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Quel est le meilleur type de matériau pour patch que les chirurgiens devraient utiliser chez les personnes recevant une intervention pour élargir l’un ou les deux vaisseaux sanguins principaux du cou (endartériectomie carotidienne) ?

4 days ago
Principaux messages
  • Lors d’une intervention chirurgicale visant à élargir l’une ou les deux artères principales du cou (endartériectomie carotidienne), il y a probablement peu ou pas de différence entre l’utilisation de patchs artificiels (synthétiques) et naturels (biologiques) pour refermer la plaie, en termes de risque d’AVC ou de décès jusqu’à 80 mois après l’intervention. Il pourrait y avoir peu ou pas de différence entre ces patchs sur le risque d’accident vasculaire cérébral d’un seul côté du corps (AVC ipsilatéral), d’accident vasculaire cérébral de tout type, ou de réobstruction ou de resténose de l’artère (rétrécissement de plus de la moitié de sa largeur, occlusion artérielle ou resténose supérieure à 50 %) jusqu’à 80 mois après l’intervention.

  • Les données probantes ne permettent pas de déterminer avec certitude si les patchs synthétiques par rapport aux patchs biologiques ont un effet sur le risque d’AVC d’un seul côté du corps ou de rupture de l’artère (hémorragie au niveau de la zone réparée par le patch) pendant l’opération ou dans les 30 jours qui suivent. Elles ne permettent pas non plus de déterminer leur effet sur le risque de fuite au niveau de la réparation artérielle provoquant un petit renflement rempli de sang (formation d’un pseudo-anévrisme) jusqu’à 80 mois après l’opération.

  • Des études à plus grande échelle et avec un suivi plus long sont nécessaires afin de déterminer avec certitude si les patchs synthétiques et biologiques donnent des résultats similaires, ou si l’un est plus sûr ou plus efficace que l’autre.

Qu'est-ce que l'endartériectomie carotidienne ?

L'endartériectomie carotidienne est une intervention chirurgicale visant à retirer les dépôts graisseux d'une ou des deux artères carotides, les principaux vaisseaux sanguins du cou. Ces dépôts graisseux peuvent rétrécir l’artère ou bloquer le flux sanguin vers le cerveau, provoquant ainsi un AVC. Leur élimination contribue à réduire ce risque. Une fois l’artère ouverte et nettoyée, les chirurgiens posent souvent un patch pour élargir l’artère et renforcer la réparation.

Quels types de patchs sont utilisés lors d’une endartériectomie carotidienne ?

Les patchs peuvent être constitués de matériaux naturels (biologiques), tels qu’une veine prélevée sur le corps du patient lui-même (veine autologue) ou du tissu provenant du cœur d’une vache (péricarde bovin), ou de matériaux artificiels (synthétiques), tels que le PTFE (polytétrafluoroéthylène) ou le Dacron. Le choix du matériau du greffon pourrait influencer la cicatrisation, le risque d’infection, la formation de caillots sanguins ou le rétrécissement de l’artère. Ces problèmes peuvent augmenter le risque d'AVC.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer si le choix du matériau du patch avait une incidence sur les résultats de l’intervention chirurgicale, en particulier sur les risques d’accident vasculaire cérébral, de complications artérielles et de décès, ainsi que sur les effets à long terme.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué des recherches pour trouver des études comparant différents matériaux de greffe chez des personnes subissant une endartériectomie carotidienne. Nous avons regroupé les patchs fabriqués à partir de veines humaines ou de péricarde bovin dans une même catégorie (patchs biologiques), et tous les matériaux artificiels dans une autre catégorie (patchs synthétiques). Nous avons comparé et résumé les résultats des études, ainsi qu’évalué le niveau de confiance des données probantes sur la base de facteurs tels que les méthodes et la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nos recherches actualisées nous ont permis d’identifier une nouvelle étude, ainsi que certains résultats à long terme issus d’études incluses dans les versions précédentes de cette revue. Au total, cette revue inclut 15 études portant sur 4 971 participants, principalement des hommes âgés d’une soixantaine d’années. Ces études ont été menées en Amérique du Nord, en Europe et en Australie.

Principaux résultats

Douze études (portant sur 2 021 endartériectomies carotidiennes) ont fourni des résultats pour notre comparaison principale entre les patchs synthétiques et biologiques.

Les données probantes sont très incertaines quant aux effets des patchs synthétiques par rapport aux patchs biologiques sur :

  • un AVC touchant un côté du corps pendant l’intervention ou dans les 30 jours suivant celle-ci (5 études, 797 participants) ;

  • une rupture de l'artère pendant l'intervention ou dans les 30 jours qui suivent (6 études, 1 068 participants) ;

  • une fuite au niveau de la réparation artérielle provoquant un petit renflement rempli de sang jusqu’à 80 mois après l’intervention (5 études, 980 participants).

L’utilisation de patchs synthétiques à la place de patchs biologiques pourrait entraîner peu ou pas de différence, concernant :

  • un AVC touchant un côté du corps jusqu’à 53 mois après l’opération (5 études, 971 participants) ;

  • un AVC de tout type jusqu’à 53 mois après l’opération (7 études, 1 167 participants) ;

  • une nouvelle obstruction de l'artère ou un rétrécissement de plus de la moitié de sa largeur jusqu'à 80 mois après l'opération (9 études, 1 431 participants).

L’utilisation de patchs synthétiques à la place de patchs biologiques entraîne probablement peu ou pas de différence en ce qui concerne :

  • les accidents vasculaires cérébraux ou les décès jusqu’à 80 mois après l’opération (6 études, 1 115 participants).

Quelles sont les limites des données probantes?

Nous ne savons pas avec certitude si les patchs synthétiques et biologiques donnent des résultats similaires chez les personnes subissant une endartériectomie carotidienne, ni si un type est plus efficace ou plus sûr que l’autre. Les données restent incertaines car :

  • de nombreuses études portaient sur un petit nombre de participants ;

  • certaines études présentaient des problèmes liés à leur méthodologie et à la manière dont les résultats ont été rapportés ;

  • certaines complications importantes étaient rares, ce qui rend difficile la mise en évidence d’une différence de risque entre les types de patchs.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Il s’agit d’une mise à jour d’une revue initialement publiée il y a 30 ans et mise à jour pour la dernière fois en 2021. Les données probantes sont à jour au 30 avril 2025.

Phirom K, Orrapin S, Benyakorn T, Thaichana P, Oo MZ, Siribumrungwong B, Rerkasem A, Howard DPJ, Rerkasem K

L'entraînement physique améliore-t-il les fonctions cardiaques et pulmonaires (capacité cardiorespiratoire) chez les personnes ayant une lésion médullaire ?

6 days ago
Principaux messages
  • L'entraînement physique pourrait contribuer à améliorer les fonctions cardiaques et pulmonaires (capacité cardiorespiratoire) chez les personnes ayant une lésion médullaire jusqu'à 6 semaines après l'arrêt de l'entraînement.

  • Les effets de l’entraînement physique sont incertains en ce qui concerne la capacité à accomplir les activités quotidiennes, le bien-être, l’humeur et les éventuels effets indésirables.

  • À l’avenir, les chercheurs devraient se concentrer sur des études de grande taille et bien conçues qui abordent les questions importantes pour les personnes ayant une lésion médullaire.

Qu’est-ce qu’une lésion médullaire ?

La moelle épinière est un faisceau de nerfs et de fibres qui part du cerveau et descend au centre de la colonne vertébrale. Elle transmet des signaux entre le cerveau et les différentes parties du corps. Une lésion médullaire (résultant d’un accident ou d’une affection médicale) perturbe ces signaux. Cela peut entraîner une perte de fonction musculaire ou de mobilité (paralysie), une faiblesse, une perte de sensibilité, ainsi que des troubles des fonctions corporelles de base telles que le contrôle de la vessie et des intestins, la fonction sexuelle et la régulation de la pression artérielle. La localisation exacte de la lésion détermine la partie du corps qui est touchée. Les lésions au niveau du cou peuvent affecter l’ensemble du corps ; celles au niveau du dos peuvent ne concerner que le tronc et les jambes. Les personnes ayant une lésion médullaire éprouvent des difficultés à accomplir les tâches quotidiennes et à se déplacer. Certaines ont besoin d’un fauteuil roulant pour se déplacer et dépendent de l’aide d’autrui pour accomplir leurs tâches quotidiennes.

Qu’est-ce que la capacité cardiorespiratoire ?

La capacité cardiorespiratoire désigne la capacité du cœur, des poumons et des vaisseaux sanguins à fonctionner ensemble pour fournir de l’oxygène à l’organisme lors d’activités physiques. Les bénéfices d’une bonne capacité cardiorespiratoire sur la santé générale, la vie quotidienne, l’humeur et le bien-être sont largement reconnus chez les personnes non handicapées, mais peuvent être difficiles à atteindre chez celles qui ont du mal, voire sont incapables, de bouger leurs membres. Cependant, les personnes ayant une lésion médullaire peuvent elles aussi bénéficier d’une bonne condition cardiovasculaire, ce qui leur permettrait de mener une vie plus active, avec davantage d’autonomie et un meilleur bien-être.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à savoir si l’entraînement physique (par rapport à l’absence d’entraînement) améliorait la capacité cardiorespiratoire chez les personnes ayant une lésion médullaire. Nous avons également examiné ses effets sur :

  • la capacité fonctionnelle (la capacité à effectuer des activités quotidiennes, comme pousser un fauteuil roulant ou marcher sur une certaine distance) ;

  • le bien-être :

  • l'humeur (dépression et anxiété) ; et

  • les effets indésirables liés à l’entraînement, tels que le décès, l’hospitalisation, les chutes, les accidents vasculaires cérébraux ou les crises cardiaques, la douleur ou les blessures.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué une recherche d’études comparant l’entraînement physique à l’absence d’entraînement chez des adultes atteints d’une lésion médullaire. La durée de la lésion pouvait être quelconque, et sa cause, quelle qu’elle soit. L'entraînement pouvait être de n’importe quelle durée et de n’importe quelle intensité, mais il devait être planifié, structuré et répétitif, et viser à améliorer la capacité cardiorespiratoire. Il pouvait s’agir de vélo, d’aviron, de marche ou de natation. Il pouvait se dérouler à l’hôpital, en milieu communautaire ou à domicile.

Nous avons comparé et synthétisé les résultats des études et évalué notre niveau de confiance dans les données probantes, en fonction de facteurs tels que la conception et la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 17 études portant sur un total de 505 personnes. Chaque étude comptait entre 10 et 68 participants, présentant un mélange de lésions au niveau du cou et du dos. L'âge moyen des participants était compris entre 27 et 57 ans, et 71 % d'entre eux étaient des hommes. Douze études ont été menées en Europe ou en Amérique du Nord. Les séances d’entraînement :

  • portaient uniquement sur les bras ou sur les bras et les jambes ;

  • consistaient généralement en l’utilisation d’un ergomètre de bras (vélo d’appartement pour les bras), de l’aviron, de la propulsion en fauteuil roulant ou de l’entraînement robotisé à la marche (marche assistée par une machine) ;

  • avaient lieu deux à cinq fois par semaine ;

  • duraient entre 6 semaines et 9 mois ; et

  • duraient entre 30 minutes et 2 heures.

Toutes les études ont examiné les effets de l’entraînement physique jusqu’à six semaines après l’arrêt de l’entraînement (à court terme) et une seule étude a examiné les effets pendant plus de 6 semaines (à long terme).

À court terme, l’entraînement physique pourrait contribuer à améliorer la capacité cardiorespiratoire chez les personnes ayant une lésion médullaire (15 études, 337 participants).

Il n’est pas certain que l’entraînement physique :

  • améliore la capacité fonctionnelle (3 études, 67 personnes)

  • améliore le bien-être (2 études, 49 personnes)

  • réduise la dépression et l’anxiété (1 étude, 23 personnes)

  • augmente les événements indésirables (4 études, 141 personnes)

Quelles sont les limites des données probantes ?

Notre niveau de confiance dans les données probantes est faible ou très faible pour plusieurs raisons. La plupart des études étaient de petite taille et leur qualité méthodologique était limitée. Par exemple, de nombreuses études n’ont pas présenté l’ensemble des données recueillies, n’ont pas fourni, au début de l’étude, de plan indiquant comment elles comptaient analyser ces données, et n’ont pas conservé la plupart des participants jusqu’à la fin de l’étude. Peu d'études ont évalué les critères de jugement les plus importants pour cette revue.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes sont à jour jusqu’au 9 décembre 2025.

Ilha J, Glinsky JV, Chu J, Bye EA, Tweedy SM, Harvey LA

Quels sont les effets des antibiotiques pour la pose d’implants dentaires sans apport de tissu osseux (procédures d’augmentation osseuse) ?

6 days ago
Principaux messages
  • La prise d’antibiotiques une heure avant la pose d’un implant dentaire réduit probablement le risque d’échec précoce dans des conditions habituelles. Ce bénéfice repose principalement sur des études portant sur l’administration d’une dose unique d’amoxicilline avant l’intervention chirurgicale, le plus souvent la dose administrée est de 2 g une heure avant la pose de l’implant. D'après les données probantes disponibles, il faudrait administrer des antibiotiques à environ 19 personnes pour éviter un échec précoce de l'implant chez une seule personne.

  • Nous ne savons pas si prendre des antibiotiques sur des périodes plus longues, si les prendre avant ou après l’intervention chirurgicale, ou si l’utilisation d’autres antibiotiques que l’amoxicilline apporte un bénéfice supplémentaire. Les données probantes concernant les effets indésirables sont incertaines, car peu d’effets indésirables ont été observés et ils n’ont pas toujours été rapporté.

  • Des études supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre les effets de l’administration d’antibiotiques au moment de la chirurgie implantaire, en particulier lorsqu’un implant est posé immédiatement après l’extraction d’une dent. Ces études devraient comparer l’administration d’une dose unique d’antibiotiques avant l’intervention à un traitement plus long ou répété. Il serait également utile de comparer des antibiotiques couramment utilisés, tels que l’amoxicilline et la clindamycine.

Que sont les implants dentaires, et dans quel contexte leur prise d’antibiotiques pourrait-elle être utile ?

Les implants dentaires servent à remplacer des dents manquantes et à fixer des couronnes, des bridges ou des prothèses dentaires. Lors de la pose d'un implant, des bactéries peuvent être introduites au niveau du site opératoire. Si la zone entourant un implant s'infecte, le traitement est difficile et le retrait de l'implant est souvent nécessaire.

Des antibiotiques sont parfois administrés avant ou après l’intervention chirurgicale afin de réduire le risque d’infection. Cependant, ils peuvent également entraîner des effets indésirables, allant de symptômes bénins à des réactions allergiques graves. De plus, leur utilisation généralisée contribue au développement d’une résistance aux antibiotiques puisque les bactéries mutent et se développent de telle sorte que les antibiotiques qui les traitaient efficacement auparavant ne sont plus efficaces. Pour ces raisons, l’utilisation systématique d’antibiotiques lors de la pose d’implants dentaires reste controversée.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à savoir si la prise d’antibiotiques au moment de la pose d’un implant dentaire :

  • réduit les échecs des implants et des prothèses dentaires ;

  • réduit les infections postopératoires ;

  • provoque des effets indésirables.

Nous souhaitions savoir si les effets des antibiotiques variaient selon :

  • la comparaison entre les antibiotiques et un placebo (traitement factice) ou l'absence d'antibiotiques ;

  • différentes doses ou différentes durées d'administration d'un même antibiotique ;

  • différents moments d’administration de la même dose du même antibiotique ;

  • différents antibiotiques.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études dans lesquelles des adultes bénéficiant d’implants dentaires sans apport de tissu osseux (procédures d’augmentation osseuse) étaient répartis au hasard pour recevoir des antibiotiques, aucun antibiotique ou différents schémas d’antibiothérapie. Nous avons comparé et synthétisé les résultats des études, puis évalué le niveau de confiance des données probantes sur la base de facteurs tels que la méthodologie et la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 15 études portant sur un total de 2 874 personnes. Ces études ont été menées en Europe (Italie, Espagne, Belgique, Irlande et Suède), aux États-Unis, au Canada, au Brésil, en Iran et en Arabie saoudite, et ont été publiées entre 2008 et 2024.

Antibiotiques par rapport à un placebo ou à l’absence d’antibiotiques
  • Les personnes ayant reçu des antibiotiques une heure avant la pose d’un implant dentaire présentaient probablement un risque moindre d’échec précoce de l’implant que celles ayant reçu un placebo ou n’ayant pas reçu d’antibiotiques (10 études, 1 919 personnes). Cela signifie qu’environ 80 personnes sur 1 000 n’ayant pas reçu d’antibiotiques ont connu un échec implantaire, contre environ 27 sur 1 000 parmi celles ayant reçu des antibiotiques.

  • Les antibiotiques réduisent probablement les échecs des implantations de dents artificielles (9 études, 1 864 personnes) et les infections postopératoires (10 études, 1 919 personnes).

Dose unique par rapport à plusieurs doses d’antibiotiques
  • Il pourrait y avoir peu ou pas de différence entre la prise d'une dose unique et de plusieurs doses d’antibiotiques pour les échecs implantaires (5 études, 760 personnes) ou les infections postopératoires (5 études, 760 personnes).

  • Les données probantes concernant les échecs des prothèses dentaires sont très incertaines.

Administration d’antibiotiques avant par rapport à après l’intervention chirurgicale
  • Les données probantes sur les échecs implantaires, les échecs des prothèses dentaires et les infections postopératoires sont incertaines.

Différents antibiotiques
  • Il pourrait y avoir peu ou pas de différence entre l’amoxicilline et la clindamycine pour les échecs implantaires, des prothèses dentaires et des infections postopératoires (1 étude, 81 personnes).

Effets indésirables

Les effets indésirables étaient rares et n’étaient pas systématiquement rapportés. La plupart étaient légers (tels que la diarrhée), mais une réaction allergique grave nécessitant une hospitalisation a été rapportée. Comme peu de personnes ont présenté des effets indésirables, nous ne pouvons pas exclure de manière fiable des risques rares mais graves.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Notre niveau de confiance dans les données probantes variait de modéré à très faible, car certaines études présentaient des problèmes méthodologiques et, dans de nombreux cas, les données probantes se fondaient sur un petit nombre d’événements.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette revue est à jour jusqu’au 19 novembre 2025.

Esposito MAB, Visconti RF, Grusovin MG, Greco K

Quels sont les bénéfices des appareils auditifs en cas de perte auditive légère à modérée chez l’adulte et entraînent-ils des effets indésirables ?

6 days ago
Principaux messages
  • Les appareils auditifs entraînent probablement une nette amélioration de la capacité des adultes présentant une perte auditive légère à modérée à participer à la vie quotidienne et à écouter les autres. Ils pourraient légèrement améliorer le bien-être quotidien lié à la santé mais n'avoir que peu ou pas d'effet sur la solitude.

  • Nous ne savons pas si les appareils auditifs ont un impact sur la mémoire de travail (la capacité à retenir des informations dans son esprit pendant un court laps de temps et à les manipuler) ou s’ils entraînent des effets indésirables, tels que des douleurs ou une surexposition au bruit, car les données probantes pour répondre à cette question étaient très limitées.

  • Nous avons besoin d’études de meilleure qualité et de plus longue durée qui rendent compte des effets des appareils auditifs séparément pour différents groupes d’âge, sexes, niveaux de perte auditive, types d’appareils auditifs, situations sociales et financières ainsi que pour différentes origines ethniques.

Qu’est-ce qu’une perte auditive légère à modérée ?

La perte auditive est très courante, la plupart des personnes concernées présentant une perte auditive légère à modérée.

  • Une perte auditive légère signifie que les sons faibles sont plus difficiles à entendre et peut entraîner des difficultés à entendre dans des environnements bruyants.

  • Une perte auditive modérée signifie que la parole peut ne pas être claire et que les conversations peuvent être difficiles à suivre, aussi bien dans un environnement calme que bruyant.

Les causes les plus courantes de la perte auditive sont le vieillissement et l’exposition au bruit.

Comment prend-on en charge la perte auditive ?

Les appareils auditifs constituent la technologie la plus couramment utilisée pour aider les personnes souffrant d’une perte auditive légère à modérée et sont largement répandus. Les appareils auditifs amplifient les sons et visent à les rendre plus clairs afin qu'ils soient plus faciles à entendre. C'est particulièrement important pour la compréhension de la parole. L'objectif général des appareils auditifs est de réduire l'impact de la perte auditive et d'améliorer la capacité d'une personne à participer à la vie quotidienne.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer si les appareils auditifs étaient plus efficaces que d’autres options, telles que l’absence d’appareils auditifs, les appareils auditifs placebo (factices) ou les programmes éducatifs, pour améliorer :

  • la capacité d’une personne à participer aux situations de la vie quotidienne ;

  • les effets indésirables tels que la douleur ou ceux causés par une surexposition au bruit ;

  • le bien-être lié à la santé générale, notamment le bien-être physique et social ;

  • la capacité à écouter les autres ;

  • la santé mentale – nous nous sommes particulièrement intéressés à la solitude ; et

  • la capacité à penser, à se souvenir et à apprendre (cognition) – nous nous sommes particulièrement intéressés à la mémoire de travail (capacité à conserver des informations à l’esprit pendant un court laps de temps et à les manipuler).

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué une recherche d’études portant sur les appareils auditifs destinés aux adultes présentant une perte auditive légère à modérée par rapport à d’autres options. Nous avons comparé et synthétisé ces études, puis évalué notre niveau de confiance dans les données probantes en fonction de facteurs tels que les méthodes utilisées, la taille des échantillons et la durée des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 16 études portant sur 2 261 adultes présentant une perte auditive légère à modérée. Leur âge moyen se situait entre 58 et 83 ans. Les études ont duré entre quatre semaines et trois ans et ont été menées aux États-Unis, en Europe, au Brésil, à Hong Kong et en Australie.

  • Les appareils auditifs entraînent probablement une nette amélioration de la capacité des adultes présentant une perte auditive légère à modérée à participer aux activités de la vie quotidienne (8 études, 1 683 personnes).

  • On ignore si les appareils auditifs entraînent des effets indésirables. Une seule étude a fait état de deux cas de personnes ressentant une douleur ou une gêne liée au port d’appareils auditifs ; aucune étude n’a signalé d’effets indésirables liés à une surexposition au bruit.

  • Les appareils auditifs pourraient légèrement améliorer le bien-être général lié à la santé (4 études, 1 558 personnes) et entraînent probablement une nette amélioration de la capacité à écouter les autres (5 études, 622 personnes).

  • Les appareils auditifs pourraient n'avoir que peu ou pas d'effet sur la solitude (2 études, 907 personnes).

  • Leurs effets sur la mémoire de travail sont incertains (3 études, 910 personnes).

Les données probantes issues de cette revue soutiennent la pratique courante consistant à proposer des appareils auditifs aux adultes présentant une perte auditive légère à modérée qui sollicitent une aide pour leurs difficultés auditives.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Plusieurs limites ont été relevées. Il est souvent difficile de dissimuler le fait qu’une personne porte des appareils auditifs dans le cadre d’une étude, car ceux-ci sont généralement visibles. Cela peut affecter l’exactitude des résultats. Les études d’une durée de trois mois ou moins peuvent ne pas être suffisamment longues pour mesurer l’ensemble des effets des appareils auditifs. Certains effets peuvent ne devenir évidents qu’à plus long terme. Les études ont mesuré les effets des appareils auditifs de différentes manières ce qui a rendu leur comparaison difficile.

Cette revue est-elle à jour ?

Il s'agit d'une mise à jour d'une revue publiée pour la première fois en 2017. Notre dernière recherche de données probantes remonte à août 2024. Nous avons également inclus les données probantes issues d’études existantes et en cours jusqu’au 18 mai 2026.

Ferguson MA, Sarant JZ, Bennett RJ, McIlhiney P, Badcock N, Bothe E

Dans quelle mesure la mifépristone est-elle sûre et efficace lorsqu’elle est utilisée comme contraception d’urgence ?

6 days ago
Principaux messages
  • Par rapport au lévonorgestrel (une pilule contraceptive d’urgence courante), la mifépristone entraîne probablement moins de grossesses. Elle est également probablement plus efficace pour prévenir une grossesse que le régime Yuzpe (une association de pilules d’urgence).

  • Le principal effet indésirable de la mifépristone est qu’elle retarde les prochaines règles ; ce phénomène est plus susceptible de se produire avec des doses plus élevées.

  • De futures études devraient examiner si le délai entre un rapport sexuel non protégé et la prise de mifépristone (par exemple, un jour contre cinq jours ou plus) réduit son efficacité, et évaluer dans quelle mesure les femmes jugent acceptables les différents traitements de contraception d’urgence.

Qu’est-ce que la contraception d’urgence ?

La contraception d’urgence est utilisée pour prévenir une grossesse après un rapport sexuel non protégé, l’échec d’une autre méthode contraceptive (par exemple, un préservatif déchiré) ou en cas d’agression sexuelle. Les méthodes courantes de contraception d’urgence comprennent les dispositifs intra-utérins (DIU) au cuivre et les pilules (appelées « pilules du lendemain »).

Les DIU sont des dispositifs de petite taille en forme de T insérés dans l'utérus. Ils préviennent une grossesse en entravant le déplacement des spermatozoïdes et la fécondation de l’ovule. Ils sont très efficaces pour prévenir une grossesse, mais il peut être difficile d’y avoir accès rapidement, car leur pose doit être effectuée par un professionnel de santé.

Les pilules de contraception d’urgence agissent en bloquant ou en retardant la libération d’un ovule par l’ovaire. Elles comprennent :

  • la mifépristone, qui bloque l’action de la progestérone, une hormone nécessaire à la grossesse ;

  • le lévonorgestrel (nom commercial « Plan B One-Step »), qui indique à l'organisme de suspendre la libération de l'ovule ;

  • le régime Yuzpe, qui consiste à prendre deux doses élevées de pilules contraceptives quotidiennes habituelles, à environ 12 heures d’intervalle.

Certaines pilules contraceptives d’urgence sont coûteuses et ne sont pas largement disponibles.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions savoir comment la mifépristone se compare aux autres méthodes de contraception d’urgence pour prévenir une grossesse. Nous avons également comparé ces méthodes afin de déterminer si elles présentaient des différences concernant :

  • les effets indésirables (tels que nausées et vomissements) ;

  • le moment de l’apparition des prochaines règles.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché d'études comparant l'administration de mifépristone à celle d'autres pilules contraceptives d'urgence ou de DIU chez des femmes en âge de procréer recourant à la contraception d'urgence pour prévenir une grossesse (et non pour interrompre une grossesse précoce).

Nous avons synthétisé les résultats des études et évalué notre niveau de confiance dans les données probantes, en nous appuyant sur des facteurs tels que les méthodes utilisées et le nombre de femmes participantes.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons inclus 87 études portant sur environ 36 000 femmes. La plupart ont été menées en Chine, entre 1992 et 2015. La plus petite étude portait sur 16 femmes et la plus grande, sur 4 000. Près de la moitié (42 études) comparaient deux doses différentes de mifépristone, tandis que 41 études comparaient la mifépristone au lévonorgestrel. Cinq études ont comparé la mifépristone au régime Yuzpe ou aux DIU.

Principaux résultats

Par rapport au lévonorgestrel, une dose intermédiaire de mifépristone (25 mg à 50 mg) entraîne probablement :

  • moins de grossesses : si 35 femmes sur 1 000 ayant reçu du lévonorgestrel tombaient enceintes, ce chiffre serait d’environ 23 sur 1 000 avec la mifépristone (27 études, 6 052 femmes) ;

  • une réduction du risque d’effets indésirables (17 études, 4 350 femmes) ;

  • une augmentation du risque de retard de règles (17 études, 3 615 femmes).

Par rapport au lévonorgestrel, une faible dose de mifépristone (inférieure à 25 mg) :

  • entraîne moins de grossesses : si 20 femmes sur 1 000 ayant reçu du lévonorgestrel tombaient enceintes, environ 15 sur 1 000 ayant reçu de la mifépristone le seraient (14 études, 8 752 femmes) ;

  • réduit probablement de manière significative le risque d’effets indésirables (3 études, 609 femmes) ;

  • augmente légèrement le risque de retard de règles (10 études, 7 618 femmes).

Par rapport au régime Yuzpe, la mifépristone (quelle que soit la dose) :

  • entraîne probablement moins de grossesses : si 25 femmes sur 1 000 ayant reçu la combinaison de pilules du régime Yuzpe tombaient enceintes, environ 3 femmes sur 1 000 le seraient avec la mifépristone (3 études, 2 144 femmes) ;

  • réduit probablement de manière significative le risque d'effets indésirables (2 études, 1 693 femmes) ;

  • augmente le risque de retard de règles (3 études, 1 912 femmes).

Par rapport aux DIU, nous n’avons pas de certitude quant aux effets de la mifépristone sur le nombre de grossesses, les effets indésirables et les règles retardées (2 études).

Par rapport à une faible dose de mifépristone (moins de 25 mg), une dose intermédiaire de mifépristone (25 mg à 50 mg) :

  • entraîne légèrement moins de grossesses : si 16 femmes sur 1 000 ayant reçu une faible dose de mifépristone tombaient enceintes, environ 13 sur 1 000 le seraient avec une dose intermédiaire de mifépristone (26 études, 12 358 femmes) ;

  • pourrait entraîner peu ou pas de différence concernant le risque d’effets indésirables (12 études, 2 908 femmes) ;

  • augmente légèrement le risque de retard de règles (22 études, 11 733 femmes).

Quelles sont les limites des données probantes ?

Nous sommes modérément ou très confiants dans la plupart des résultats. Cependant, de nombreuses études n’ont pas clairement décrit leurs méthodes, ce qui a réduit notre confiance dans certaines conclusions. La plupart des études ont été menées en Chine ; leurs résultats ne sont donc pas nécessairement transposables aux femmes d’autres régions du monde. Nous n’avons trouvé aucune étude comparant la mifépristone à l’acétate d’ulipristal (nom commercial « Ella »), une pilule contraceptive d’urgence très efficace.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes ont été actualisées en février 2025.

Ramanadhan S, Edelman A, Che Y, Paynter RA, Hersh A, Henderson JT

Une intervention visant à débloquer les vaisseaux sanguins (angioplastie par ballonnet), qui recouvre la paroi interne des vaisseaux d’un médicament, est-elle plus efficace que l’angioplastie par ballonnet classique chez les personnes présentant des ob...

1 week ago
Principaux messages

- L'utilisation de ballonnets qui recouvrent l'intérieur des vaisseaux sanguins de médicaments (élution médicamenteuse) pour traiter la maladie artérielle périphérique a donné de meilleurs résultats qu'une personne ayant reçu plus d'un traitement pour la même artère au cours de l'étude (revascularisation de la lésion cible), le rétrécissement d'une artère traitée (resténose binaire), et la différence en millimètres entre le segment traité et son degré de rétrécissement lors du suivi (perte tardive de lumière).

- Aucune différence n'a été observée entre les ballonnets à élution médicamenteuse et l'angioplastie par ballonnet simple non enduit pour les amputations, la survie sans amputation, les décès, l'évolution d'un indicateur de gravité de la maladie (l'indice cheville-bras), les scores de qualité de vie ou la capacité de marche.

Qu'est-ce que la maladie artérielle périphérique des jambes, et que sont les ballonnets à élution médicamenteuse ?

La maladie artérielle périphérique des jambes est une affection dans laquelle l'irrigation sanguine des jambes n'est pas aussi bonne qu'elle devrait l'être en raison d'obstructions dans les vaisseaux sanguins (conduits qui transportent le sang dans tout le corps). Elle touche de nombreuses personnes. Dans sa forme la plus grave, elle peut entraîner des douleurs, des infections et une amputation en raison d’une mauvaise circulation sanguine. Les personnes atteintes d'une maladie artérielle périphérique sont généralement traitées dans un premier temps par des médicaments et des changements d'habitudes, notamment des stratégies pour arrêter de fumer et un programme de marche visant à améliorer leur état de santé général, ce qui peut à son tour améliorer leur état. Cependant, les traitements médicamenteux et les changements d’habitudes ne sont pas efficaces chez tout le monde, et certaines personnes peuvent avoir besoin d’une intervention chirurgicale. Cette intervention peut prendre la forme d’une chirurgie ouverte traditionnelle ou d’une procédure moins invasive appelée angioplastie, qui utilise un ballonnet pour débloquer les artères. Un nouveau type d’angioplastie, appelé angioplastie par ballonnet à élution médicamenteuse, constitue une alternative prometteuse à la traditionnelle angioplastie par ballonnet pour le traitement de la maladie artérielle périphérique. Contrairement aux ballonnets classiques, les ballonnets à élution médicamenteuse recouvrent également l'intérieur des vaisseaux sanguins de médicaments utilisés pour traiter le cancer (chimiothérapie), tels que le paclitaxel, dans l'espoir d'enrayer la progression de la maladie artérielle périphérique même après l'intervention chirurgicale et de prévenir ou retarder ses complications.

Que voulions-nous savoir ?

L’objectif de cette revue était de comparer l’angioplastie par ballonnet à élution médicamenteuse à l’angioplastie par ballonnet classique dans le traitement de la maladie artérielle périphérique des jambes.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons regroupé 31 études (essais cliniques) qui ont réparti de manière aléatoire 5 292 participants subissant une angioplastie pour une maladie artérielle périphérique entre un groupe recevant une angioplastie par ballonnet à élution médicamenteuse et un groupe recevant une angioplastie par ballonnet classique. Les études portaient sur les artères de la cuisse et de la jambe, au-dessus et en dessous du genou. Les études ont été menées en Europe, aux États-Unis, en Chine, à Singapour, en Jordanie, au Japon et en Nouvelle-Zélande, et toutes utilisaient des ballonnets à élution médicamenteuse contenant du paclitaxel. Les participants ont fait l’objet d’un suivi pouvant aller jusqu’à cinq ans après l’intervention.

Qu’avons-nous trouvé ?

Jusqu'à cinq ans, les ballonnets à élution médicamenteuse ont donné de meilleurs résultats selon un indicateur permettant de déterminer si une personne avait reçu plus d'un traitement sur la même artère au cours de la période couverte par l'étude (revascularisation de la lésion cible). Jusqu'à deux ans, les résultats étaient également meilleurs avec la resténose binaire, qui survient lorsqu'une artère traitée se rétrécit à nouveau après avoir fait l'objet d'un traitement. Jusqu'à six mois, les résultats étaient meilleurs en termes de différence en millimètres entre le segment traité et son degré de rétrécissement lors du suivi (perte tardive de lumière). Aucune donnée probante n'a été trouvée pour démontrer une différence entre l'angioplastie par ballonnet à élution médicamenteuse et l'angioplastie par ballonnet non enduit concernant les amputations, la survie sans amputation, les décès, l'évolution de l'indice cheville-bras (une mesure de la gravité de la maladie), les scores de qualité de vie ou la capacité de marche.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Des différences ont été observées dans les médicaments anticoagulants par voie orale prescrits aux participants après l’intervention. D'autres préoccupations concernaient diverses études rapportant des résultats présentant des écarts plus importants que prévu pour un même critère de jugement, ainsi que des résultats montrant à la fois une différence significative et l'absence de différence entre les traitements. Cela nous a donc amenés à abaisser notre niveau de confiance dans les données probantes. Les données probantes avaient un niveau de confiance faible pour le critère de jugement « revascularisation de la lésion cible » et modéré pour l'amputation, la resténose binaire, le décès et l'évolution de l'indice cheville-bras.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette revue actualise notre précédente revue datant de 2016. Les données probantes sont à jour jusqu'en mars 2023.

Ma G-W, Bernatchez J, Yarranton B, Dueck AD, Rajan DK, Forbes TL, de Mestral C, Kayssi A

Les cigarettes électroniques peuvent-elles aider les personnes à arrêter de fumer, et ont-elles des effets indésirables lorsqu'elles sont utilisées à cette fin ?

1 week 4 days ago
Principaux messages
  • Les cigarettes électroniques à la nicotine (e-cigarettes) peuvent aider les personnes à arrêter de fumer pendant au moins six mois. Elles sont plus efficaces que les substituts nicotiniques et probablement plus efficaces que les cigarettes électroniques sans nicotine.

  • Les cigarettes électroniques pourraient s’avérer plus efficaces qu’aucun accompagnement ou qu’un accompagnement comportemental seul, et ne semblent pas être associées à des effets indésirables graves.

  • Cependant, nous avons encore besoin de données probantes, en particulier concernant les effets des nouveaux types de cigarettes électroniques qui offrent un meilleur apport en nicotine que les anciens modèles, car un meilleur apport en nicotine pourrait aider davantage de personnes à arrêter de fumer.

Que sont les cigarettes électroniques ?

Les cigarettes électroniques, ou « vapoteuses », sont des appareils portatifs qui fonctionnent en chauffant un liquide contenant généralement de la nicotine et des arômes. Les cigarettes électroniques permettent aux utilisateurs d'inhaler de la nicotine sous forme de vapeur plutôt que sous forme de fumée. Parce qu'elles ne brûlent pas de tabac, les cigarettes électroniques réglementées n'exposent pas les utilisateurs aux mêmes niveaux de substances chimiques susceptibles de provoquer des maladies chez les fumeurs de cigarettes conventionnelles.

L'utilisation d'une cigarette électronique est communément connue sous le nom de « vapotage ». De nombreuses personnes utilisent les cigarettes électroniques pour les aider à arrêter de fumer. Nous nous concentrons ici principalement sur les cigarettes électroniques contenant de la nicotine.

Que voulions-nous savoir ?

L'arrêt du tabac réduit le risque de nombreuses maladies. De nombreuses personnes rencontre des difficultés à arrêter de fumer. Nous voulions savoir si l'utilisation des cigarettes électroniques pourrait aider les personnes à arrêter de fumer, et si les personnes qui les utilisent dans ce but ont des effets indésirables.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études portant sur l’utilisation des cigarettes électroniques pour arrêter de fumer chez des personnes de tout âge.

Nous souhaitions déterminer :

- combien de personnes arrêtaient de fumer pendant au moins six mois ; et

- le nombre de personnes ayant eu des effets indésirables, rapportés après au moins une semaine d'utilisation.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 80 études portant sur 29 861 adultes fumeurs. La plupart des études ont été menées aux États-Unis (40 études) et au Royaume-Uni (16). La plupart des études comparaient les cigarettes électroniques avec nicotine avec :

  • les traitements substitutifs nicotiniques (par exemple, patchs ou gommes à mâcher) ;

  • des médicaments destinés à aider les personnes à arrêter de fumer (varénicline et cytisine) ;

  • - des cigarettes électroniques sans nicotine ;

  • - le tabac chauffé (produits qui chauffent le tabac à une température suffisamment élevée pour libérer de la vapeur, sans le brûler ni produire de fumée ; ces produits diffèrent des cigarettes électroniques parce qu'ils chauffent les feuilles de tabac ou du tabac reconstitué) ;

  • les sachets de nicotine orale (sachets qui ne contiennent pas de tabac mais qui libèrent de la nicotine lorsqu'ils sont gardés dans la bouche) ;

  • d'autres types de cigarettes électroniques avec nicotine (par exemple, les dispositifs de type pod, les dispositifs plus récents) ;

  • des conseils ou un accompagnement (soutien comportemental) ; ou

  • l’absence de soutien pour arrêter de fumer.

Quels sont les résultats de notre revue ?
  • Davantage de personnes arrêtent de fumer pendant au moins six mois avec la cigarette électronique plutôt qu’avec la thérapie de substitution nicotinique (11 études ; 4 114 personnes) ;

  • Elles auraient plus de chances d’arrêter de fumer pendant au moins six mois avec des cigarettes électroniques avec nicotine qu’avec des cigarettes électroniques sans nicotine (7 études, 1 918 personnes) ;

  • Les cigarettes électroniques avec nicotine aideraient davantage de personnes à arrêter de fumer que le soutien comportemental seul ou l’absence de soutien (11 études, 7 214 personnes) ;

  • Pour 100 personnes utilisant des cigarettes électroniques avec nicotine pour arrêter de fumer, 8 à 10 parviendraient à s'arrêter, contre seulement 6 sur 100 personnes utilisant un traitement substitutif de la nicotine, 6 sur 100 personnes utilisant des cigarettes électroniques sans nicotine, ou 5 sur 100 personnes ne bénéficiant d'aucun soutien ou d'un soutien comportemental uniquement.

  • Nous ne savons pas avec certitude s’il existe une différence entre le nombre d’effets indésirables survenant lors de l’utilisation de cigarettes électroniques avec nicotine par rapport à la thérapie de substitution nicotinique, à l’absence de soutien ou à un soutien comportemental seul (bien que les effets indésirables non graves aient été plus fréquents dans les groupes utilisant des cigarettes électroniques avec nicotine que dans ceux ne bénéficiant d’aucun soutien ou d’un soutien comportemental seul) ;

  • Les études comparant les cigarettes électroniques avec nicotine à la thérapie de substitution nicotinique ont rapporté un faible nombre d’effets indésirables, y compris d’effets indésirables graves. Par rapport aux cigarettes électroniques avec nicotine, il n’y a probablement aucune différence quant au nombre :

    • d'effets indésirables graves chez les personnes suivant une thérapie de substitution nicotinique ;

    • d’effets indésirables non graves chez les personnes utilisant des cigarettes électroniques sans nicotine.

Quelles sont les limites des données probantes ?
  • Nous avons confiance dans les données probantes indiquant que les cigarettes électroniques avec nicotine aident davantage de personnes à arrêter de fumer que la thérapie de substitution nicotinique, mais nous avons besoin de données probantes supplémentaires concernant les cigarettes électroniques sans nicotine.

  • Les études comparant les cigarettes électroniques avec nicotine à un accompagnement comportemental ou à l'absence d'accompagnement ont également montré des taux de sevrage plus élevés chez les personnes utilisant des cigarettes électroniques avec nicotine, mais nous avons davantage de doutes quant à ces données, car les participants aux études avaient connaissance du traitement qu'ils recevaient.

  • La plupart de nos résultats concernant les effets indésirables pourraient évoluer lorsque de nouvelles données probantes seront disponibles, car les cas d’effets indésirables rapportés étaient souvent peu nombreux et les résultats peu clairs.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette revue met à jour notre précédente revue publiée en 2025. Nous la mettrons à nouveau à jour lorsque de nouvelles données probantes seront disponibles. Les données probantes ont été actualisées le 1er janvier 2026.

Lindson N, Livingstone-Banks J, Butler AR, McRobbie H, Bullen CR, Hajek P, Wu AD, Begh R, Theodoulou A, Ma C, Notley C, Rigotti NA, Turner T, Fanshawe T, Hartmann-Boyce J

Les inhibiteurs de points de contrôle immunitaire, un type de traitement anticancéreux qui aide le système immunitaire à reconnaître et à attaquer les cellules cancéreuses, améliorent-ils la survie des personnes atteintes d’un cancer broncho-pulmonaire...

1 week 4 days ago
Principaux messages
  • Certaines associations comprenant un inhibiteur de point de contrôle immunitaire permettent aux personnes atteintes d’un CBPC de stade avancé de vivre plus longtemps que la chimiothérapie standard seule.

  • Toutes les associations d’immunothérapies ne sont pas aussi efficaces aussi bien tolérées les unes que les autres.

  • Des recherches supplémentaires sont nécessaires sur la qualité de vie et les effets à long terme du traitement. Plusieurs associations d’inhibiteurs de points de contrôle immunitaires constituent désormais des options thérapeutiques de première intention importantes.

Ce résumé s’adresse aux personnes atteintes d’un cancer broncho-pulmonaire à petites cellules (CBPC) à un stade avancé, à leurs familles, à leurs aidants et à toute personne recherchant des informations claires et accessibles sur les options thérapeutiques.

Qu’est-ce que le cancer broncho-pulmonaire à petites cellules (CBPC) à un stade avancé ?

Le CBPC est un type de cancer du poumon à croissance rapide. Il est généralement classé en deux stades : local et avancé. Au stade avancé, le cancer s’est déjà largement propagé dans les poumons ou vers d’autres parties du corps. La plupart des personnes atteintes d’un CBPC de stade avancé sont traitées par une association de médicaments de chimiothérapie, généralement à base de platine et d’étoposide, souvent appelée « chimiothérapie PE ». Toutefois, le cancer réapparaît souvent rapidement.

Les inhibiteurs de points de contrôle immunitaire constituent un type de traitement anticancéreux qui aide le système immunitaire à reconnaître et à attaquer les cellules cancéreuses. Ils agissent différemment de la chimiothérapie classique et occupent désormais une place importante dans le traitement de plusieurs types de cancer.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer si l’association d’inhibiteurs de points de contrôle immunitaires à une chimiothérapie standard améliorait la survie et d’autres critères de jugement chez les personnes atteintes d’un CBPC à un stade avancé. Nous voulions également déterminer quels effets indésirables ces traitements peuvent entraîner et s’ils ont un effet sur la qualité de vie.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études de qualité élevée comparant différents traitements par inhibiteurs de points de contrôle immunitaire à la chimiothérapie seule chez les personnes atteintes d’un CBPC à un stade avancé. Nous avons combiné les résultats à l’aide d’une méthode appelée méta-analyse en réseau (MAR). Cette méthode nous permet de comparer simultanément de nombreux traitements, même lorsque certains d’entre eux n’ont pas été directement comparés au sein d’une même étude. La MAR fonctionne en reliant les résultats des différents essais cliniques. Par exemple, si l’étude 1 comparait le traitement A au traitement B, et que l’étude 2 comparait le traitement B au traitement C, nous pouvons estimer comment le traitement A se situerait par rapport au traitement C — même s’ils n’ont jamais été testés l’un contre l’autre. Cette approche permet d’obtenir une vision plus complète de la comparaison globale de tous les traitements et de déterminer quelles options pourraient s’avérer les plus efficaces.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 14 études, portant sur 7 541 personnes ayant fourni des données sur la survie globale, le critère de jugement principal. La plupart des études visaient à déterminer si l’ajout d’inhibiteurs de points de contrôle immunitaires à une chimiothérapie à base de platine et d’étoposide pouvait améliorer les résultats du traitement.

  • Parmi les schémas thérapeutiques évalués, nous avons constaté que le risque estimé de décès était le plus faible avec la chimiothérapie à base de platine et d’étoposide associée au benmelstobart plus l’anlotinib ou le serplulimab ; nous avons également observé une amélioration de la survie avec le durvalumab ou l’adebrelimab.

  • D’autres associations, notamment celles comprenant l’ipilimumab, n’améliorent probablement pas la survie et pourraient augmenter les effets indésirables. Certains schémas, notamment ceux comprenant le serplulimab ou certaines associations d’immunothérapies, étaient également associés à davantage d’effets indésirables que la chimiothérapie standard.

  • En ce qui concerne la survie sans progression (le délai avant que le cancer ne s’aggrave), certains traitements ont retardé l’aggravation du cancer, mais ces effets ne correspondaient pas toujours à des améliorations de la survie globale.

  • Seuls quelques traitements ont amélioré les taux de réponse (réduction ou élimination des tumeurs), et cela ne correspondait pas toujours aux améliorations observées en matière de survie.

  • Les informations utiles sur la qualité de vie étaient insuffisantes pour aider les patients et les cliniciens à prendre des décisions éclairées.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Certaines études ne portaient que sur un petit nombre de personnes ou ont été menées dans des régions limitées, ce qui peut affecter la généralisation des résultats à l’ensemble de la population. De plus, toutes les études n’ont pas présenté leurs résultats de la même manière. Peu d’études ont rendu compte de l’expérience des patients ou des effets à long terme. Comme peu d’études ont directement comparé entre elles les différentes associations comprenant des inhibiteurs de points de contrôle immunitaire, davantage d’essais comparatifs directs sont nécessaires pour déterminer avec certitude quels traitements sont les plus efficaces. Les personnes concernées peuvent souhaiter discuter avec leur équipe soignante de la manière dont ces résultats s’appliquent à leur situation particulière, notamment en ce qui concerne les effets indésirables, les bénéfices attendus et l’impact du traitement sur leur qualité de vie au quotidien.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette revue comprend les données probantes disponibles jusqu’en décembre 2025.

Ichimura T, Sugita H, Noma H, Yamaji N, Sunaga T, Sato MT, Maeda M, Toyoda S, Ota E, Hasegawa T

L’immunoglobuline sous-cutanée (injection d’anticorps dans le tissu adipeux sous-cutané) est-elle efficace et sûre chez les personnes atteintes de polyradiculonévrite inflammatoire démyélinisante chronique (une maladie auto-immune de longue durée provo...

1 week 4 days ago
Principaux messages

• Administrée en tant que traitement d’entretien (traitement à long terme visant à contrôler les symptômes) chez les personnes atteintes de polyradiculonévrite inflammatoire démyélinisante chronique (PIDC), l’immunoglobuline sous-cutanée (IgSC), comparée au placebo (traitement factice), réduit probablement le nombre de personnes qui présentent une aggravation de l’handicap. De plus, la perte moyenne de force de préhension et l’aggravation moyenne du score d’incapacité sont probablement moins importantes chez les personnes recevant un traitement d’entretien par IgSC que chez celles recevant un placebo. Le risque d’effets indésirables locaux (au niveau du site d’injection) est probablement plus élevé chez les personnes traitées par IgSC que chez celles recevant un placebo, mais aucune différence n’est observée en ce qui concerne les effets indésirables systémiques (touchant d’autres parties du corps).
• Nous avons besoin d’études plus nombreuses et de meilleure qualité pour étudier les bénéfices de l’IgSC administrée en traitement d’induction (traitement à court terme) ou en traitement d’entretien. En particulier, des études comparant le traitement d’entretien par IgSC à d’autres médicaments, tels que les immunoglobulines intraveineuses (anticorps administrés par voie intraveineuse), sont nécessaires.

Qu’est-ce que la polyradiculonévrite inflammatoire démyélinisante chronique (PIDC) ?

La PIDC est une maladie rare des nerfs qui entraîne l’apparition progressive de symptômes sensoriels et d’une faiblesse des bras et des jambes. La PIDC est une maladie dans laquelle le système immunitaire de l’organisme attaque vraisemblablement les nerfs (une maladie auto-immune). En l'absence de traitement, les personnes atteintes de PIDC peuvent présenter un handicap sévère.

Comment traite-t-on la PIDC ?

Le traitement de la PIDC peut être divisé en traitement à court terme (induction) et en traitement à long terme (entretien). La plupart des personnes atteintes de PIDC nécessiteront un traitement à long terme. L'objectif du traitement d'induction est d'atténuer l’handicap, tandis que celui du traitement d'entretien est de maintenir la maladie stable et de prévenir l'aggravation de l’handicap. L'un des traitements préférés, tant pour la phase d'induction que pour la phase d'entretien, est l’immunoglobuline intraveineuse (IgIV). Ce traitement consiste en des anticorps purifiés, recueillis de dons de sang et administrés par perfusion intraveineuse. Les immunoglobulines peuvent également être administrées par injection directement sous la peau (par voie sous-cutanée). Contrairement à l’IgIV, le traitement par immunoglobuline sous-cutanée (IgSC) ne nécessite ni hospitalisation ni voie intraveineuse.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions savoir si le traitement d’induction par IgSC était plus efficace pour augmenter la probabilité d’une amélioration de l’handicap, et si le traitement d’entretien par IgSC était plus efficace pour réduire le risque d’aggravation de l’handicap, par rapport à un placebo (traitement factice) ou à d’autres traitements (tels que l’IgIV). Nous voulions également savoir si le traitement par IgSC est plus efficace que le placebo ou d’autres traitements pour améliorer la variation de force de préhension et du d’incapacité, et si ce traitement présente des effets indésirables.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études qui évaluaient les IgSC en tant que traitement d’induction ou d’entretien par rapport à un placebo ou à d’autres traitements. Nous avons comparé et résumé les résultats des études pour les groupes de traitement d’induction et d’entretien, et avons évalué notre niveau de confiance dans les données probantes.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié quatre études portant sur 360 personnes atteintes de PIDC. La plupart des participants étaient des hommes (62 %) et l’âge moyen était de 55 ans. Les études portaient sur des personnes provenant du monde entier. La plus petite étude a porté sur 20 personnes et la plus grande sur 172. Une étude a comparé l’IgSC à l’IgIV en tant que traitement d’induction. Les trois autres ont comparé l’IgSC au placebo comme traitement d’entretien. Les études ont duré de 10 à 26 semaines. Toutes les études ont été financées en partie ou totalement par des sociétés pharmaceutiques.

Principaux résultats

Nous n’avons trouvé aucune étude comparant l’IgSC à un placebo comme traitement d’induction.

L’étude comparant l’IgSC à l’IgIV a fourni très peu de données. Il se peut qu’il n’y ait aucune différence dans le changement du d’incapacité après cinq semaines entre les personnes recevant un traitement d’induction par IgSC et celles recevant un traitement d’induction par IgIV.

Par rapport au placebo, le traitement d’entretien par IgSC réduit probablement le nombre de personnes présentant une aggravation de leur handicap. De plus, la perte moyenne de force de préhension et l’aggravation moyenne du score d’incapacité sont probablement plus faibles chez les personnes recevant un traitement d’entretien par IgSC que chez celles recevant un placebo. Le traitement d’entretien par IgSC entraîne probablement plus d’effets indésirables locaux (au niveau du site d’injection) que le traitement par placebo. Il n’y a probablement pas de différence concernant les effets indésirables systémiques (affectant d’autres parties du corps) entre le traitement d’entretien par IgSC et le placebo. Les effets indésirables étaient pour la plupart légers dans les études, mais certains étaient plus graves.

Nous n’avons trouvé aucune étude comparant le traitement d’entretien par IgSC à d’autres traitements.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Dans le groupe de traitement d’induction, notre niveau de confiance dans les données probantes est faible, car l’étude a inclus peu de participants et ceux-ci étaient conscients du traitement qu’ils recevaient. Dans le groupe de traitement d’entretien, notre niveau de confiance dans les données probantes est seulement modéré, car le nombre de participants inclus était relativement faible.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes sont à jour jusqu’en juillet 2025.

Bus SRM, Wieske L, Keddie S, van Schaik IN, Eftimov F

Comment les chercheurs peuvent-ils encourager les personnes à participer à leur essai ?

1 week 5 days ago
Principaux messages
  • Informer les personnes du traitement qu’elles recevront, plutôt que de ne pas le leur préciser, améliore le recrutement.

  • Téléphoner aux personnes qui ne répondent pas à une première invitation postale à participer à un essai améliore le recrutement lorsque le taux de recrutement initial est faible.

  • Les brochures d’information personnalisées et testées auprès des utilisateurs, l’envoi de lettres soulignant l’importance de la recherche ou la mise à disposition d’un lien vers des vidéos ont peu ou pas d’effet sur le recrutement.

Que sont les essais cliniques ?

Les essais cliniques comparent différentes approches, telles que des traitements, des programmes ou des modes de prestation de services. Dans le domaine de la santé, les essais cliniques sont essentiels pour tester de nouveaux médicaments et dispositifs médicaux sur des volontaires humains (« participants à l’essai ») afin de s’assurer de leur sécurité et de leur efficacité. Cependant, trouver et maintenir les participants dans les essais représente un véritable défi. Environ la moitié des essais cliniques ne parviennent pas à recruter à temps le nombre de personnes dont ils ont besoin. Les stratégies visant à améliorer le recrutement comprennent la modification des méthodes d’essai et l’amélioration des informations destinées aux participants potentiels, ainsi que la manière dont ils sont invités à participer.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer quelles stratégies incitaient davantage de personnes à participer à des essais cliniques, et si celles-ci :

  • offraient un bon rapport qualité-prix (étaient rentables) ;

  • influençaient le fait que les participants restaient dans l’essai jusqu’à la fin (rétention) ; et

  • avaient un effet sur la diversité des personnes et des lieux concernés.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études évaluant différentes stratégies de recrutement intégrées à des essais cliniques. Les participants potentiels étaient sélectionnés de manière aléatoire pour recevoir de différentes approches de recrutement, et les études mesuraient le nombre de personnes ayant rejoint l’essai.

Nous avons comparé et résumé les résultats des études et évalué notre niveau de confiance dans les données probantes, en nous appuyant sur des facteurs tels que les méthodes utilisées et le nombre de participants.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 91 études, impliquant chacune entre 37 et 30 000 participants, menées pour la plupart au Royaume-Uni (46 études) et aux États-Unis (23 études). Toutes concernaient des essais cliniques dans le domaine de la santé. La quasi-totalité (99 %) a été menée dans des pays à revenu élevé. La plupart des études fournissaient peu d’informations sur les personnes recrutées.

Les études ont testé 65 stratégies de recrutement différentes, allant de modifications des méthodes d’essai à la manière dont les personnes étaient approchées et informées de leur participation. Les participants présentaient différents problèmes de santé (par exemple, cancer, intervention chirurgicale).

Nous avons un niveau de confiance élevé dans les données probantes concernant seulement cinq des 65 stratégies étudiées, et c’est sur celles-ci que nous nous concentrons ci-dessous.

Principaux résultats

Procédures d’essai

  • Les participants potentiels sont plus enclins à rejoindre un essai « en ouvert », dans lequel ils connaissent leur traitement, qu’un essai « en aveugle », dans lequel ils ne savent pas quel traitement ils recevront (3 essais, 9 004 participants).

  • Pour 100 personnes invitées, un essai en ouvert recrute 10 participants de plus.

  • Les essais concernaient principalement des femmes au Royaume-Uni et en Estonie.

  • Aucune information n’était disponible concernant le rapport coût-efficacité et la rétention.

Rappels téléphoniques

  • Appeler les personnes qui n’ont pas répondu à une invitation envoyée par courrier améliore le recrutement (2 essais, 1 450 personnes).

  • Sur 100 personnes contactées par téléphone, six supplémentaires participent à l'étude.

  • Les participants étaient âgés en moyenne de 58 ans et résidaient au Canada et en Norvège.

  • Aucune information n'était disponible concernant le rapport coût-efficacité ou la rétention.

Lettres sur l’importance de la recherche

  • L’envoi de lettres soulignant l’importance de la recherche avant l’invitation à l’essai n’améliore pas significativement le recrutement (2 essais, 5 376 participants).

  • Une personne supplémentaire participe à l’essai pour 100 personnes ayant reçu une lettre.

  • Ce faible gain n’était pas associé à un bon rapport coût-efficacité, puisqu’il coûtait 2,08 livres sterling (GBP) par participant supplémentaire recruté.

  • Les essais concernaient principalement des personnes âgées de race blanche au Royaume-Uni et en Irlande.

QR Code ou lien vers des vidéos accompagnant les brochures d’information imprimées

  • La mise à disposition d’un QR code ou d’un lien vers des vidéos en complément d’une brochure d’information imprimée n’a aucun effet sur le recrutement (7 essais, 11 612 participants) ni sur la rétention (5 essais, 7 403 participants).

  • Il n’y a aucune différence pour 100 personnes.

  • Cette stratégie n’était pas associée à un bon rapport coût-efficacité (0,78 livre sterling de plus).

  • Les essais ont porté sur des personnes au Royaume-Uni.

Brochures d’information

  • Les brochures d'information élaborées avec la contribution de personnes avec des caractéristiques similaires à celles recrutées n'apportent aucun avantage par rapport aux brochures standards (6 essais, 27 805 participants).

  • Les deux types de brochures ont permis à 7 personnes sur 100 de participer à l'essai.

  • Les essais ont porté sur des personnes au Royaume-Uni, principalement des femmes âgées dans l’un des essais.

  • Aucune information n'était disponible concernant le rapport coût-efficacité ou la rétention.

Quelles sont les limites des données probantes ?
  • Notre confiance dans les données probantes concernant toutes les stratégies, à l’exception des cinq mentionnées ci-dessus, est limitée car elles n’ont été testées que dans un seul essai, les essais les évaluaient présentaient des problèmes méthodologiques, ou les résultats étaient très incertains.

  • Nous n’avons trouvé des informations sur les coûts que pour 8 stratégies, et des informations sur la rétention que pour 15 essais.

  • Peu d'essais ont rapporté des informations sur l'âge, le sexe, le genre, le niveau d'éducation et le niveau de revenu des participants ; nous ne sommes donc pas certains de l'efficacité de ces stratégies pour différentes catégories de personnes.

  • La plupart des essais (75 %) ont été menés au Royaume-Uni ou aux États-Unis ; nos conclusions pourraient donc ne pas s’appliquer aux systèmes de santé d’autres régions du monde. Nous avons examiné toutes les études non anglophones ; aucune n’était éligible.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette revue actualise la dernière revue réalisée en 2018. Les données probantes sont à jour jusqu’en février 2023.

Parker A, Mongelli G, Piccolo-Lawrance C, Coleman E, Gkekas A, Wang HI, Dawson S, Green H, Way R, Rai A, Bruhn H, Sullivan F, Boxall C, Chan M, Manson P, Hewitt C, Fairhurst C, Clarke M, Treweek S

Pourquoi donner de la caféine aux nourrissons prématurés ?

1 week 5 days ago
Principaux messages
  • La caféine est un traitement efficace utilisé pour réduire le risque de décès ou éviter de graves lésions pulmonaires chez les nourrissons prématurés, mais des recherches supplémentaires sont nécessaires pour bien comprendre quand ce traitement doit être commencé.

  • En effet, les données disponibles actuellement ne permettent pas de le savoir avec certitude.

  • Les prochaines études devraient observer différentes périodes d’administration de caféine et différentes raisons de donner de la caféine aux nourrissons prématurés, car, sur la base des études actuelles, nous ne pouvons pas tirer de conclusion solide.

Qu'est-ce que la caféine ?

La caféine est le traitement le plus utilisé chez les nourrissons prématurés contre l'apnée (pauses respiratoires), le risque de décès et autres conséquences d'une naissance prématurée.

Pourquoi la caféine est-elle importante pour les nourrissons prématurés en unité de soins intensifs néonatals (USIN) ?

Les nourrissons prématurés nécessitant des soins spéciaux et intensifs ont généralement des problèmes respiratoires qui entraînent des lésions d’organes, y compris des lésions cérébrales. La caféine aide les nourrissons prématurés à respirer et réduit le risque de décès ou prévient de graves lésions pulmonaires chez ces nourrissons.

Qu'avons-nous découvert ?

Nous voulions savoir quel était le meilleur moment et la meilleure raison pour commencer un traitement à la caféine chez les nourrissons prématurés, et quels impacts ont ces variations sur :

  • le taux de décès des nourrissons, quelle que soit la raison des décès ;

  • le risque de maladie pulmonaire à long terme ;

  • tout effet négatif de l’utilisation de la caféine ayant conduit à l'arrêt du traitement ;

  • la durée pendant laquelle un nourrisson pourrait avoir besoin d’être ventilé ;

  • la durée de l'hospitalisation du nourrisson ;

  • le nombre de nourrissons prématurés présentant au moins un épisode d'apnée ;

  • l’hypoxémie intermittente (brèves baisses du taux d'oxygène dans le sang).

Qu’avons nous fait ?

Nous avons vérifié 11 études qui ont utilisé la caféine pour la première fois à différents moments et pour différentes raisons, c'est-à-dire de la caféine administrée :

  • dans les deux premières heures de vie du nourrisson par rapport à dans une période de 2 à 24 heures de vie ;

  • dans les 72 premières heures de vie par rapport à après 72 heures de vie ;

  • dans les 72 premières heures de vie par rapport au traitement des nourrissons prématurés présentant des symptômes ;

  • lors de symptômes minimes par rapport au traitement à la caféine commencé lors d’une apnée grave (nécessitant de l’aide pour recommencer à respirer avec une intervention manuelle ou une assistance respiratoire) ;

  • pendant un traitement par respirateur par rapport au traitement à la caféine commencé au moment de l'extubation (retrait du tube respiratoire).

Nous avons analysé et résumé les résultats des études et avons évalué notre confiance dans les données disponibles, en nous fondant sur la façon dont les études ont été menées et sur leur taille.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons inclus 11 études portant sur 774 nourrissons prématurés, publiées entre 2014 et 2023. Nous avons trouvé sept études en cours.

Quels sont les principaux résultats ?
  • Les données sont très incertaines concernant les résultats rapportés dans les comparaisons suivantes : caféine dans les deux premières heures de vie contre 2 à 24 heures, et caféine dans les 72 premières heures de vie contre après 72 heures de vie. Cependant, la caféine commencée dans les 72 premières heures de vie est susceptible de réduire le risque d'apnée et de maladie pulmonaire à long terme.

  • L'administration de caféine dans les 72 premières heures de vie réduit probablement le risque de maladie pulmonaire à long terme, par rapport au traitement des nourrissons prématurés qui présentent des symptômes. Nous avons peu ou pas de confiance dans les autres résultats de cette comparaison, car il n’existe pas suffisamment d'études pour confirmer ces résultats.

  • Aucune étude n'a comparé le traitement à la caféine administré chez les nourrissons prématurés présentant des symptômes minimes par rapport au traitement chez des nourrissons souffrant d'apnée grave (traitées par stimulation ou ventilation).

  • Le traitement à la caféine commencé alors que le bébé est sous ventilation mécanique pourrait conduire à une réduction importante de la durée de la ventilation et pourrait diminuer le risque de maladie pulmonaire chronique à long terme, par rapport au traitement commencé au moment du retrait du tube respiratoire.

Quelles sont les limites des données disponibles ?

Nous n'avons pas trouvé d'études comparant le traitement à la caféine commencé chez des nourrissons prématurés présentant des symptômes minimes par rapport au traitement en cas d'apnée grave (traitée par stimulation ou ventilation). Aucune étude n'a fait état d'hypoxémie intermittente (brèves baisses du taux d'oxygène). Les résultats des études à venir pourraient modifier les conclusions de cette revue.

Ces données sont-elles à jour ?

Les données ont été actualisées le 23 avril 2025.

Borys F, Wróblewska-Seniuk K, Fiander M, Soll RF, Ringsten M, Bruschettini M, Sibrecht G, supported by Cochrane Neonatal and Cochrane Sweden

Quels sont les bénéfices et risques des programmes d’exercices aérobiques pour les personnes ayant subi un AVC ?

1 week 5 days ago
Principaux messages
  • Les personnes ayant subi un AVC (accident vasculaire cérébral) peuvent participer en toute sécurité à des programmes d’exercice comprenant un entraînement de capacité aérobie.

  • L'entraînement aérobie pourrait améliorer la condition physique, réduire le handicap, augmenter la vitesse de marche et améliorer l'équilibre à la fin du programme, mais il n'est pas certain que ces améliorations soient perceptibles.

  • Il n’y a pas assez de données probantes concernant les effets de l’entraînement aérobie et des recherches supplémentaires sont nécessaires.

Qu'est-ce qu'un AVC ?

Un accident vasculaire cérébral (AVC) survient lorsque l’apport sanguin vers une partie du cerveau est interrompu, entraînant des lésions dans certaines zones du cerveau. Les conséquences d’un AVC peuvent bouleverser la vie et varient en fonction de la gravité des lésions et de leur localisation dans le cerveau. Outre ses répercussions sur la capacité à se déplacer, un AVC peut affecter la pensée, les émotions et le comportement. Ces effets peuvent persister tout au long de la vie après un AVC. L’une des conséquences physiques d’un AVC est une diminution de la capacité aérobie et de la force musculaire, ce qui rend l’activité physique et la reprise des activités quotidiennes plus difficiles. Une faible capacité aérobie pourrait également constituer un facteur de risque d’un nouvel AVC.

Que se passe-t-il pendant la réadaptation après un AVC ?

Après un AVC, de nombreux patients bénéficient d’une réadaptation, notamment auprès d’un kinésithérapeute ou d’un autre professionnel de santé, pour les aider à surmonter les difficultés liées aux activités quotidiennes. La réadaptation comprend souvent différents types d’exercices. L'un d'entre eux est l'entraînement aérobie (ou « cardiorespiratoire »), qui consiste à réaliser un exercice continu qui augmente la fréquence cardiaque, ce qui pourrait améliorer l'endurance nécessaire à des activités répétitives comme la marche.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer si l'entraînement de la capacité aérobie était bénéfique à n'importe quel moment après un AVC (que ce soit à l'hôpital ou après le retour à domicile). Plus précisément, nous voulions savoir si l’entraînement aérobie après un AVC :

  • est sans danger ;

  • améliore la condition physique et les mouvements (notamment la marche et l’équilibre) ;

  • modifie l'état d'esprit des personnes (notamment en termes de dépression et de qualité de vie) ; et

  • réduit le risque d’un nouvel AVC.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué des recherches pour trouver des études évaluant un programme d'entraînement aérobie destiné aux personnes ayant subi un AVC, par rapport aux soins usuels, à l'absence de programme ou à un programme ne comprenant pas d'exercice physique. Nous n’avons inclus que les études dans lesquelles le programme d’exercices testé reposait exclusivement sur un entraînement aérobie ; nous avons exclu les études impliquant d’autres types d’exercices, tels que les exercices de renforcement musculaire.

Nous avons comparé et synthétisé les résultats des études et évalué notre niveau de confiance dans les données probantes, en nous appuyant sur des facteurs tels que les méthodes utilisées et le nombre de participants.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 53 études portant sur 2 672 personnes ayant subi un AVC. La plupart des participants à ces études étaient capables de marcher. Trente-sept de ces études ont été menées dans des pays à revenu élevé. L’âge moyen des participants était de 61,9 ans. La plupart des études ont été menées soit dans les trois mois suivant un AVC (19 études), soit au moins six mois après un AVC (29 études). Dans 28 études, les personnes des groupes d’exercice aérobie ont bénéficié d’une attention plus importante que celles des groupes témoins.

Dans 49 études, les séances d’exercice duraient entre 20 et 60 minutes ; dans 48 études, la fréquence des exercices était de 3 à 5 jours par semaine. La durée du programme était inférieure à 12 semaines dans 37 études. L’intensité de l’exercice a été rapportée sous forme de fréquence cardiaque maximale, de réserve cardiaque (calculée à partir de la fréquence cardiaque au repos) ou selon l’évaluation de l’effort perçu par les participants.

Seize des 53 études comportaient un suivi des participants. La durée du suivi variait entre 12 semaines et 12 mois après le début du programme. Une étude avait prévu un suivi de six mois, mais n’a pas rapporté les résultats.

Principaux résultats
  • L'exercice aérobie n'a pas d'effet sur le nombre de décès à la fin du programme (36 études, 1 563 participants) ni lors du suivi (10 études, 713 participants).

  • L'exercice aérobie n'a pas d'effet sur le nombre de seconds AVC à la fin du programme (8 études, 544 participants) et n'en a probablement pas non plus lors du suivi (4 études, 412 participants).

  • Nous avons de grandes incertitudes quant aux résultats concernant la tension artérielle à la fin du programme (9 études, 535 participants) ou lors du suivi (3 études, 155 participants).

  • L'exercice aérobie pourrait entraîner de légères améliorations de l'équilibre (18 études, 772 participants), du handicap (17 études, 1 073 participants), de la capacité aérobie (13 études, 608 participants) et de la vitesse de marche confortable (16 études, 647 participants) à la fin du programme, mais nous ne savons pas si ces changements sont suffisamment importants pour être significatifs chez les personnes ayant subi un AVC. Les résultats lors du suivi ne sont pas clairs ; les bénéfices sur la capacité aérobie pourraient persister, mais pourraient ne pas être suffisamment importants pour être significatifs pour les personnes ayant subi un AVC (5 études, 237 participants).

Quelles sont les limites des données probantes ?
  • La plupart des études ont porté sur des personnes capables de marcher ; on sait peu de choses sur les nombreuses personnes ayant subi un AVC et ayant une mobilité plus limitée.

  • La plupart des études ont été menées dans des pays à revenu élevé ; on dispose de peu d’informations concernant les personnes ayant subi un AVC dans d’autres pays.

  • Il existe de nombreuses incertitudes et les données probantes sur les effets de l’entraînement aérobie sont insuffisantes. Des recherches supplémentaires sont nécessaires.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette revue fait partie de trois revues qui mettent à jour une revue unique antérieure sur l’entraînement à la condition physique après un AVC. Les données probantes s’appuient sur des recherches menées jusqu’en avril 2025.

Kramer S, Cheyne JD, Fawkner S, Hassett L, Johnson L, Mead GE, Rackoll T, Smith J, Wagner V, Saunders DH

Quels sont les bénéfices et risques de l’albumine chez les personnes atteintes de cirrhose hépatique et d’une infection bactérienne ?

2 weeks ago
Principaux messagesAlbumine par rapport à l’absence d’intervention
  • Nous sommes très incertains quant aux effets de l’albumine sur la mortalité toutes causes confondues, les événements indésirables graves, les complications de la cirrhose (atteinte hépatique avancée) et les infections graves.

  • Nous sommes très incertains quant à la capacité de l’albumine à réduire les lésions rénales.

Albumine par rapport à d’autres liquides intraveineux (tels que les colloïdes synthétiques ou les solutions salines)
  • Nous sommes très incertains quant aux effets de l’albumine sur la mortalité toutes causes confondues, les lésions rénales, ou la possibilité que l’albumine augmente les effets indésirables graves ou réduise le choc septique.

  • Il est nécessaire de mener des études à plus grande échelle dans lesquelles ni les participants ni les chercheurs ne connaissent les traitements administrés. Ces études devraient inclure des enfants. Elles devraient également examiner les différences entre les types d’albumine utilisés et les comparer à d’autres types de liquides intraveineux.

Qu'est-ce que la cirrhose du foie ?

La cirrhose est une cicatrisation du foie qui se développe au fil du temps. Les complications de la cirrhose peuvent comprendre une accumulation de liquide dans l’abdomen, une altération des fonctions cérébrales ou un jaunissement de la peau. Les personnes atteintes de cirrhose hépatique sont sujettes aux infections bactériennes (causées par de minuscules germes pouvant provoquer des maladies). Les complications d’une cirrhose avancée sont fréquentes et peuvent entraîner la mort. Un traitement précoce permet de réduire les complications et le risque de décès.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions évaluer les bénéfices et risques de l’albumine humaine (une protéine présente dans le sang), en complément d’antibiotiques, chez les personnes atteintes de cirrhose hépatique et d’infections bactériennes, par rapport à l’absence d’intervention, à un placebo (faux médicament) ou à d’autres liquides intraveineux (produits stériles administrés dans une veine pour augmenter ou maintenir le volume de liquide dans le système responsable du transport du sang à travers les vaisseaux vers et depuis toutes les parties du corps, c’est-à-dire le système circulatoire).

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études ayant testé l’albumine chez des personnes de tout âge atteintes de cirrhose et d’infections. Nous avons collecté et résumé les données nécessaires à notre analyse. Nous avons notamment étudié la similitude entre les participants aux études, si tous les participants avaient terminé les études, ainsi que la nature des données rapportées et la manière dont elles avaient été mesurées. Nous avons évalué notre confiance dans les données probantes en fonction de facteurs tels que les méthodes utilisées pour mener les études. Nous avons évalué le niveau de confiance dans les données probantes concernant les critères de jugement étudiés (c’est-à-dire les résultats recueillis au moment du suivi le plus long) comme étant très faible ou faible.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 11 études portant sur 1 273 adultes d’un âge moyen de 54 ans (aucun enfant). Tous les participants ont reçu des antibiotiques. L’albumine était administrée par voie intraveineuse. Dans huit études, l’albumine était comparée à l’absence de traitement. Dans trois études, l’albumine était comparée à différents types de solutions intraveineuses. Cinq études portaient sur 388 personnes atteintes de cirrhose et d’une infection du péritoine (membrane qui tapisse l’intérieur de l’abdomen), appelée péritonite bactérienne spontanée. Quatre études portaient sur 477 personnes atteintes de cirrhose et présentant des infections dans différentes parties du corps, telles que les poumons, les voies urinaires (où l’urine est produite) et la peau. Deux études avaient inclus 408 personnes atteintes de cirrhose présentant des infections dans différentes parties du corps ainsi qu’une pression artérielle dangereusement basse due à une infection grave.

Un essai avait été mené dans huit pays européens, et dix autres avaient été menés en Inde, en Espagne, en Chine, en France, en Égypte et à Taïwan. Les études avaient été réalisées dans une clinique ou un hôpital universitaire. Environ la moitié des études étaient de courte durée, ne dépassant pas un mois, tandis que l’autre moitié s’étendait sur trois mois.

Dix études n’ont bénéficié d’aucun financement à but lucratif ou n’ont pas indiqué leurs sources de financement, et une a déclaré avoir reçu un soutien privé partiel, consistant en la fourniture de flacons d’albumine.

Principaux résultats

Nous avons identifié des problèmes dans la manière dont les études avaient été menées, ce qui réduisait le niveau de confiance dans les résultats.

Albumine par rapport à l’absence d’intervention
Il est incertain ou très incertain que l’albumine ait un effet sur la mortalité toutes causes confondues, les événements indésirables graves, les complications de la cirrhose et le choc septique (c’est-à-dire une baisse de la pression artérielle associée à une infection grave accompagnée de lésions des organes). Il est très incertain que l’albumine puisse réduire le risque de lésions rénales. Les études n’ont pas rapporté de données sur le bien-être.

Albumine par rapport à d’autres liquides intraveineux

Il est très incertain que l’albumine ait un effet sur la mortalité toutes causes confondues ou les lésions rénales, ou qu’elle puisse augmenter les événements indésirables graves. Il est incertain que l’albumine puisse réduire le choc septique. Les études n’ont pas rapporté de données sur le bien-être ni sur les autres complications de la cirrhose.

Pour ces deux comparaisons, nous n’avons pas pu évaluer l’effet de l’albumine en fonction du site de l’infection.

Quelles sont les limites des données ?

Nous avons très peu confiance dans les données probantes, car des problèmes ont été relevés dans la conception et la conduite des études et les données nécessaires à une analyse pertinente des critères de jugement étudiés étaient insuffisantes ou manquantes. Par conséquent, nous sommes très incertains quant aux effets de l’albumine par rapport à l’absence d’intervention ou par rapport à d’autres solutions intraveineuses.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes sont à jour au 20 août 2025.

Simonetti RG, Perricone G, Nikolova D, Menon S, Gluud C

Lorsque l’ocytocine est administrée par voie intraveineuse pour aider une femme enceinte à accoucher, vaut-il mieux arrêter ou poursuivre son administration une fois que le travail actif a commencé ?

2 weeks ago
Principaux messages
  • Lorsqu’une femme enceinte a reçu de l’ocytocine par voie intraveineuse pour déclencher ou faire progresser le travail, l’arrêt de l’ocytocine dès le début du travail actif, plutôt que de poursuivre son administration jusqu’à l’accouchement, pourrait n’avoir que peu ou pas d’incidence sur la nécessité d’une césarienne (accouchement par incision abdominale), et cette approche semble sans danger tant pour la mère que pour le bébé.

  • L’arrêt de l’ocytocine au début du travail actif pourrait contribuer à éviter des contractions excessives et à réduire une exposition inutile au médicament, mais cela pourrait entraîner une prolongation de la durée du travail, bien que les résultats concernant ce point soient très incertains.

  • La décision de poursuivre ou d’arrêter l’administration d’ocytocine doit être discutée avec les professionnels de santé et tenir compte de la situation clinique (notamment la progression du travail, les contractions, l’état actuel de la femme et du bébé), des moyens de surveillance disponibles et des préférences de la femme.

Qu’est-ce que l’ocytocine ?

Chez les femmes enceintes, à l’approche de l’accouchement (« à terme », c’est-à-dire après 37 semaines de grossesse), l’ocytocine synthétique est un médicament utilisé pour déclencher les contractions utérines nécessaires au travail ou pour les renforcer. Elle est souvent administrée par perfusion intraveineuse. Une fois que le travail actif est établi (c’est-à-dire lorsque le col de l’utérus s’est ouvert (dilaté) d’au moins 4 cm et que les contractions sont régulières), on considère que l’organisme produit suffisamment d’ocytocine naturelle pour permettre au travail de progresser. Continuer à administrer de l’ocytocine artificielle une fois que la femme est en travail actif peut rendre les contractions trop fréquentes ou trop fortes, ce qui pourrait causer un stress au bébé et potentiellement augmenter le risque que la femme doive subir une césarienne (incision dans le ventre pour faire sortir le bébé).

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à savoir si l’arrêt de l’ocytocine, une fois le travail actif engagé, réduit le risque de césarienne, et s’il présente des bénéfices ou des risques pour les mères ou les bébés.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études comparant ces deux approches chez des femmes présentant une grossesse unique à terme (c’est-à-dire un seul bébé, et non des jumeaux ou des triplés) qui recevaient de l’ocytocine pour le déclenchement ou pour accélérer le travail, afin de déterminer s’il est préférable :

  • d’arrêter l’ocytocine dès le début de la phase active du travail, ou

  • de poursuivre l’administration d’ocytocine jusqu’à la naissance ?

Nous avons effectué une recherche de données probantes jusqu’au 17 novembre 2025. Nous avons regroupé les résultats des études lorsque cela était possible afin d’obtenir un maximum d’informations. Nous avons évalué la fiabilité de chaque étude et le degré de confiance que nous pouvons accorder à ses résultats, en nous basant sur des facteurs tels que la taille des études, la qualité de leur conception et de leur mise en œuvre, ainsi que la précision de leurs résultats.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons inclus neuf études portant sur 4 814 femmes. Ces études ont été menées dans des hôpitaux au Danemark, en France, en Inde, en Iran, en Israël, en Thaïlande, en Turquie et aux États-Unis. Les études utilisaient plusieurs définitions différentes du travail actif.

Principaux résultats

L'arrêt de l'ocytocine pendant la phase active du travail :

  • pourrait avoir peu ou pas d’incidence sur le nombre de césariennes (8 études, 4 710 femmes) ;

  • a peu ou pas d'incidence sur le nombre d'accouchements instrumentaux (5 études, 3 776 femmes) ; et

  • pourrait réduire le risque de contractions trop fréquentes ou trop fortes (appelées tachysystolie utérine ou hyperstimulation) (3 études, 1 371 femmes) ; mais

  • le travail a duré en moyenne environ 35 minutes de plus lorsque l’administration d’ocytocine a été interrompue, bien que ce résultat soit très incertain (8 études, 4 141 femmes).

De plus, pendant la phase active du travail, on observe :

  • aucune différence claire entre la poursuite et l’arrêt de l’ocytocine en ce qui concerne les scores d’Apgar (une évaluation rapide de l’état de santé du bébé après la naissance) (5 études, 2 096 femmes) ;

  • aucune différence nette entre la poursuite et l’arrêt de l’administration d’ocytocine concernant les signes d’une diminution de l’apport en oxygène au bébé avant la naissance, mesurés par l’analyse du sang du cordon ombilical après la naissance (6 études, 4 086 femmes) ; et

  • probablement peu ou pas de différence entre la poursuite et l’arrêt de l’ocytocine en ce qui concerne l’admission en unité néonatale (7 études, 4 606 femmes).

Quelles sont les limites des données probantes ?

La fiabilité des données probantes variait considérablement. Nous étions certains des résultats concernant les accouchements instrumentaux, les scores d'Apgar et la diminution de l'apport en oxygène au bébé avant la naissance, et assez certains des résultats concernant l'admission en unité néonatale. Nous étions un peu incertains quant aux résultats concernant la césarienne et l’hyperstimulation utérine, et très incertains quant aux résultats concernant la durée de la phase active du travail. Parmi les raisons de cette incertitude, on peut citer le fait que :

  • les participantes à l’étude savaient à quel groupe elles appartenaient, c’est-à-dire si l’administration d’ocytocine était poursuivie ou interrompue, ce qui a pu influencer les résultats ;

  • les études utilisaient des définitions différentes pour les paramètres qu’elles rapportaient, tels que la phase active du travail, la tachysystolie utérine et l’hyperstimulation utérine ; et

  • la durée du travail variait d’une étude à l’autre.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes sont à jour au 17 novembre 2025.

Boie S, Uldbjerg N, Bor P, Thornton JG, Le Ray C, Glavind J, Goffinet F, Girault A

Un traitement appelé « thymosine-alpha 1 » est-il efficace chez les personnes atteintes d'hépatite B chronique et provoque-t-il des effets indésirables ?

2 weeks ago
Principaux messages
  • Chez les adultes atteints d’hépatite B chronique, la thymosine-alpha 1 pourrait réduire la mortalité toutes causes confondues et les effets indésirables graves. Nous sommes moins certains de ses effets sur le bien-être, les maladies ou les décès liés à l’hépatite B, les effets indésirables non graves et la santé hépatique.

  • Les futures études devraient recourir à des méthodes plus rigoureuses et inclure un plus grand nombre de participants.

Qu'est-ce que l'hépatite B chronique ?

L’hépatite B chronique est causée par une infection par le VHB. Le VHB attaque le foie et provoque une inflammation : le foie devient rouge, douloureux et enflé. L'infection par le VHB peut être de courte durée (aiguë) ou de longue durée (chronique). On parle d’infection chronique par le VHB lorsque la maladie dure plus de six mois. Si elle n’est pas traitée efficacement, elle peut évoluer vers une hépatite chronique, une cirrhose et d’autres maladies hépatiques, une insuffisance hépatique, un cancer et le décès.

Qu'est-ce que la thymosine-alpha 1 ?

La thymosine-alpha 1 est une substance produite par une petite glande située dans la poitrine, appelée thymus, qui aide l'organisme à lutter contre les infections et les maladies. Elle peut empêcher le VHB de se répliquer et renforcer le système immunitaire, aidant ainsi l'organisme à lutter contre le virus. Elle est administrée par injection sous-cutanée.

Que voulions-nous savoir ?

Nous souhaitions déterminer si, chez les personnes atteintes d'hépatite B chronique, la thymosine-alpha 1 pourrait être un traitement efficace, administrée seule ou en association avec un traitement complémentaire (appelé traitement standard, régulier ou de soutien), par rapport à un placebo (traitement factice), à l'absence de traitement ou au même traitement complémentaire.

Nous souhaitions déterminer si la thymosine-alpha 1 :

  • entraînait le décès, quelle qu’en soit la cause

  • provoquait des effets indésirables graves (tout événement entraînant le décès, une invalidité ou une hospitalisation)

  • améliorait le bien-être des patients

  • réduisait les maladies liées au VHB

  • réduisait le risque de décès lié à une infection chronique par le VHB

  • réduisait le risque d’effets indésirables non graves (événements moins graves que ceux mentionnés ci-dessus), et

  • améliorait la santé hépatique.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué une recherche d’études portant sur la thymosine-alpha 1 chez les personnes atteintes d’hépatite B chronique. Les études pouvaient inclure des traitements supplémentaires à condition que tous les participants reçoivent le même traitement supplémentaire. Dans le cas contraire, les personnes ne recevant pas de thymosine-alpha 1 recevaient un placebo ou ne recevaient aucun traitement.

Les études pouvaient être menées partout dans le monde. Les participants aux études pouvaient être des hommes ou des femmes, et recevoir le traitement par injection n’importe où sur le corps et à n’importe quelle dose.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 10 études portant sur 1 349 adultes atteints d’hépatite B chronique. Ces études évaluaient la thymosine-alpha 1, administrée seule ou en association avec un traitement complémentaire, par rapport à un placebo (2 études), à l’absence de traitement (2 études) ou au même traitement complémentaire (6 études). Les traitements d’appoint étaient des traitements standards de l’infection chronique par le VHB, notamment l’interféron, le peginterféron, la lamivudine, ainsi que le ténofovir ou l’entécavir.

L’étude la plus petite comprenait 12 participants, et la plus grande 690. Ces études ont été financées par des universités, l’industrie pharmaceutique, des organismes nationaux ou des subventions de recherche.

La thymosine-alpha 1 pourrait :

  • réduire le risque de décès, toutes causes confondues ; dans trois études, 14 des 460 personnes (3 %) ayant reçu la thymosine-alpha 1 sont décédées, contre 26 des 447 personnes (5,8 %) ayant reçu l’intervention de contrôle entre 6 et 24 mois après le traitement ;

  • entraîner une légère réduction des événements indésirables graves ; dans cinq études, 54 des 534 personnes (10,1 %) ayant reçu de la thymosine-alpha 1 ont présenté un événement indésirable grave, contre 70 des 522 personnes (13,4 %) ayant reçu l’intervention de contrôle entre 6 et 24 mois après le traitement.

Nous sommes moins certains que la thymosine-alpha 1 puisse :

  • n’avoir aucun effet sur le bien-être des participants cinq ans après le traitement (1 étude, 161 participants) ;

  • n'avoir aucun effet sur les maladies liées au VHB. Dans trois études, 33 des 433 personnes (7,6 %) ayant reçu de la thymosine-alpha 1 et 37 des 421 personnes (8,8 %) ayant reçu le traitement de référence ont développé une maladie liée au VHB entre 6 et 24 mois après le traitement ;

  • réduire le risque de décès lié au VHB chronique. Dans trois études, 14 des 460 personnes (3 %) ayant reçu de la thymosine-alpha 1 sont décédées des suites d’une infection chronique par le VHB, contre 26 des 447 personnes (5,8 %) ayant reçu le traitement de référence jusqu’à 24 mois après le traitement ;

  • réduire le risque d’effets indésirables non graves. Dans cinq études, 16 personnes sur 151 (10,6 %) ayant reçu de la thymosine-alpha 1 auraient présenté un effet indésirable non grave, contre 32 personnes sur 149 (21,5 %) ayant reçu l’intervention de contrôle entre 12 et 24 mois après le traitement ;

  • n'ont eu aucun effet sur l'amélioration de la santé hépatique. Dans deux études, d’après les modifications observées dans les échantillons hépatiques, 146 des 358 personnes (40,8 %) ayant reçu de la thymosine-alpha 1 auraient présenté une amélioration de la santé hépatique, contre 163 des 344 personnes (47,4 %) ayant reçu l’intervention de contrôle entre 12 et 24 mois après le traitement.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Les 10 études présentaient toutes des problèmes de conception et de méthodes. Dans l’ensemble, nous accordons peu de crédit à ces résultats, car seules quelques études ont fourni des informations sur les critères de jugement qui nous intéressaient, les résultats variaient d’une étude à l’autre et de nombreuses études portaient sur un petit nombre de participants.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes sont à jour jusqu’en juin 2026.

Naing C, Ni H, Aung HH, Aye SN, Nikolova D, Poovorawan Y, Pavlov C

Quelle solution (milieu de culture) est la plus efficace pour favoriser le développement des embryons avant leur implantation dans l’utérus dans le cadre de l’assistance médicale à la procréation (AMP) ?

2 weeks 1 day ago
Principaux messages
  • Cette revue actualisée a évalué les solutions spéciales (milieux de culture) qui jouent un rôle important dans le développement des embryons dans le cadre des traitements d’assistance médicale à la procréation (AMP) destinés aux femmes qui ne peuvent pas tomber enceintes naturellement. À l’heure actuelle, nous ne savons pas quel milieu de culture offre les meilleures chances d’obtenir une naissance vivante. Une étude a montré qu’un milieu de culture embryonnaire appelé G5 conduisait probablement à davantage de naissances vivantes qu’un autre appelé HTF, mais les autres études n’ont pas mis en évidence de différences claires dans les taux de réussite entre les différents milieux de culture.

  • Les données probantes sont limitées car les études ont testé différents milieux de culture et leurs résultats n’ont pas pu être combinés. De nombreuses études présentaient des limites, telles qu’un faible nombre de participantes. D’autres études, mieux conçues, sont nécessaires pour déterminer quel milieu de culture embryonnaire est le plus efficace.

Qu’est-ce qu’un milieu de culture embryonnaire ?

Une femme qui ne parvient pas à tomber enceinte naturellement peut recourir à des traitements d’assistance médicale à la procréation (AMP), tels que la FIV (fécondation in vitro), dans laquelle les ovocytes sont fécondés par des spermatozoïdes hors du corps. Favoriser le développement (la culture) de l’embryon ainsi créé constitue une partie très importante du traitement par FIV. L’embryon est placé dans une solution spéciale appelée « milieu de culture embryonnaire ». Ce milieu fournit des nutriments et aide l’embryon à se développer en laboratoire jusqu’à ce qu’il soit transféré dans l’utérus ou congelé en vue d’une utilisation ultérieure. Il existe de nombreux milieux de culture embryonnaires différents.

Pourquoi n’y a-t-il pas de consensus sur le milieu de culture le plus efficace ?

Il n’existe actuellement aucun consensus clair sur le type de milieu de culture embryonnaire offrant les meilleures chances d’obtenir une naissance vivante. Les recherches disponibles ne fournissent pas suffisamment d’informations fiables pour privilégier clairement un milieu de culture par rapport à un autre. Il est donc difficile pour les médecins et les patientes de savoir quelle option privilégier.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à savoir si les différents types de milieux de culture utilisés pour faire croître les embryons humains influencent les chances d’obtenir une naissance vivante ou une grossesse évolutive (grossesse confirmée par la présence d’une activité cardiaque à l’échographie) chez les femmes ayant recours à des traitements de FIV.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué une recherche d’études comparant les différents milieux de culture embryonnaire disponibles pour les traitements de FIV. Nous avons examiné les résultats des études pour tous les paramètres que nous jugeons importants. Nous avons évalué la fiabilité de chaque étude en fonction de sa conception et de sa mise en œuvre. Nous avons évalué notre niveau de confiance quant aux données probantes pour chaque critère important.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 26 études pertinentes, dont huit évaluaient les critères les plus importants, tels que la naissance vivante ou la grossesse évolutive. Cinq autres études sont en cours, et 60 études n’ont pas pu être incluses car elles n’ont été publiées que sous forme de brefs résumés ne contenant pas suffisamment d’informations. Il n’a pas été possible de combiner les résultats des études, car aucune paire d’études n’a comparé les mêmes milieux de culture.

Principaux résultats

Huit études (3 315 femmes) parmi les 26 incluses dans cette revue ont rapporté des naissances vivantes ou des grossesses évolutives.

La plupart des études n’ont pas mis en évidence de différence claire entre les milieux de culture comparés. Cependant, les deux études les plus importantes ont mis en évidence certaines différences qui pourraient s’avérer significatives.

Une étude a montré qu’il y avait probablement une probabilité 6 % plus élevée d’obtenir une naissance vivante avec le milieu G5 comparativement au milieu HTF (836 femmes). Une autre étude a montré qu’il pourrait y avoir une probabilité de 6 % plus élevée d’obtenir une naissance vivante avec EmbryoAssist associé au GM-CSF (avec un faible taux d’HSA [faible concentration d’une protéine sanguine appelée albumine]) par rapport à une version d’EmbryoAssist sans GM-CSF (743 femmes), mais ce résultat est très incertain, notamment parce que milieu de culture a été modifié au cours de l’étude.

Ces mêmes études ont mis en évidence des différences dans les taux de grossesses évolutives. L’une d’elles suggérait que le G5 augmentait probablement les chances d’obtenir une grossesse évolutive par rapport au HTF (836 femmes). L’autre suggérait que l’EmbryoAssist associé au GM-CSF (faible taux d’HSA) pourrait augmenter les chances d’obtenir une grossesse évolutive par rapport à l’EmbryoAssist sans GM-CSF (743 femmes), mais nous avons de grandes réserves quant à ce résultat.

Les données probantes sont très limitées et peu claires, et nous n’avons pas pu combiner les résultats des différentes études. D'autres études bien conçues sont nécessaires pour confirmer ces résultats et déterminer si un milieu de culture spécifique améliore le succès du traitement.

Quelles sont les limites des données probantes ?
  • De nombreuses études n’ont porté que sur un petit nombre de femmes.

  • Certaines études présentaient des problèmes liés à leur conception.

  • Quelques études ont réparti les ovocytes ou les embryons (plutôt que les femmes) entre les groupes comparés, ou ont transféré chez une même femme des embryons provenant de différents groupes de l’étude.

  • La plupart des études ne décrivaient pas clairement les composants des milieux de culture.

  • De nombreuses études n’ont pas rapporté tous les paramètres importants.

Dans l’ensemble, les données probantes étaient pour la plupart très incertaines car :

  • les études ne pouvaient pas être combinées entre elles ;

  • les résultats des études n'étaient pas précis ; et

  • les résultats des études n’ont pas toujours été interprétés de manière appropriée.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette revue met à jour une revue publiée en 2015. Les données probantes ont été actualisées le 28 août 2025.

Laverde M, Zagers M, van Wely M, Youssef M, Mastenbroek S, supported by the Cochrane Gynaecology and Fertility Review Group

L’entraînement par interface cerveau-machine (ICM) est-il bénéfique pour améliorer les mouvements et les activités quotidiennes après un accident vasculaire cérébral (AVC) ?

2 weeks 1 day ago
Principaux messages
  • L'entraînement par ICM peut légèrement améliorer les mouvements des bras, mais n'a que peu ou pas d'effet sur ceux des jambes. Nous ne savons pas vraiment si elle facilite les activités quotidiennes.

  • Par rapport à une ICM « simulée » (factice), l'entraînement par ICM pourrait avoir peu, voire aucun effet sur les mouvements ou les activités quotidiennes.

  • Des études à plus grande échelle et bien conçues sont nécessaires pour confirmer les véritables bénéfices et risques de l’entraînement par ICM.

Qu’est-ce qu’un entraînement par interface cerveau-machine (ICM) ?

Une ICM est une technologie qui établit un lien direct entre le cerveau et un dispositif externe. Elle utilise généralement des capteurs placés sur le cuir chevelu pour détecter les signaux du cerveau lorsqu’une personne imagine ou tente d’effectuer un mouvement.

Comment l’ICM est-elle utilisée après un AVC ?

Après un AVC, les personnes souffrent souvent d’une faiblesse musculaire ou d’une perte de mobilité. L'entraînement par ICM lit les signaux cérébraux produits lorsqu'une personne a l'intention de bouger, et les transforme en retour d'information en temps réel. Par exemple, lorsque le patient pense à bouger sa main, l’ICM le détecte et déclenche le mouvement d’un gant robotisé pour déplacer sa main, ou envoie une stimulation électrique aux muscles. Ce retour d’information intervient au moment même où la personne déploie un effort, ce qui contribuerait à « recâbler » le cerveau et à favoriser la récupération de la motricité.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer si l’entraînement par ICM était plus efficace qu’une thérapie conventionnelle, que d’autres traitements actifs ou qu’une ICM factice pour améliorer les mouvements des bras et des jambes, ainsi que la capacité à accomplir des activités quotidiennes chez les personnes ayant subi un AVC. Nous souhaitions également déterminer si l’entraînement par ICM était associé à des effets indésirables.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études portant sur les effets de l’entraînement par ICM chez des adultes ayant subi un AVC et présentant, de ce fait, des difficultés motrices. Les participants à ces études avaient subi l’un ou l’autre type d’AVC (provoqué soit par l’obstruction d’un vaisseau sanguin, soit par une hémorragie dans le cerveau), et la plupart se trouvaient dans les mois suivant leur AVC, une fois leur état stabilisé. Nous avons ensuite comparé et synthétisé les résultats de ces études, puis évalué notre niveau de confiance, en nous appuyant sur des facteurs tels que les méthodes utilisées et le nombre de participants étudiés.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 43 études portant sur 1 628 adultes ayant subi un AVC. Voici ce que suggèrent les données probantes :

  • Comparé à un traitement conventionnel, l’entraînement par ICM pourrait légèrement améliorer les mouvements des bras (10 études, 611 personnes), mais n’aurait que peu ou pas d’effet sur les mouvements des jambes (1 étude, 64 personnes). Nous ne pouvons pas déterminer s’il facilite les activités quotidiennes (5 études, 282 personnes), car les données probantes sont très incertaines.

  • Par rapport à d’autres traitements actifs, l’entraînement par ICM pourrait légèrement améliorer l’équilibre (6 études, 165 personnes), mais n’aurait que peu ou pas d’effet sur les mouvements des jambes (4 études, 130 personnes). En ce qui concerne les mouvements des bras (14 études, 331 personnes) et les activités quotidiennes (5 études, 163 personnes), nous n’avons pas suffisamment confiance en les résultats pour nous prononcer.

  • Lorsqu’il a été comparé à une ICM factice ou « simulée », qui ressemble à la vraie et procure les mêmes sensations mais ne fournit pas de véritable retour d’information sur les signaux cérébraux, l’entraînement par ICM ne semblait pas avoir d’effet significatif sur la mobilité des bras (9 études, 279 personnes) ou des jambes (3 études, 106 personnes), ni sur les activités quotidiennes (1 étude, 28 personnes).

Nous avons également examiné quelques autres aspects, tels que la raideur musculaire, la force musculaire et la récupération globale du système nerveux. Les données probantes à ce sujet étaient trop incertaines pour nous permettre de tirer des conclusions.

Nous souhaitions également en savoir plus sur les effets indésirables, mais de nombreuses études n’en faisaient tout simplement pas mention. Dans les études qui les mentionnaient, ces effets étaient généralement légers, comme des courbatures ou une sensation de fatigue. Comme très peu d’études ont correctement rendu compte de ces effets, nous ne pouvons pas affirmer avec certitude que l’entraînement par ICM comporte un risque supplémentaire.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Notre confiance dans les données probantes est faible, voire très faible, pour plusieurs raisons :

  • La plupart des études étaient de petite envergure et ne portaient que sur un petit nombre de participants.

  • Beaucoup ont été menées selon des méthodes susceptibles d’avoir influencé leurs résultats. Par exemple, les participants savaient souvent quel traitement ils recevaient.

  • Les résultats variaient également considérablement d’une étude à l’autre.

  • Enfin, certaines études n’ayant mis en évidence aucun bénéfice n’ont peut-être pas été publiées, ce qui pourrait donner l’impression que l’entraînement par ICM est plus efficace qu’il ne l’est réellement.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes sont à jour au mois d'octobre 2025.

Qin Y, Li M, Li Y, Ma M, Xu J, Lu Y, Shi X, Cui G, Zhao H, Yang K

Quels sont les effets des médicaments utilisés pour prévenir les fractures chez les hommes ?

2 weeks 1 day ago
Principaux messages
  • On ne sait pas clairement si les médicaments utilisés pour prévenir la perte osseuse (bisphosphonates) réduisent le risque de fracture de la hanche, de la colonne vertébrale ou d’autres os chez les hommes.

  • Ces médicaments ne semblent pas entraîner davantage d’effets indésirables ou de problèmes de santé graves que le traitement fictif (placebo) chez les hommes.

  • D'autres médicaments (les analogues de l'hormone parathyroïdienne [PTH] et de la protéine apparentée à l'hormone parathyroïdienne [PTHrP], le dénosumab et le romosozumab) semblent donner des résultats similaires, mais nous sommes très incertains quant aux effets des analogues de la PTH/PTHrP sur les effets indésirables.

Qu’est-ce que l’ostéoporose et quel est son lien avec les fractures chez les hommes ?

La perte osseuse (ostéoporose) se caractérise par des os qui s'amincissent, deviennent fragiles et se cassent (fractures) facilement. Les fractures surviennent généralement au niveau de la hanche, de la colonne vertébrale et d’autres os. Ces fractures surviennent souvent chez les personnes âgées à la suite d’une chute d’une hauteur équivalente à celle de la personne ou inférieure. De telles fractures peuvent entraîner des douleurs persistantes, une perte d’autonomie, un handicap et même, dans certains cas, le décès. Chez les hommes, l’ostéoporose apparaît généralement plus tardivement et évolue plus lentement que chez les femmes. D'autres facteurs de risque de fractures peuvent également varier entre les hommes et les femmes. C’est notamment le cas pour l’équilibre et la force musculaire, les pathologies associées, les traitements médicamenteux et la direction de la chute.

Les médecins prescrivent souvent des médicaments renforçant la solidité osseuse pour aider à prévenir les fractures causées par des chutes ou des blessures mineures. Parmi les médicaments courants, on trouve les bisphosphonates (acide zolédronique, alendronate, risédronate, ibandronate), les analogues de l’hormone parathyroïdienne (PTH) ou de la protéine apparentée à l’hormone parathyroïdienne (PTHrP), le dénosumab ou le romosozumab. La plupart des recherches sur ces médicaments ont été menées chez les femmes, en particulier après la ménopause. On en sait beaucoup moins sur les effets de ces traitements chez les hommes présentant un risque de fracture.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer si ces médicaments réduisaient les fractures de la hanche, de la colonne vertébrale ou d’autres os, et s’ils provoquaient des effets indésirables chez les hommes présentant un risque de fracture.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études comparant, chez les hommes présentant un risque de fracture, les bisphosphonates, les analogues de la PTH/PTHrP, le dénosumab ou le romosozumab, par rapport à un traitement fictif (placebo) ou à d’autres traitements. Nous avons comparé et synthétisé les résultats des études, puis évalué le niveau de confiance dans les données probantes sur la base de facteurs tels que la méthodologie et la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 17 études (4 132 participants). L’âge moyen des participants variait de 52 à 73 ans. Deux études ont été menées en Allemagne, quatre aux États-Unis, une en Turquie, une à Taïwan et neuf études étaient multinationales.

Principaux résultats

Par rapport au placebo, sur une période pouvant aller jusqu'à deux ans :

  • 0,1 % de personnes en moins ont subi une fracture de la hanche sous bisphosphonates, mais les données probantes sont très incertaines (4 études, 1 635 personnes) :

    • 0,2 % des personnes ont subi une fracture de la hanche sous bisphosphonates ;

    • 0,3 % des personnes ont subi une fracture de la hanche sous placebo.

  • 0,4 % de personnes en moins ont présenté des fractures vertébrales symptomatiques sous bisphosphonates, mais les données probantes sont très incertaines (5 études, 1 876 personnes) :

    • 0,4 % des personnes ont présenté une fracture vertébrale symptomatique sous bisphosphonates ;

    • 0,8 % des personnes ont présenté une fracture vertébrale symptomatique sous placebo.

  • 0,5 % de personnes en moins ont présenté d’autres fractures (autres que la hanche ou la colonne vertébrale) sous bisphosphonates, mais les données probantes sont très incertaines (6 études, 2 043 personnes) :

    • 1,6 % des personnes ont subi d’autres fractures sous bisphosphonates ;

    • 2,1 % des personnes ont présenté d’autres fractures sous placebo.

Les bisphosphonates n’augmentent probablement pas le risque d’effets indésirables. 4,2 % de personnes supplémentaires ont présenté des effets indésirables sous bisphosphonates par rapport à celles sous placebo (7 études, 2 548 personnes) :

  • 74,6 % des personnes ont présenté des effets indésirables sous bisphosphonates ;

  • 70,4 % des personnes ont présenté des effets indésirables sous placebo.

Les abandons de l’étude en raison d’effets indésirables étaient inférieurs de 1,2 % avec les bisphosphonates par rapport au placebo, mais les données probantes sont très incertaines (7 études, 2 548 personnes) :

  • 2,5 % des participants ont abandonné l’étude en raison d’effets indésirables liés aux bisphosphonates ;

  • 3,7 % des participants ont abandonné l'étude en raison d'effets indésirables liés au placebo.

Les bisphosphonates n’augmentent probablement pas le risque d’effets indésirables graves (6 études, 2 457 personnes). Les événements indésirables graves ont concerné 1,4 % de personnes en moins avec les bisphosphonates qu’avec le placebo.

  • 27,2 % des participants ont présenté des effets indésirables graves sous bisphosphonates ;

  • 28,6 % des participants ont présenté des effets indésirables graves sous placebo.

L'invalidité n'a été évaluée dans aucun essai.

Nous avons obtenu des résultats similaires pour les analogues de la PTH ou de la PTHrP (4 études, 569 personnes), le dénosumab (1 étude, 240 personnes) et le romosozumab (1 étude, 244 personnes) par rapport au placebo.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Notre confiance dans l’effet des bisphosphonates sur la prévention des fractures est très faible, car le nombre d’essais était limité ; la durée de suivi était généralement courte (principalement deux ans ou moins) ; et le nombre de personnes ayant subi une fracture était faible dans les deux groupes d’étude.

Notre confiance dans l’effet des bisphosphonates sur les effets indésirables ou les effets indésirables graves est modérée, car il n’était pas clair si toutes les études avaient intégralement signalé chaque événement. Notre confiance dans l’effet des bisphosphonates sur les abandons liés aux effets indésirables est très faible, car dans certaines études, il n’était pas possible de déterminer clairement si les participants avaient abandonné en raison d’effets indésirables ou pour d’autres raisons.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes sont à jour jusqu’en octobre 2025.

Braten LC, Suter C, Johnston RV, Hartzell SA, Järvinen T, Buchbinder R

L'activité physique est-elle un traitement efficace contre l'arthrose de la hanche ?

2 weeks 3 days ago
Principaux messages
  • Chez les personnes atteintes d’arthrose de la hanche (une affection caractérisée par l’usure du cartilage qui amortit l’articulation de la hanche, provoquant douleur et raideur), l’activité physique, comparée à un traitement fictif, peut avoir peu ou pas d’effet sur la douleur, mais peut améliorer légèrement la fonction articulaire. Par rapport à l’absence de traitement, aux soins usuels ou à une intervention éducative, l’activité physique entraîne probablement de légères améliorations au niveau de la douleur et de la fonction articulaire, bien que ces améliorations puissent ne pas être perceptibles dans la vie quotidienne. L'ajout de l'activité physique à un autre traitement a probablement peu ou pas d'effet sur la douleur et la fonction articulaire.

  • Nous ne savons pas avec certitude si l'activité physique entraîne davantage d'événements indésirables qu'un traitement simulé ou l'absence de traitement/les soins usuels chez les personnes atteintes d'arthrose de la hanche. Lorsqu’il est associé à un autre traitement, l’activité physique réduit probablement légèrement le risque d’événements indésirables.

  • Nous avons besoin d’études plus nombreuses et mieux conçues, portant spécifiquement sur les personnes atteintes d’arthrose de la hanche, afin de tirer des conclusions plus solides sur les effets de l’activité physique.

Qu’est-ce que l’arthrose de la hanche ?

L'arthrose de la hanche survient lorsque le cartilage qui amortit l'articulation de la hanche s'use. Il s’agit d’une affection courante et chronique. Les personnes atteintes d’arthrose de la hanche souffrent souvent de douleurs articulaires et de raideurs. Elles peuvent avoir des difficultés à accomplir des activités quotidiennes telles que monter des escaliers ou se lever d’une chaise.

En quoi l'activité physique peut-elle aider ?

L'activité physique vise à améliorer la force musculaire, la mobilité articulaire et la confiance en sa capacité à réaliser certaines activités. Ces effets devraient réduire la douleur et le handicap, aidant ainsi les personnes concernées à mieux gérer leurs symptômes. Les programmes d'activité physique varient considérablement, avec un large éventail de types d'activité physiques, d'intensités et de méthodes d'enseignement.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à savoir si l’activité physique réduisait la douleur et améliorait la fonction articulaire ainsi que le bien-être des personnes atteintes d’arthrose de la hanche. Nous souhaitions également savoir si les participants aux études qui pratiquaient une activité physique étaient plus susceptibles de signaler une réussite du traitement et moins susceptibles d’abandonner l’étude ou de subir des événements indésirables.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué une recherche d’études évaluant les effets de l’activité physique chez les adultes atteints d’arthrose de la hanche. Les programmes d’activité physique devaient être pratiqués au sol, planifiés, structurés et répétitifs. Nous avons comparé et synthétisé les résultats des études et évalué notre niveau de confiance dans les données probantes, en nous appuyant sur des facteurs tels que les méthodes utilisées et la cohérence des résultats d’une étude à l’autre.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 18 études portant sur 1 368 adultes. Les participants étaient principalement des femmes (63 %) âgées de 53 à 74 ans. Les études ont été menées en Australie, au Canada, au Danemark, en Finlande, en Allemagne, en Irlande, en Italie, aux Pays-Bas, en Nouvelle-Zélande, en Norvège, en Suède et aux États-Unis. Les programmes d’activité physique ont duré entre deux et 52 semaines. La plupart des études ont évalué les résultats immédiatement après le programme d’activité physique ; certaines études ont également rendu compte de résultats à plus long terme.

Comparaison entre l'activité physique et un traitement simulé (2 études, 123 adultes)
  • L'activité physique pourrait avoir peu ou pas d'effet sur la douleur.

  • L'activité physique pourrait améliorer légèrement la fonction articulaire. Sur une échelle de 0 à 100, où une différence de 13 points correspond à un changement significatif, les personnes ayant pratiqué une activité physique ont obtenu un score supérieur de 7,4 points à celui des personnes ayant reçu un traitement simulé.

  • Aucune étude n’a rendu compte du bien-être ou du succès du traitement.

  • Les personnes qui pratiquent une activité physique ne semblent pas plus susceptibles d'arrêter le traitement.

  • Nous ne savons pas avec certitude si l'activité physique entraîne davantage d'événements indésirables.

Activité physique comparée à l'absence de traitement, aux soins usuels ou à une éducation limitée (10 études, 494 adultes)
  • L'activité physique améliore probablement la douleur et la fonction articulaire, mais seulement de façon légère. Sur une échelle de 0 à 100, les personnes ayant pratiqué une activité physique ont obtenu un score supérieur de 7,2 points pour la douleur (une différence de 12 points étant considérée comme un changement significatif) et de 8,8 points pour la fonction articulaire (une différence de 13 points étant considérée comme un changement significatif), par rapport aux personnes en absence de traitement, bénéficiant de soins usuels ou d’une intervention éducative.

  • L'activité physique a probablement peu ou pas d'effet sur le bien-être.

  • Les personnes qui pratiquent une activité physique ne semblent pas plus enclines à déclarer que le traitement est un succès ni à interrompre leur traitement.

  • Nous ne savons pas avec certitude si l'activité physique entraîne davantage d'événements indésirables.

Activité physique associée à un autre traitement, comparée à ce dernier seul (7 études, 751 adultes)
  • L'activité physique a probablement peu ou pas d'effet sur la douleur, la fonction articulaire, le bien-être ou l’arrêt du traitement.

  • L'activité physique pourrait avoir peu ou pas d'effet sur le succès du traitement rapporté par les participants.

  • Les personnes qui pratiquent une activité physique présentent probablement un peu moins d'événements indésirables.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Comme les études portaient sur des personnes présentant différents niveaux de douleur à la hanche et d’invalidité, les résultats sont susceptibles de s’appliquer à la plupart des adultes atteints d’arthrose de la hanche. Cependant, très peu d’adultes jeunes ont participé à ces études ; les conclusions pourraient donc ne pas s’appliquer aussi bien aux personnes plus jeunes.

Dans la plupart des études, les participants savaient s’ils pratiquaient une activité physique, et la douleur ainsi que la fonction physique étaient auto-déclarées. Cela peut donner l’impression que l’activité physique est plus efficace qu’elle ne l’est réellement.

Nous avons un niveau de confiance modéré dans certains résultats et moins de confiance dans d’autres. Cela s’explique par le fait que de nombreuses études étaient de petite envergure et que les résultats variaient d’une étude à l’autre. De nouvelles recherches pourraient modifier ces résultats.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette revue est une mise à jour de notre précédente revue publiée en 2014. Les données probantes sont à jour en février 2025.

Hall M, Lawford BJ, Hinman RS, Dobson F, Spiers L, Kimp A, French HP, Reichenbach S, Hernandez-Molina G, Bennell KL

Quelles méthodes permettent de réduire au minimum les prélèvements sanguins chez les bébés nés prématurément ?

2 weeks 4 days ago
Principaux messages
  • Le prélèvement de sang au niveau du cordon ombilical ou du placenta, plutôt que directement chez les bébés nés trop tôt (prématurés), réduit probablement la rétinopathie du prématuré, une maladie oculaire pouvant affecter la vision, et pourrait réduire des complications telles que les hémorragies cérébrales (hémorragie intraventriculaire) et la dysplasie bronchopulmonaire, un type de maladie pulmonaire.

  • Nous ne savons pas si le fait de réinjecter le sang après les analyses ou d’appliquer des règles strictes pour limiter les prélèvements sanguins contribue à réduire au minimum ces prélèvements et les complications qui y sont associées.

  • Il est nécessaire de mener des études à grande échelle et de haute qualité, suivant les bébés jusqu’à l’âge de trois ans au moins, afin de mieux comprendre quelles méthodes sont les plus efficaces et comment elles influent sur le développement à long terme. Les études futures devraient explorer de nouvelles approches, telles que le prélèvement de très petites quantités de sang pour les analyses ou l'utilisation de liquides biologiques autres que le sang, comme la salive et l'urine, en plus des méthodes décrites ici.

Pourquoi est-il important de réduire au minimum les prélèvements sanguins chez les bébés nés prématurément ?

Les bébés nés avant 37 semaines de grossesse (dits « prématurés ») ont souvent besoin de nombreux prélèvements sanguins pendant leur séjour à l’hôpital. Comme ces bébés sont très petits, des prélèvements sanguins répétés peuvent réduire considérablement leur volume sanguin total. Cela peut entraîner la nécessité de transfusions sanguines.

Plusieurs études ont été réalisées pour réduire la perte de sang, telles que l’utilisation du sang du cordon ombilical ou du placenta à la naissance, le prélèvement d’échantillons de sang très petits, la réinjection du sang au bébé après analyse, ou le respect de règles strictes visant à limiter la fréquence des prélèvements. On ne sait pas encore avec certitude laquelle de ces méthodes est efficace et sûre.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer si les différentes stratégies visant à réduire les prélèvements sanguins chez les prématurés :

  • améliorent leur survie ;

  • réduisent les troubles du développement physique ou mental, notamment la cécité, la surdité et la paralysie cérébrale (une affection chronique qui affecte les mouvements, la posture et le contrôle musculaire), à partir de 18 mois ;

  • réduisent les complications graves, notamment la rétinopathie du prématuré (une maladie oculaire pouvant affecter la vision), les hémorragies cérébrales (hémorragies intraventriculaires) et la dysplasie bronchopulmonaire, un type de maladie pulmonaire.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué une recherche d’études comparant différentes stratégies visant à réduire les prélèvements sanguins aux soins usuels prodigués aux prématurés. Nous avons comparé et synthétisé les résultats de ces études et évalué notre niveau de confiance dans les données probantes, en fonction de la conception des études et du nombre de bébés inclus.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié cinq études portant sur 365 bébés très prématurés (nés plus de trois mois avant la date prévue de l’accouchement). Deux études ont été menées en Inde, deux aux États-Unis et une en Israël. L’étude la plus petite portait sur 20 bébés, et la plus grande, sur 102.

Une étude a bénéficié d’un financement provenant du gouvernement, d’un téléthon caritatif et d’une entreprise technologique. L’auteur d’une autre étude était également propriétaire de l’entreprise qui a fabriqué et fourni le dispositif de retour sanguin utilisé dans l’étude. Les trois études restantes n’ont soit pas fourni de détails sur leur financement, soit déclaré qu’il n’y avait aucun conflit d’intérêts.

Principaux résultats

Aucune de ces études n’a rendu compte des résultats concernant les troubles du développement physique ou mental (notamment la cécité, la surdité et la paralysie cérébrale) lorsque les bébés avaient 18 mois ou plus.

L'utilisation du sang du cordon ombilical ou du placenta à la naissance, plutôt que le prélèvement direct de sang sur le nourrisson :

  • pourrait réduire les hémorragies cérébrales au cours de la première semaine de vie : environ 12 bébés de moins sur 100 pourraient présenter une hémorragie cérébrale grave (de 2 à 16 bébés de moins ; 2 études, 160 bébés) ;

  • pourrait réduire la dysplasie bronchopulmonaire : environ 13 bébés de moins sur 100 pourraient développer cette affection pulmonaire (de 25 de moins à 4 de plus ; 2 études, 152 bébés) ;

  • réduit probablement la rétinopathie du prématuré nécessitant un traitement avant la sortie de l’hôpital : environ 19 bébés de moins sur 100 seraient susceptibles de développer une rétinopathie du prématuré (de 6 à 27 bébés de moins ; 2 études, 152 bébés).

Nous ne savons pas si l’utilisation du sang du cordon ombilical ou du placenta améliore les taux de survie des bébés.

Nous ne savons pas non plus si (1) les dispositifs permettant de réinjecter le sang dans la circulation sanguine du nouveau-né après analyse, ou (2) le respect de règles strictes visant à limiter les prélèvements sanguins, ont une incidence sur :

  • les taux de survie ;

  • les complications graves (notamment la rétinopathie du prématuré, les hémorragies cérébrales et la dysplasie bronchopulmonaire).

Une seule étude de petite envergure a examiné chacune de ces approches.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Nous sommes modérément confiants quant au fait que l’utilisation du sang du cordon ombilical ou du placenta réduit de manière significative le nombre de bébés développant une rétinopathie du prématuré - notre niveau de confiance a été réduit en raison du nombre relativement faible de nourrissons étudiés. Nous avons peu ou pas confiance dans les données probantes relatives à la survie et aux autres complications graves (hémorragie cérébrale et dysplasie bronchopulmonaire), car les études étaient de très petite taille et, dans certains cas, les résultats variaient.

Nous ne sommes pas convaincus par les données probantes concernant (1) les dispositifs permettant de réinjecter le sang dans la circulation sanguine du nourrisson et (2) le respect de règles strictes visant à limiter les prélèvements sanguins, car :

  • Trop peu d’études ont porté sur ces méthodes ;

  • le nombre de nourrissons inclus était faible ;

  • nous avions des réserves quant aux méthodes utilisées dans ces études, à la présentation des résultats, ou aux deux.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes ont été actualisées en septembre 2025.

Nissimov S, Sibrecht G, Weerasekara I, Bartocci M, Bruschettini M, supported by Cochrane Sweden and Cochrane Neonatal
Checked
23 hours 41 minutes ago
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