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Quels sont les modèles de probabilité de complication des tissus sains (NTCP) disponibles pour prédire le risque d'effets secondaires induits par les radiations après une radiothérapie chez la patientèle atteinte d’un cancer de la tête et du cou, quell...

4 weeks ago
Principaux messages

° De nombreux modèles NTCP (en anglais « normal tissue complication probability ») ont été développés pour prédire les effets indésirables après une radiothérapie chez la patientèle atteinte de cancer de la tête et du cou, mais la plupart de ces modèles n'ont pas fait l'objet d'une validation externe suffisante, c'est-à-dire testés sur des patients n'ayant pas participé à l'étude de développement du modèle original, pour savoir si ces modèles prédisent réellement les effets indésirables.

° Pour les modèles testés dans deux études ou plus, en plus de leur étude initiale de développement, la qualité des tests et de la présentation de résultats était généralement médiocre, rendant difficile de savoir dans quelle mesure ils peuvent être utiles.

° Des études plus nombreuses et mieux conçues sont nécessaires pour étudier cette question dans le domaine du cancer de la tête et du cou.

Comment peut-on décider de la probabilité des effets indésirables à la suite d'un traitement ?

La probabilité d’avoir des effets indésirables à la suite d'une radiothérapie peut être calculée à l'aide de ce que l'on appelle les modèles NTCP. Les modèles NTCP calculent le risque d'effets secondaires induits par la radiothérapie sur la base d’informations relatives au patient, sa maladie et son traitement.

Que voulions‐nous savoir ?

La radiothérapie est la base du traitement de la patientèle atteinte d'un cancer de la tête et du cou. Cependant, la radiothérapie expose des parties saines, parfois essentielles, de la région de la tête et du cou à des radiations. Cela peut entraîner des lésions de ces organes sains, par exemple une perturbation de la production de salive, ce qui peut avoir des conséquences importantes sur la qualité de vie de la patientèle atteinte d’un cancer de la tête et du cou traité par radiothérapie. Pour parvenir à un équilibre optimal entre le contrôle de la tumeur et la prévention des effets secondaires induits par la radiothérapie, les modèles de probabilité de complication des tissus sains (NTCP) peuvent être utiles. Ces modèles prédisent le risque d'effets secondaires induits par la radiothérapie sur la base d’informations relatives au patient, sa maladie et son traitement. Il existe un nombre important de modèles NTCP pour la patientèle atteinte d’un cancer de la tête et du cou. Nous voulions déterminer la qualité de la conception, de la conduite et de l'analyse des études (c’est-à-dire le risque de biais), et dans quelle mesure ces modèles peuvent prédire le risque d'effets secondaires induits par la radiothérapie.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué une recherche des études ayant développé et/ou validé des modèles NTCP chez la patientèle atteinte d’un cancer de la tête et du cou.

Qu’avons-nous trouvé ?

Dans la plupart des 592 modèles élaborés à partir de 140 767 patients dans 143 articles identifiés, la qualité des modèles n'était pas suffisante ; et la performance de 81 % de ces modèles n’a pas été évaluée chez de nouveaux patients. Pour les 19 % de modèles restants, 152 validations externes ont été retrouvées chez 34 304 patients issus de 41 articles. Il n’y avait que neuf modèles ayant fait l’objet de deux validations externes ou plus. Les modèles ont bien permis de distinguer les patients présentant ou non le critère de jugement, mais il était souvent difficile de savoir si les prédictions des modèles correspondaient à ce qui avait été observé, car ce n’était pas toujours évalué et/ou rapporté. Globalement, la qualité de la plupart de ces études était faible.

La revue est-elle à jour ?

Les données probantes sont à jour jusqu'au 8 janvier 2024.

Takada T, Tambas M, Clementel E, Leeuwenberg A, Sharabiani M, Damen JAAG, Dunias ZS, Nauta JF, Idema DL, Choi J, Meijerink LM, Langendijk JA, Moons KG, Schuit E

Chez les adultes atteints de polyarthrite rhumatoïde, quels médicaments antirhumatismaux modificateurs de la maladie (DMARD) (un type de médicament qui stoppe ou ralentit l’évolution de la maladie) sont efficaces après l’échec d’un DMARD biologique ou ...

4 weeks ago
Principaux messages
  • Plusieurs médicaments peuvent aider à soulager les symptômes de la polyarthrite rhumatoïde après l'échec d'un médicament antirhumatismal modificateur de la maladie (DMARD) biologique ou synthétique ciblé (b/ts) (un type de médicament qui arrête ou ralentit la progression de la maladie).

  • Nous ne savons pas avec certitude comment ces médicaments se comparent à un placebo (traitement factice) ou entre eux en ce qui concerne les effets indésirables.

  • Nous avons besoin de davantage d’études comparant directement ces médicaments afin de mieux déterminer lequel est le plus efficace. Les décisions concernant les traitements doivent tenir compte des facteurs de santé et des préférences de chaque patient.

Qu'est-ce que la polyarthrite rhumatoïde ?

La polyarthrite rhumatoïde est une maladie dans laquelle le système immunitaire de l’organisme, qui combat normalement les infections, attaque par erreur les articulations. Cela provoque des douleurs articulaires, un gonflement, une rigidité et un handicap. La polyarthrite rhumatoïde est une affection chronique, mais les traitements peuvent aider à contrôler les symptômes et à ralentir la progression de la maladie.

Comment traite-t-on la polyarthrite rhumatoïde ?

La polyarthrite rhumatoïde est généralement traitée à l'aide de médicaments antirhumatismaux modificateurs de la maladie (DMARD), qui agissent pour contrôler l'inflammation responsable des symptômes et prévenir les lésions articulaires. Il existe différents types de DMARD. Les DMARD synthétiques ciblés (ts) agissent en ciblant des cellules ou des protéines spécifiques. Les DMARD biologiques (b) ciblent également des cellules ou des protéines spécifiques, mais sont fabriqués à partir de substances issues d'organismes vivants. Enfin, les DMARD synthétiques conventionnels agissent sur l'ensemble du système immunitaire plutôt que de cibler des parties spécifiques de celui-ci.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions évaluer l’efficacité des DMARD chez les adultes atteints de polyarthrite rhumatoïde chez lesquels un traitement par un DMARD biologique ou synthétique ciblé (b/ts) s’est révélé inefficace. Il s’agit d’une revue systématique dynamique, ce qui signifie qu’elle sera mise à jour régulièrement. Comme ce domaine de la médecine est en constante évolution, nous souhaitons que cette revue reflète les données probantes les plus récentes.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études évaluant l’efficacité des DMARD chez les adultes atteints de polyarthrite rhumatoïde chez lesquels un traitement par un DMARD b/ts s’était révélé inefficace.

Nous avons évalué dans quelle mesure les DMARD disponibles réduisaient les symptômes de la polyarthrite rhumatoïde, notamment la douleur, le gonflement articulaire et les troubles de la mobilité articulaire. Nous avons mesuré ces effets à l’aide des critères de réponse à 50 % de l’American College of Rheumatology (ACR50). Une réponse ACR50 signifie que le traitement contre la polyarthrite rhumatoïde est efficace et que les symptômes se sont améliorés d’au moins 50 %. Nous avons également examiné les effets indésirables susceptibles d’amener une personne à arrêter le traitement.

Nous avons comparé et synthétisé les résultats des études, puis évalué le niveau de confiance des données probantes sur la base de facteurs tels que la méthodologie et la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 19 études portant sur 4 779 personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde qui avaient déjà essayé un inhibiteur du facteur de nécrose tumorale (un type de DMARD biologique), mais sans amélioration de leurs symptômes. La plupart des participants à ces études étaient des femmes, âgées en moyenne de 49 à 58 ans, qui vivaient avec la polyarthrite rhumatoïde depuis 6 à 14 ans en moyenne. Les études ont été menées dans le monde entier, notamment en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. Neuf études ont été financées par des laboratoires pharmaceutiques, tandis que les dix autres l’ont été par des subventions nationales de recherche.

Plusieurs médicaments ont permis de réduire les symptômes de la polyarthrite rhumatoïde chez les patients chez lesquels un DMARD biologique ou synthétique ciblé s’était révélé inefficace :

  • un autre inhibiteur du facteur de nécrose tumorale (2 études ; 343 participants) ;

  • le sarilumab (1 étude, 365 participants) ;

  • le tocilizumab à 4 mg/kg (1 étude, 319 participants) ;

  • le tocilizumab à 8 mg/kg (1 étude, 328 participants) ;

  • l’abatacept administré par voie intraveineuse (2 études, 665 participants) ;

  • le rituximab (1 étude, 499 participants) ;

  • l’upadacitinib (1 étude, 333 participants) ;

  • le tofacitinib (1 étude, 263 participants) ;

  • une dose plus élevée de baricitinib (1 étude, 353 participants).

Nous ne savons pas avec certitude comment ces médicaments se situent par rapport au placebo (traitement factice) ou entre eux en termes d'effets indésirables, car les données probantes concernant ce critère de jugement étaient généralement d’un niveau de confiance faible.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Notre confiance dans les données probantes variait d’élevée à très faible. Dans les cas où notre confiance était limitée, cela s’expliquait par le nombre insuffisant d’études permettant de tirer des conclusions certaines quant aux résultats. Lors de notre recherche d’études à inclure dans cette revue, nous avons constaté certaines lacunes dans les données probantes disponibles. Plus précisément, nous avons constaté qu’il y avait moins d’études comparant directement les médicaments entre eux et davantage d’études comparant les médicaments à un placebo. Un plus grand nombre d’études comparant directement les médicaments nous aiderait à mieux déterminer lequel est le plus efficace.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes ont été actualisées le 28 novembre 2025. Comme il s’agit d’une revue évolutive, nous mettrons à jour cette recherche chaque année afin de garantir que nos résultats reflètent les données actuelles.

Thomas J, Kamso MM, Whittle SL, Wells GA, Kelly SE, Pardo Pardo J, Tugwell P, Johnston RV, Glennon V, Ejaredar M, Thomas M, Lee C, Elliott J, Mokbel A, Avery JC, Grobler L, Cyril S, Deardon R, Akl EA, Maxwell LJ, Buchbinder R, Hazlewood GS, Supported by…

Les médicaments qui aident le système immunitaire à reconnaître et à attaquer les cellules cancéreuses améliorent-ils les résultats chez les personnes âgées ayant une chirurgie pour un cancer du poumon ?

4 weeks ago
Principaux messages
  • Les médicaments qui aident le système immunitaire à reconnaître et à attaquer les cellules cancéreuses peuvent réduire la tumeur et probablement retarder sa récidive chez les personnes âgées de 65 ans et plus ayant une chirurgie pour le type de cancer du poumon le plus courant. Cependant, cela n’augmente probablement pas la durée de vie globale des patients.

  • Nous ne disposons pas encore de données probantes suffisantes pour déterminer si les bénéfices l'emportent sur les risques, et aucune étude n'a évalué le bien-être des patients.

Qu’est-ce qu’un cancer bronchique non à petites cellules résécable ?

Environ 85 % des personnes atteintes d’un cancer du poumon présentent ce que l’on appelle un cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC). Il touche le plus souvent les personnes âgées, l’âge moyen au moment du diagnostic est de 71 ans. Lorsque le cancer ne s’est pas propagé en dehors du poumon et que la personne est en assez bonne forme physique pour supporter une intervention chirurgicale, la tumeur peut être retirée. Cependant, le cancer peut réapparaître après le traitement, et entre 30 % et 55 % des personnes finissent par décéder des suites de la maladie. Pour réduire le risque de récidive, différents traitements peuvent être associés.

Comment traite-t-on le cancer bronchique non à petites cellules résécable ?

Ces dernières années, le traitement du cancer du poumon a connu une véritable révolution grâce à la découverte de médicaments qui aident le système immunitaire à reconnaître et à attaquer les cellules cancéreuses (immunothérapie). L’immunothérapie est associée à des médicaments qui détruisent les cellules cancéreuses (chimiothérapie). Administrée avant, après, ou avant et après l’intervention chirurgicale, l’immunothérapie améliore les chances de guérison et contribue à retarder la récidive.

Que voulions-nous savoir ?

Le processus de vieillissement affecte le système immunitaire, réduisant sa capacité à lutter contre le cancer : c’est ce que l’on appelle l’immunosénescence. La population âgée est un groupe très hétérogène : chaque personne doit faire l’objet d’une évaluation minutieuse car l’âge à lui seul ne suffit pas pour déterminer le traitement le plus adapté. Nous avons cherché à déterminer si, malgré l’immunosénescence, l’immunothérapie est efficace chez les personnes âgées de 65 ans et plus pour guérir le cancer du poumon et prolonger la vie sans effets indésirables liés au traitement.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études de qualité élevée évaluant l’immunothérapie, seule ou en association avec une chimiothérapie, administrée avant, après, ou avant et après l’intervention chirurgicale, chez des personnes âgées de 65 ans et plus. Nous avons synthétisé leurs résultats et évalué le degré de confiance que nous pouvons accorder aux données probantes, en nous appuyant sur des critères tels que la manière dont les études ont été menées et le nombre de participants inclus.

Qu’avons-nous trouvé ?

Pour les personnes âgées de 65 ans et plus, nous avons identifié les résultats de 11 études portant sur 3 152 personnes porteuses d’un CBNPC. Ces études comparaient l’immunothérapie, seule ou en association avec une chimiothérapie, à un placebo (traitement simulacre) ou à l’absence de traitement, avec ou sans chimiothérapie. Les traitements ont été administrés soit uniquement avant l’intervention chirurgicale, soit uniquement après, soit à la fois avant et après.

L’immunothérapie réduit le volume tumoral trouvé lors de l’intervention chirurgicale et retarde probablement la réapparition du cancer. L’immunothérapie n’a probablement que peu ou pas d’effet sur la survie globale. Les données probantes étaient insuffisantes pour déterminer son effet sur les risques potentiels et aucune étude n’a évalué le bien-être des patients.

Quelles sont les limites des données ?

Notre confiance dans la plupart des données probantes est modérée en raison de certaines réserves sur la manière dont les études ont été menées. Des données plus complètes et à plus long terme sont nécessaires pour mieux estimer dans quelle mesure l’espérance de vie d’une personne pourrait être prolongée. Notre confiance dans l’évaluation des effets indésirables est très limitée car une seule étude a fourni des données à ce sujet.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes ont été actualisées le 3 juillet 2025.

Plissonneau E, Marchal C, Malouf R, Calais F, Westeel V, Orillard E

Quels sont les bénéfices, risques et coûts des différents matériaux utilisés pour la restauration des dents postérieures définitives ?

4 weeks ago
Principaux messages

- Si les dents endommagées sont restaurées à l’aide d’un composite à base de résine (CBR) « bulk-fill » (matériau appliqué en une seule couche épaisse) ou d’une résine composite conventionnelle (appliquée en plusieurs couches), il n’existe probablement que peu ou pas de différence entre ces matériaux en termes d’échec des restaurations.

- Des données probantes plus anciennes ont montré que l’amalgame dentaire (matériau de restauration de couleur argentée) pourrait entraîner moins d’échecs que la résine composite (RC). Mais cette conclusion reposait sur des études anciennes. Les composites à base de résine modernes sont de meilleure qualité, les dentistes ont acquis davantage d’expérience dans leur utilisation, et les échecs sont probablement moins fréquents.

Pourquoi a-t-on besoin des restaurations et en quoi consistent-elles ?

Il arrive que le tissu dentaire soit endommagé, ce qui peut entraîner la formation de trous (caries) dans les dents. Les caries sont causées par la détérioration dentaire, une maladie qui peut généralement être évitée si l'on adopte une bonne hygiène bucco-dentaire et que l'on limite la consommation d'aliments et de boissons sucrés.

Lorsque la carie dentaire entraîne des dommages permanents, les dentistes peuvent faire une restauration dans la cavité afin de restaurer la forme et la fonction de la dent.

Quels sont les différents matériaux utilisés pour les restaurations ?

Traditionnellement, les caries étaient comblées avec de l'amalgame. Ce matériau de couleur argentée (composé principalement d'étain, d'argent et de cuivre, et mélangé à du mercure liquide) est peu coûteux et facile à utiliser. Mais on sait aujourd’hui que le mercure peut être nocif pour la santé humaine et l’environnement. Lors d’une réunion internationale, un accord a été conclu pour réduire (voire arrêter) l’utilisation du mercure, y compris dans les restaurations dentaires. Parmi les matériaux de restauration alternatifs sans mercure, pouvant être posés en une seule séance chez le dentiste, on trouve :

- RC : matériau standard blanc ou de la couleur des dents, appliqué en couches successives ou en une seule couche épaisse.

- Ciment verre-ionomère (CVI) : parfois utilisé comme restauration temporaire, il n’est pas assez résistant dans certaines situations et ne convient donc pas aux surfaces de mastication des dents.

- Ciment verre-ionomère modifié par adjonction de résine (RMGI) : un CVI hybride, plus résistant que les CVI mais moins résistant que la RC.

- Compomères : une alternative au RMGI, mais plus proches des composites que des CVI.

La RC, le RMGI et les compomères utilisent un système adhésif pour fixer le matériau aux dents et nécessitent une photopolymérisation pour durcir le matériau. Ces étapes ne sont pas nécessaires avec le CVI.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions déterminer :

- les bénéfices d’un matériau de restauration par rapport à un autre en termes de réduction de la perte dentaire (due à l’échec de la restauration), du risque d’échec (lorsque la restauration ne fonctionne pas comme prévu), du délai avant l’échec et de la sensibilité dentaire après l’intervention.

- si un matériau de restauration est plus rentable qu’un autre.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des revues systématiques portant sur les matériaux utilisés pour les restaurations dentaires des dents postérieures définitives. Ces revues rassemblent toutes les données probantes issues d’études publiées et analysent leurs résultats. Nous avons résumé les résultats de ces revues en y associant des niveaux de confiance (basés sur des facteurs tels que les méthodes et la taille des échantillons des revues ou des études) concernant les données probantes qu’elles rapportaient.

Nous avons également recherché des études économiques portant sur le rapport coût-efficacité de ces matériaux.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 14 revues comprenant 57 études. Les études ont été menées entre 1980 et 2023 ; une étude comportait un suivi de 10 ans, mais en général, la durée du suivi était bien plus courte. Certaines revues ne présentaient pas de résultats concernant nos critères de jugement majeurs, et il arrivait parfois que les mêmes études soient incluses dans plusieurs revues. Nous avons donné la priorité aux données probantes issues de six revues, comprenant 25 études uniques.

Nous avons identifié sept études portant sur le rapport coût-efficacité.

Principaux résultats

Nous n’avons trouvé aucune revue présentant des données probantes sur la perte dentaire ou le délai avant l’échec.

- Bien que les restaurations à l’amalgame puissent entraîner moins d’échecs que les restaurations en RC (8 études, 3 486 restaurations), ces études ont débuté à la fin des années 1990. Les composites à base de résine, ainsi que l’expérience des dentistes dans leur utilisation, se sont améliorés depuis. Le taux d’échec des RC est aujourd’hui probablement de 5 % (contre 15 % dans les études plus anciennes). Cela signifie que les données probantes plus anciennes comparant l’amalgame aux composites à base de résine sont moins pertinentes dans le contexte actuel.

- Il n'y a probablement pas de différence entre les RC bulk-fill et les RC conventionnelles en termes de réduction des échecs (7 études, 511 restaurations). Il est probable que la plupart des personnes ne ressentent aucune sensibilité dentaire après la pose de l’un ou l’autre type de RC (5 études, 510 restaurations).

- Il n’y a peut-être aucune différence entre la RC conventionnelle et le CVI en matière de réduction des échecs (1 étude, 60 restaurations) ou de sensibilité dentaire (4 études, 311 restaurations). Le RMGI pourrait être plus efficace que le CVI pour réduire les échecs (1 étude, 50 ou 38 restaurations). Nous avons trouvé des revues comparant le CVI à l’amalgame et aux compomères, mais celles-ci ne faisaient pas état des échecs ni de la sensibilité postopératoire.

- La plupart des études économiques n’ont permis de tirer aucune conclusion générale concernant le rapport coût-efficacité de l’un ou l’autre de ces matériaux. Une étude économique a montré que les restaurations à l’amalgame avaient tendance à durer plus longtemps et à être plus rentables que les restaurations en RC, bien que cette conclusion se fonde sur une étude plus ancienne (datant de la fin des années 1990).

Quelles sont les limites des données ?

La plupart des revues ne répondaient pas aux normes méthodologiques les plus élevées. Nous n’avons jugé que deux revues comme étant bien menées. Cependant, les revues rapportaient pour la plupart des résultats très similaires, même lorsqu’elles incluaient des études différentes.

Nous avons moins confiance dans les données probantes concernant le CVI et le RMGI, car les études étaient souvent de petite taille et comptaient peu de participants.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données sont à jour jusqu’en avril 2025.

Lewis SR, Walsh T, Glenny AM, Banerjee A, Boyers D, Hatton PV, Mackie C, Martin N, Palin WM, Pritchard MW, Quinn BM, Ramsay CR, Ricketts D, Riley P, Clarkson JE

Quels sont les bénéfices et risques d’une réduction plus intensive de la pression artérielle, par rapport à un contrôle standard, après un traitement visant à rétablir le flux sanguin chez les personnes victimes d’un AVC ?

4 weeks ago
Principaux messages
  • Chez les adultes ayant bénéficié d’un traitement visant à réouvrir une artère cérébrale obstruée, une réduction très intensive de la pression artérielle (généralement en dessous de 160 mmHg) n’améliore pas les chances de mener une vie autonome trois mois après l’AVC (accident vasculaire cérébral), par rapport aux cibles de pression artérielle standards (généralement en dessous de 180 mmHg environ). « Vivre de manière autonome » signifie être capable de marcher et de gérer la plupart des activités quotidiennes sans aide.

  • Une baisse intensive de la pression artérielle augmente probablement le risque de décès et de mauvaise récupération après un AVC. Les différences en matière de survenue d’hémorragies cérébrales entre les stratégies de gestion de la pression artérielle intensive et standard étaient minimes.

  • La plupart des participants aux études ont été pris en charge dans des hôpitaux de pays à revenu intermédiaire supérieur et élevé, disposant de services spécialisés dans la prise en charge des AVC. Nous ne savons pas si les résultats auraient été les mêmes dans des pays disposant de moins de ressources ou dans tous les groupes de personnes victimes d’un AVC ischémique (obstruction sanguine).

Qu’est-ce qu’un AVC ischémique ?

Un AVC survient lorsque l’apport sanguin vers une partie du cerveau est soudainement interrompu. Dans le cas d’un AVC ischémique, cette interruption est provoquée par un caillot sanguin obstruant une artère cérébrale. Il peut entraîner divers troubles neurologiques, tels qu’une faiblesse, une diminution de la sensibilité, un manque de coordination et des difficultés à parler.

Comment traite-t-on un AVC ?

Les médecins peuvent parfois réouvrir l'artère obstruée à l'aide de médicaments thrombolytiques administrés par voie intraveineuse, ou en réalisant une intervention visant à retirer le caillot à l'aide d'un tube fin introduit dans les vaisseaux sanguins (souvent appelée thrombectomie mécanique). Ces traitements sont appelés traitements de reperfusion, car ils rétablissent le flux sanguin au cerveau.

Après la reperfusion, de nombreuses personnes présentent une pression artérielle très élevée, ce qui peut augmenter le risque d’hémorragie cérébrale. Cependant, une diminution trop importante ou trop rapide de la pression artérielle peut réduire le flux sanguin vers les tissus cérébraux encore à risque et s’avérer néfaste pour le cerveau.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer si une baisse intensive de la pression artérielle après un traitement de reperfusion, par rapport à un contrôle standard de la pression artérielle :

  • améliore la récupération et la capacité de vivre de manière autonome ;

  • améliore la qualité de vie liée à la santé ;

  • améliore la survie ;

  • augmente ou réduit le risque de saignement dans le cerveau ;

  • réduit la durée d'hospitalisation ;

  • influe sur la fréquence d’autres effets indésirables.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études cliniques (dans lesquelles les participants sont répartis au hasard entre différents groupes) incluant des adultes victimes d’un AVC ischémique ayant reçu un traitement de reperfusion par un médicament thrombolytique, une thrombectomie mécanique, ou les deux, et comparant des objectifs de pression artérielle plus stricts (inférieurs à 160 mmHg) à des objectifs standards (inférieurs à 180 mmHg) peu après la reperfusion.

Nous avons regroupé et résumé les résultats de ces études. Nous avons également pris en compte la manière dont les études ont été menées, le nombre de participants inclus, ainsi que les similitudes et les différences entre les études afin d’évaluer le degré de confiance que nous pouvons accorder aux résultats.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié neuf études, portant sur 4 381 adultes victimes d’un AVC ischémique ayant bénéficié d’un traitement de reperfusion. La plupart des participants ont été traités dans des hôpitaux de pays à revenu élevé, un nombre plus restreint l’ayant été dans des hôpitaux de pays à revenu intermédiaire. Aucune de ces études n’a été menée dans des pays à faibles revenus. Dans la plupart des études, la stratégie intensive visait à maintenir la pression artérielle systolique (le chiffre du haut lors d’une mesure de la pression artérielle) en dessous de 140 mmHg, tandis que la stratégie standard visait à la maintenir en dessous de 180 mmHg environ.

Principaux résultats
  • La réduction intensive de la pression artérielle n’a que peu ou pas d’effet sur la capacité à vivre de manière autonome environ trois mois après l’AVC, par rapport à un contrôle standard de la pression artérielle.

  • La réduction intensive de la pression artérielle n'a probablement que peu ou pas d'effet sur la qualité de vie liée à la santé.

  • Les différences en matière d’hémorragies cérébrales (y compris les hémorragies graves entraînant une aggravation des symptômes) entre les stratégies de contrôle intensif et standard de la pression artérielle étaient faibles et incertaines.

  • Une baisse intensive de la pression artérielle augmente probablement le risque de décès et augmente probablement le risque d’une mauvaise récupération après un AVC.

Dans l’ensemble, les résultats suggèrent que la réduction de la pression artérielle à des niveaux très bas après la reperfusion est peu susceptible d’apporter un bénéfice supplémentaire et pourrait être nocive chez certaines personnes, par rapport au maintien de la pression artérielle dans des valeurs cibles plus standards.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Ces données probantes présentent plusieurs limites importantes, telles que le nombre relativement faible de participants dans certaines études, ce qui réduit la fiabilité des résultats. De plus, la plupart des participants ont été pris en charge dans des centres spécialisés situés dans des pays à revenu intermédiaire ou élevé ; il n’existe aucune donnée probante provenant de pays à faible revenu. Certains groupes de personnes pourraient être sous-représentés (par exemple, les personnes âgées présentant de nombreux autres problèmes de santé), et de nombreuses études n’ont pas fourni de résultats détaillés distincts pour les femmes et les hommes.

En raison de ces limites, les résultats doivent être interprétés avec prudence. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer si des groupes spécifiques de personnes pourraient bénéficier de cibles de pression artérielle différentes.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes de cette revue ont été actualisées en mars 2025.

Varela LB, Escobar Liquitay CM, Díaz Menai S, Rodriguez JP, Quarteroni E, Ivaldi D, Burgos MA, Meza N, Garegnani LI

Quels sont les effets de l’activité physique chez les enfants en surpoids ?

4 weeks ago
Principaux messages
  • Par rapport à l’absence d’activité physique, tout type d’activité physique pourrait aider les enfants en surpoids à réduire légèrement leur IMC (l’« indice de masse corporelle » sert à vérifier si une personne a un poids sain) et pourrait entraîner une augmentation considérable du nombre d’événements indésirables mineurs, mais ces résultats sont entachés d’une grande incertitude.

  • Nous ne savons pas si l’activité physique a un effet sur le poids, le pourcentage de graisse corporelle, le bien-être et la glycémie des enfants en surpoids par rapport à l’absence d’activité physique ou à un autre type ou niveau d’activité physique. Nous ne savons pas non plus si l’activité physique a un effet sur le nombre d’effets indésirables graves.

  • Des études de plus grande envergure, de plus longue durée et de meilleure qualité sont nécessaires pour mieux cerner les effets de l’activité physique chez les enfants obèses.

Qu'est-ce que l'obésité ?

L'obésité désigne le fait qu'une personne présente un excès de graisse corporelle. À l’échelle mondiale, l’obésité chez les enfants (âgés de 0 à 9 ans) a considérablement augmenté depuis 1975. D’ici 2050, plus de 300 millions d’enfants et d’adolescents (âgés de 10 à 19 ans) pourraient être touchés par l’obésité.

Les enfants atteints d'obésité sont plus susceptibles de développer, plus tard dans leur vie, des problèmes de santé tels que des maladies cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux, un diabète de type 2, certains cancers, des maladies du foie, de l'asthme, des problèmes articulaires et musculaires, ainsi que des infections. L’obésité infantile est également associée à des taux plus élevés d’anxiété et de dépression.

La perte de poids est le meilleur moyen de réduire les risques pour la santé liés à l’obésité. Chez les enfants, cela passe généralement par des changements de mode de vie, tels que la pratique d’une activité physique plus régulière (par exemple, des jeux de course ou des jeux vidéo interactifs qui encouragent le mouvement, parfois appelés « exergaming ») et une alimentation plus saine.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer si, par rapport à l’absence d’activité physique, l’activité physique aidait les enfants en surpoids à :

  • réduire leur IMC (l’« indice de masse corporelle » indique si une personne a un poids sain ; il est calculé en divisant son poids par sa taille au carré, et s’exprime en kg/m 2 ) ou leur score z de l’IMC (qui compare l’IMC d’une personne à celui d’autres personnes du même âge et du même sexe) ;

  • perdre du poids ;

  • améliorer leur bien-être ;

  • réduire leur pourcentage de graisse corporelle ou à améliorer la répartition de cette graisse dans l’organisme ; et

  • diminuer leur taux de glycémie

Nous souhaitions également déterminer si un type ou une intensité d’activité physique était plus efficace qu’un autre pour produire ces bénéfices, et si les programmes d’activité physique entraînaient des effets indésirables.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études comparant la pratique d’une activité physique à :

  • l’absence d’activité physique ;

  • un autre type ou une autre intensité d’activité physique.

Les enfants devaient pratiquer ces activités physiques pendant au moins 12 semaines. Nous avons comparé et résumé les résultats des études et évalué le niveau de confiance des données probantes, sur la base de facteurs tels que les méthodes d'étude et le nombre de participants.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié quatre études portant sur 517 enfants. Ces études étaient de petite envergure : la plus petite ne portait que sur 59 enfants et la plus grande, sur 222. Un peu moins de la moitié des enfants participant étaient des filles (46 %). Leur âge moyen était de 9 ans.

Dans trois études, les enfants ont pratiqué ces activités physiques pendant 12 ou 13 semaines ; le programme d'activité physique de la quatrième étude a duré 32 semaines. Ces études ont été menées dans trois pays : une au Brésil, une en Iran et deux aux États-Unis. Dans les études américaines, 73 % des enfants étaient noirs. Les autres études ne précisaient pas l'origine ethnique des enfants.

  • Les quatre études comparaient l’activité physique à l’absence d’activité physique.

  • Une étude a également comparé un type d’activité physique (les jeux vidéo d’activité physique) à un autre (les exercices en piscine).

  • Une étude a également comparé la pratique de 20 minutes par rapport à celle de 40 minutes des mêmes activités physiques.

Principaux résultatsActivité physique par rapport à l'absence d'activité physique

Par rapport à l'absence d'activité physique, les enfants en surpoids ayant participé à un programme d'activité physique quelconque pourraient avoir :

  • légèrement réduit leur IMC : l’IMC des enfants des groupes d’intervention était en moyenne inférieur de 1,52 kg/m 2 (2 études, 118 enfants) ;

  • présenté davantage d’effets indésirables mineurs : les enfants des groupes actifs auraient été environ 3,5 fois plus susceptibles de présenter des effets indésirables mineurs (1 étude, 222 enfants).

Cependant, ces résultats sont très incertains.

Nous ne savons pas si l'activité physique a un effet sur :

  • le score z de l’IMC ;

  • le poids des enfants ;

  • leur bien-être ;

  • leur pourcentage de graisse corporelle ou la répartition de la graisse dans le corps ;

  • leur taux de glycémie ;

  • le risque de survenue d’événements indésirables graves.

Un type ou une intensité d’activité physique par rapport à un autre type ou à une autre intensité

Nous sommes très incertains quant à l’effet d’un type ou d’une intensité d’activité physique par rapport à un autre type ou à une autre intensité sur tous les critères qui nous intéressaient.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Notre confiance dans les données probantes est limitée pour les raisons suivantes :

  • le nombre d’études était faible et celles-ci portaient sur des échantillons de petite taille ;

  • les types d’activités physiques variaient ;

  • les études ne présentaient pas clairement leurs méthodes et leurs résultats ;

  • trois études sur quatre n’ont pas rapporté l’intégralité de leurs résultats.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Ces données probantes ont été actualisées en décembre 2025.

Loaiza-Betancur AF, Iglesias Gonzalez LE, Chavez Guapo N, Escobar Liquitay CM, Bidonde J

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1 day ago
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