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Quels sont les bénéfices et risques liés à l’administration d’une quantité plus élevée ou plus faible de globules rouges lors d’une transfusion sanguine ?

21 hours 44 minutes ago
Principaux messages
  • Il est possible que l'administration de quantités plus faibles de globules rouges aux adultes lors d'une transfusion sanguine n’ait pas d'incidence sur le risque de décès, la durée du séjour à l'hôpital ou les effets indésirables du traitement, si on la compare à l'administration de quantités plus élevées de globules rouges, mais les données probantes issues de certaines études ne sont pas claires.

  • Cela pourrait cependant permettre de réduire la quantité de sang administrée lors d’une transfusion, ce qui représente une économie ; dans ce cas il y a davantage de sang disponible pour d’autres personnes ayant besoin d’une transfusion.

  • Nous n’avons pas trouvé suffisamment d’informations pour déterminer s’il est préférable d’administrer des quantités plus élevées ou plus faibles de globules rouges aux enfants ou aux nourrissons ayant besoin d’une transfusion.

Qu’est-ce qu’une transfusion sanguine ?

Chez de nombreuses personnes hospitalisées, le nombre de globules rouges sains qui transportent l’oxygène dans leur organisme est insuffisant, ce qui peut les fatiguer, les affaiblir ou les essouffler. Ce trouble s’appelle l’anémie et on peut le traiter de plusieurs façons différentes. Parfois, les patients peuvent avoir besoin du sang supplémentaire (une transfusion sanguine). Les globules rouges constituent une partie importante de ce sang supplémentaire. Cependant, les médecins disposent de peu d’informations sur la quantité de globules rouges (le « volume de globules rouges ») à administrer.

Chez l’adulte, le volume des globules rouges dans le sang peut être mesuré en unités (par exemple, une unité de globules rouges). Pour les nourrissons et les enfants, les médecins administrent une quantité déterminée en fonction du poids de l’enfant. Par exemple, ils peuvent administrer 20 ml de globules rouges par kilogramme de poids (20 ml/kg). La transfusion sanguine comportant certains risques et les réserves de sang étant limitées, il a été recommandé aux médecins d’administrer la plus petite quantité efficace aux adultes. Actuellement, il est recommandé d’administrer une unité de globules rouges (plutôt que deux unités) aux adultes hospitalisés qui ne présentent pas d’hémorragie et dont l’état ne change pas rapidement. Chez les enfants et les nouveau-nés, il n’existe pas de quantité standard recommandée pour la transfusion.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer si l’administration d’une quantité plus faible de globules rouges était bien tolérée chez les adultes, les enfants et les nouveau-nés hospitalisés ayant besoin d’une transfusion sanguine. Nous avons examiné si les patients restaient plus longtemps à l’hôpital, s’ils présentaient des effets indésirables liés au traitement, des problèmes cardiaques, respiratoires ou touchant d’autres systèmes de l’organisme, s’ils recommençaient à saigner, et quelle quantité de globules rouges leur avait été administrée.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études qui comparaient deux volumes différents de transfusion de globules rouges chez des patients hospitalisés. Par exemple, deux unités de globules rouges par rapport à une unité de globules rouges chez les adultes, ou 20 ml/kg par rapport à 10 ml/kg chez les enfants. Nous avons comparé et résumé les résultats des études, et évalué le niveau de confiance des données probantes en nous basant sur des facteurs tels que les méthodes et la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 12 études portant sur 5 478 personnes. Neuf études portaient sur un total de 1 945 adultes ; l’une concernait des femmes ayant besoin d’une transfusion sanguine après l’accouchement et les autres concernaient des personnes ayant besoin d’une transfusion sanguine en raison d’un cancer du sang. Une étude portait sur 3 199 enfants anémiques âgés de deux mois à 12 ans, et deux études portaient sur un total de 334 nouveau-nés nés avant 32 semaines de grossesse.

Chez les adultes, lorsque l’on compare une unité de globules rouges à deux unités de globules rouges pour une transfusion sanguine unique, il ne semble pas y avoir d’augmentation du risque de décès, ni d’allongement de la durée d’hospitalisation, ni d’augmentation des effets indésirables liés à la transfusion, tels que la formation de caillots sanguins (thrombose) ou la réapparition de saignements. Toutefois, les données probantes sont incertaines.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Nous accordons peu de crédit à la plupart des données probantes que nous avons trouvées, car le nombre d’études était insuffisant pour tirer des conclusions certaines quant aux résultats. Dans certaines études, il est possible que les participants aient eu connaissance du traitement administré. Dans certaines de ces études, les participants n’ont pas été répartis de manière aléatoire dans les différents groupes de traitement. Cela signifie que les différences entre les groupes pourraient être dues à des différences entre les personnes plutôt qu'entre les traitements.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes ont été actualisées en août 2025.

Roumeliotis N, Sabbagh G, Belkacem M, Dodin P, Du Pont-Thibodeau G, Callum J, Tucci M, Carrier FM, Lacroix J

L'utilisation d'une aiguille (ponction veineuse) est-elle préférable à l’utilisation d'un dispositif (lancette pour le talon) pour prélever un échantillon sanguin chez les nouveau-nés à terme ?

21 hours 44 minutes ago
Principaux messages
  • La ponction veineuse (insertion d’une aiguille dans une veine) pourrait être moins douloureuse que la ponction au talon (utilisation d’un dispositif spécial pour percer la peau) chez les nouveau-nés lors d’un prélèvement sanguin, avec ou sans eau sucrée pour soulager la douleur, et pourrait réduire la nécessité de faire plus d’une ponction cutanée lorsqu’aucune eau sucrée n’est administrée pour soulager la douleur.

  • Nous ne savons pas quelle procédure, entre la ponction veineuse et la ponction au talon, est la plus douloureuse pour les nouveau-nés lorsque du sucre est utilisé pour soulager la douleur.

  • Des études mieux conçues et de plus grande envergure, dont les résultats seraient présentés de manière complète, sont nécessaires pour déterminer quelle méthode est la plus adaptée aux bébés.

Pourquoi prélève-t-on des échantillons sanguins chez les nouveau-nés ?

Dans la plupart des pays, un prélèvement sanguin chez les nouveau-nés est nécessaire pour les tests de dépistage de routine. Des prélèvements sanguins peuvent également être nécessaires pour d’autres analyses sanguines visant à diagnostiquer et à prendre en charge des maladies telles que la jaunisse ou une glycémie basse (l’hypoglycémie). Cependant, le prélèvement sanguin chez les bébés est douloureux. Une douleur non traitée chez les nouveau-nés peut avoir des répercussions sur leur croissance physique et leur développement cérébral. Une solution sucrée (telle que le saccharose) peut être administrée aux bébés avant l'intervention, ce qui contribue à réduire la douleur. Il est difficile de mesurer la douleur chez les bébés, mais on s'appuie sur des éléments tels que les expressions faciales, les pleurs et les variations de la fréquence cardiaque pour évaluer leur douleur.

Comment les prélèvements sanguins sont-ils effectués ?Ponction veineuse

La ponction veineuse est une méthode de prélèvement sanguin consistant à percer directement la veine à l’aide d’une aiguille. La personne qui pratique cette intervention doit être bien formée pour s’assurer que le prélèvement sanguin est effectué avec succès. Cette technique est souvent utilisée lorsqu'il faut prélever 1 ml de sang ou plus, et pour éviter les ponctions répétées de la peau et les complications associées (telles que les infections cutanées) liées à la ponction au talon.

Ponction au talon

La ponction au talon est la méthode standard de prélèvement sanguin chez les nouveau-nés dans les hôpitaux du monde entier. Elle est couramment utilisée lorsque le volume de sang requis est inférieur à 1 ml. Elle ne nécessite ni formation ni expertise particulières pour être réalisée avec succès. L’intervention consiste à pratiquer une petite ponction (d'une profondeur entre 1 et 2 mm) au talon du pied à l'aide d'une lancette, qui est généralement un dispositif automatique. Après la ponction, on comprime le talon du nourrisson pour recueillir l'échantillon de sang nécessaire, ce qui provoque une douleur supplémentaire.

Que voulions-nous déterminer ?

Nous voulions déterminer :

  • si la ponction veineuse est moins douloureuse que la ponction au talon pour les nouveau-nés ; et

  • quelle procédure donne les meilleurs résultats dès la première tentative, évitant ainsi une deuxième ponction cutanée.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études comparant la ponction veineuse et la ponction au talon pour le prélèvement sanguin chez les nouveau-nés. Les études devaient mesurer les réactions à la douleur et le nombre de ponctions cutanées nécessaires pour obtenir un prélèvement réussi. Elles devaient également indiquer si les bébés recevaient une solution sucrée pour soulager la douleur. Les bébés participant aux études devaient être en bonne santé et nés à terme. Nous avons comparé et résumé les résultats des études, et évalué le niveau de confiance des données probantes en nous basant sur des facteurs tels que les méthodes et la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons inclus huit études portant sur 826 nouveau-nés à terme. Trois études ont été menées en Suède et une dans chacun des pays suivants : Japon, Malaisie, Népal, Espagne et Royaume-Uni.

Lorsqu’aucune solution au goût sucré n’était administrée :

  • la ponction veineuse provoque probablement moins de douleur que la ponction au talon (6 études, 488 bébés) ; et

  • la ponction veineuse réduit probablement la nécessité de plus d’une ponction cutanée par rapport à la ponction au talon (6 études, 397 bébés).

Lorsqu'une solution au goût sucré a été administrée :

  • la ponction veineuse pourrait causer moins de douleur que la ponction au talon (3 études, 170 bébés) ; et

  • nous ne savons pas avec certitude quel est l'effet de la ponction veineuse par rapport à la ponction au talon sur la nécessité de plus d’une ponction cutanée (2 études, 110 nourrissons).

Quelles sont les limites des données probantes ?

Notre confiance dans les données probantes était limitée et variait de modérée à très faible. Cela s’explique par le fait que toutes les études présentaient des limites dans leur mise en œuvre. Celles-ci concernaient notamment la manière dont les bébés ont été répartis dans chaque groupe, la façon dont les études ont présenté leurs résultats et le nombre de bébés inclus dans les études. De plus, les personnes chargées des procédures savaient quelle méthode de prélèvement était utilisée pour chaque bébé, ce qui a pu influencer la manière dont les études ont évalué la douleur.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette revue actualise notre revue Cochrane de 2011. Les données probantes sont à jour jusqu’en juillet 2025.

Martins G, Fiander M, Taddio A, Shah VS

Le traitement de substitution par l’alpha-1-antitrypsine (traitement de substitution par une protéine prélevée dans le sang de donneurs sains) contribue-t-il à améliorer les symptômes des maladies respiratoires chez les personnes présentant un déficit ...

3 days 22 hours ago
Principaux messages
  • Chez les personnes présentant un déficit en alpha-1-antitrypsine, l’administration d’alpha-1-antitrypsine supplémentaire par perfusion intraveineuse (traitement de substitution par voie intraveineuse) peut entraîner une légère augmentation du nombre d’exacerbations (aggravation de la maladie pulmonaire) survenant chaque année, mais pourrait avoir peu ou pas d’effet sur le nombre de décès. Nous ne savons pas avec certitude si le traitement de substitution par voie intraveineuse a un effet sur le nombre de personnes présentant des événements indésirables graves, tels qu’une hospitalisation ou des séquelles irréversibles. L'administration d'alpha-1-antitrypsine supplémentaire par un masque respiratoire (traitement de substitution par inhalation) pourrait avoir peu ou pas d'effet sur le nombre de personnes présentant des événements indésirables graves, et nous ne savons pas si ce traitement a un effet sur les exacerbations.

  • Notre revue n’a porté que sur un petit nombre d’études, et nous accordons peu de confiance aux données probantes.

Qu'est-ce que le déficit en alpha-1-antitrypsine (AATD) ?

L'alpha-1-antitrypsine (AAT) est une protéine qui contribue à protéger nos organes contre les lésions causées par les enzymes de notre propre organisme. Le déficit en AAT (AATD) est une maladie génétique caractérisée par une production insuffisante d'AAT. Il peut entraîner des lésions pulmonaires et une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO ; une affection chronique qui rend la respiration difficile). Les symptômes de l’AATD comprennent l’essoufflement, la toux et la respiration sifflante. Les fumeurs atteints d’AATD présentent un risque plus élevé de développer une maladie pulmonaire grave. L’AATD peut également entraîner des problèmes hépatiques. Certaines personnes atteintes d’AATD peuvent rester en bonne santé tout au long de leur vie.

Qu'est-ce que le traitement de substitution par l'alpha-1-antitrypsine ?

Le traitement de substitution par l'AAT vise à augmenter les taux d'AAT dans le sang et les poumons à l'aide de la protéine AAT prélevée dans le sang de donneurs sains. Le traitement de substitution par l'AAT peut aider à protéger le tissu pulmonaire contre les lésions et à ralentir la progression de la maladie pulmonaire. Il peut être administrée par perfusion intraveineuse, par injection sous-cutanée ou par inhalation à l’aide d’un masque respiratoire.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer si le fait de compléter les taux d’AAT chez les personnes atteintes d’AATD pouvait réduire le nombre d’exacerbations (aggravation de la maladie), le nombre de décès et le nombre de personnes présentant des événements indésirables graves, tels qu’une hospitalisation ou des séquelles permanentes. Notre revue s’est concentrée sur les résultats les plus importants pour les personnes atteintes de cette maladie.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études comparant un traitement de substitution par l'AAT, quelle que soit la voie d'administration (intraveineuse, sous-cutanée ou par inhalation), à un traitement de substitution par l'AAT administré par une autre voie, à un traitement factice (placebo) ou à l'absence de traitement. Nous avons comparé et résumé les résultats et évalué notre confiance dans les données probantes sur la base de facteurs tels que les méthodes et la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié six études portant sur 524 participants. Quatre études portaient sur le traitement de substitution par AAT par voie intraveineuse, et les deux autres sur le traitement de substitution par AAT par voie inhalée. Les six études comparaient le traitement de substitution par AAT à un placebo. Les études ont été menées dans des pays à revenu élevé d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Australie. L’étude la plus petite comptait cinq participants, et la plus grande, 180 participants.

Principaux résultats

Traitement de substitution par AAT par voie intraveineuse par rapport à placebo

  • Le traitement de substitution par AAT par voie intraveineuse pourrait entraîner une légère augmentation du nombre d'exacerbations survenant chaque année chez les patients. Les données probantes montrent un taux de 1 710 exacerbations annuelles pour 1 000 personnes recevant un traitement d'appoint par AAT par voie intraveineuse, contre 1 420 exacerbations annuelles pour 1 000 personnes recevant un placebo (soit 290 exacerbations supplémentaires dans le groupe AAT).

  • Le traitement de substitution par AAT par voie intraveineuse pourrait avoir peu ou pas d’effet sur le nombre de décès par rapport au placebo.

  • Nous ne savons pas si les personnes recevant un traitement de substitution par AAT par voie intraveineuse sont plus susceptibles de présenter un ou plusieurs événements indésirables graves que celles recevant un placebo.

Traitement de substitution par AAT inhalée par rapport à un placebo

  • Nous ne savons pas si le traitement de substitution par AAT par voie inhalée a un effet sur le nombre d'exacerbations survenant chaque année chez les patients, par rapport au placebo.

  • Aucune étude n’a fait état de décès.

  • Le traitement de substitution par AAT par voie inhalée pourrait avoir peu ou pas d’effet sur le nombre de personnes présentant un ou plusieurs événements indésirables graves par rapport au placebo.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Notre confiance dans les données probantes est faible, car peu d’études étaient disponibles, celles que nous avons identifiées portaient sur un nombre réduit de participants et les résultats ne concernaient qu’une partie de la population qui nous intéressait.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Nous avons inclus les données probantes publiées jusqu’en août 2025.

Glaister P, Hindle Robinson N, Woods A, Bentham C, Hamzah J, Crossingham I

La chimiothérapie avant la chirurgie améliore-t-elle la survie et la qualité de vie des femmes atteintes d’un cancer épithélial de l’ovaire avancé ?

3 days 22 hours ago
Principaux messages
  • Il existe peu de différence en termes de durée de survie chez les femmes atteintes d’un cancer épithélial de l’ovaire (CEO) avancé (stades IIIC/IV), qu’elles reçoivent d’abord une chimiothérapie ou qu’elles subissent d’abord une chirurgie. Il y a probablement peu de différence dans le délai avant la récidive du CEO après le traitement.

  • La chimiothérapie avant la chirurgie réduit probablement les risques graves liés à la chirurgie ; elle réduit probablement de moitié le risque de devoir procéder à une résection intestinale pendant la chirurgie ; et elle entraîne probablement une forte diminution du recours à une stomie (dérivation de l’intestin à travers la paroi abdominale vers une poche destinée à recueillir son contenu).

  • La chimiothérapie avant la chirurgie constitue une alternative à la chirurgie suivie d’une chimiothérapie chez les femmes atteintes d’un CEO avancé. Le choix du traitement à administrer en premier dépend des préférences de la patiente, de son état de santé au moment du diagnostic, des risques liés à la chirurgie, ainsi que de l’étendue et de la propagation de la maladie.

Qu'est-ce que le cancer épithélial de l'ovaire et comment est-il traité ?

Le cancer de l’ovaire est le huitième cancer le plus fréquent chez les femmes dans le monde. Environ 90 % des cancers de l'ovaire sont des cancers épithéliaux de l'ovaire (CEO), qui surviennent à la surface de l'ovaire ou dans la muqueuse des trompes de Fallope. La plupart des femmes atteintes de CEO sont diagnostiquées lorsque leur cancer est à un stade avancé et que leur maladie s'est propagée dans toute la cavité abdominale (stade IIIC/IV). Bien que les taux de survie se soient améliorés lors des 30 dernières années, seules quatre femmes sur dix atteintes d’un CEO sont encore en vie 10 ans après le diagnostic.

Le traitement du cancer de l'ovaire associe généralement chirurgie et chimiothérapie. La chirurgie vise à retirer autant que possible le cancer visible. Cependant, la chirurgie seule a peu de chances de guérir le CEO, et la plupart des femmes auront également besoin d’une chimiothérapie. La chimiothérapie utilise des médicaments à base de platine pour traiter les cellules cancéreuses qui ne peuvent pas être retirées par chirurgie ou qui ne sont pas visibles.

Traditionnellement, la chimiothérapie est administrée après la chirurgie. Cependant, elle peut aussi être administrée avant la chirurgie, puis les autres cycles de chimiothérapie sont administrés après la chirurgie, comme habituellement.

Pourquoi est-ce important ?

Les femmes atteintes d’un CEO avancé peuvent être trop faibles au moment du diagnostic pour subir une chirurgie, ou peuvent nécessiter une chirurgie importante pour retirer tout le cancer visible. L’administration d’une chimiothérapie avant la chirurgie peut réduire la taille de la tumeur avant l’intervention, ce qui peut permettre aux femmes d’être suffisamment rétablies pour subir une chirurgie ou de bénéficier d’une chirurgie moins importante.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions savoir si l’administration d’une chimiothérapie avant la chirurgie était plus efficace que de pratiquer d’abord une chirurgie, puis d’administrer la chimiothérapie. Nous nous sommes intéressés au nombre de femmes atteintes d’un CEO qui :

  • étaient encore en vie 48 mois après le diagnostic ;

  • n’avaient plus de CEO 24 mois après le traitement ;

  • sont décédées à la suite de la chirurgie ;

  • ont présenté des effets indésirables liés à la chirurgie ;

  • ont dû avoir une stomie, c’est-à-dire une ouverture de l’intestin à travers la paroi abdominale vers une poche pour recueillir les selles, ou une partie de l’intestin retirée (résection intestinale) ; et

  • ont constaté une amélioration de la qualité de leur vie.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études comparant la chimiothérapie suivie d’une chirurgie à la chirurgie suivie d’une chimiothérapie chez des femmes atteintes d’un CEO avancé. Nous avons comparé et résumé les résultats des études, puis évalué le niveau de confiance dans les données probantes sur la base de facteurs tels que la méthodologie et la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié sept études portant sur 2 650 femmes atteintes d’un CEO de stade III/IV, qui comparaient les effets d’un traitement initial par chimiothérapie suivi d’une chirurgie puis d’une chimiothérapie comme habituellement, à ceux d’une chirurgie suivie d’une chimiothérapie. Ces études ont été menées dans le monde entier, dans 20 pays, principalement à revenu élevé.

L’administration d’une chimiothérapie avant la chirurgie :

  • fait peu ou pas de différence quant au nombre de femmes encore en vie après 48 mois (5 études, 2 380 femmes) ;

  • fait probablement peu ou pas de différence quant au nombre de femmes qui n’avaient plus de maladie après 24 mois (5 études, 2 380 femmes) ;

  • réduit le nombre de décès liés à la chirurgie (5 études, 2 201 femmes) ;

  • réduit probablement le risque d’effets indésirables graves liés à la chirurgie (3 études, 1 094 femmes) ;

  • entraîne probablement une forte réduction du risque de devoir subir une stomie (3 études, 1 291 femmes) ou une résection intestinale (5 études, 2 237 femmes) ;

  • pourrait légèrement améliorer la qualité de vie 6 mois après le traitement, mais les résultats sont incertains (3 études, 559 femmes).

Quelles sont les limites des données probantes ?

Nous sommes certains que la chimiothérapie avant la chirurgie ne modifie pas la survie globale et réduit le nombre de décès dus à la chirurgie. Nous sommes moins certains des autres résultats pour plusieurs raisons. Les femmes et les médecins savaient quel traitement les femmes avaient reçu, ce qui pourrait avoir influencé les résultats. Bien que les études n’aient inclus que des femmes atteintes d’un CEO avancé (stades IIIC/IV) et que beaucoup d’entre elles présentaient un cancer étendu, les études ultérieures n’ont inclus des femmes que lorsque les chirurgiens estimaient pouvoir retirer tout le cancer visible par chirurgie. Nous n’avons pu analyser que les résultats de cinq des sept études. Nous ajouterons les résultats d’autres études dès qu’ils seront disponibles.

Les données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes sont à jour au 9 octobre 2025.

Elderfield C, Shawky M, Beazley R, Choudhary C, Coleridge SL, Bryant A, Morrison J

Quels sont les bénéfices et risques des implants dentaires zygomatiques chez les personnes édentées présentant une perte osseuse sévère au niveau de la mâchoire supérieure ?

4 days 23 hours ago
Principaux messages
  • Par rapport aux implants-vis dentaires conventionnels posés après une augmentation osseuse de la mâchoire, des vis plus longues placées dans l’os zygomatique présentaient moins risque d’échec et permettaient de poser des prothèses fonctionnelles beaucoup plus rapidement, mais entraînaient davantage de complications.

  • Les trous destinés à accueillir les vis d'implant peuvent être préparés à l’aide d’un outil rotatif conventionnel ou d’un outil vibrant qui « racle » l’os (chirurgie piézoélectrique). Il pourrait y avoir peu ou pas de différence entre les deux méthodes en termes de durabilité des implants ou des prothèses dentaires ou de risque de complications, mais les fraises rotatives sont probablement plus rapides.

  • Peu d’études ont examiné ces questions. Des études plus nombreuses et de plus grande taille sont nécessaires pour disposer de davantage de certitude concernant les bénéfices et les risques.

Que se passe-t-il lorsque les personnes n’ont plus, ou ont peu, de dents naturelles ?

Lorsqu’on perd des dents, l’os qui les entourait peut progressivement se résorber car il n’est plus stimulé par la mastication. L’ampleur de la perte osseuse varie d’un individu à l’autre. Elle peut être si importante que les personnes affectées ne parviennent plus à porter confortablement des prothèses amovibles. Cela peut rendre l’alimentation et la parole difficiles, et avoir des répercussions sur la confiance en soi, sur leur bien-être et sur leurs relations sociales. Les implants dentaires peuvent aider à résoudre ces problèmes.

Que sont les implants dentaires et comment peuvent-ils aider ?

Les implants dentaires conventionnels sont de courtes vis (de 0,5 à 2 cm de long) placées dans l'os de la mâchoire et qui font office de racines dentaires artificielles. Les dentistes peuvent y fixer des dents permanentes (« fixes ») ou des prothèses amovibles ou semi-amovibles.

Les implants zygomatiques sont plus longs : environ 3 à 5 cm. Ils sont utilisés lorsque l’os de la mâchoire supérieure s'est tellement résorbée qu'il ne reste plus suffisamment d’os pour maintenir solidement des implants conventionnels. Ils servent presque toujours à porter des dents fixes et non des prothèses amovibles.

Avec les implants zygomatiques, les prothèses dentaires fixes peuvent souvent être posées le jour même de l’implantation. En effet, ceux-ci ne nécessitent pas de greffe osseuse, une opération chirurgicale qui consiste à ajouter de l’os (ou un matériau osseux de substitution) à la mâchoire afin qu’elle puisse supporter un implant. La greffe osseuse est une intervention complexe, coûteuse et qui prend du temps. Elle peut nécessiter plusieurs interventions chirurgicales et il faut parfois plus d’un an avant que les dents de remplacement puissent être posées.

Les implants-vis zygomatiques peuvent être posés à l’aide de fraises rotatives ou par chirurgie piézoélectrique (une méthode qui utilise des vibrations sonores pour couper l’os et peut s’avérer moins traumatique). Les implants dentaires zygomatiques peuvent entraîner des complications et leurs bénéfices potentiels doivent être mis en balance avec ces risques.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer si, par rapport à des implants conventionnels placés dans une mâchoire greffée, les implants zygomatiques entraînaient moins :

  • d’échecs des dents de remplacement, lorsque les dents se cassent ou se détachent ;

  • d’échecs des implants, lorsque les vis implantaires deviennent instables ;

  • de complications.

Nous souhaitions également déterminer :

  • quel type d’implant entraînait une plus grande satisfaction et permettait une réhabilitation plus rapide ;

  • quelle méthode de préparation du site implantaire était la plus rapide pour les chirurgiens et la plus appréciée par les personnes recevant le traitement.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études qui comparaient :

  • des implants zygomatiques avec des implants conventionnels placés dans une mâchoire greffée chez des personnes présentant une perte osseuse sévère au niveau de la mâchoire supérieure ; ou

  • différentes méthodes de préparation du site des implants zygomatiques.

Nous avons comparé et résumé les résultats des études, puis évalué notre niveau de confiance dans les données probantes en nous appuyant sur des facteurs tels que les méthodes utilisées dans les études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié deux études de petite taille, dont les participants ont été suivis pendant trois ans. Ces deux études ont été menées en Europe. L’une comparait des implants zygomatiques aux implants conventionnels placés dans un os greffé et portait sur 71 personnes. L’autre comparait la chirurgie piézoélectrique aux fraises rotatives pour la préparation du site implantaire et portait sur 20 personnes.

Principaux résultats

Au bout de trois ans, par rapport aux implants conventionnels placés dans de l’os greffé, les implants zygomatiques :

  • pourraient entraîner moins d’échecs des dents de remplacement : pour 100 personnes traitées, environ 12 personnes de moins ayant reçu des implants zygomatiques présentaient des problèmes avec leurs dents de remplacement ;

  • entraînaient probablement moins d’échecs implantaires : pour 100 personnes traitées, environ 22 personnes de moins ayant reçu des implants zygomatiques présentaient des problèmes ;

  • entraînaient probablement davantage de complications : environ quatre personnes sur cinq ayant reçu des implants zygomatiques présentaient des complications, contre environ une personne sur deux ayant reçu des implants conventionnels.

Nous ne savons pas quelle procédure entraînait la plus grande satisfaction des patients. Cependant, les personnes ayant reçu des implants zygomatiques ont probablement obtenu leurs nouvelles dents beaucoup plus rapidement (en un peu plus d’un jour) que celles ayant reçu des implants conventionnels, pour lesquelles il fallait généralement attendre 444 jours avant que leurs prothèses dentaires puissent être posées.

Dans l’étude comparant deux méthodes (chirurgie piézoélectrique par rapport aux fraises rotatives) pour la préparation des sites implantaires, après trois ans, il pourrait y avoir peu ou pas de différence entre les deux méthodes en termes de :

  • d’échecs des dents de remplacement ;

  • d’échecs des implants ;

  • de complications ;

  • de préférence des patients.

Cependant, les fraises rotatives ont probablement permis de réduire le temps de pose des implants de plus de 9 minutes.

Quelles sont les limites des données ?

Le niveau de confiance dans les données probantes allait de très faible à modéré. Nous n’avons trouvé que deux études évaluant ces approches et elles incluaient peu de participants. Des études supplémentaires, bien conçues, sont nécessaires pour déterminer les meilleures méthodes.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes ont été actualisées en novembre 2025.

Visconti RF, Greco K, Cotticelli C, Ambrosi A, Esposito MAB

La réduction de la température corporelle des donneurs après une mort encéphalique améliore-t-elle la qualité des organes transplantés ?

4 days 23 hours ago
Principaux messages
  • L’abaissement de la température corporelle des donneurs en unité de soins intensifs avant le prélèvement des organes pourrait ne pas nécessairement améliorer la rapidité avec laquelle l’organe commence à fonctionner chez le receveur.

  • L’abaissement de la température corporelle des donneurs ne semble pas réduire le nombre d’organes pouvant être utilisés pour une transplantation ni entraîner de problèmes de tolérance (tels que des troubles cardiaques).

  • Seules trois études ont rapporté un taux de survie à un an de l’organe transplanté. Aucune des études n’a rapporté ni une amélioration de la qualité de vie ni la survenue de maladies cardiaques chez les receveurs à 12 mois. Aucune étude n’a rapportée l’adoption de mesures pour les organes vitaux à 12 mois (par exemple : pour le cœur, la fonction cardiaque ; pour le pancréas, le besoin d’insuline).

Qu’est-ce que la transplantation d’organe solide ?

La transplantation d’un organe plein est une intervention chirurgicale consistant à transférer un organe solide (rein, cœur, foie, poumon ou pancréas) d’une personne appelée donneur à une autre appelée receveur. Il s’agit du traitement optimal pour les personnes souffrant d’une défaillance d’un organe en phase terminale. Toutefois, il subsiste une pénurie d’organes adaptés au don. En effet, de nombreux organes proviennent de personnes en état de mort cérébrale (c’est-à-dire qu’elles présentent une perte permanente et irréversible des fonctions cérébrales) admises en unité de soins intensifs. Or il a été démontré que le processus de mort encéphalique entraîne des lésions significatives au niveau des organes. C’est pourquoi il convient de tout mettre en œuvre pour optimiser la prise en charge de ces donneurs afin d’obtenir d’améliorer le devenir des receveurs et d’assurer le bon fonctionnement du greffon après la transplantation.

Pourquoi réduire la température corporelle des donneurs et comment procède-t-on ?

La baisse de la température corporelle des donneurs en dessous de la température centrale normale (< 35,5 °C) pourrait ralentir les processus physiologiques, permettant ainsi de préserver la santé des organes jusqu’à leur prélèvement et leur transplantation. Elle peut être réalisée en unité de soins intensifs entre le moment du diagnostic de mort encéphalique et celui du don d’organes. L’abaissement de la température corporelle peut être obtenu en laissant les donneurs se refroidir spontanément jusqu’à la température cible, grâce à des ventilateurs, des poches de glace ou des systèmes de refroidissement externes spécifiques pour favoriser la baisse de la température corporelle du donneur, ou encore par irrigation vésicale, grâce à des cathéters de refroidissement intravasculaires ou à des gaz humidifiés à température contrôlée utilisés pendant la ventilation afin d’atteindre la température centrale souhaitée. Le degré d’hypothermie thérapeutique peut également être classé en hypothermie légère (34,0 °C à 35,5 °C), modérée (32,0 °C à 33,9 °C), modérément sévère (30,0 °C à 31,9 °C) et sévère (< 30 °C).

Que voulions-nous savoir ?

Nous souhaitions déterminer si la baisse de la température corporelle des donneurs rendait les organes plus sains et améliorait les critères de jugement pour les receveurs après une greffe d’organe. Nous étions intéressés par :

  • la rapidité avec laquelle les organes greffés commencent à fonctionner ;

  • la réussite de la greffe ;

  • la survie du receveur (et sur combien d’années).

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études évaluant l’efficacité de la baisse de la température corporelle des donneurs et ses éventuels effets indésirables. Les donneurs inclus dans les études devaient présenter une perte irréversible de toutes les fonctions cérébrales, ou une perte irréversible de la capacité de conscience et une perte irréversible de toute capacité respiratoire. Les receveurs devaient être des patients ayant reçu des organes solides tels que le rein, le cœur, le foie, le poumon ou le pancréas. Toutes les origines géographiques ont été prises en compte.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié quatre études portant sur 2 096 donneurs, examinant l’effet de la baisse de la température corporelle des donneurs avant la transplantation. Deux études portaient sur la transplantation rénale et deux autres sur la transplantation de plusieurs organes solides (rein, foie, poumon, cœur, pancréas). Les études ont été menées aux États-Unis et en France.

Transplantation rénale

L’abaissement de la température corporelle des donneurs, par rapport au maintien de celle-ci à une degré normale :

  • pourrait ne pas réduire le délai nécessaire pour que les reins transplantés commencent à fonctionner (4 études, 3 015 receveurs) ;

  • pourrait n’avoir aucune incidence sur la survie du rein transplanté un an après la greffe (3 études, 2 075 receveurs) ;

  • pourrait n’avoir aucune incidence sur le nombre de receveurs de rein ayant survécu un an après la greffe (1 étude, 526 receveurs).

Autres organes

L’abaissement de la température corporelle des donneurs, par rapport au maintien de celle-ci à une degré normale :

  • pourrait ne pas réduire le délai nécessaire pour que les poumons transplantés commencent à fonctionner (1 étude, 99 receveurs) ;

  • pourrait ne pas réduire le délai nécessaire pour que les foies transplantés commencent à fonctionner (1 étude, 262 receveurs) ;

  • ne réduit vraisemblablement pas le nombre d’organes disponibles pour la transplantation (4 études, 4 265 receveurs).

L’abaissement de la température corporelle des donneurs, par rapport au maintien de celle-ci à un degré normale, pourrait ne causer aucun problème (tels que les troubles cardiaques) chez les donneurs (3 études, 2 015 donneurs).

Quelles sont les limites des données probantes ?

Le nombre limité d’études examinées et les type d’organes des donneurs transplantés constituaient les principales limites de cette revue. Seules trois études ont rapporté la survie à un an de l’organe transplanté. Aucune des études n’a rapporté ni une amélioration de la qualité de vie ni la survenue de maladies cardiaques chez les receveurs à 12 mois. Aucune étude n’a rapportée l’adoption de mesures pour les organes vitaux à 12 mois (par exemple : pour le cœur, la fonction cardiaque ; pour le pancréas, le besoin d’insuline). La plupart des études se sont concentrées sur les donneurs et les receveurs de reins, avec très peu d’informations concernant les autres organes solides.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

La revue est à jour jusqu’en septembre 2025.

Amarnath DR, Tingle SJ, Hoather TJ, Thompson ER, Wilson CH, supported by Cochrane Kidney and Transplant

Quels sont les traitements efficaces contre les douleurs au niveau des cartilages de croissance (apophysite) des hanches, des jambes ou des pieds ?

1 week ago
Principaux messages
  • La plupart des enfants présentant des douleurs au niveau des cartilages de croissance (apophysite) voient leur état s’améliorer avec le temps. On ne sait pas si le traitement de l’apophysite a un effet sur la douleur à court terme, la fonction physique et la pratique sportive.

  • On ne sait pas si un traitement est plus ou moins efficace qu'un autre. Les études étaient pour la plupart de petite taille et présentaient des problèmes méthodologiques. Les études n’ont pas toujours évalué les effets indésirables d’un traitement, et aucune n’a cherché à savoir si des enfants avaient abandonné l’étude en raison d’effets indésirables.

  • Les données probantes sont limitées. La plupart des études comprenaient davantage de garçons que de filles et incluaient des enfants plus actifs que la moyenne. Les enfants savaient souvent quel traitement ils recevaient, ce qui a pu influencer les résultats.

Qu’est-ce que l’apophysite ?

À la puberté, les enfants ressentent parfois des douleurs au niveau des cartilages de croissance des hanches, des genoux et des pieds. Cette douleur est généralement due à une irritation du cartilage de croissance provoquée par des sollicitations répétées au fil du temps, plutôt que par un événement ponctuel. La douleur est généralement de courte durée et a un impact limité sur la vie de l’enfant. Cependant, elle peut parfois amener les enfants à boiter, à pratiquer moins de sport ou à réduire leur activité physique. Ces affections portent différents noms selon la localisation du cartilage de croissance, mais sont communément appelées « apophysite » ou « lésions apophysaires du membre inférieur ».

Comment traite-t-on l’apophysite ?

De nombreux professionnels de santé traitent l’apophysite, en particulier les médecins généralistes, les kinésithérapeutes et les podologues. De nombreux traitements sont utilisés, notamment des exercices, des médicaments, des bandages adhésifs, des attelles ou des dispositifs à placer dans les chaussures, tels que des orthèses plantaires ou des talonnettes. Quel que soit le traitement, l’apophysite s’améliore généralement d’elle-même, mais dans certains cas, la douleur peut persister longtemps.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer quels traitements réduisent efficacement la douleur et à évaluer dans quelle mesure ces traitements sont sûrs. Nous voulions savoir quels traitements améliorent la fonction physique des enfants et leur participation aux activités sportives. Nous voulions également savoir si un traitement était plus efficace qu’un autre.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études évaluant les différents types de traitements de l’apophysite de la hanche, du genou et du pied. Nous n’avons pas recherché de traitements impliquant une intervention chirurgicale.

Nous avons combiné les résultats des études qui évaluaient les mêmes traitements et utilisaient des méthodes similaires pour mesurer leur efficacité. Nous avons évalué notre niveau de confiance dans les données probantes.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons trouvé 10 études portant sur 654 enfants dont l’âge moyen variait entre 10,3 et 13,3 ans. Sept études portaient sur la douleur au talon (apophysite calcanéenne) et trois sur la douleur à l’avant du genou (apophysite de traction de la tubérosité tibiale).

Principaux résultats
  • Une étude (23 enfants) a comparé un médicament appelé dexaméthasone à un placebo (traitement factice). Nous ne savons pas avec certitude si la dexaméthasone réduit la douleur, améliore la fonction physique ou aide les enfants à reprendre une activité sportive à court terme. Deux études (74 enfants) ont rapporté les effets indésirables des médicaments, mais les données probantes étaient également très incertaines.

  • Une étude (21 enfants) a comparé la dexaméthasone aux soins usuels. Nous ne savons pas avec certitude si la dexaméthasone réduit la douleur, améliore la fonction physique ou aide les enfants à reprendre une activité sportive à court terme. Une étude (30 enfants) a rapporté les effets indésirables, mais les données probantes étaient également très incertaines.

  • Une étude (22 enfants) a comparé le kinésio-tape à un placebo. Nous ne savons pas avec certitude si le kinésio-tape améliore la douleur ou la fonction physique à court terme. L'étude ne rapportait pas de données sur la pratique sportive ni sur les effets indésirables.

  • Une étude (124 enfants) a comparé les orthèses plantaires aux talonnettes. Elle a conclu qu’il n’y avait probablement que peu ou pas de différence entre ces deux traitements en termes de douleur ou de fonction physique à court terme. L'étude ne rapportait pas de données sur la pratique sportive. Une étude (101 enfants) a rapporté qu’aucun effet indésirable n’avait été observé.

  • Une étude (43 enfants) a comparé les coussinets de talon à une attelle de talon. Nous ne savons pas avec certitude si les coussinets de talon améliorent la fonction physique ou entraînent des effets indésirables à court terme. L'étude ne rapportait pas de données sur la pratique sportive.

  • Aucune des études n’a indiqué si des enfants avaient abandonné les études en raison d’effets indésirables.

Quelles sont les limites de cette recherche ?
  • Dans la plupart des études, les enfants et les personnes qui s’occupaient d’eux savaient quels traitements ils recevaient, ce qui a pu influencer la manière dont ils ont rapporté les améliorations. Cela peut affecter la fiabilité des résultats.

  • L’apophysite s’améliore souvent d’elle-même à mesure que les enfants grandissent et que les cartilages de croissance se ferment ; il est donc difficile de savoir si les améliorations observées sont dues aux traitements ou à une guérison naturelle au fil du temps.

  • Les garçons étaient nettement plus nombreux que les filles dans ces études, et la plupart des participants étaient très actifs physiquement. Il est peu probable que cette affection touche différemment les garçons et les filles, mais nous ne savons pas avec certitude si nos conclusions peuvent s’appliquer à des enfants moins actifs physiquement.

  • Enfin, la plupart des études ne comptaient qu’un petit nombre de participants. Cela signifie que nous ne pouvons pas nous fier entièrement aux résultats et que nous ne pouvons pas savoir si ces conclusions s’appliqueraient à un groupe plus large d’enfants présentant une apophysite.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes ont été actualisées au 4 janvier 2025.

Williams CM, Krommes K, Paterson KL, Haines T, Caserta A, Thorborg K

Quels sont les bénéfices et risques de la chirurgie mini-invasive du canal de Schlemm pour traiter le glaucome, une maladie oculaire courante ?

1 week ago
Principaux messages
  • Lorsque l'on compare la chirurgie mini-invasive du glaucome qui agit sur le canal de Schlemm (SC-MIGS) aux chirurgies du glaucome non mini-invasives (conventionnelles), il pourrait y avoir peu ou pas de différence dans la proportion de personnes ne prenant pas de médicaments à court, moyen ou long terme.

  • À court terme, le nombre de personnes ne prenant pas de médicaments pourrait être plus élevé après une SC-MIGS qu'après une seule chirurgie de la cataracte ; cependant, le risque de saignement pourrait être plus élevé.

  • La SC-MIGS pourrait réduire davantage la pression intraoculaire plus efficacement qu'un traitement au laser.

Qu'est-ce que le glaucome à angle ouvert ?

Le glaucome à angle ouvert est une maladie oculaire courante qui endommage le nerf optique, qui progresse généralement lentement au fil des années. « À angle ouvert » signifie que les voies naturelles d’évacuation du liquide de l’œil ne sont pas obstruées, mais qu’elles n’évacuent pas efficacement le liquide. Cela peut entraîner une augmentation de la pression intraoculaire et endommager le nerf optique, provoquant une perte de vision qui touche souvent la vision périphérique avant la vision centrale. Certaines personnes développent un glaucome malgré une pression intraoculaire normale et ont besoin d’un traitement supplémentaire visant à réduire cette pression.

Comment traite-t-on le glaucome à angle ouvert ?

Le traitement comprend des collyres, un traitement au laser et une intervention chirurgicale. La chirurgie est généralement pratiquée lorsque les collyres ou le traitement au laser se sont révélés inefficaces.

La chirurgie conventionnelle consiste généralement à contourner les voies d’évacuation naturelles de l’œil afin d’améliorer l’évacuation du liquide. Elle peut être réalisée sous anesthésie locale (le patient étant éveillé) ou sous anesthésie générale (le patient étant endormi). Des complications, telles qu'un saignement dans l'œil ou une pression intraoculaire très basse, peuvent survenir, et certaines personnes peuvent avoir besoin d'une nouvelle intervention chirurgicale.

Une alternative aux interventions chirurgicales classiques est la chirurgie mini-invasive du glaucome. Certaines de ces interventions agissent sur une partie du réseau d'évacuation de l’œil appelée canal de Schlemm.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions savoir si les chirurgies mini-invasives du glaucome qui agissent spécifiquement sur le canal de Schlemm (ci-après dénommées « SC-MIGS ») permettent d’améliorer les résultats et si elles entraînent des effets indésirables ou nocifs chez les personnes atteintes de glaucome à angle ouvert. Nous avons été particulièrement intéressés par :

  • la probabilité que les personnes n'aient plus besoin du collyre ;

  • la probabilité d’une progression de la perte du champ visuel (perte de la vision centrale ou périphérique) ;

  • les modifications de la pression intraoculaire ;

  • les modifications du nombre de collyres utilisés après l’intervention ;

  • tout effet indésirable ou effet secondaire.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études comparant la SC-MIGS à d’autres types ou combinaisons d’interventions chirurgicales, ou à un traitement au laser. Nous avons comparé et synthétisé les résultats de ces études, et évalué la fiabilité des données probantes en nous basant sur des éléments tels que les méthodes utilisées et la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 10 études portant sur 639 personnes (639 yeux). Les participants à ces études étaient des hommes et des femmes âgés de 41 à 74 ans. Les études ont été menées en Italie, au Japon, en Inde, aux États-Unis, en Amérique latine, en Pologne, au Canada et en Chine. Les études ont comparé :

  • la SC-MIGS à la chirurgie conventionnelle du glaucome ;

  • la SC-MIGS associée à une chirurgie de la cataracte à une chirurgie de la cataracte seule ;

  • la SC-MIGS à des techniques de chirurgie mini-invasive du glaucome n’agissant pas sur le canal de Schlemm ;

  • un type de SC-MIGS à un autre type de SC-MIGS ;

  • la SC-MIGS associée à des interventions au laser.

SC-MIGS par rapport à la chirurgie conventionnelle du glaucome (3 études, 99 participants)

Il pourrait n’y avoir aucune différence entre la SC-MIGS et la chirurgie conventionnelle du glaucome en ce qui concerne la probabilité que les patients n’aient plus besoin de collyres pour contrôler leur glaucome, la progression de la perte du champ visuel, ainsi que la variation moyenne de la pression intraoculaire, le nombre de collyres utilisés après l'intervention ou les effets indésirables.

SC-MIGS associée à une chirurgie de la cataracte par rapport à une chirurgie de la cataracte seule (2 études, 132 personnes)
Les patients pourraient avoir moins besoin de collyres pour contrôler leur glaucome, et la variation moyenne de la pression intraoculaire pourrait être plus importante ; toutefois, le risque de saignement pourrait être plus élevé avec la SC-MIGS associée à une chirurgie de la cataracte par rapport à la chirurgie de la cataracte seule.

SC-MIGS par rapport à des types de chirurgie mini-invasive du glaucome n’agissant pas sur le canal de Schlemm (2 études, 238 participants)
Il pourrait n’y avoir aucune différence entre ces deux traitements en ce qui concerne la probabilité de ne pas avoir besoin de collyres pour contrôler le glaucome, le nombre de collyres utilisés après l’intervention ou la nécessité d’une nouvelle intervention chirurgicale.

Un type de SC-MIGS par rapport à un autre type de SC-MIGS (2 études, 140 personnes)
Il n’y a probablement aucune différence entre un type de SC-MIGS et un autre concernant les critères que nous souhaitions évaluer.

SC-MIGS par rapport aux interventions au laser (1 étude, 30 personnes)
La pression intraoculaire pourrait être réduite davantage, mais le risque de saignement pourrait être plus élevé avec la SC-MIGS par rapport aux interventions au laser.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Notre niveau de confiance dans les données probantes est très limité, car le nombre d’études était faible et celles-ci portaient sur un nombre restreint de participants. Les études n'ont pas utilisé les meilleures méthodes ; leurs résultats pourraient donc ne pas être fiables. De plus, chaque étude portait sur un petit groupe de personnes de la même origine ethnique ou de la même nationalité ; nous ne savons donc pas dans quelle mesure leurs conclusions s’appliquent à d’autres groupes de population.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes ont été actualisées en octobre 2025.

Vemulapalli K, Gandhewar R, Yim TW, Virgili G, Bicket AK, Bunce C, Hu K, Gazzard G

Pour les bébés nés prématurément, vaut-il mieux administrer du surfactant (un agent de recouvrement pulmonaire) à titre préventif aux bébés présentant un risque de difficultés respiratoires ou uniquement à ceux qui présentent des signes de difficultés ...

1 week ago
Principaux messages

• La prise en charge actuelle des prématurés (bébés nés avant terme) présentant un risque de syndrome de détresse respiratoire (problèmes pulmonaires entraînant des difficultés respiratoires) implique généralement une intervention appelée « pression positive continue » (PPC). Chez ces nourrissons, l’administration préventive de surfactant (un revêtement pulmonaire facilitant la respiration) pourrait avoir peu ou pas d’effet sur le risque de maladie pulmonaire chronique (nécessitant une oxygénothérapie à long terme) et augmenterait probablement légèrement le risque de décès, par rapport à l’administration de surfactant uniquement aux bébés qui développent effectivement des problèmes respiratoires.

• En revanche, chez les prématurés ne bénéficiant pas de la PPC, l’administration préventive de surfactant réduit le risque de décès et pourrait légèrement réduire le risque de pneumothorax (lésion pulmonaire), par rapport à une administration de surfactant uniquement en cas d’apparition de problèmes respiratoires.

• À notre avis, administrer une PPC à tous les prématurés à la naissance, puis n’administrer un surfactant qu’à ceux qui présentent des symptômes de troubles respiratoires, pourrait constituer la meilleure approche pour gérer le risque de syndrome de détresse respiratoire.

Qu'est-ce qu'un enfant prématuré ?

Un prématuré est un bébé né avant terme, ayant passé moins de 37 semaines dans l’utérus.

Qu’est-ce que le surfactant ?

Le surfactant est un mélange de lipides et de protéines produit par l’organisme qui recouvre la paroi interne des alvéoles (minuscules sacs aériens situés dans les poumons) et contribue au bon fonctionnement des poumons. Certains prématurés naissent avant que leurs poumons ne produisent suffisamment de surfactant, ce qui rend difficile le maintien de l'ouverture de leurs alvéoles et l'apport d'une quantité suffisante d'oxygène. C'est ce qu'on appelle le syndrome de détresse respiratoire (SDR). Un traitement de substitution par surfactant peut être utilisé pour compenser le manque de surfactant.

Que voulions-nous savoir ?

Nous souhaitions déterminer s'il fallait administrer du surfactant aux prématurés à titre préventif, c'est-à-dire immédiatement après la naissance avant l'apparition de tout problème respiratoire (« surfactant prophylactique »), ou uniquement lorsque le bébé présentait des symptômes (« surfactant sélectif »).

Des études menées il y a 30 ans suggéraient que les prématurés intubés (tube respiratoire placé dans les voies respiratoires, descendant dans la gorge jusqu’aux poumons) et traités par surfactant prophylactique (avant l’apparition de problèmes respiratoires) présentaient moins de complications liées au syndrome de détresse respiratoire, telles qu’une maladie pulmonaire chronique ou un pneumothorax.

Des études plus récentes suggèrent toutefois qu’une meilleure approche thérapeutique pourrait consister à recourir à une assistance respiratoire (c’est-à-dire une pression positive continue (PPC)) via un masque ou des ailettes nasales placées sur le visage du bébé, et à n’administrer du surfactant qu’en cas d’apparition de problèmes respiratoires. Cela évite d’introduire des sondes dans la trachée et d’administrer des médicaments qui pourraient s’avérer inutiles.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué une recherche d’études comparant l’utilisation prophylactique par rapport à l’utilisation sélective du surfactant. Nous avons regroupé les résultats concernant la mortalité infantile (décès) au cours des 28 premiers jours de vie (période néonatale) et l’apparition d’une maladie pulmonaire plus grave pouvant nécessiter une oxygénothérapie à long terme (maladie pulmonaire chronique). Nous avons cherché à déterminer si les résultats variaient selon que les prématurés avaient bénéficié d’une PPC pour soutenir leur respiration à la naissance ou que leurs mères avaient reçu des médicaments, tels que des stéroïdes, favorisant la maturation pulmonaire du bébé pendant la période prénatale.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 10 études pertinentes portant sur 3 151 bébés.

Si l’on considère l’ensemble des études, l’administration prophylactique de surfactant entraîne probablement une différence minime, voire nulle, en termes de risque de maladie pulmonaire chronique (MPC) par rapport à l’utilisation sélective de surfactant (5 études, 1 874 bébés) et pourrait réduire légèrement le risque de pneumothorax (8 études, 3 094 bébés). Elle pourrait avoir peu ou pas d’incidence sur le risque de troubles neurodéveloppementaux modérés à sévères (problèmes liés au développement cérébral) (1 étude, 976 bébés).

Les études dans lesquelles les nourrissons ont bénéficié d’une PPC ont montré que l’utilisation prophylactique du surfactant augmente probablement légèrement le risque de mortalité par rapport à son utilisation sélective en tant que traitement une fois que les symptômes du syndrome de détresse respiratoire sont apparus, et qu’elle a probablement peu ou pas d’effet sur le risque de MPC. Les signes évocateurs d'un pneumothorax sont très incertains.

En revanche, les études menées chez des nourrissons n’ayant pas bénéficié d’une ventilation par pression positive continue ont montré que l’utilisation prophylactique d’un surfactant réduit le risque de mortalité par rapport à son administration sélective après l’apparition d’un syndrome de détresse respiratoire, et qu’elle pourrait réduire légèrement le risque de pneumothorax. Les données probantes concernant la dysplasie broncho-pulmonaire sont très incertaines.

À notre avis, les résultats de cette revue plaident en faveur d’une stabilisation précoce de la respiration par pression positive continue chez tous les prématurés présentant un risque de développer un syndrome de détresse respiratoire, puis d’une utilisation sélective du surfactant chez les prématurés présentant des symptômes de syndrome de détresse respiratoire.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Il est possible que les chercheurs chargés des études et les parents des nourrissons qui y ont pris part, aient pu savoir quel traitement était administré, ce qui a pu influencer les mesures.

Toutes les études n’ont pas fourni d’informations sur tous les aspects présentant un intérêt. Par exemple, certaines études n’ont pas évalué le développement à long terme des nourrissons.

Les études n’ont pas fourni suffisamment d’informations fiables pour nous permettre de comprendre les effets de l’âge des bébés (nés avant 28 semaines ou plus proches de leur date prévue d’accouchement), de l’administration de stéroïdes aux mères avant l’accouchement, ou des différentes méthodes d’administration du surfactant.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette revue actualise une précédente revue Cochrane de 2012. Les données probantes sont à jour au 31 janvier 2025.

Beijers RJHCG, Alonso-Fernández S, Soll RF, Rojas-Reyes MX

Les programmes d’arrêt du tabac (sevrage tabagique) sont-ils efficaces chez les personnes hospitalisées pour le traitement d’un trouble mental ?

1 week 1 day ago
Principaux messages
  • Proposer, pendant une hospitalisation en psychiatrie, des conseils en matière de sevrage tabagique associés à une thérapie de substitution nicotinique (un traitement qui fournit de la nicotine sous une forme plus sûre que le tabac afin d’aider les personnes à réduire leurs envies de fumer et leurs symptômes de sevrage), et poursuivre cet accompagnement après la sortie de l’hôpital, pourrait aider davantage de personnes à arrêter de fumer six mois plus tard, par rapport aux soins usuels.

  • Nous n’avons pas trouvé suffisamment d’informations pour tirer des conclusions sur les effets des autres interventions de sevrage tabagique mises en place en milieu hospitalier psychiatrique. Nous avons besoin d’études plus nombreuses et mieux conçues pour évaluer différentes façons d’aider les personnes à arrêter de fumer, en particulier les traitements médicamenteux.

Pourquoi le tabagisme est-il un problème pour les personnes atteintes d’un trouble mental ?

Les personnes atteintes d’un trouble mental meurent jusqu’à 15 à 20 ans plus tôt que la population générale de maladies physiques évitables, telles que les maladies cardiovasculaires, les maladies des voies respiratoires et pulmonaires, le diabète et le cancer. Le tabagisme est l’une des principales causes de ces maladies. Les personnes hospitalisées pour un trouble mental fument davantage que la population générale et réussissent moins souvent à arrêter de fumer, malgré leur souhait d’arrêter. De nombreux hôpitaux sont des environnements sans tabac et devraient constituer des lieux adaptés à la mise en place de programmes de sevrage tabagique destinés aux personnes atteintes d’un trouble mental.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions savoir si les programmes de sevrage tabagique commencés pendant une hospitalisation dans un service de psychiatrie aidaient ces personnes à arrêter de fumer, et quels programmes étaient les plus efficaces. Nous nous sommes particulièrement intéressés au nombre de personnes qui ne fumaient toujours pas au bout de six mois et à la présence éventuelle d’effets indésirables graves, tels qu’un décès ou un événement mettant la vie en danger.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études comparant tout programme d’aide au sevrage tabagique mis en place dans un service psychiatrique aux soins usuels, à l’inscription sur une liste d’attente ou à l’administration d’un placebo (un « faux » médicament ne contenant aucun principe actif). Les participants pouvaient présenter n’importe quel diagnostic psychiatrique, mais devaient être des adultes (âgés de 18 ans et plus) qui fumaient du tabac.

Nous avons résumé les résultats des études et évalué le niveau de confiance dans les données probantes sur la base de facteurs tels que les méthodes et la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 10 études portant sur un total de 2 262 personnes hospitalisées dans des services de psychiatrie d’urgence ou de longue durée. La plupart des études incluaient des personnes présentant différents types de trouble mental (par exemple, des troubles de l’humeur, des troubles anxieux, ou une schizophrénie), et trois études ne concernaient que des personnes atteintes de schizophrénie ou de troubles apparentés à la schizophrénie. Les études ont été menées dans cinq pays (Australie, États-Unis, Taïwan, Israël et Iran).

Les programmes comprenaient :

  • des conseils en matière de sevrage tabagique associés à une thérapie de substitution nicotinique et un soutien continu pour arrêter de fumer après la sortie de l’hôpital par rapport aux soins usuels ;

  • un programme comportemental de groupe (soutien psychologique sans médicament) visant à réduire le tabagisme par rapport à une mise sur liste d’attente ;

  • des médicaments, notamment le bupropion (par rapport à un placebo) ou la cytisine (par rapport à un traitement de substitution nicotinique) ;

  • des comparaisons entre différents types et doses de traitements de substitution nicotinique.

Principaux résultats

Les conseils en matière de sevrage tabagique associés à une thérapie de substitution nicotinique et à un accompagnement continu après la sortie de l'hôpital, comparés aux soins usuels (5 études, 1 611 personnes) :

  • pourraient augmenter le nombre de personnes qui ne fument toujours pas six mois après leur sortie de l’hôpital d’environ 6 personnes supplémentaires pour 100 ; et

  • pourraient entraîner une diminution du nombre de décès (1 décès de moins pour 100 personnes), mais ce résultat est très incertain.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Nos résultats s’appuient sur un nombre limité d’études, et notre niveau de confiance dans les données probantes est faible. Notre niveau de confiance dans le résultat concernant les décès était très faible, car il y a eu très peu de décès dans les études.

Il a déjà été démontré que les médicaments pour le sevrage tabagique, tels que la varénicline, sont efficaces chez les personnes atteintes d’un trouble mental en dehors de l'hôpital, mais nous n’avons trouvé aucune étude évaluant leur utilisation dans un service psychiatrique hospitalier.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette revue a été mise à jour le 10 février 2026.

Plever S, Kisely SR, Bonevski B, Siskind D, Yamazaki-Tan J, Thaker P, Vos G, Kim D, Guillaumier A, Gartner CE

Le sulfate de magnésium administré aux femmes présentant un risque d'accouchement prématuré est-il plus efficace qu'un placebo pour protéger le cerveau de leur bébé ?

1 week 1 day ago
Principaux messages

Par rapport à un placebo, le sulfate de magnésium, administré aux femmes présentant un risque d'accouchement prématuré afin de protéger le cerveau de leur bébé, réduit la paralysie cérébrale et le critère de jugement combiné de décès ou de paralysie cérébrale chez leurs enfants jusqu'à l'âge de deux ans.

Les recherches futures dans ce domaine devraient se concentrer sur les effets du traitement :

- sur les enfants lorsqu'ils sont adolescents et adultes ; et

- pour différents groupes de femmes présentant un risque d'accouchement prématuré, et avec différentes modalités d'administration du sulfate de magnésium.

Qu'est-ce que le sulfate de magnésium ?

Le sulfate de magnésium est un médicament couramment utilisé dans le monde entier pour traiter différentes complications de la grossesse.

Pourquoi est-ce important pour les femmes présentant un risque d'accouchement prématuré et pour leurs bébés ?

Les bébés nés prématurément (avant 37 semaines de grossesse) présentent un risque plus élevé de complications, notamment de décès et de handicaps, tels que la paralysie cérébrale. Ces dernières années, le sulfate de magnésium a été administré aux femmes susceptibles d'accoucher prématurément (en raison d'un travail prématuré spontané ou d'une indication médicale prévoyant un déclenchement du travail ou une césarienne précoce) afin d'aider à protéger le cerveau de leur bébé et de prévenir ces complications.

Qu'avons-nous voulu découvrir ?

Nous voulions savoir si le sulfate de magnésium était plus efficace qu'un placebo (un traitement factice qui ne contient pas de médicament mais semble identique au médicament testé) pour protéger le cerveau des bébés susceptibles de naître prématurément.

Nous nous sommes intéressés à l'effet du sulfate de magnésium sur des critères de jugement importants, notamment : le décès (des bébés, ou plus tard des enfants), la paralysie cérébrale et les troubles neuro-développementaux majeurs (qui peuvent inclure des troubles graves tels que la paralysie cérébrale, la cécité, la surdité ou des troubles cognitifs ou intellectuels globaux). Nous nous sommes également intéressés à l'effet sur les critères de jugement importants pour les femmes, notamment les complications graves du sulfate de magnésium (décès, arrêt respiratoire ou cardiaque) et l'arrêt du traitement en raison d'effets secondaires.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études examinant si le sulfate de magnésium présentait des bénéfices ou des risques pour les femmes et leurs bébés prématurés par rapport à un placebo ou à l'absence de traitement. Nous avons comparé et résumé les résultats et évalué notre confiance dans les données probantes, sur la base de facteurs tels que les méthodes et la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons trouvé six études portant sur 5 917 femmes à moins de 34 semaines de grossesse et leurs 6 759 bébés. Les études ont toutes été menées dans des pays à revenu élevé. Les études incluses comparaient le sulfate de magnésium à un placebo.

Résultats principaux

Comparé au placebo, le sulfate de magnésium chez les femmes risquant d'accoucher prématurément :

- réduit la paralysie cérébrale (données probantes issues de 6 études portant sur 6 107 enfants) et le critère de jugement combiné de décès ou de paralysie cérébrale (6 études, 6 481 enfants) pour les enfants âgés de moins de deux ans ;

- fait probablement peu ou pas de différence dans les décès (6 études, 6 759 enfants), les troubles neuro-développementaux majeurs (1 étude, 987 enfants), ou le critère de jugement combiné de décès ou de troubles neuro-développementaux majeurs (3 études, 4 279 enfants), pour les enfants âgés de moins de deux ans ;

- pourrait faire peu ou pas de différence dans les critères de jugement susmentionnés pour les enfants en début de scolarité ;

- pourrait faire peu ou pas de différence dans les complications graves du traitement chez les femmes (4 études, 5 300 femmes), mais augmente probablement le nombre de femmes qui arrêtent le traitement en raison d'effets secondaires (3 études, 4 736 femmes).

Quelles sont les limites des données probantes ?

Nous sommes convaincus que le sulfate de magnésium réduit la paralysie cérébrale et les critères de jugement combinés (décès ou paralysie cérébrale) chez les enfants jusqu'à l'âge de deux ans.

Les données probantes concernant les critères de jugement des enfants d'âge scolaire sont peu fiables, car les études n'ont pas pu fournir de données pour tous les enfants et il n'y a pas encore assez d'études/de données pour être certain des résultats.

Nous avons peu confiance dans notre résultat suggérant que le sulfate de magnésium fait peu ou pas de différence en ce qui concerne les complications graves du traitement chez les femmes, car une seule étude a rapporté une complication. Nous sommes modérément confiants dans nos conclusions suggérant que le sulfate de magnésium augmente probablement le nombre de femmes qui arrêtent le traitement en raison d'effets secondaires, car les résultats diffèrent d'une étude à l'autre, probablement en raison des différents processus de prise de décision concernant l'arrêt du traitement.

Les résultats des recherches ultérieures sur les critères de jugement pour lesquels notre confiance est limitée pourraient différer des résultats de la présente revue.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes sont valables jusqu'au 17 mars 2023.

Shepherd ES, Goldsmith S, Doyle LW, Middleton P, Marret S, Rouse DJ, Pryde P, Wolf HT, Crowther CA

Chez les femmes périménopausées et postménopausées, quels sont les effets à long terme de l'utilisation d'un traitement hormonal pendant au moins un an ?

1 week 1 day ago
Principaux messages

- Les effets du traitement hormonal sur la santé des femmes à long terme varient selon qu'elles suivent un traitement hormonal combinée (œstrogènes et progestatifs) ou un traitement hormonal à base d'œstrogènes uniquement.
- Nous suggérons de considérer avec prudence les résultats de cette revue, compte tenu de l'évolution des doses et des méthodes de prise du traitement hormonal au fil du temps. Les résultats résumés ici proviennent d'études dans lesquelles le traitement hormonal a été administré sous forme de comprimés pris par voie orale.
- De futures études pourraient explorer les effets à long terme du traitement hormonal chez les femmes de moins de 50 ans ou dont les ovaires ont cessé de fonctionner en raison d'un traitement médical.

Qu'est-ce que la ménopause et la périménopause ?

La ménopause survient naturellement (généralement entre 44 et 55 ans) lorsque les ovaires cessent de libérer des ovules et réduisent (arrêtent presque) la production d'hormones. La ménopause est diagnostiquée lorsque ces changements entraînent une absence de règles pendant 12 mois consécutifs. La ménopause survient également après une intervention chirurgicale visant à retirer les deux ovaires et ne nécessite pas ce délai de 12 mois.

La périménopause est la phase de transition avant la ménopause, lorsque les niveaux d'hormones diminuent et que les règles deviennent irrégulières. Elle peut durer plusieurs années et provoque des symptômes tels que des bouffées de chaleur, des sueurs nocturnes et des changements d'humeur.

La baisse des taux d'hormones peut affecter le cœur, les vaisseaux sanguins et les os des femmes, augmentant le risque de cholestérol élevé, de variations de poids et de graisse, d'hypertension artérielle, de diabète, de maladies cardiaques, d'accidents vasculaires cérébraux, d'ostéoporose et de réduction de la force ou de la mobilité.

Qu'est-ce qu’un traitement hormonal ?

Un traitement hormonal utilise des œstrogènes, avec ou sans une autre hormone appelée progestatif, pour soulager les symptômes de la ménopause. Les femmes qui n'ont pas d'utérus peuvent prendre des œstrogènes seuls, tandis que celles qui ont un utérus ont besoin des deux (œstrogènes et progestatifs) pour se protéger contre le cancer de la muqueuse utérine (cancer de l'endomètre).

Les œstrogènes peuvent être administrés par voie orale ou par voie cutanée (transdermique), et les progestatifs peuvent être administrés par voie orale, par voie vaginale (transvaginale) ou à l'aide d'un dispositif intra-utérin (dispositif en forme de T à l'intérieur de l'utérus). Le traitement hormonal combiné peut être pris quotidiennement ou de manière cyclique (l'œstrogène est administré quotidiennement et le progestatif est administré pendant une partie du mois, ce qui provoque des saignements vaginaux de retrait).

Que voulions‐nous savoir ?

Nous voulions savoir si l'utilisation à long terme d'un traitement hormonal avait des effets sur la santé des femmes à long terme.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études comparant des femmes ménopausées suivant un traitement hormonal pendant au moins un an à celles prenant un médicament inactif (placebo). Nous avons comparé et synthétisé les résultats des études, et évalué notre niveau de confiance dans les données probantes en tenant compte les méthodes utilisées et la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons trouvé 24 études impliquant 45 660 participantes. La plupart des données proviennent de deux grandes études de qualité menées dans les années 1990 et dont les résultats ont été publiés au début des années 2000. Les résultats présentés ci-dessous sont tirés de l'une de ces études. Nous présentons les résultats complets dans la revue principale.

Thérapie hormonale continue combinée comparée à un placebo

D'après les données probantes d'une étude portant sur 16 608 femmes avec un suivi d'environ 5,5 ans, il est probable que le traitement hormonal continu combiné :

- ait peu ou pas modifié le risque de crise cardiaque ou de cancer du poumon ;
- ait augmenté le risque de développer un cancer du sein (de 19 à 24 femmes sur 1000) ;
- ait réduit le risque de fractures osseuses (de 111 à 87 femmes sur 1000).

Le traitement hormonal continue combiné pourrait avoir augmenté les chances d'avoir :

- un accident vasculaire cérébral (de 13 à 18 femmes sur 1000) ;
- un caillot de sang dans une veine (de 10 à 20 femmes sur 1000) ;
- une maladie de la vésicule biliaire nécessitant une intervention chirurgicale (de 16 à 27 femmes sur 1000).

Traitement à base d'œstrogènes seuls comparé au placebo

D'après les données probantes d'une étude portant sur 10 739 femmes ayant subi une hystérectomie (intervention chirurgicale visant à retirer l'utérus) et mesurant les critères de jugement après 7 ans de suivi, le traitement hormonal à base d'œstrogènes seuls a probablement  :

- eu peu ou pas d’effet sur le risque de crise cardiaque, de caillot sanguin dans une veine ou de développer un cancer du sein ;
- réduit le risque de fracture osseuse (de 141 à 103 femmes sur 1000) ;
- augmenté le risque d'accident vasculaire cérébral (de 24 à 32 femmes sur 1000) et de maladie de la vésicule biliaire nécessitant une intervention chirurgicale (de 27 à 47 femmes sur 1000).

Le traitement hormonal à base d'œstrogènes seuls pourrait avoir eu peu ou pas d’effet sur le risque de développer un cancer du poumon.

Nous ne disposons pas de suffisamment de données pour évaluer le risque lié à l'utilisation à long terme d'une thérapie hormonale chez les femmes de moins de 50 ans.

Quelles sont les limites des données disponibles ?

Seulement 30 % des femmes étaient âgées de 50 à 59 ans à l'inclusion, alors qu’il s’agit du groupe d'âge le plus susceptible d'envisager une thérapie hormonale pour les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes. En outre, le traitement hormonal a évolué au fil du temps, avec de nouvelles façons de le prendre, différents types d'hormones et des doses actualisées. L'étude qui a fourni la plupart des données a administré aux femmes un traitement hormonal sous forme de pilule, qui peut présenter des risques différents des traitements hormonaux actuellement utilisés dans la pratique clinique.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes ont été actualisées en septembre 2024.

Bofill Rodriguez M, Yong LN, Mirkov S, Bekos C, Lethaby A, Farquhar C

Quelles sont les hormones les plus efficaces pour stimuler les ovaires chez les femmes ayant recours à la fécondation in vitro (FIV) ?

1 week 1 day ago
Principaux messages
  • Le nombre de naissances vivantes est probablement légèrement inférieur avec l’hormone folliculo-stimulante recombinante (rFSH) à celui observé avec la gonadotrophine ménopausique humaine purifiée (HMG) ou hautement purifiée (HP-HMG), mais probablement supérieur avec la rFSH à celui observé avec les médicaments biosimilaires (gonadotrophines de synthèse). Il y a probablement peu ou pas de différence en termes de naissances vivantes entre la rFSH et l’hormone folliculo-stimulante urinaire hautement purifiée (FSH-HP) ou la follitropine delta. Le taux de grossesses cliniques est probablement plus faible avec la rFSH qu’avec l’HMG/HP-HMG, mais probablement plus élevé avec la rFSH qu’avec les médicaments biosimilaires. Il y a probablement peu ou pas de différence en termes de grossesses cliniques entre la rFSH et la FSH-HP ainsi que la follitropine delta.

  • Le syndrome d’hyperstimulation ovarienne (SHO) est probablement plus fréquent avec la rFSH qu’avec l’HMG/HP-HMG et la follitropine delta, mais il y a probablement peu ou pas de différence entre la rFSH et la FSH-HP, et il pourrait y avoir peu ou pas de différence entre la rFSH et les médicaments biosimilaires.

  • Les recherches futures devraient se concentrer sur les embryons congelés et sur les résultats cumulés sur plusieurs cycles de transfert d’embryons congelés afin de donner une image plus complète de l’efficacité des traitements. Les stratégies de prévention et de prise en charge du SHO devraient être prioritaires.

Qu'est-ce que la fécondation in vitro ?

La fécondation in vitro (FIV) est un type de traitement de l’infertilité. La stimulation ovarienne aide les ovaires à produire davantage d’ovocytes, qui sont ensuite prélevés, fécondés puis transférés dans l’utérus de la femme. Diverses hormones, notamment les gonadotrophines, sont utilisées pour stimuler les ovaires :

  • la gonadotrophine ménopausique humaine purifiée (HMG) et hautement purifiée (HP-HMG) ;

  • l'hormone folliculo-stimulante purifiée (FSH-P) ou l'hormone folliculo-stimulante urinaire hautement purifiée (FSH-HP) ;

  • l’hormone folliculo-stimulante recombinante (rFSH) développée en laboratoire afin d’obtenir une hormone plus pure ;

  • la follitropine delta, développée pour permettre une approche plus personnalisée ; et

  • les « médicaments biosimilaires », fabriqués pour obtenir des résultats similaires à ceux de la rFSH à un coût potentiellement moindre.

Le syndrome d’hyperstimulation ovarienne (SHO) est un effet indésirable de la FIV, parfois grave, caractérisé par un gonflement des ovaires et une éventuelle fuite de liquide dans la cavité abdominale.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer quelle gonadotrophine entraînait le plus grand nombre de naissances vivantes, provoquait le moins de cas de SHO et conduisait au plus grand nombre de grossesses « cliniques », confirmées par échographie.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué une recherche d’études comparant un type de gonadotrophine à un autre chez des femmes ayant recours à la FIV. Les études pouvaient porter sur des embryons frais ou congelés.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons inclus 59 études portant sur un total de 18 119 femmes ayant recours à un traitement de fertilité en clinique.

rFSH par rapport à HMG/HP-HMG (17 études, 5 639 femmes)
  • Le nombre de naissances vivantes diminue probablement avec la rFSH par rapport à l’HMG/HP-HMG. Si la probabilité de naissance vivante avec l’HMG/HP-HMG est de 28 %, cette probabilité est comprise entre 22 % et 27 % avec la rFSH.

  • Le risque de syndrome d’hyperstimulation ovarienne (SHO) est probablement plus élevé avec la rFSH qu’avec l’HMG/HP-HMG. Si le risque de SHO avec l’HMG/HP-HMG est de 2,6 %, le risque avec la rFSH est compris entre 2,9 % et 4,7 %.

  • Le nombre de grossesses cliniques diminue probablement avec la rFSH par rapport à l’HMG/HP-HMG.

rFSH par rapport à la FSH-HP (23 études, 4 612 femmes)
  • Il y a probablement peu ou pas de différence en termes de naissances vivantes entre la rFSH et la FSH-HP. Si la probabilité d’une naissance vivante avec la FSH-HP est de 27 %, cette probabilité est comprise entre 24 % et 31 % avec la rFSH.

  • Il y a probablement peu ou pas de différence en matière de syndrome d’hyperstimulation ovarienne (SHO) entre la rFSH et la FSH-HP. Si le risque de SHO avec la FSH-HP est de 2,5 %, le risque avec la rFSH se situe entre 1,7 % et 3,8 %.

  • Il y a probablement peu ou pas de différence en termes de grossesse clinique entre la rFSH et la FSH-HP.

rFSH par rapport à la follitropine delta (7 études, 3 614 femmes)
  • Il y a probablement peu ou pas de différence en termes de naissances vivantes entre la rFSH et la follitropine delta. Si la probabilité d’obtenir une naissance vivante avec la follitropine delta est de 29 %, cette probabilité est comprise entre 24 % et 30 %.

  • Le risque de syndrome d'hyperstimulation ovarienne (SHO) est probablement plus élevé avec la rFSH. Si le risque de SHO avec la follitropine delta est de 4,4 %, le risque avec la rFSH se situe entre 5,1 % et 9,2 %.

  • Il y a probablement peu ou pas de différence en termes de grossesses cliniques entre la rFSH et la follitropine delta.

rFSH par rapport aux médicaments biosimilaires (8 études, 2 870 femmes)
  • Le taux de naissances vivantes est probablement plus élevé avec la rFSH qu’avec les médicaments biosimilaires. Si la probabilité d’obtenir une naissance vivante avec les médicaments biosimilaires est de 23 %, cette probabilité est comprise entre 25 % et 32 % avec la rFSH.

  • Il pourrait y avoir peu ou pas de différence en matière de syndrome d’hyperstimulation ovarienne (SHO) entre la rFSH et les médicaments biosimilaires. Si le risque de SHO avec les médicaments biosimilaires est de 9,6 %, le risque avec la rFSH se situe entre 5,7 % et 10 %.

  • Le taux de grossesse clinique est probablement plus élevé avec la rFSH qu’avec les médicaments biosimilaires.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Ces résultats concernent principalement les cycles de FIV avec transfert d’un embryon frais ; ils peuvent donc être différents pour les embryons congelés. De nombreuses études ont été financées par des laboratoires pharmaceutiques fabriquant les hormones en question, ce qui pourrait avoir influencé les résultats. De plus, bien que nous ayons exclu certaines études à l’aide d’une liste de contrôle de l’intégrité, nous émettons des réserves quant à la fiabilité des données issues de plusieurs de ces études.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette revue actualise une revue précédemment publiée en 2011. Les données probantes ont été actualisées en mars 2025.

Berkhout RP, Kostova EB, van Wely M

Quels sont les modèles de probabilité de complication des tissus sains (NTCP) disponibles pour prédire le risque d'effets secondaires induits par les radiations après une radiothérapie chez la patientèle atteinte d’un cancer de la tête et du cou, quell...

1 week 1 day ago
Principaux messages

° De nombreux modèles NTCP (en anglais « normal tissue complication probability ») ont été développés pour prédire les effets indésirables après une radiothérapie chez la patientèle atteinte de cancer de la tête et du cou, mais la plupart de ces modèles n'ont pas fait l'objet d'une validation externe suffisante, c'est-à-dire testés sur des patients n'ayant pas participé à l'étude de développement du modèle original, pour savoir si ces modèles prédisent réellement les effets indésirables.

° Pour les modèles testés dans deux études ou plus, en plus de leur étude initiale de développement, la qualité des tests et de la présentation de résultats était généralement médiocre, rendant difficile de savoir dans quelle mesure ils peuvent être utiles.

° Des études plus nombreuses et mieux conçues sont nécessaires pour étudier cette question dans le domaine du cancer de la tête et du cou.

Comment peut-on décider de la probabilité des effets indésirables à la suite d'un traitement ?

La probabilité d’avoir des effets indésirables à la suite d'une radiothérapie peut être calculée à l'aide de ce que l'on appelle les modèles NTCP. Les modèles NTCP calculent le risque d'effets secondaires induits par la radiothérapie sur la base d’informations relatives au patient, sa maladie et son traitement.

Que voulions‐nous savoir ?

La radiothérapie est la base du traitement de la patientèle atteinte d'un cancer de la tête et du cou. Cependant, la radiothérapie expose des parties saines, parfois essentielles, de la région de la tête et du cou à des radiations. Cela peut entraîner des lésions de ces organes sains, par exemple une perturbation de la production de salive, ce qui peut avoir des conséquences importantes sur la qualité de vie de la patientèle atteinte d’un cancer de la tête et du cou traité par radiothérapie. Pour parvenir à un équilibre optimal entre le contrôle de la tumeur et la prévention des effets secondaires induits par la radiothérapie, les modèles de probabilité de complication des tissus sains (NTCP) peuvent être utiles. Ces modèles prédisent le risque d'effets secondaires induits par la radiothérapie sur la base d’informations relatives au patient, sa maladie et son traitement. Il existe un nombre important de modèles NTCP pour la patientèle atteinte d’un cancer de la tête et du cou. Nous voulions déterminer la qualité de la conception, de la conduite et de l'analyse des études (c’est-à-dire le risque de biais), et dans quelle mesure ces modèles peuvent prédire le risque d'effets secondaires induits par la radiothérapie.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué une recherche des études ayant développé et/ou validé des modèles NTCP chez la patientèle atteinte d’un cancer de la tête et du cou.

Qu’avons-nous trouvé ?

Dans la plupart des 592 modèles élaborés à partir de 140 767 patients dans 143 articles identifiés, la qualité des modèles n'était pas suffisante ; et la performance de 81 % de ces modèles n’a pas été évaluée chez de nouveaux patients. Pour les 19 % de modèles restants, 152 validations externes ont été retrouvées chez 34 304 patients issus de 41 articles. Il n’y avait que neuf modèles ayant fait l’objet de deux validations externes ou plus. Les modèles ont bien permis de distinguer les patients présentant ou non le critère de jugement, mais il était souvent difficile de savoir si les prédictions des modèles correspondaient à ce qui avait été observé, car ce n’était pas toujours évalué et/ou rapporté. Globalement, la qualité de la plupart de ces études était faible.

La revue est-elle à jour ?

Les données probantes sont à jour jusqu'au 8 janvier 2024.

Takada T, Tambas M, Clementel E, Leeuwenberg A, Sharabiani M, Damen JAAG, Dunias ZS, Nauta JF, Idema DL, Choi J, Meijerink LM, Langendijk JA, Moons KG, Schuit E

Chez les adultes atteints de polyarthrite rhumatoïde, quels médicaments antirhumatismaux modificateurs de la maladie (DMARD) (un type de médicament qui stoppe ou ralentit l’évolution de la maladie) sont efficaces après l’échec d’un DMARD biologique ou ...

1 week 1 day ago
Principaux messages
  • Plusieurs médicaments peuvent aider à soulager les symptômes de la polyarthrite rhumatoïde après l'échec d'un médicament antirhumatismal modificateur de la maladie (DMARD) biologique ou synthétique ciblé (b/ts) (un type de médicament qui arrête ou ralentit la progression de la maladie).

  • Nous ne savons pas avec certitude comment ces médicaments se comparent à un placebo (traitement factice) ou entre eux en ce qui concerne les effets indésirables.

  • Nous avons besoin de davantage d’études comparant directement ces médicaments afin de mieux déterminer lequel est le plus efficace. Les décisions concernant les traitements doivent tenir compte des facteurs de santé et des préférences de chaque patient.

Qu'est-ce que la polyarthrite rhumatoïde ?

La polyarthrite rhumatoïde est une maladie dans laquelle le système immunitaire de l’organisme, qui combat normalement les infections, attaque par erreur les articulations. Cela provoque des douleurs articulaires, un gonflement, une rigidité et un handicap. La polyarthrite rhumatoïde est une affection chronique, mais les traitements peuvent aider à contrôler les symptômes et à ralentir la progression de la maladie.

Comment traite-t-on la polyarthrite rhumatoïde ?

La polyarthrite rhumatoïde est généralement traitée à l'aide de médicaments antirhumatismaux modificateurs de la maladie (DMARD), qui agissent pour contrôler l'inflammation responsable des symptômes et prévenir les lésions articulaires. Il existe différents types de DMARD. Les DMARD synthétiques ciblés (ts) agissent en ciblant des cellules ou des protéines spécifiques. Les DMARD biologiques (b) ciblent également des cellules ou des protéines spécifiques, mais sont fabriqués à partir de substances issues d'organismes vivants. Enfin, les DMARD synthétiques conventionnels agissent sur l'ensemble du système immunitaire plutôt que de cibler des parties spécifiques de celui-ci.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions évaluer l’efficacité des DMARD chez les adultes atteints de polyarthrite rhumatoïde chez lesquels un traitement par un DMARD biologique ou synthétique ciblé (b/ts) s’est révélé inefficace. Il s’agit d’une revue systématique dynamique, ce qui signifie qu’elle sera mise à jour régulièrement. Comme ce domaine de la médecine est en constante évolution, nous souhaitons que cette revue reflète les données probantes les plus récentes.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études évaluant l’efficacité des DMARD chez les adultes atteints de polyarthrite rhumatoïde chez lesquels un traitement par un DMARD b/ts s’était révélé inefficace.

Nous avons évalué dans quelle mesure les DMARD disponibles réduisaient les symptômes de la polyarthrite rhumatoïde, notamment la douleur, le gonflement articulaire et les troubles de la mobilité articulaire. Nous avons mesuré ces effets à l’aide des critères de réponse à 50 % de l’American College of Rheumatology (ACR50). Une réponse ACR50 signifie que le traitement contre la polyarthrite rhumatoïde est efficace et que les symptômes se sont améliorés d’au moins 50 %. Nous avons également examiné les effets indésirables susceptibles d’amener une personne à arrêter le traitement.

Nous avons comparé et synthétisé les résultats des études, puis évalué le niveau de confiance des données probantes sur la base de facteurs tels que la méthodologie et la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 19 études portant sur 4 779 personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde qui avaient déjà essayé un inhibiteur du facteur de nécrose tumorale (un type de DMARD biologique), mais sans amélioration de leurs symptômes. La plupart des participants à ces études étaient des femmes, âgées en moyenne de 49 à 58 ans, qui vivaient avec la polyarthrite rhumatoïde depuis 6 à 14 ans en moyenne. Les études ont été menées dans le monde entier, notamment en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. Neuf études ont été financées par des laboratoires pharmaceutiques, tandis que les dix autres l’ont été par des subventions nationales de recherche.

Plusieurs médicaments ont permis de réduire les symptômes de la polyarthrite rhumatoïde chez les patients chez lesquels un DMARD biologique ou synthétique ciblé s’était révélé inefficace :

  • un autre inhibiteur du facteur de nécrose tumorale (2 études ; 343 participants) ;

  • le sarilumab (1 étude, 365 participants) ;

  • le tocilizumab à 4 mg/kg (1 étude, 319 participants) ;

  • le tocilizumab à 8 mg/kg (1 étude, 328 participants) ;

  • l’abatacept administré par voie intraveineuse (2 études, 665 participants) ;

  • le rituximab (1 étude, 499 participants) ;

  • l’upadacitinib (1 étude, 333 participants) ;

  • le tofacitinib (1 étude, 263 participants) ;

  • une dose plus élevée de baricitinib (1 étude, 353 participants).

Nous ne savons pas avec certitude comment ces médicaments se situent par rapport au placebo (traitement factice) ou entre eux en termes d'effets indésirables, car les données probantes concernant ce critère de jugement étaient généralement d’un niveau de confiance faible.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Notre confiance dans les données probantes variait d’élevée à très faible. Dans les cas où notre confiance était limitée, cela s’expliquait par le nombre insuffisant d’études permettant de tirer des conclusions certaines quant aux résultats. Lors de notre recherche d’études à inclure dans cette revue, nous avons constaté certaines lacunes dans les données probantes disponibles. Plus précisément, nous avons constaté qu’il y avait moins d’études comparant directement les médicaments entre eux et davantage d’études comparant les médicaments à un placebo. Un plus grand nombre d’études comparant directement les médicaments nous aiderait à mieux déterminer lequel est le plus efficace.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes ont été actualisées le 28 novembre 2025. Comme il s’agit d’une revue évolutive, nous mettrons à jour cette recherche chaque année afin de garantir que nos résultats reflètent les données actuelles.

Thomas J, Kamso MM, Whittle SL, Wells GA, Kelly SE, Pardo Pardo J, Tugwell P, Johnston RV, Glennon V, Ejaredar M, Thomas M, Lee C, Elliott J, Mokbel A, Avery JC, Grobler L, Cyril S, Deardon R, Akl EA, Maxwell LJ, Buchbinder R, Hazlewood GS, Supported by…

Les médicaments qui aident le système immunitaire à reconnaître et à attaquer les cellules cancéreuses améliorent-ils les résultats chez les personnes âgées ayant une chirurgie pour un cancer du poumon ?

1 week 1 day ago
Principaux messages
  • Les médicaments qui aident le système immunitaire à reconnaître et à attaquer les cellules cancéreuses peuvent réduire la tumeur et probablement retarder sa récidive chez les personnes âgées de 65 ans et plus ayant une chirurgie pour le type de cancer du poumon le plus courant. Cependant, cela n’augmente probablement pas la durée de vie globale des patients.

  • Nous ne disposons pas encore de données probantes suffisantes pour déterminer si les bénéfices l'emportent sur les risques, et aucune étude n'a évalué le bien-être des patients.

Qu’est-ce qu’un cancer bronchique non à petites cellules résécable ?

Environ 85 % des personnes atteintes d’un cancer du poumon présentent ce que l’on appelle un cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC). Il touche le plus souvent les personnes âgées, l’âge moyen au moment du diagnostic est de 71 ans. Lorsque le cancer ne s’est pas propagé en dehors du poumon et que la personne est en assez bonne forme physique pour supporter une intervention chirurgicale, la tumeur peut être retirée. Cependant, le cancer peut réapparaître après le traitement, et entre 30 % et 55 % des personnes finissent par décéder des suites de la maladie. Pour réduire le risque de récidive, différents traitements peuvent être associés.

Comment traite-t-on le cancer bronchique non à petites cellules résécable ?

Ces dernières années, le traitement du cancer du poumon a connu une véritable révolution grâce à la découverte de médicaments qui aident le système immunitaire à reconnaître et à attaquer les cellules cancéreuses (immunothérapie). L’immunothérapie est associée à des médicaments qui détruisent les cellules cancéreuses (chimiothérapie). Administrée avant, après, ou avant et après l’intervention chirurgicale, l’immunothérapie améliore les chances de guérison et contribue à retarder la récidive.

Que voulions-nous savoir ?

Le processus de vieillissement affecte le système immunitaire, réduisant sa capacité à lutter contre le cancer : c’est ce que l’on appelle l’immunosénescence. La population âgée est un groupe très hétérogène : chaque personne doit faire l’objet d’une évaluation minutieuse car l’âge à lui seul ne suffit pas pour déterminer le traitement le plus adapté. Nous avons cherché à déterminer si, malgré l’immunosénescence, l’immunothérapie est efficace chez les personnes âgées de 65 ans et plus pour guérir le cancer du poumon et prolonger la vie sans effets indésirables liés au traitement.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études de qualité élevée évaluant l’immunothérapie, seule ou en association avec une chimiothérapie, administrée avant, après, ou avant et après l’intervention chirurgicale, chez des personnes âgées de 65 ans et plus. Nous avons synthétisé leurs résultats et évalué le degré de confiance que nous pouvons accorder aux données probantes, en nous appuyant sur des critères tels que la manière dont les études ont été menées et le nombre de participants inclus.

Qu’avons-nous trouvé ?

Pour les personnes âgées de 65 ans et plus, nous avons identifié les résultats de 11 études portant sur 3 152 personnes porteuses d’un CBNPC. Ces études comparaient l’immunothérapie, seule ou en association avec une chimiothérapie, à un placebo (traitement simulacre) ou à l’absence de traitement, avec ou sans chimiothérapie. Les traitements ont été administrés soit uniquement avant l’intervention chirurgicale, soit uniquement après, soit à la fois avant et après.

L’immunothérapie réduit le volume tumoral trouvé lors de l’intervention chirurgicale et retarde probablement la réapparition du cancer. L’immunothérapie n’a probablement que peu ou pas d’effet sur la survie globale. Les données probantes étaient insuffisantes pour déterminer son effet sur les risques potentiels et aucune étude n’a évalué le bien-être des patients.

Quelles sont les limites des données ?

Notre confiance dans la plupart des données probantes est modérée en raison de certaines réserves sur la manière dont les études ont été menées. Des données plus complètes et à plus long terme sont nécessaires pour mieux estimer dans quelle mesure l’espérance de vie d’une personne pourrait être prolongée. Notre confiance dans l’évaluation des effets indésirables est très limitée car une seule étude a fourni des données à ce sujet.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes ont été actualisées le 3 juillet 2025.

Plissonneau E, Marchal C, Malouf R, Calais F, Westeel V, Orillard E

Quels sont les bénéfices, risques et coûts des différents matériaux utilisés pour la restauration des dents postérieures définitives ?

1 week 1 day ago
Principaux messages

- Si les dents endommagées sont restaurées à l’aide d’un composite à base de résine (CBR) « bulk-fill » (matériau appliqué en une seule couche épaisse) ou d’une résine composite conventionnelle (appliquée en plusieurs couches), il n’existe probablement que peu ou pas de différence entre ces matériaux en termes d’échec des restaurations.

- Des données probantes plus anciennes ont montré que l’amalgame dentaire (matériau de restauration de couleur argentée) pourrait entraîner moins d’échecs que la résine composite (RC). Mais cette conclusion reposait sur des études anciennes. Les composites à base de résine modernes sont de meilleure qualité, les dentistes ont acquis davantage d’expérience dans leur utilisation, et les échecs sont probablement moins fréquents.

Pourquoi a-t-on besoin des restaurations et en quoi consistent-elles ?

Il arrive que le tissu dentaire soit endommagé, ce qui peut entraîner la formation de trous (caries) dans les dents. Les caries sont causées par la détérioration dentaire, une maladie qui peut généralement être évitée si l'on adopte une bonne hygiène bucco-dentaire et que l'on limite la consommation d'aliments et de boissons sucrés.

Lorsque la carie dentaire entraîne des dommages permanents, les dentistes peuvent faire une restauration dans la cavité afin de restaurer la forme et la fonction de la dent.

Quels sont les différents matériaux utilisés pour les restaurations ?

Traditionnellement, les caries étaient comblées avec de l'amalgame. Ce matériau de couleur argentée (composé principalement d'étain, d'argent et de cuivre, et mélangé à du mercure liquide) est peu coûteux et facile à utiliser. Mais on sait aujourd’hui que le mercure peut être nocif pour la santé humaine et l’environnement. Lors d’une réunion internationale, un accord a été conclu pour réduire (voire arrêter) l’utilisation du mercure, y compris dans les restaurations dentaires. Parmi les matériaux de restauration alternatifs sans mercure, pouvant être posés en une seule séance chez le dentiste, on trouve :

- RC : matériau standard blanc ou de la couleur des dents, appliqué en couches successives ou en une seule couche épaisse.

- Ciment verre-ionomère (CVI) : parfois utilisé comme restauration temporaire, il n’est pas assez résistant dans certaines situations et ne convient donc pas aux surfaces de mastication des dents.

- Ciment verre-ionomère modifié par adjonction de résine (RMGI) : un CVI hybride, plus résistant que les CVI mais moins résistant que la RC.

- Compomères : une alternative au RMGI, mais plus proches des composites que des CVI.

La RC, le RMGI et les compomères utilisent un système adhésif pour fixer le matériau aux dents et nécessitent une photopolymérisation pour durcir le matériau. Ces étapes ne sont pas nécessaires avec le CVI.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions déterminer :

- les bénéfices d’un matériau de restauration par rapport à un autre en termes de réduction de la perte dentaire (due à l’échec de la restauration), du risque d’échec (lorsque la restauration ne fonctionne pas comme prévu), du délai avant l’échec et de la sensibilité dentaire après l’intervention.

- si un matériau de restauration est plus rentable qu’un autre.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des revues systématiques portant sur les matériaux utilisés pour les restaurations dentaires des dents postérieures définitives. Ces revues rassemblent toutes les données probantes issues d’études publiées et analysent leurs résultats. Nous avons résumé les résultats de ces revues en y associant des niveaux de confiance (basés sur des facteurs tels que les méthodes et la taille des échantillons des revues ou des études) concernant les données probantes qu’elles rapportaient.

Nous avons également recherché des études économiques portant sur le rapport coût-efficacité de ces matériaux.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 14 revues comprenant 57 études. Les études ont été menées entre 1980 et 2023 ; une étude comportait un suivi de 10 ans, mais en général, la durée du suivi était bien plus courte. Certaines revues ne présentaient pas de résultats concernant nos critères de jugement majeurs, et il arrivait parfois que les mêmes études soient incluses dans plusieurs revues. Nous avons donné la priorité aux données probantes issues de six revues, comprenant 25 études uniques.

Nous avons identifié sept études portant sur le rapport coût-efficacité.

Principaux résultats

Nous n’avons trouvé aucune revue présentant des données probantes sur la perte dentaire ou le délai avant l’échec.

- Bien que les restaurations à l’amalgame puissent entraîner moins d’échecs que les restaurations en RC (8 études, 3 486 restaurations), ces études ont débuté à la fin des années 1990. Les composites à base de résine, ainsi que l’expérience des dentistes dans leur utilisation, se sont améliorés depuis. Le taux d’échec des RC est aujourd’hui probablement de 5 % (contre 15 % dans les études plus anciennes). Cela signifie que les données probantes plus anciennes comparant l’amalgame aux composites à base de résine sont moins pertinentes dans le contexte actuel.

- Il n'y a probablement pas de différence entre les RC bulk-fill et les RC conventionnelles en termes de réduction des échecs (7 études, 511 restaurations). Il est probable que la plupart des personnes ne ressentent aucune sensibilité dentaire après la pose de l’un ou l’autre type de RC (5 études, 510 restaurations).

- Il n’y a peut-être aucune différence entre la RC conventionnelle et le CVI en matière de réduction des échecs (1 étude, 60 restaurations) ou de sensibilité dentaire (4 études, 311 restaurations). Le RMGI pourrait être plus efficace que le CVI pour réduire les échecs (1 étude, 50 ou 38 restaurations). Nous avons trouvé des revues comparant le CVI à l’amalgame et aux compomères, mais celles-ci ne faisaient pas état des échecs ni de la sensibilité postopératoire.

- La plupart des études économiques n’ont permis de tirer aucune conclusion générale concernant le rapport coût-efficacité de l’un ou l’autre de ces matériaux. Une étude économique a montré que les restaurations à l’amalgame avaient tendance à durer plus longtemps et à être plus rentables que les restaurations en RC, bien que cette conclusion se fonde sur une étude plus ancienne (datant de la fin des années 1990).

Quelles sont les limites des données ?

La plupart des revues ne répondaient pas aux normes méthodologiques les plus élevées. Nous n’avons jugé que deux revues comme étant bien menées. Cependant, les revues rapportaient pour la plupart des résultats très similaires, même lorsqu’elles incluaient des études différentes.

Nous avons moins confiance dans les données probantes concernant le CVI et le RMGI, car les études étaient souvent de petite taille et comptaient peu de participants.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données sont à jour jusqu’en avril 2025.

Lewis SR, Walsh T, Glenny AM, Banerjee A, Boyers D, Hatton PV, Mackie C, Martin N, Palin WM, Pritchard MW, Quinn BM, Ramsay CR, Ricketts D, Riley P, Clarkson JE

Quels sont les bénéfices et risques d’une réduction plus intensive de la pression artérielle, par rapport à un contrôle standard, après un traitement visant à rétablir le flux sanguin chez les personnes victimes d’un AVC ?

1 week 1 day ago
Principaux messages
  • Chez les adultes ayant bénéficié d’un traitement visant à réouvrir une artère cérébrale obstruée, une réduction très intensive de la pression artérielle (généralement en dessous de 160 mmHg) n’améliore pas les chances de mener une vie autonome trois mois après l’AVC (accident vasculaire cérébral), par rapport aux cibles de pression artérielle standards (généralement en dessous de 180 mmHg environ). « Vivre de manière autonome » signifie être capable de marcher et de gérer la plupart des activités quotidiennes sans aide.

  • Une baisse intensive de la pression artérielle augmente probablement le risque de décès et de mauvaise récupération après un AVC. Les différences en matière de survenue d’hémorragies cérébrales entre les stratégies de gestion de la pression artérielle intensive et standard étaient minimes.

  • La plupart des participants aux études ont été pris en charge dans des hôpitaux de pays à revenu intermédiaire supérieur et élevé, disposant de services spécialisés dans la prise en charge des AVC. Nous ne savons pas si les résultats auraient été les mêmes dans des pays disposant de moins de ressources ou dans tous les groupes de personnes victimes d’un AVC ischémique (obstruction sanguine).

Qu’est-ce qu’un AVC ischémique ?

Un AVC survient lorsque l’apport sanguin vers une partie du cerveau est soudainement interrompu. Dans le cas d’un AVC ischémique, cette interruption est provoquée par un caillot sanguin obstruant une artère cérébrale. Il peut entraîner divers troubles neurologiques, tels qu’une faiblesse, une diminution de la sensibilité, un manque de coordination et des difficultés à parler.

Comment traite-t-on un AVC ?

Les médecins peuvent parfois réouvrir l'artère obstruée à l'aide de médicaments thrombolytiques administrés par voie intraveineuse, ou en réalisant une intervention visant à retirer le caillot à l'aide d'un tube fin introduit dans les vaisseaux sanguins (souvent appelée thrombectomie mécanique). Ces traitements sont appelés traitements de reperfusion, car ils rétablissent le flux sanguin au cerveau.

Après la reperfusion, de nombreuses personnes présentent une pression artérielle très élevée, ce qui peut augmenter le risque d’hémorragie cérébrale. Cependant, une diminution trop importante ou trop rapide de la pression artérielle peut réduire le flux sanguin vers les tissus cérébraux encore à risque et s’avérer néfaste pour le cerveau.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer si une baisse intensive de la pression artérielle après un traitement de reperfusion, par rapport à un contrôle standard de la pression artérielle :

  • améliore la récupération et la capacité de vivre de manière autonome ;

  • améliore la qualité de vie liée à la santé ;

  • améliore la survie ;

  • augmente ou réduit le risque de saignement dans le cerveau ;

  • réduit la durée d'hospitalisation ;

  • influe sur la fréquence d’autres effets indésirables.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études cliniques (dans lesquelles les participants sont répartis au hasard entre différents groupes) incluant des adultes victimes d’un AVC ischémique ayant reçu un traitement de reperfusion par un médicament thrombolytique, une thrombectomie mécanique, ou les deux, et comparant des objectifs de pression artérielle plus stricts (inférieurs à 160 mmHg) à des objectifs standards (inférieurs à 180 mmHg) peu après la reperfusion.

Nous avons regroupé et résumé les résultats de ces études. Nous avons également pris en compte la manière dont les études ont été menées, le nombre de participants inclus, ainsi que les similitudes et les différences entre les études afin d’évaluer le degré de confiance que nous pouvons accorder aux résultats.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié neuf études, portant sur 4 381 adultes victimes d’un AVC ischémique ayant bénéficié d’un traitement de reperfusion. La plupart des participants ont été traités dans des hôpitaux de pays à revenu élevé, un nombre plus restreint l’ayant été dans des hôpitaux de pays à revenu intermédiaire. Aucune de ces études n’a été menée dans des pays à faibles revenus. Dans la plupart des études, la stratégie intensive visait à maintenir la pression artérielle systolique (le chiffre du haut lors d’une mesure de la pression artérielle) en dessous de 140 mmHg, tandis que la stratégie standard visait à la maintenir en dessous de 180 mmHg environ.

Principaux résultats
  • La réduction intensive de la pression artérielle n’a que peu ou pas d’effet sur la capacité à vivre de manière autonome environ trois mois après l’AVC, par rapport à un contrôle standard de la pression artérielle.

  • La réduction intensive de la pression artérielle n'a probablement que peu ou pas d'effet sur la qualité de vie liée à la santé.

  • Les différences en matière d’hémorragies cérébrales (y compris les hémorragies graves entraînant une aggravation des symptômes) entre les stratégies de contrôle intensif et standard de la pression artérielle étaient faibles et incertaines.

  • Une baisse intensive de la pression artérielle augmente probablement le risque de décès et augmente probablement le risque d’une mauvaise récupération après un AVC.

Dans l’ensemble, les résultats suggèrent que la réduction de la pression artérielle à des niveaux très bas après la reperfusion est peu susceptible d’apporter un bénéfice supplémentaire et pourrait être nocive chez certaines personnes, par rapport au maintien de la pression artérielle dans des valeurs cibles plus standards.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Ces données probantes présentent plusieurs limites importantes, telles que le nombre relativement faible de participants dans certaines études, ce qui réduit la fiabilité des résultats. De plus, la plupart des participants ont été pris en charge dans des centres spécialisés situés dans des pays à revenu intermédiaire ou élevé ; il n’existe aucune donnée probante provenant de pays à faible revenu. Certains groupes de personnes pourraient être sous-représentés (par exemple, les personnes âgées présentant de nombreux autres problèmes de santé), et de nombreuses études n’ont pas fourni de résultats détaillés distincts pour les femmes et les hommes.

En raison de ces limites, les résultats doivent être interprétés avec prudence. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer si des groupes spécifiques de personnes pourraient bénéficier de cibles de pression artérielle différentes.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes de cette revue ont été actualisées en mars 2025.

Varela LB, Escobar Liquitay CM, Díaz Menai S, Rodriguez JP, Quarteroni E, Ivaldi D, Burgos MA, Meza N, Garegnani LI

Quels sont les effets de l’activité physique chez les enfants en surpoids ?

1 week 1 day ago
Principaux messages
  • Par rapport à l’absence d’activité physique, tout type d’activité physique pourrait aider les enfants en surpoids à réduire légèrement leur IMC (l’« indice de masse corporelle » sert à vérifier si une personne a un poids sain) et pourrait entraîner une augmentation considérable du nombre d’événements indésirables mineurs, mais ces résultats sont entachés d’une grande incertitude.

  • Nous ne savons pas si l’activité physique a un effet sur le poids, le pourcentage de graisse corporelle, le bien-être et la glycémie des enfants en surpoids par rapport à l’absence d’activité physique ou à un autre type ou niveau d’activité physique. Nous ne savons pas non plus si l’activité physique a un effet sur le nombre d’effets indésirables graves.

  • Des études de plus grande envergure, de plus longue durée et de meilleure qualité sont nécessaires pour mieux cerner les effets de l’activité physique chez les enfants obèses.

Qu'est-ce que l'obésité ?

L'obésité désigne le fait qu'une personne présente un excès de graisse corporelle. À l’échelle mondiale, l’obésité chez les enfants (âgés de 0 à 9 ans) a considérablement augmenté depuis 1975. D’ici 2050, plus de 300 millions d’enfants et d’adolescents (âgés de 10 à 19 ans) pourraient être touchés par l’obésité.

Les enfants atteints d'obésité sont plus susceptibles de développer, plus tard dans leur vie, des problèmes de santé tels que des maladies cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux, un diabète de type 2, certains cancers, des maladies du foie, de l'asthme, des problèmes articulaires et musculaires, ainsi que des infections. L’obésité infantile est également associée à des taux plus élevés d’anxiété et de dépression.

La perte de poids est le meilleur moyen de réduire les risques pour la santé liés à l’obésité. Chez les enfants, cela passe généralement par des changements de mode de vie, tels que la pratique d’une activité physique plus régulière (par exemple, des jeux de course ou des jeux vidéo interactifs qui encouragent le mouvement, parfois appelés « exergaming ») et une alimentation plus saine.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer si, par rapport à l’absence d’activité physique, l’activité physique aidait les enfants en surpoids à :

  • réduire leur IMC (l’« indice de masse corporelle » indique si une personne a un poids sain ; il est calculé en divisant son poids par sa taille au carré, et s’exprime en kg/m 2 ) ou leur score z de l’IMC (qui compare l’IMC d’une personne à celui d’autres personnes du même âge et du même sexe) ;

  • perdre du poids ;

  • améliorer leur bien-être ;

  • réduire leur pourcentage de graisse corporelle ou à améliorer la répartition de cette graisse dans l’organisme ; et

  • diminuer leur taux de glycémie

Nous souhaitions également déterminer si un type ou une intensité d’activité physique était plus efficace qu’un autre pour produire ces bénéfices, et si les programmes d’activité physique entraînaient des effets indésirables.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études comparant la pratique d’une activité physique à :

  • l’absence d’activité physique ;

  • un autre type ou une autre intensité d’activité physique.

Les enfants devaient pratiquer ces activités physiques pendant au moins 12 semaines. Nous avons comparé et résumé les résultats des études et évalué le niveau de confiance des données probantes, sur la base de facteurs tels que les méthodes d'étude et le nombre de participants.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié quatre études portant sur 517 enfants. Ces études étaient de petite envergure : la plus petite ne portait que sur 59 enfants et la plus grande, sur 222. Un peu moins de la moitié des enfants participant étaient des filles (46 %). Leur âge moyen était de 9 ans.

Dans trois études, les enfants ont pratiqué ces activités physiques pendant 12 ou 13 semaines ; le programme d'activité physique de la quatrième étude a duré 32 semaines. Ces études ont été menées dans trois pays : une au Brésil, une en Iran et deux aux États-Unis. Dans les études américaines, 73 % des enfants étaient noirs. Les autres études ne précisaient pas l'origine ethnique des enfants.

  • Les quatre études comparaient l’activité physique à l’absence d’activité physique.

  • Une étude a également comparé un type d’activité physique (les jeux vidéo d’activité physique) à un autre (les exercices en piscine).

  • Une étude a également comparé la pratique de 20 minutes par rapport à celle de 40 minutes des mêmes activités physiques.

Principaux résultatsActivité physique par rapport à l'absence d'activité physique

Par rapport à l'absence d'activité physique, les enfants en surpoids ayant participé à un programme d'activité physique quelconque pourraient avoir :

  • légèrement réduit leur IMC : l’IMC des enfants des groupes d’intervention était en moyenne inférieur de 1,52 kg/m 2 (2 études, 118 enfants) ;

  • présenté davantage d’effets indésirables mineurs : les enfants des groupes actifs auraient été environ 3,5 fois plus susceptibles de présenter des effets indésirables mineurs (1 étude, 222 enfants).

Cependant, ces résultats sont très incertains.

Nous ne savons pas si l'activité physique a un effet sur :

  • le score z de l’IMC ;

  • le poids des enfants ;

  • leur bien-être ;

  • leur pourcentage de graisse corporelle ou la répartition de la graisse dans le corps ;

  • leur taux de glycémie ;

  • le risque de survenue d’événements indésirables graves.

Un type ou une intensité d’activité physique par rapport à un autre type ou à une autre intensité

Nous sommes très incertains quant à l’effet d’un type ou d’une intensité d’activité physique par rapport à un autre type ou à une autre intensité sur tous les critères qui nous intéressaient.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Notre confiance dans les données probantes est limitée pour les raisons suivantes :

  • le nombre d’études était faible et celles-ci portaient sur des échantillons de petite taille ;

  • les types d’activités physiques variaient ;

  • les études ne présentaient pas clairement leurs méthodes et leurs résultats ;

  • trois études sur quatre n’ont pas rapporté l’intégralité de leurs résultats.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Ces données probantes ont été actualisées en décembre 2025.

Loaiza-Betancur AF, Iglesias Gonzalez LE, Chavez Guapo N, Escobar Liquitay CM, Bidonde J

Les exercices de renforcement sont-ils utiles dans le traitement des personnes souffrant de tendinopathie rotulienne (genou du sauteur) ?

1 year 3 months ago
Les exercices de renforcement sont-ils utiles dans le traitement des personnes souffrant de tendinopathie rotulienne (genou du sauteur) ? Principaux messages - Les données probantes concernant l'utilisation d'exercices de renforcement pour traiter la tendinopathie rotulienne (douleur à l'avant du genou impliquant le tendon) sont très incertaines, ce qui rend difficile de tirer des conclusions définitives. - Pour les athlètes, nous ne savons pas vraiment si l'exercice réduit la douleur par rapport à l'absence de traitement. Les exercices de renforcement peuvent n'avoir que peu ou pas d'effet...
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21 hours 44 minutes ago
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