduit probablement le risque de maladie pulmonaire à long terme, par rapport au traitement des nourrissons prématurés qui présentent des symptômes. Nous avons peu ou pas de confiance dans les autres résultats de cette comparaison, car il n’existe pas suffisamment d'études pour confirmer ces résultats.

  • Aucune étude n'a comparé le traitement à la caféine administré chez les nourrissons prématurés présentant des symptômes minimes par rapport au traitement chez des nourrissons souffrant d'apnée grave (traitées par stimulation ou ventilation).

  • Le traitement à la caféine commencé alors que le bébé est sous ventilation mécanique pourrait conduire à une réduction importante de la durée de la ventilation et pourrait diminuer le risque de maladie pulmonaire chronique à long terme, par rapport au traitement commencé au moment du retrait du tube respiratoire.

Quelles sont les limites des données disponibles ?

Nous n'avons pas trouvé d'études comparant le traitement à la caféine commencé chez des nourrissons prématurés présentant des symptômes minimes par rapport au traitement en cas d'apnée grave (traitée par stimulation ou ventilation). Aucune étude n'a fait état d'hypoxémie intermittente (brèves baisses du taux d'oxygène). Les résultats des études à venir pourraient modifier les conclusions de cette revue.

Ces données sont-elles à jour ?

Les données ont été actualisées le 23 avril 2025.

Borys F, Wróblewska-Seniuk K, Fiander M, Soll RF, Ringsten M, Bruschettini M, Sibrecht G, supported by Cochrane Neonatal and Cochrane Sweden

Quels sont les bénéfices et risques des programmes d’exercices aérobiques pour les personnes ayant subi un AVC ?

1 week 5 days ago
Principaux messages
  • Les personnes ayant subi un AVC (accident vasculaire cérébral) peuvent participer en toute sécurité à des programmes d’exercice comprenant un entraînement de capacité aérobie.

  • L'entraînement aérobie pourrait améliorer la condition physique, réduire le handicap, augmenter la vitesse de marche et améliorer l'équilibre à la fin du programme, mais il n'est pas certain que ces améliorations soient perceptibles.

  • Il n’y a pas assez de données probantes concernant les effets de l’entraînement aérobie et des recherches supplémentaires sont nécessaires.

Qu'est-ce qu'un AVC ?

Un accident vasculaire cérébral (AVC) survient lorsque l’apport sanguin vers une partie du cerveau est interrompu, entraînant des lésions dans certaines zones du cerveau. Les conséquences d’un AVC peuvent bouleverser la vie et varient en fonction de la gravité des lésions et de leur localisation dans le cerveau. Outre ses répercussions sur la capacité à se déplacer, un AVC peut affecter la pensée, les émotions et le comportement. Ces effets peuvent persister tout au long de la vie après un AVC. L’une des conséquences physiques d’un AVC est une diminution de la capacité aérobie et de la force musculaire, ce qui rend l’activité physique et la reprise des activités quotidiennes plus difficiles. Une faible capacité aérobie pourrait également constituer un facteur de risque d’un nouvel AVC.

Que se passe-t-il pendant la réadaptation après un AVC ?

Après un AVC, de nombreux patients bénéficient d’une réadaptation, notamment auprès d’un kinésithérapeute ou d’un autre professionnel de santé, pour les aider à surmonter les difficultés liées aux activités quotidiennes. La réadaptation comprend souvent différents types d’exercices. L'un d'entre eux est l'entraînement aérobie (ou « cardiorespiratoire »), qui consiste à réaliser un exercice continu qui augmente la fréquence cardiaque, ce qui pourrait améliorer l'endurance nécessaire à des activités répétitives comme la marche.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer si l'entraînement de la capacité aérobie était bénéfique à n'importe quel moment après un AVC (que ce soit à l'hôpital ou après le retour à domicile). Plus précisément, nous voulions savoir si l’entraînement aérobie après un AVC :

  • est sans danger ;

  • améliore la condition physique et les mouvements (notamment la marche et l’équilibre) ;

  • modifie l'état d'esprit des personnes (notamment en termes de dépression et de qualité de vie) ; et

  • réduit le risque d’un nouvel AVC.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué des recherches pour trouver des études évaluant un programme d'entraînement aérobie destiné aux personnes ayant subi un AVC, par rapport aux soins usuels, à l'absence de programme ou à un programme ne comprenant pas d'exercice physique. Nous n’avons inclus que les études dans lesquelles le programme d’exercices testé reposait exclusivement sur un entraînement aérobie ; nous avons exclu les études impliquant d’autres types d’exercices, tels que les exercices de renforcement musculaire.

Nous avons comparé et synthétisé les résultats des études et évalué notre niveau de confiance dans les données probantes, en nous appuyant sur des facteurs tels que les méthodes utilisées et le nombre de participants.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 53 études portant sur 2 672 personnes ayant subi un AVC. La plupart des participants à ces études étaient capables de marcher. Trente-sept de ces études ont été menées dans des pays à revenu élevé. L’âge moyen des participants était de 61,9 ans. La plupart des études ont été menées soit dans les trois mois suivant un AVC (19 études), soit au moins six mois après un AVC (29 études). Dans 28 études, les personnes des groupes d’exercice aérobie ont bénéficié d’une attention plus importante que celles des groupes témoins.

Dans 49 études, les séances d’exercice duraient entre 20 et 60 minutes ; dans 48 études, la fréquence des exercices était de 3 à 5 jours par semaine. La durée du programme était inférieure à 12 semaines dans 37 études. L’intensité de l’exercice a été rapportée sous forme de fréquence cardiaque maximale, de réserve cardiaque (calculée à partir de la fréquence cardiaque au repos) ou selon l’évaluation de l’effort perçu par les participants.

Seize des 53 études comportaient un suivi des participants. La durée du suivi variait entre 12 semaines et 12 mois après le début du programme. Une étude avait prévu un suivi de six mois, mais n’a pas rapporté les résultats.

Principaux résultats
  • L'exercice aérobie n'a pas d'effet sur le nombre de décès à la fin du programme (36 études, 1 563 participants) ni lors du suivi (10 études, 713 participants).

  • L'exercice aérobie n'a pas d'effet sur le nombre de seconds AVC à la fin du programme (8 études, 544 participants) et n'en a probablement pas non plus lors du suivi (4 études, 412 participants).

  • Nous avons de grandes incertitudes quant aux résultats concernant la tension artérielle à la fin du programme (9 études, 535 participants) ou lors du suivi (3 études, 155 participants).

  • L'exercice aérobie pourrait entraîner de légères améliorations de l'équilibre (18 études, 772 participants), du handicap (17 études, 1 073 participants), de la capacité aérobie (13 études, 608 participants) et de la vitesse de marche confortable (16 études, 647 participants) à la fin du programme, mais nous ne savons pas si ces changements sont suffisamment importants pour être significatifs chez les personnes ayant subi un AVC. Les résultats lors du suivi ne sont pas clairs ; les bénéfices sur la capacité aérobie pourraient persister, mais pourraient ne pas être suffisamment importants pour être significatifs pour les personnes ayant subi un AVC (5 études, 237 participants).

Quelles sont les limites des données probantes ?
  • La plupart des études ont porté sur des personnes capables de marcher ; on sait peu de choses sur les nombreuses personnes ayant subi un AVC et ayant une mobilité plus limitée.

  • La plupart des études ont été menées dans des pays à revenu élevé ; on dispose de peu d’informations concernant les personnes ayant subi un AVC dans d’autres pays.

  • Il existe de nombreuses incertitudes et les données probantes sur les effets de l’entraînement aérobie sont insuffisantes. Des recherches supplémentaires sont nécessaires.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette revue fait partie de trois revues qui mettent à jour une revue unique antérieure sur l’entraînement à la condition physique après un AVC. Les données probantes s’appuient sur des recherches menées jusqu’en avril 2025.

Kramer S, Cheyne JD, Fawkner S, Hassett L, Johnson L, Mead GE, Rackoll T, Smith J, Wagner V, Saunders DH

Quels sont les bénéfices et risques de l’albumine chez les personnes atteintes de cirrhose hépatique et d’une infection bactérienne ?

2 weeks ago
Principaux messagesAlbumine par rapport à l’absence d’intervention
  • Nous sommes très incertains quant aux effets de l’albumine sur la mortalité toutes causes confondues, les événements indésirables graves, les complications de la cirrhose (atteinte hépatique avancée) et les infections graves.

  • Nous sommes très incertains quant à la capacité de l’albumine à réduire les lésions rénales.

Albumine par rapport à d’autres liquides intraveineux (tels que les colloïdes synthétiques ou les solutions salines)
  • Nous sommes très incertains quant aux effets de l’albumine sur la mortalité toutes causes confondues, les lésions rénales, ou la possibilité que l’albumine augmente les effets indésirables graves ou réduise le choc septique.

  • Il est nécessaire de mener des études à plus grande échelle dans lesquelles ni les participants ni les chercheurs ne connaissent les traitements administrés. Ces études devraient inclure des enfants. Elles devraient également examiner les différences entre les types d’albumine utilisés et les comparer à d’autres types de liquides intraveineux.

Qu'est-ce que la cirrhose du foie ?

La cirrhose est une cicatrisation du foie qui se développe au fil du temps. Les complications de la cirrhose peuvent comprendre une accumulation de liquide dans l’abdomen, une altération des fonctions cérébrales ou un jaunissement de la peau. Les personnes atteintes de cirrhose hépatique sont sujettes aux infections bactériennes (causées par de minuscules germes pouvant provoquer des maladies). Les complications d’une cirrhose avancée sont fréquentes et peuvent entraîner la mort. Un traitement précoce permet de réduire les complications et le risque de décès.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions évaluer les bénéfices et risques de l’albumine humaine (une protéine présente dans le sang), en complément d’antibiotiques, chez les personnes atteintes de cirrhose hépatique et d’infections bactériennes, par rapport à l’absence d’intervention, à un placebo (faux médicament) ou à d’autres liquides intraveineux (produits stériles administrés dans une veine pour augmenter ou maintenir le volume de liquide dans le système responsable du transport du sang à travers les vaisseaux vers et depuis toutes les parties du corps, c’est-à-dire le système circulatoire).

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études ayant testé l’albumine chez des personnes de tout âge atteintes de cirrhose et d’infections. Nous avons collecté et résumé les données nécessaires à notre analyse. Nous avons notamment étudié la similitude entre les participants aux études, si tous les participants avaient terminé les études, ainsi que la nature des données rapportées et la manière dont elles avaient été mesurées. Nous avons évalué notre confiance dans les données probantes en fonction de facteurs tels que les méthodes utilisées pour mener les études. Nous avons évalué le niveau de confiance dans les données probantes concernant les critères de jugement étudiés (c’est-à-dire les résultats recueillis au moment du suivi le plus long) comme étant très faible ou faible.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 11 études portant sur 1 273 adultes d’un âge moyen de 54 ans (aucun enfant). Tous les participants ont reçu des antibiotiques. L’albumine était administrée par voie intraveineuse. Dans huit études, l’albumine était comparée à l’absence de traitement. Dans trois études, l’albumine était comparée à différents types de solutions intraveineuses. Cinq études portaient sur 388 personnes atteintes de cirrhose et d’une infection du péritoine (membrane qui tapisse l’intérieur de l’abdomen), appelée péritonite bactérienne spontanée. Quatre études portaient sur 477 personnes atteintes de cirrhose et présentant des infections dans différentes parties du corps, telles que les poumons, les voies urinaires (où l’urine est produite) et la peau. Deux études avaient inclus 408 personnes atteintes de cirrhose présentant des infections dans différentes parties du corps ainsi qu’une pression artérielle dangereusement basse due à une infection grave.

Un essai avait été mené dans huit pays européens, et dix autres avaient été menés en Inde, en Espagne, en Chine, en France, en Égypte et à Taïwan. Les études avaient été réalisées dans une clinique ou un hôpital universitaire. Environ la moitié des études étaient de courte durée, ne dépassant pas un mois, tandis que l’autre moitié s’étendait sur trois mois.

Dix études n’ont bénéficié d’aucun financement à but lucratif ou n’ont pas indiqué leurs sources de financement, et une a déclaré avoir reçu un soutien privé partiel, consistant en la fourniture de flacons d’albumine.

Principaux résultats

Nous avons identifié des problèmes dans la manière dont les études avaient été menées, ce qui réduisait le niveau de confiance dans les résultats.

Albumine par rapport à l’absence d’intervention
Il est incertain ou très incertain que l’albumine ait un effet sur la mortalité toutes causes confondues, les événements indésirables graves, les complications de la cirrhose et le choc septique (c’est-à-dire une baisse de la pression artérielle associée à une infection grave accompagnée de lésions des organes). Il est très incertain que l’albumine puisse réduire le risque de lésions rénales. Les études n’ont pas rapporté de données sur le bien-être.

Albumine par rapport à d’autres liquides intraveineux

Il est très incertain que l’albumine ait un effet sur la mortalité toutes causes confondues ou les lésions rénales, ou qu’elle puisse augmenter les événements indésirables graves. Il est incertain que l’albumine puisse réduire le choc septique. Les études n’ont pas rapporté de données sur le bien-être ni sur les autres complications de la cirrhose.

Pour ces deux comparaisons, nous n’avons pas pu évaluer l’effet de l’albumine en fonction du site de l’infection.

Quelles sont les limites des données ?

Nous avons très peu confiance dans les données probantes, car des problèmes ont été relevés dans la conception et la conduite des études et les données nécessaires à une analyse pertinente des critères de jugement étudiés étaient insuffisantes ou manquantes. Par conséquent, nous sommes très incertains quant aux effets de l’albumine par rapport à l’absence d’intervention ou par rapport à d’autres solutions intraveineuses.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes sont à jour au 20 août 2025.

Simonetti RG, Perricone G, Nikolova D, Menon S, Gluud C

Lorsque l’ocytocine est administrée par voie intraveineuse pour aider une femme enceinte à accoucher, vaut-il mieux arrêter ou poursuivre son administration une fois que le travail actif a commencé ?

2 weeks ago
Principaux messages
  • Lorsqu’une femme enceinte a reçu de l’ocytocine par voie intraveineuse pour déclencher ou faire progresser le travail, l’arrêt de l’ocytocine dès le début du travail actif, plutôt que de poursuivre son administration jusqu’à l’accouchement, pourrait n’avoir que peu ou pas d’incidence sur la nécessité d’une césarienne (accouchement par incision abdominale), et cette approche semble sans danger tant pour la mère que pour le bébé.

  • L’arrêt de l’ocytocine au début du travail actif pourrait contribuer à éviter des contractions excessives et à réduire une exposition inutile au médicament, mais cela pourrait entraîner une prolongation de la durée du travail, bien que les résultats concernant ce point soient très incertains.

  • La décision de poursuivre ou d’arrêter l’administration d’ocytocine doit être discutée avec les professionnels de santé et tenir compte de la situation clinique (notamment la progression du travail, les contractions, l’état actuel de la femme et du bébé), des moyens de surveillance disponibles et des préférences de la femme.

Qu’est-ce que l’ocytocine ?

Chez les femmes enceintes, à l’approche de l’accouchement (« à terme », c’est-à-dire après 37 semaines de grossesse), l’ocytocine synthétique est un médicament utilisé pour déclencher les contractions utérines nécessaires au travail ou pour les renforcer. Elle est souvent administrée par perfusion intraveineuse. Une fois que le travail actif est établi (c’est-à-dire lorsque le col de l’utérus s’est ouvert (dilaté) d’au moins 4 cm et que les contractions sont régulières), on considère que l’organisme produit suffisamment d’ocytocine naturelle pour permettre au travail de progresser. Continuer à administrer de l’ocytocine artificielle une fois que la femme est en travail actif peut rendre les contractions trop fréquentes ou trop fortes, ce qui pourrait causer un stress au bébé et potentiellement augmenter le risque que la femme doive subir une césarienne (incision dans le ventre pour faire sortir le bébé).

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à savoir si l’arrêt de l’ocytocine, une fois le travail actif engagé, réduit le risque de césarienne, et s’il présente des bénéfices ou des risques pour les mères ou les bébés.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études comparant ces deux approches chez des femmes présentant une grossesse unique à terme (c’est-à-dire un seul bébé, et non des jumeaux ou des triplés) qui recevaient de l’ocytocine pour le déclenchement ou pour accélérer le travail, afin de déterminer s’il est préférable :

  • d’arrêter l’ocytocine dès le début de la phase active du travail, ou

  • de poursuivre l’administration d’ocytocine jusqu’à la naissance ?

Nous avons effectué une recherche de données probantes jusqu’au 17 novembre 2025. Nous avons regroupé les résultats des études lorsque cela était possible afin d’obtenir un maximum d’informations. Nous avons évalué la fiabilité de chaque étude et le degré de confiance que nous pouvons accorder à ses résultats, en nous basant sur des facteurs tels que la taille des études, la qualité de leur conception et de leur mise en œuvre, ainsi que la précision de leurs résultats.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons inclus neuf études portant sur 4 814 femmes. Ces études ont été menées dans des hôpitaux au Danemark, en France, en Inde, en Iran, en Israël, en Thaïlande, en Turquie et aux États-Unis. Les études utilisaient plusieurs définitions différentes du travail actif.

Principaux résultats

L'arrêt de l'ocytocine pendant la phase active du travail :

  • pourrait avoir peu ou pas d’incidence sur le nombre de césariennes (8 études, 4 710 femmes) ;

  • a peu ou pas d'incidence sur le nombre d'accouchements instrumentaux (5 études, 3 776 femmes) ; et

  • pourrait réduire le risque de contractions trop fréquentes ou trop fortes (appelées tachysystolie utérine ou hyperstimulation) (3 études, 1 371 femmes) ; mais

  • le travail a duré en moyenne environ 35 minutes de plus lorsque l’administration d’ocytocine a été interrompue, bien que ce résultat soit très incertain (8 études, 4 141 femmes).

De plus, pendant la phase active du travail, on observe :

  • aucune différence claire entre la poursuite et l’arrêt de l’ocytocine en ce qui concerne les scores d’Apgar (une évaluation rapide de l’état de santé du bébé après la naissance) (5 études, 2 096 femmes) ;

  • aucune différence nette entre la poursuite et l’arrêt de l’administration d’ocytocine concernant les signes d’une diminution de l’apport en oxygène au bébé avant la naissance, mesurés par l’analyse du sang du cordon ombilical après la naissance (6 études, 4 086 femmes) ; et

  • probablement peu ou pas de différence entre la poursuite et l’arrêt de l’ocytocine en ce qui concerne l’admission en unité néonatale (7 études, 4 606 femmes).

Quelles sont les limites des données probantes ?

La fiabilité des données probantes variait considérablement. Nous étions certains des résultats concernant les accouchements instrumentaux, les scores d'Apgar et la diminution de l'apport en oxygène au bébé avant la naissance, et assez certains des résultats concernant l'admission en unité néonatale. Nous étions un peu incertains quant aux résultats concernant la césarienne et l’hyperstimulation utérine, et très incertains quant aux résultats concernant la durée de la phase active du travail. Parmi les raisons de cette incertitude, on peut citer le fait que :

  • les participantes à l’étude savaient à quel groupe elles appartenaient, c’est-à-dire si l’administration d’ocytocine était poursuivie ou interrompue, ce qui a pu influencer les résultats ;

  • les études utilisaient des définitions différentes pour les paramètres qu’elles rapportaient, tels que la phase active du travail, la tachysystolie utérine et l’hyperstimulation utérine ; et

  • la durée du travail variait d’une étude à l’autre.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes sont à jour au 17 novembre 2025.

Boie S, Uldbjerg N, Bor P, Thornton JG, Le Ray C, Glavind J, Goffinet F, Girault A

Un traitement appelé « thymosine-alpha 1 » est-il efficace chez les personnes atteintes d'hépatite B chronique et provoque-t-il des effets indésirables ?

2 weeks ago
Principaux messages
  • Chez les adultes atteints d’hépatite B chronique, la thymosine-alpha 1 pourrait réduire la mortalité toutes causes confondues et les effets indésirables graves. Nous sommes moins certains de ses effets sur le bien-être, les maladies ou les décès liés à l’hépatite B, les effets indésirables non graves et la santé hépatique.

  • Les futures études devraient recourir à des méthodes plus rigoureuses et inclure un plus grand nombre de participants.

Qu'est-ce que l'hépatite B chronique ?

L’hépatite B chronique est causée par une infection par le VHB. Le VHB attaque le foie et provoque une inflammation : le foie devient rouge, douloureux et enflé. L'infection par le VHB peut être de courte durée (aiguë) ou de longue durée (chronique). On parle d’infection chronique par le VHB lorsque la maladie dure plus de six mois. Si elle n’est pas traitée efficacement, elle peut évoluer vers une hépatite chronique, une cirrhose et d’autres maladies hépatiques, une insuffisance hépatique, un cancer et le décès.

Qu'est-ce que la thymosine-alpha 1 ?

La thymosine-alpha 1 est une substance produite par une petite glande située dans la poitrine, appelée thymus, qui aide l'organisme à lutter contre les infections et les maladies. Elle peut empêcher le VHB de se répliquer et renforcer le système immunitaire, aidant ainsi l'organisme à lutter contre le virus. Elle est administrée par injection sous-cutanée.

Que voulions-nous savoir ?

Nous souhaitions déterminer si, chez les personnes atteintes d'hépatite B chronique, la thymosine-alpha 1 pourrait être un traitement efficace, administrée seule ou en association avec un traitement complémentaire (appelé traitement standard, régulier ou de soutien), par rapport à un placebo (traitement factice), à l'absence de traitement ou au même traitement complémentaire.

Nous souhaitions déterminer si la thymosine-alpha 1 :

  • entraînait le décès, quelle qu’en soit la cause

  • provoquait des effets indésirables graves (tout événement entraînant le décès, une invalidité ou une hospitalisation)

  • améliorait le bien-être des patients

  • réduisait les maladies liées au VHB

  • réduisait le risque de décès lié à une infection chronique par le VHB

  • réduisait le risque d’effets indésirables non graves (événements moins graves que ceux mentionnés ci-dessus), et

  • améliorait la santé hépatique.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué une recherche d’études portant sur la thymosine-alpha 1 chez les personnes atteintes d’hépatite B chronique. Les études pouvaient inclure des traitements supplémentaires à condition que tous les participants reçoivent le même traitement supplémentaire. Dans le cas contraire, les personnes ne recevant pas de thymosine-alpha 1 recevaient un placebo ou ne recevaient aucun traitement.

Les études pouvaient être menées partout dans le monde. Les participants aux études pouvaient être des hommes ou des femmes, et recevoir le traitement par injection n’importe où sur le corps et à n’importe quelle dose.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 10 études portant sur 1 349 adultes atteints d’hépatite B chronique. Ces études évaluaient la thymosine-alpha 1, administrée seule ou en association avec un traitement complémentaire, par rapport à un placebo (2 études), à l’absence de traitement (2 études) ou au même traitement complémentaire (6 études). Les traitements d’appoint étaient des traitements standards de l’infection chronique par le VHB, notamment l’interféron, le peginterféron, la lamivudine, ainsi que le ténofovir ou l’entécavir.

L’étude la plus petite comprenait 12 participants, et la plus grande 690. Ces études ont été financées par des universités, l’industrie pharmaceutique, des organismes nationaux ou des subventions de recherche.

La thymosine-alpha 1 pourrait :

  • réduire le risque de décès, toutes causes confondues ; dans trois études, 14 des 460 personnes (3 %) ayant reçu la thymosine-alpha 1 sont décédées, contre 26 des 447 personnes (5,8 %) ayant reçu l’intervention de contrôle entre 6 et 24 mois après le traitement ;

  • entraîner une légère réduction des événements indésirables graves ; dans cinq études, 54 des 534 personnes (10,1 %) ayant reçu de la thymosine-alpha 1 ont présenté un événement indésirable grave, contre 70 des 522 personnes (13,4 %) ayant reçu l’intervention de contrôle entre 6 et 24 mois après le traitement.

Nous sommes moins certains que la thymosine-alpha 1 puisse :

  • n’avoir aucun effet sur le bien-être des participants cinq ans après le traitement (1 étude, 161 participants) ;

  • n'avoir aucun effet sur les maladies liées au VHB. Dans trois études, 33 des 433 personnes (7,6 %) ayant reçu de la thymosine-alpha 1 et 37 des 421 personnes (8,8 %) ayant reçu le traitement de référence ont développé une maladie liée au VHB entre 6 et 24 mois après le traitement ;

  • réduire le risque de décès lié au VHB chronique. Dans trois études, 14 des 460 personnes (3 %) ayant reçu de la thymosine-alpha 1 sont décédées des suites d’une infection chronique par le VHB, contre 26 des 447 personnes (5,8 %) ayant reçu le traitement de référence jusqu’à 24 mois après le traitement ;

  • réduire le risque d’effets indésirables non graves. Dans cinq études, 16 personnes sur 151 (10,6 %) ayant reçu de la thymosine-alpha 1 auraient présenté un effet indésirable non grave, contre 32 personnes sur 149 (21,5 %) ayant reçu l’intervention de contrôle entre 12 et 24 mois après le traitement ;

  • n'ont eu aucun effet sur l'amélioration de la santé hépatique. Dans deux études, d’après les modifications observées dans les échantillons hépatiques, 146 des 358 personnes (40,8 %) ayant reçu de la thymosine-alpha 1 auraient présenté une amélioration de la santé hépatique, contre 163 des 344 personnes (47,4 %) ayant reçu l’intervention de contrôle entre 12 et 24 mois après le traitement.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Les 10 études présentaient toutes des problèmes de conception et de méthodes. Dans l’ensemble, nous accordons peu de crédit à ces résultats, car seules quelques études ont fourni des informations sur les critères de jugement qui nous intéressaient, les résultats variaient d’une étude à l’autre et de nombreuses études portaient sur un petit nombre de participants.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes sont à jour jusqu’en juin 2026.

Naing C, Ni H, Aung HH, Aye SN, Nikolova D, Poovorawan Y, Pavlov C

Quelle solution (milieu de culture) est la plus efficace pour favoriser le développement des embryons avant leur implantation dans l’utérus dans le cadre de l’assistance médicale à la procréation (AMP) ?

2 weeks 1 day ago
Principaux messages
  • Cette revue actualisée a évalué les solutions spéciales (milieux de culture) qui jouent un rôle important dans le développement des embryons dans le cadre des traitements d’assistance médicale à la procréation (AMP) destinés aux femmes qui ne peuvent pas tomber enceintes naturellement. À l’heure actuelle, nous ne savons pas quel milieu de culture offre les meilleures chances d’obtenir une naissance vivante. Une étude a montré qu’un milieu de culture embryonnaire appelé G5 conduisait probablement à davantage de naissances vivantes qu’un autre appelé HTF, mais les autres études n’ont pas mis en évidence de différences claires dans les taux de réussite entre les différents milieux de culture.

  • Les données probantes sont limitées car les études ont testé différents milieux de culture et leurs résultats n’ont pas pu être combinés. De nombreuses études présentaient des limites, telles qu’un faible nombre de participantes. D’autres études, mieux conçues, sont nécessaires pour déterminer quel milieu de culture embryonnaire est le plus efficace.

Qu’est-ce qu’un milieu de culture embryonnaire ?

Une femme qui ne parvient pas à tomber enceinte naturellement peut recourir à des traitements d’assistance médicale à la procréation (AMP), tels que la FIV (fécondation in vitro), dans laquelle les ovocytes sont fécondés par des spermatozoïdes hors du corps. Favoriser le développement (la culture) de l’embryon ainsi créé constitue une partie très importante du traitement par FIV. L’embryon est placé dans une solution spéciale appelée « milieu de culture embryonnaire ». Ce milieu fournit des nutriments et aide l’embryon à se développer en laboratoire jusqu’à ce qu’il soit transféré dans l’utérus ou congelé en vue d’une utilisation ultérieure. Il existe de nombreux milieux de culture embryonnaires différents.

Pourquoi n’y a-t-il pas de consensus sur le milieu de culture le plus efficace ?

Il n’existe actuellement aucun consensus clair sur le type de milieu de culture embryonnaire offrant les meilleures chances d’obtenir une naissance vivante. Les recherches disponibles ne fournissent pas suffisamment d’informations fiables pour privilégier clairement un milieu de culture par rapport à un autre. Il est donc difficile pour les médecins et les patientes de savoir quelle option privilégier.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à savoir si les différents types de milieux de culture utilisés pour faire croître les embryons humains influencent les chances d’obtenir une naissance vivante ou une grossesse évolutive (grossesse confirmée par la présence d’une activité cardiaque à l’échographie) chez les femmes ayant recours à des traitements de FIV.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué une recherche d’études comparant les différents milieux de culture embryonnaire disponibles pour les traitements de FIV. Nous avons examiné les résultats des études pour tous les paramètres que nous jugeons importants. Nous avons évalué la fiabilité de chaque étude en fonction de sa conception et de sa mise en œuvre. Nous avons évalué notre niveau de confiance quant aux données probantes pour chaque critère important.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 26 études pertinentes, dont huit évaluaient les critères les plus importants, tels que la naissance vivante ou la grossesse évolutive. Cinq autres études sont en cours, et 60 études n’ont pas pu être incluses car elles n’ont été publiées que sous forme de brefs résumés ne contenant pas suffisamment d’informations. Il n’a pas été possible de combiner les résultats des études, car aucune paire d’études n’a comparé les mêmes milieux de culture.

Principaux résultats

Huit études (3 315 femmes) parmi les 26 incluses dans cette revue ont rapporté des naissances vivantes ou des grossesses évolutives.

La plupart des études n’ont pas mis en évidence de différence claire entre les milieux de culture comparés. Cependant, les deux études les plus importantes ont mis en évidence certaines différences qui pourraient s’avérer significatives.

Une étude a montré qu’il y avait probablement une probabilité 6 % plus élevée d’obtenir une naissance vivante avec le milieu G5 comparativement au milieu HTF (836 femmes). Une autre étude a montré qu’il pourrait y avoir une probabilité de 6 % plus élevée d’obtenir une naissance vivante avec EmbryoAssist associé au GM-CSF (avec un faible taux d’HSA [faible concentration d’une protéine sanguine appelée albumine]) par rapport à une version d’EmbryoAssist sans GM-CSF (743 femmes), mais ce résultat est très incertain, notamment parce que milieu de culture a été modifié au cours de l’étude.

Ces mêmes études ont mis en évidence des différences dans les taux de grossesses évolutives. L’une d’elles suggérait que le G5 augmentait probablement les chances d’obtenir une grossesse évolutive par rapport au HTF (836 femmes). L’autre suggérait que l’EmbryoAssist associé au GM-CSF (faible taux d’HSA) pourrait augmenter les chances d’obtenir une grossesse évolutive par rapport à l’EmbryoAssist sans GM-CSF (743 femmes), mais nous avons de grandes réserves quant à ce résultat.

Les données probantes sont très limitées et peu claires, et nous n’avons pas pu combiner les résultats des différentes études. D'autres études bien conçues sont nécessaires pour confirmer ces résultats et déterminer si un milieu de culture spécifique améliore le succès du traitement.

Quelles sont les limites des données probantes ?
  • De nombreuses études n’ont porté que sur un petit nombre de femmes.

  • Certaines études présentaient des problèmes liés à leur conception.

  • Quelques études ont réparti les ovocytes ou les embryons (plutôt que les femmes) entre les groupes comparés, ou ont transféré chez une même femme des embryons provenant de différents groupes de l’étude.

  • La plupart des études ne décrivaient pas clairement les composants des milieux de culture.

  • De nombreuses études n’ont pas rapporté tous les paramètres importants.

Dans l’ensemble, les données probantes étaient pour la plupart très incertaines car :

  • les études ne pouvaient pas être combinées entre elles ;

  • les résultats des études n'étaient pas précis ; et

  • les résultats des études n’ont pas toujours été interprétés de manière appropriée.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette revue met à jour une revue publiée en 2015. Les données probantes ont été actualisées le 28 août 2025.

Laverde M, Zagers M, van Wely M, Youssef M, Mastenbroek S, supported by the Cochrane Gynaecology and Fertility Review Group
Checked
7 minutes 5 seconds ago
Subscribe to Derniers résumés en Français feed