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Quels sont les bénéfices et risques liés aux transfusions de globules rouges pour traiter ou prévenir les complications de la drépanocytose ?

2 days 8 hours ago
Principaux messages
  • Chez les enfants et les adolescents, pour qui la forme anormale des globules rouges due à la drépanocytose entraîne un risque élevé d’infarctus du myocarde, les transfusions de globules rouges normaux au long cours réduisent probablement le risque d’infarctus du myocarde par rapport aux soins standards, et pourrait également diminuer le risque de crise douloureuse (lorsque des globules rouges falciformes obstruent de petits vaisseaux sanguins) et de syndrome thoracique aigu (une obstruction potentiellement fatale de vaisseaux pulmonaires).

  • Les transfusions de globules rouges pourrait augmenter le risque de développer des anticorps contre les globules rouges transfusés et de développer une surcharge en fer (excès de fer dans le sang).

  • La plupart des données probantes disponibles sont sur les enfants atteints d’un type spécifique de drépanocytose (drépanocytose HbSS) ; des données probantes supplémentaires sont nécessaires pour les adultes et les enfants atteints d’autres types de drépanocytose.

Qu’est-ce que la drépanocytose ?

La drépanocytose est une maladie sanguine héréditaire grave dans laquelle les globules rouges, qui transportent l’oxygène dans l’organisme, prennent une forme anormale « en faucille » (falciforme). Les globules rouges normaux sont souples et ont la forme d’un disque, tandis que les globules rouges falciformes sont rigides et ont la forme d’un croissant. Ils sont plus collants et moins souples que les globules rouges normaux, ce qui peut entraîner une obstruction des vaisseaux sanguins, des lésions tissulaires, des lésions organiques et des crises de douleur intense. Ils sont fragiles et se rompent facilement, ce qui entraîne une maladie appelée anémie (nombre insuffisant de globules rouges dans le sang).

Comment traite-t-on la drépanocytose ?

Le traitement de la drépanocytose fait appel à des transfusions de globules rouges sains, de différentes manières :

  • un « apport complémentaire » de sang normal, non drépanocytaire, peut être administré en cas d’anémie ;

  • une « transfusion d'échange » consiste à prélever une partie du sang drépanocytaire du patient pour la remplacer par du sang normal. Cela réduit la proportion de globules rouges falciformes et peut aider dans les situations d’urgence telles qu’un infarctus du myocarde ou un syndrome thoracique aigu ;

  • des transfusions régulières au long cours – généralement mensuelles – pour prévenir les infarctus du myocarde, en particulier lorsque les médicaments, tels que l’hydroxycarbamide (destiné à réduire le risque de crises douloureuses), ne sont pas efficaces.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer à quel moment les transfusions de globules rouges étaient indiquées en cas de drépanocytose pour prévenir :

  • le décès, quelle qu’en soit la cause ;

  • les complications de la drépanocytose, telles que les infarctus du myocarde, le syndrome thoracique aigu et les crises douloureuses.

Nous souhaitions également connaître les effets indésirables éventuels des transfusions de globules rouges, tels que :

  • les réactions transfusionnelles (réactions allergiques, destruction des globules rouges, fièvre) ;

  • la formation d’anticorps contre les globules rouges transfusés (lorsque l’organisme d’une personne combat le sang transfusé) ;

  • une accumulation excessive de fer dans des organes tels que le foie, le cœur et le pancréas (surcharge en fer).

Nous avons examiné plusieurs scénarios d'utilisation des transfusions de globules rouges :

  • transfusions de globules rouges comparées à l’absence de transfusions de globules rouges ;

  • transfusions de globules rouges associées à des soins habituels (analgésiques, perfusions, oxygène), comparées aux soins habituels seuls ;

  • transfusions de globules rouges comparées à la prise de médicaments (par exemple l’hydroxycarbamide) pour réduire les complications de la drépanocytose ;

  • transfusions de globules rouges comparées aux transfusions d’échange visant à réduire la proportion de cellules falciformes dans le sang.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des revues Cochrane analysant les données probantes issues d'études évaluant l'efficacité des transfusions de globules rouges dans la prévention ou le traitement des complications de la drépanocytose. Cette synthèse résume les résultats de ces revues et met à jour une précédente revue Cochrane.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 17 revues pertinentes ; toutefois, seules 5 d’entre elles avaient recensé des études fournissant des données probantes sur les effets de la transfusion de globules rouges et dont les résultats étaient exploitables (9 études, 1 502 participants).

Les 9 études ont toutes été menées dans des pays à revenu élevé (États-Unis, Canada, France, Royaume-Uni) ; leurs conclusions pourraient donc ne pas être très utiles pour les pays à revenu faible ou intermédiaire, dans lesquels les transfusions ne sont pas facilement accessibles avec des risques différents.

La plupart des données probantes concernaient des enfants atteints de la forme HbSS de la drépanocytose. Il existait très peu de données probantes et d’informations importantes concernant les adultes présentant des complications liées à la drépanocytose, telles que la qualité de vie qui n’étaient souvent ni mesurées ni rapportées.

Les cinq revues ont montré qu’il pourrait y avoir peu ou pas de différence en termes de risque de décès, quel que soit le traitement (les décès étant très rares). Nous avons constaté que chez les enfants et les adolescents présentant un risque élevé d’infarctus du myocarde (identifié par un examen échographique spécial) ou ayant eu un « infarctus cérébral silencieux » (infarctus sans symptômes apparents), en comparaison avec les soins standards, les transfusions de globules rouges au long cours :

  • réduisent probablement le risque d’infarctus du myocarde;

  • pourraient réduire le risque de crise douloureuse et de syndrome thoracique aigu ; et

  • pourraient réduire le risque d’infarctus du myocarde silencieux chez les enfants présentant des résultats d’échographie anormaux.

Cependant, les transfusions de globules rouges pourraient être associées à un risque accru de développement d’anticorps contre les globules rouges transfusés et de surcharge en fer.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Il existe très peu de données probantes concernant les transfusions de globules rouges dans le cadre des complications de la drépanocytose. La plupart des données probantes ne s’appliquent qu’aux enfants atteints d’un type spécifique de drépanocytose (la forme HbSS). Les personnes atteintes de drépanocytose vivent de plus en plus longtemps ; des données probantes plus solides sont donc nécessaires pour déterminer quand et comment recourir aux transfusions de globules rouges pour traiter les adultes atteints de drépanocytose, et comment prendre charge des enfants atteints d’autres formes de la maladie.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes sont valables jusqu’en juin 2026.

Katumba AM, Dorée C, Estcourt LJ

What are the benefits and risks of a transplantation of healthy-donor derived blood stem cells into people with a T-cell lymphoma type of blood cancer?

3 days 9 hours ago
Key messages
  • As a first treatment for someone with a rare white blood cell cancer (MTCL), giving someone stem cells from another person (alloSCT) rather than their own stem cells (autoSCT) may make little or no difference to their chance of treatment success or survival.

  • As an extra treatment for someone who is still ill after earlier treatments for MTCL, giving alloSCT rather than any other treatment may make little or no difference to their chance of treatment success or survival.

  • Future studies should look at how best to use alloSCT for MTCL, particularly for different types of MTCL, and when to offer this treatment.

What are mature T-cell lymphomas, and how are they treated?

Mature T-cell lymphomas (MTCLs) are a group of rare blood cancers that affect T-cells (a type of white blood cell). There are several types of MTCL, such as cutaneous T-cell lymphomas (CTCLs), which affect the skin, and non-cutaneous MTCLs, which affect other body parts. Only about half of people with MTCL survive for three years. Traditional cancer treatments that kill cancer cells (chemotherapies) help control the disease for about 30% of people with MTCL.

Stem cells are cells in a person's body that can make copies of themselves and turn into different types of cell. A stem cell transplant replaces damaged cells in a person's body with healthy stem cells, which means they can make healthy blood cells again. If a person's own healthy stem cells can be collected and be used to replace the damaged cells later, this is called autologous stem cell transplantation (autoSCT). Alternatively, healthy stem cells from another person (donor) are used to replace the damaged ones in the person with the disease (allogeneic stem cell transplantation: alloSCT). The new stem cells help the person using the donor's immune system to fight cancer (graft-versus-lymphoma effect). This treatment is particularly helpful for people who have already tried chemotherapy but are still ill.

Using someone else's stem cells can sometimes lead to the new cells attacking the person's body (graft-versus-host disease; GVHD). If this occurs quickly, it is called acute GVHD (aGVHD), whereas if it starts later (or goes on for a long time) it is called chronic GVHD (cGVHD).

What did we want to find out?

We wanted to find out the benefits and risks of alloSCT as a treatment for adults with MTCL. We looked at how well it works and whether it is safe, either when used as a first treatment (first-line) or for people who have already had other treatments but are still ill. We looked at whether treating people with alloSCT improves:

  • the chance of surviving (overall survival);

  • the chance of surviving without cancer coming back or getting worse (progression-free survival);

  • the chance of successful treatment (response rate);

  • well-being.

We also looked at the risks of:

  • treatment causing the person's death;

  • acute or chronic GVHD;

  • any unwanted effects.

What did we do?

We searched for studies that investigated alloSCT compared to any other treatment for MTCL. We compared and summarized the results of the studies and rated our confidence in the evidence, based on factors such as study methods and sizes.

What did we find?

We found three studies that involved 222 people with MTCL; one used alloSCT as a first-line treatment, and two used alloSCT for people who had already had other, unsuccessful, treatments first.

  • One study compared alloSCT to autoSCT as a first treatment for 103 people and found there may be little to no difference in overall survival, progression-free survival, or unwanted effects, and no effect on the response rate. People who had alloSCT had a higher risk of the treatment causing their death. Most people (84%) with alloSCT developed aGVHD, and nearly half (47%) experienced cGVHD.

  • One study compared alloSCT to any other treatment for 102 people with CTCL who were still ill after earlier treatment. There was little to no difference in overall survival or unwanted effects, but progression-free survival may have been longer after alloSCT. 56% of the people with alloSCT had aGVHD, and 31% had cGVHD. However, we are not confident in the evidence from this study. It did not report whether people died from treatment or what the response rate was.

  • Another study gave alloSCT to 17 people with non-cutaneous MTCL who were still ill after previous treatment, but did not compare them to another group. The response rate was 76% after one month. 35% had aGVHD and 41% had cGVHD. The study did not report any unwanted effects. Two years later, about 80% of the people were still alive with a progression-free survival of 64%. About 6% had died from the treatment.

What are the limitations of the evidence?

We are not confident in the evidence because the studies were small and did not always report the results for all the people treated.

How up to date is the evidence?

The evidence is up to date to October 2025.

Stocker LD, Thielecke L, Schmitz C, Monsef I, Skoetz N, Herling M

Un tube transanal peut-il aider à prévenir les fuites après une chirurgie du cancer du rectum ?

3 days 9 hours ago
Principaux messages

Chez les personnes subissant une chirurgie pour un cancer du rectum :

  • L'utilisation d'un tube souple (tube transanal) inséré par l'anus (extrémité de l'intestin par laquelle les selles sont évacuées) pourrait réduire la nécessité d'une nouvelle intervention chirurgicale due à des fuites intestinales. Cependant, on ne sait pas avec certitude si le tube réduit en soi le risque de fuite.

  • Ce résultat variait selon que les patients présentaient ou non une ouverture temporaire dans l’intestin (une stomie de dérivation). Chez les personnes avec stomie de dérivation, les fuites anastomotiques étaient plus fréquentes dans le groupe avec tube transanal que dans le groupe sans tube transanal.

  • Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour identifier les personnes les plus susceptibles de bénéficier d’un tube transanal et pour mieux comprendre les bénéfices et risques potentiels.

Qu’est-ce qu’une fuite anastomotique ?

Après une chirurgie du cancer du rectum, le chirurgien doit reconnecter l’intestin. Cette jonction s’appelle une anastomose. Parfois, l’anastomose ne cicatrise pas correctement, ce qui entraîne une fuite du contenu intestinal dans la cavité abdominale. C'est ce qu'on appelle une fuite anastomotique. Elle peut entraîner une infection grave et compliquer la convalescence.

Comment prévenir une fuite ?

Une méthode courante pour prévenir les fuites consiste à créer une ouverture temporaire dans l’intestin, appelée stomie de dérivation. Cela permet aux selles de sortir du corps sans passer par la jonction intestinale en cours de cicatrisation. Cependant, une stomie de dérivation peut entraîner des complications et nécessite une nouvelle intervention chirurgicale pour la refermer.

Une autre option consiste à introduire un tube souple par l’anus localisé près de l’anastomose intestinale. On parle alors de tube transanal. Ce tube peut réduire la pression, améliorer le drainage et contribuer à diminuer le risque de fuite.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer si l'utilisation d'un tube transanal lors d'une chirurgie du cancer du rectum :

  • réduit le risque de fuite anastomotique ;

  • réduit la nécessité d’une nouvelle intervention chirurgicale ;

  • entraîne des effets indésirables ou d’autres problèmes.

Comment avons-nous procédé ?
Nous avons cherché les études comparant l’utilisation d’un tube transanal à l’absence d’utilisation chez des adultes subissant une chirurgie du cancer du rectum. Nous avons comparé et synthétisé les résultats de ces études, puis évalué le niveau de confiance que nous accordions aux données probantes.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié quatre études impliquant 1 318 personnes ayant subi une chirurgie du cancer du rectum. Près de la moitié d’entre eux ont eu une mise en place d’un tube transanal pendant l’intervention chirurgicale tandis que les autres n’en ont pas eu. Les études ont été menées au Danemark, au Japon et en Chine, et la plupart se sont poursuivies jusqu’à 30 jours après l’intervention chirurgicale. Une étude n’a pas eu recours à une stomie de dérivation. Différents types de tubes ont été utilisés, avec une durée de mise en place de 3 à 7 jours. Différents types d’interventions chirurgicales ont également été pratiqués.

Principaux résultats

Il n'est pas certain que le risque de fuite soit réduit à la suite de la mise en place d’un tube transanal, par rapport à l’absence de mise en place de tube (4 études, 1 318 personnes). Sur 1 000 personnes opérées, le risque de fuite anastomotique serait de 83 chez les personnes ne bénéficiant pas de tube, contre 73 chez celles en bénéficiant. Cependant :

  • Cela pourrait réduire la nécessité d’une nouvelle intervention chirurgicale pour traiter une fuite (3 études, 1 124 personnes). Pour 1 000 personnes opérées, le risque de nouvelle intervention chirurgicale serait de 45 chez celles ne bénéficiant pas d’un tube, contre 14 chez celles en bénéficiant ;

  • Cela pourrait réduire la durée d’hospitalisation après l’intervention chirurgicale, bien que ce résultat repose sur une seule étude portant sur 398 personnes. Les personnes chez lesquelles un tube transanal a été posé ont quitté l’hôpital en moyenne 3,25 jours plus tôt que celles qui n’en avaient pas ;

  • Cela pourrait entraîner d’autres problèmes, tels que des douleurs ou une gêne, mais les données probantes à ce sujet sont incertaines. Environ une personne sur quatre a signalé des douleurs ou une gêne, et chez quelques-unes, la sonde s’est détachée plus tôt que prévu.

  • Les résultats concernant les fuites variaient selon que les patients portaient ou non une stomie de dérivation. Chez les personnes avec stomie de dérivation, les fuites anastomotiques étaient plus fréquentes dans le groupe avec tube transanal que dans le groupe sans tube transanal.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Les études étaient généralement de petite taille, et les résultats variaient d’une étude à l’autre. Certaines études présentaient également des limites sur la méthodologie et la manière dont les résultats ont été rapporté. De ce fait, ces résultats sont incertains et des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre quelles personnes sont les plus susceptibles de bénéficier d’un tube transanal et quels sont les effets indésirables potentiels.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes sont valables jusqu’au 6 août 2025.

Kawamura H, Tsujimoto Y, Miyakawa T, Hashimoto K, Hirano T, Honda M

Chez les adultes recevant une greffe de foie, l’utilisation d’un drain de Kehr lors de la reconstruction biliaire améliore-t-elle les résultats cliniques par rapport à son absence ?

3 days 9 hours ago
Principaux messages
  • Les effets de l’utilisation d’un drain de kehr (un tube de petite taille placé dans le canal qui transporte la bile) sur le risque de décès toutes causes confondues, de fuites biliaires, de nécessité d’une nouvelle greffe et d’événements biliaires indésirables sont incertains.

  • On ne sait pas avec certitude si l’utilisation d’un drain de kehr lors d’une chirurgie des voies biliaires chez les adultes bénéficiant d’une greffe de foie contribue à maintenir ces voies ouvertes ou si elle augmente les complications causées par le drain lui-même.

  • Aucune étude n’a rapporté la qualité de vie.

Qu’est-ce que la greffe du foie et la reconstruction biliaire ?

La greffe du foie est une opération qui consiste à remplacer le foie gravement malade d’une personne par le foie sain d’un donneur. Il s’agit du traitement de référence pour les personnes atteintes d’une maladie hépatique sévère en phase terminale ou d’un cancer du foie. Au cours de cette intervention, une étape majeure consiste à relier la voie biliaire principale du nouveau foie à celle du receveur (une technique appelée anastomose). La voie biliaire principale (le canal cholédoque) est le conduit qui achemine la bile (un liquide qui facilite la digestion) du foie vers l’intestin. Les problèmes liés à cette jonction, tels que des fuites ou un rétrécissement, sont des causes importantes de problèmes de santé et de décès après une greffe.

Qu’est-ce qu’un drain de Kehr ?

Un drain de Kehr est un dispositif médical (un tube de petite taille) qui est mis en place dans le canal cholédoque pendant l’intervention chirurgicale. Il est destiné à faciliter l’écoulement de la bile et doit permettre aux médecins de vérifier si le flux est obstrué. Les chirurgiens ne s’accordent pas sur la question de savoir si l’utilisation de ce drain aide à prévenir les problèmes ou si le dispositif lui-même entraîne de nouvelles complications, telles que des infections ou des obstructions.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer si l’utilisation d’un drain de Kehr était plus ou moins bénéfique que l’absence de drain chez les adultes recevant une greffe du foie. Nous nous sommes particulièrement intéressés :

  • au risque de décès ;

  • aux complications graves des voies biliaires (telles que les fuites de bile ou le rétrécissement des voies biliaires [sténose]) ;

  • à la nécessité d’une nouvelle greffe ;

  • à la qualité de vie.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué des recherches pour trouver des études comparant l’utilisation d’un drain de Kehr à ceux qui n’en ont pas chez des adultes ayant reçu une greffe de foie. Nous avons comparé et résumé les résultats des études et évalué notre niveau de confiance envers ces informations sur la base de facteurs tels que la méthodologie et la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié six études portant sur 844 adultes. Ces études ont été menées en Espagne, en France, au Royaume-Uni et en Allemagne, et ont été publiées entre 1996 et 2013. La plupart des études ont duré au moins 21 mois (4 études). La majorité des participants étaient des hommes (environ 61 %) dont l’âge moyen était de 54 ans.

Notre confiance envers les résultats est très faible. Nous ne pouvons donc pas nous prononcer avec certitude sur les effets du drain de Kehr.

  • Décès toutes causes confondues : nous ne savons pas si l’utilisation du drain de Kehr a un impact.

  • Rétrécissement du canal : l’utilisation d’un drain de Kehr pourrait réduire le risque de rétrécissement du canal cholédoque, mais l’impact sur le receveur est incertain.

  • Fuites biliaires : nous ne savons pas si l’utilisation du drain de Kehr influe sur le risque de fuite biliaire au niveau de la jonction.

  • Complications liées au drain : l’utilisation du drain de Kehr lui-même pourrait augmenter le risque de problèmes. Cependant, ces résultats sont très incertains.

  • Retransplantation : nous ne savons pas si l’utilisation d’un drain de Kehr a une répercussion sur la nécessité de recevoir une nouvelle greffe.

  • Événements indésirables biliaires : nous ne savons pas si l’utilisation du drain de Kehr a une incidence.

  • Aucune étude n’a fourni d’informations sur la qualité de vie.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Nous avons très peu confiance dans les résultats. Les informations disponibles sur la manière dont les études ont été menées étaient insuffisantes, ce qui est susceptible d’introduire des erreurs dans les résultats. Les études étaient de petite taille et les résultats variaient considérablement d’une étude à l’autre.

Aucune nouvelle étude n’a été publiée sur ce sujet depuis 2013. Toutes les études incluses ont été menées dans des centres européens. Nos résultats ne peuvent pas être généralisés à des populations soumises à des contextes socio-économiques différents. Depuis la publication de la dernière étude incluse dans cette revue, les pratiques de transplantation ont évolué. Ces changements ont une incidence sur la sélection des donneurs pour la greffe de foie et sur la conservation des organes jusqu’à leur transplantation chez la personne qui en a besoin. Par conséquent, nos résultats pourraient ne pas s’appliquer aux pratiques actuelles de transplantation.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes valables jusqu’au 28 avril 2026.

de Oliveira Filho JJ, Riera R, Kleinubing DR, Adão D, Shiraiwa DK, Matos D, Linhares MMoura, supported by the Cochrane Hepato-Biliary Group

Wie hilfreich und sicher sind verschiedene Formen der Ernährungsunterstützung für ältere Menschen im Krankenhaus mit Mangelernährung oder einem Risiko dafür?

3 days 9 hours ago
Kernaussagen
  • Im Vergleich zur üblichen Krankenhausversorgung senkt medizinische Spezialnahrung (rechtlich: Lebensmittel für besondere medizinische Zwecke) möglicherweise das Sterberisiko und das Risiko schwerwiegender Krankheitskomplikationen im ersten Monat nach der Krankenhausaufnahme.

  • Bei der Fähigkeit, Alltagsfunktionen auszuführen, der Lebensqualität, der Länge des Krankenhausaufenthalts und beim Körpergewicht sind wir entweder sehr unsicher, welche Vor- und Nachteile die verschiedenen Formen der Ernährungsunterstützung haben, oder die Evidenz zeigt, dass sie im Vergleich zur üblichen Versorgung kaum oder gar keinen Unterschied bewirken.

  • Größere und gut konzipierte Studien, in denen verschiedene Arten der Ernährungsunterstützung miteinander verglichen werden, könnten unser Vertrauen in diese Ergebnisse stärken.

Was ist Mangelernährung?

Mangelernährung liegt vor, wenn die Aufnahme von Energie und Eiweiß nicht ausreicht, um den Bedarf des Körpers zu decken. Dadurch können die Fett- und Muskelreserven des Körpers abnehmen. Mangelernährung schwächt den Körper und beeinträchtigt die Fähigkeit des Immunsystems, Infektionen abzuwehren. Ältere Menschen mit Mangelernährung haben ein höheres Risiko für Krankheitskomplikationen, den Verlust ihrer Selbstständigkeit und den Tod als ältere Menschen ohne Mangelernährung. Auch ihre Lebensqualität ist schlechter.

Ältere Menschen können aus verschiedenen Gründen mangelernährt sein oder ein Risiko für Mangelernährung haben, zum Beispiel wegen Appetitlosigkeit, Problemen beim Kauen, körperlicher Einschränkungen oder Einsamkeit.

Ältere Menschen im Krankenhaus sind besonders gefährdet, eine Mangelernährung zu entwickeln. Möglicherweise essen und trinken sie nicht genug, obwohl ihr Bedarf an Energie und Eiweiß aufgrund ihrer Erkrankung erhöht ist. Etwa ein Drittel bis zwei Drittel der älteren Menschen im Krankenhaus sind von Mangelernährung betroffen oder haben ein entsprechendes Risiko.

Wie wird Mangelernährung behandelt?

Mangelernährung kann auf verschiedene Weise behandelt werden. Dazu gehören medizinische Spezialnahrung mit zusätzlicher Energie, Eiweiß und anderen Nährstoffen, Hilfe beim Essen und Trinken, zusätzliche Snacks, eiweißreiche Lebensmittel oder Nahrungsergänzungsmittel, Ernährungsberatung und individuell angepasste Kombinationen dieser Maßnahmen.

Was wollten wir herausfinden?

Bei älteren Menschen im Krankenhaus, die mangelernährt sind oder ein Risiko für Mangelernährung haben, wollten wir herausfinden, ob verschiedene Formen der Ernährungsunterstützung der Standardversorgung überlegen sind im Hinblick auf:

  • die Verminderung des Risikos für Todesfälle und schwerwiegende gesundheitliche Beeinträchtigungen (z. B. Komplikationen wie Infektionen oder Wundheilungsstörungen);

  • die Fähigkeit der Menschen zur Bewältigung grundlegender Alltagsaktivitäten und die Verbesserung ihrer Lebensqualität;

  • die Verkürzung des Krankenhausaufenthalts; und

  • die Zunahme von Körpergewicht und Muskelmasse.

Wir wollten auch wissen, welche Art der Ernährungsunterstützung am besten ist.

Wie gingen wir vor?

Wir suchten nach Studien mit Menschen ab 65 Jahren, die im Krankenhaus behandelt wurden und mangelernährt waren oder ein Risiko für Mangelernährung hatten. Wir schlossen Studien ein, in denen eine Form der Ernährungsunterstützung mit einer anderen verglichen wurde oder mit der üblichen Versorgung im Krankenhaus (also der normalen Krankenhausverpflegung), teils zusammen mit einer Scheinbehandlung, die genauso aussah wie die getesteten Nahrungsergänzungsmittel. Wir haben alle Maßnahmen zusammengefasst und miteinander verglichen. Wie sicher wir uns bei den Ergebnissen sind, haben wir unter anderem anhand der Studienmethoden und der Zahl der teilnehmenden Personen bewertet.

Was fanden wir heraus?

Wir haben 21 Studien mit insgesamt 3309 älteren Menschen im Krankenhaus mit verschiedenen akuten Erkrankungen gefunden. Wir haben die Ernährungsmaßnahmen, die sie erhielten, in fünf Kategorien unterteilt:

  • medizinische Spezialnahrung in flüssiger oder fester Form (Lebensmittel für besondere medizinische Zwecke);

  • proteinreiche Lebensmittel oder Nahrungsergänzungsmittel;

  • energiereiche Ergänzungsprodukte;

  • individuelle Unterstützung beim Essen durch eine Pflegekraft, die zum Beispiel Essensvorlieben berücksichtigt, die Sitz- oder Liegeposition anpasst und beim Essen hilft;

  • eine individuell angepasste, umfassende Ernährungsbetreuung durch eine Diätassistenz oder Ernährungsfachkraft, die zum Beispiel Mahlzeiten anpasst oder berät.

Hauptergebnisse

Im Vergleich zur üblichen Krankenhausversorgung können spezielle Speisen und Getränke nach einem Monat im Krankenhaus möglicherweise:

  • das Sterberisiko senken (57 weniger Todesfälle pro 1000 älteren Menschen);

  • schwerwiegende Krankheitskomplikationen reduzieren (84 weniger pro 1000 älteren Menschen).

Im Vergleich zur Standardversorgung im Krankenhaus sind wir entweder sehr unsicher, wie sich medizinische Spezialnahrung, proteinangereicherte Lebensmittel oder Nahrungsergänzungsmittel, Energiezusätze, individuelle Unterstützung beim Essen und eine umfassende, individuell angepasste Ernährungsbetreuung auf folgende Endpunkte auswirken, oder diese Maßnahmen haben möglicherweise nur geringe oder gar keine Auswirkungen auf:

  • die Fähigkeit, alltägliche Grundverrichtungen auszuführen;

  • die Lebensqualität;

  • die Dauer des Krankenhausaufenthalts;

  • das Körpergewicht und die Muskelmasse.

Beim Vergleich der verschiedenen Formen der Ernährungsunterstützung zeigte sich nicht, dass eine davon bei den untersuchten Ergebnissen allen anderen überlegen war.

Was schränkt die Evidenz ein?

Unser Vertrauen in die Ergebnisse ist aus mehreren Gründen gering oder sehr gering. In einigen Studien wurden Methoden verwendet, die möglicherweise zu Fehlern in den Ergebnissen geführt haben. Viele Studien waren klein. Außerdem untersuchten sie nicht immer alle Aspekte, die für uns wichtig waren, etwa die Muskelmasse oder den direkten Vergleich verschiedener Formen der Ernährungsunterstützung. Zudem unterscheiden sich ältere Menschen im Krankenhaus stark hinsichtlich ihrer Erkrankungen und ihrer körperlichen Fähigkeiten. Deshalb konnten wir nicht beurteilen, wie sich die verschiedenen Formen der Ernährungsunterstützung bei unterschiedlichen Personen auswirken.

Wie aktuell ist die Evidenz?

Die Evidenz entspricht dem Stand vom 2.Juli 2024.

Kiesswetter E, Schwarzer G, Stadelmaier J, Lohner S, Grummich K, Dagnelie PC, Beck AM, Beelen J, Botella-Carretero JI, Faxén-Irving G, Hickson M, Iff S, Johansen A, Sharma Y, Sorensen JM, Kaegi-Braun N, Wunderle C, Bongaerts B, Meerpohl JJ, Norman K,…

Welches Dialyseverfahren bietet Erwachsenen mit Nierenversagen die größten Vorteile: Hämodiafiltration, Hämofiltration oder Hämodialyse?

3 days 9 hours ago
Kernaussagen
  • Bei Erwachsenen mit Nierenversagen (wenn die Nieren ihre lebenswichtigen Funktionen nicht mehr ausreichend erfüllen können) senkt die konvektive Dialyse im Vergleich zur herkömmlichen Hämodialyse wahrscheinlich sowohl das allgemeine Sterberisiko als auch das Risiko, an einer Herz-Kreislauf-Erkrankung zu sterben.

  • Die konvektive Dialyse hat wahrscheinlich kaum oder keinen Einfluss auf das Auftreten nicht tödlicher Herz-Kreislauf-Ereignisse. Sie hat möglicherweise kaum oder keinen Einfluss auf starke Müdigkeit, Probleme mit dem Gefäßzugang für die Dialyse, Krankenhausaufenthalte oder die allgemeine Lebensqualität.

  • Nur wenige Studien verglichen die verschiedenen konvektiven Dialyseverfahren direkt miteinander. Daher bleibt unklar, ob sich die Verfahren in ihrer Wirksamkeit und Sicherheit unterscheiden.

Was ist Nierenversagen und wie wird es behandelt?

Menschen mit Nierenversagen (wenn die Nieren ihre lebenswichtigen Funktionen nicht mehr ausreichend erfüllen) können mit einer Dialyse behandelt werden. Dabei werden Abfallstoffe und überschüssige Flüssigkeit aus dem Blut entfernt. Bei der herkömmlichen Hämodialyse werden Abfallstoffe und überschüssige Flüssigkeit mithilfe eines Dialysegeräts aus dem Blut entfernt. Die erweiterte Hämodialyse ist eine Weiterentwicklung der herkömmlichen Hämodialyse. Dabei werden spezielle Filter eingesetzt, die auch größere Abfallstoffe aus dem Blut entfernen können. Die konvektive Dialyse ist eine neuere Behandlungsform. Dabei werden Abfallstoffe mithilfe eines Flüssigkeitsstroms durch eine Filtermembran aus dem Blut entfernt. So lassen sich auch größere Abfallstoffe entfernen. Es gibt drei Arten der konvektiven Dialyse: 1) Hämofiltration: Bei diesem Verfahren werden Abfallstoffe mithilfe eines Flüssigkeitsstroms durch eine Filtermembran aus dem Blut entfernt. 2) Hämodiafiltration: Dieses Verfahren kombiniert die herkömmliche Hämodialyse mit der Entfernung von Abfallstoffen durch einen Flüssigkeitsstrom 3) Acetatfreie Biofiltration: Diese besondere Form der Hämodiafiltration verwendet eine spezielle Ersatzlösung, die dazu beitragen soll, den Blutdruck während der Dialyse stabil zu halten. Wir haben diese neueren Dialyseverfahren mit der herkömmlichen und der erweiterten Hämodialyse verglichen.

Was wollten wir herausfinden?

Wir wollten herausfinden, welche Vor- und Nachteile konvektive Dialyseverfahren im Vergleich zur herkömmlichen Hämodialyse bei Erwachsenen mit Nierenversagen haben.

Wir wollten herausfinden, ob konvektive Dialyseverfahren das allgemeine Sterberisiko und das Risiko, an einer Herz-Kreislauf-Erkrankung zu sterben, verringern. Außerdem wollten wir untersuchen, ob diese Verfahren die Energie und Lebensqualität verbessern, Krankenhausaufenthalte verringern und Probleme mit dem Gefäßzugang für die Dialyse verhindern.

Wie gingen wir vor?

Wir suchten nach Studien, in denen die konvektive Dialyse mit der herkömmlichen Hämodialyse bei Erwachsenen mit Nierenversagen verglichen wurde.

Wir verglichen und fassten die Ergebnisse zusammen und bewerteten unser Vertrauen in die Evidenz anhand von Faktoren wie Studienmethoden und Größe der Studien.

Was fanden wir heraus?

Wir fanden 62 Studien mit insgesamt 6.897 erwachsenen Teilnehmenden; 54 Studien verglichen die konvektive Hämodialyse mit der herkömmlichen Hämodialyse (6.525 Erwachsene). Wir haben die Ergebnisse der Studien miteinander verglichen, um festzustellen, welche Behandlung wirksamer ist.

  • Im Vergleich zur herkömmlichen Hämodialyse senkt die konvektive Dialyse wahrscheinlich sowohl das allgemeine Sterberisiko als auch das Risiko, an einer Herz-Kreislauf-Erkrankung zu sterben.

  • Die konvektive Dialyse hat wahrscheinlich kaum oder keinen Einfluss auf das Auftreten nicht tödlicher Herz-Kreislauf-Ereignisse.

  • Die konvektive Dialyse hat möglicherweise kaum oder keinen Einfluss auf starke Erschöpfung, Probleme mit dem Gefäßzugang für die Dialyse, Krankenhausaufenthalte oder die allgemeine Lebensqualität.

  • Es gab zu wenige Daten aus Studien, die verschiedene konvektive Dialyseverfahren direkt miteinander verglichen. Daher bleibt unklar, ob sich die Verfahren voneinander unterscheiden.

Was schränkt die Evidenz ein?

Wir haben mäßiges Vertrauen in die Ergebnisse zum allgemeinen Sterberisiko, zum Risiko, an einer Herz-Kreislauf-Erkrankung zu sterben, sowie zum Auftreten nicht tödlicher Herz-Kreislauf-Ereignisse. Wir haben geringes Vertrauen in die Ergebnisse zu starker Erschöpfung, Problemen mit dem Gefäßzugang für die Dialyse, Krankenhausaufenthalten und der allgemeinen Lebensqualität. Das liegt daran, dass an einigen Studien nur wenige Erwachsene teilnahmen oder die Studien keine Ergebnisse zu diesen Endpunkten berichteten. Außerdem unterschieden sich die Studien darin, wie die Behandlungen durchgeführt wurden. Dies erschwerte direkte Vergleiche. Zukünftige Studien sollten sich darauf konzentrieren, wie sich diese Behandlungen auf den Alltag von Erwachsenen mit Nierenversagen auswirken.

Wie aktuell ist die vorliegende Evidenz?

Die Evidenz ist auf dem Stand von April 2025.

Vernooij RWM, Strippoli GFM, Veltkamp DMJ, Nistor I, Craig JC, Saglimbene VM, Covic AC, Vecchio M, supported by Cochrane Kidney and Transplant

Welchen Nutzen und welche Risiken hat Koffein bei Atemproblemen von Neugeborenen, die wenige Wochen zu früh geboren wurden?

5 days 10 hours ago
Kernaussagen
  • Nur eine Studie untersuchte, ob die Gabe von atemstimulierenden Medikamenten wie Koffein bei Neugeborenen, die wenige Wochen zu früh geboren wurden, dazu beitragen kann, Probleme mit niedrigen Sauerstoffwerten oder der Atmung zu verhindern oder zu verringern. Das bedeutet, dass wir nur über sehr wenig Evidenz zu ihrer Anwendung verfügen.

  • Koffein verringert möglicherweise die Häufigkeit von Sauerstoffmangel bei späten Frühgeborenen im Verlauf einer Woche nach Behandlungsbeginn. Wir sind sehr unsicher, ob es den Bedarf an Atemunterstützung (zum Beispiel durch Beatmungsgeräte) verringert oder unerwünschte Wirkungen verursacht.

  • Es sind weitere Untersuchungen erforderlich, um festzustellen, ob atemstimulierende Medikamente für Neugeborene, die wenige Wochen zu früh geboren wurden, hilfreich und sicher sind. Wir fanden einige Studien, die bald veröffentlicht werden und dazu beitragen werden, die Evidenz zu aktualisieren.

Was sind späte Frühgeborene?

Neugeborene, die wenige Wochen zu früh, zwischen der 34. und 36. Schwangerschaftswoche, geboren wurden, werden als „späte Frühgeborene" bezeichnet. Diese Frühgeborenen sind noch nicht so weit entwickelt wie termingerecht geborene Neugeborene (nach 37 Wochen oder 8,5 Monaten), und ihre Lungen sowie andere Organe können schwächer sein.

Was ist intermittierende Hypoxämie?

Manchmal kann der Sauerstoffgehalt im Blut für kurze Zeit absinken (ein Zustand, der als intermittierende Hypoxämie bezeichnet wird). Passiert das, fällt das Atmen schwer. Atembeschwerden können langfristige Probleme verursachen, indem sie das Gehirn schädigen.

Was sind Methylxanthine?

Methylxanthine sind Arzneimittel, die das Atmen erleichtern. Sie regen den Atemantrieb an, also den Impuls des Körpers, regelmäßig zu atmen, und erweitern zusätzlich die Atemwege. Koffein ist die am häufigsten verwendete Art von Methylxanthin, da es weniger unerwünschte Wirkungen hat als andere Arten.

Was wollten wir herausfinden?

Obwohl Methylxanthine wie Koffein häufig und erfolgreich zur Behandlung von Atemproblemen bei sehr frühgeborenen (vor der 32. Schwangerschaftswoche geborenen) Neugeborenen eingesetzt werden, kommen sie bei späten Frühgeborenen seltener zum Einsatz, und es ist unklar, ob diese Behandlung ihnen helfen kann. Wir wollten herausfinden, ob Methylxanthine besser als keine Behandlung oder eine Scheinbehandlung (Placebo) geeignet sind, um Probleme mit niedrigen Sauerstoffwerten oder der Atmung bei späten Frühgeborenen zu verhindern oder zu behandeln. Außerdem wollten wir wissen, ob diese Medikamente unerwünschte Wirkungen haben.

Wie gingen wir vor?

Wir suchten nach Studien, in denen Methylxanthine bei späten Frühgeborenen mit einem Placebo oder keiner Behandlung verglichen wurden. Wir suchten nach Studien, in denen Folgendes gemessen wurde:

  • wie oft bei den Neugeborenen ein niedriger Sauerstoffgehalt auftrat;

  • ob sie Unterstützung beim Atmen benötigten;

  • wie lange sie im Krankenhaus blieben;

  • ob die Behandlung unerwünschte Wirkungen hatte;

  • ob die Neugeborenen bis zur Entlassung aus dem Krankenhaus überlebten.

Wir untersuchten die Ergebnisse der einzigen Studie, die wir fanden. Wir fassten die Ergebnisse zusammen und bewerteten unser Vertrauen in die Evidenz anhand von Faktoren wie der Anzahl der Neugeborenen in der Studie (Studiengröße) und den bei der Durchführung der Studie angewandten Methoden.

Was fanden wir heraus?

Wir fanden eine Studie aus Neuseeland mit 132 spätgeborenen Frühgeborenen. In der Studie wurden verschiedene Koffein-Dosierungen mit einem Placebo verglichen. Es ergaben sich folgende Ergebnisse:

  • Koffein verringert möglicherweise die Häufigkeit von Sauerstoffmangel bei den Neugeborenen im Verlauf einer Woche nach Behandlungsbeginn.

  • Es ist unklar, ob Koffein bei anderen Problemen hilft, zum Beispiel dabei, Atemunterstützung zu vermeiden, oder ob es den Krankenhausaufenthalt verkürzt oder die Chancen erhöht, bis zur Entlassung aus dem Krankenhaus zu überleben.

  • Es ist unklar, ob Koffein unerwünschte Wirkungen verursacht.

  • Die Studie berichtete nicht über andere wichtige Endpunkte, wie die langfristige Entwicklung oder die Häufigkeit von Atemstillständen (Apnoe).

Wir fanden keine Studien, die untersucht haben, ob Methylxanthine bei diesen Neugeborenen zur Behandlung von Atemproblemen eingesetzt werden können, anstatt sie vorbeugend zu verabreichen.

Was schränkt die Evidenz ein?

Die größte Einschränkung besteht darin, dass wir nur eine Studie gefunden haben. Das bedeutet, dass wir uns hinsichtlich der Ergebnisse nicht sicher sein können. Die Studie berichtete nicht über alle Endpunkte, über die wir mehr wissen wollten, und einige Ergebnisse waren unklar. Unser Vertrauen in diese Ergebnisse ist sehr gering, da sie auf nur einer kleinen Studie beruhen und wir einige Bedenken hinsichtlich der Durchführung und Berichterstattung der Studie hatten. Zukünftige Forschungsarbeiten könnten diese Ergebnisse ändern.

Wie aktuell ist die vorliegende Evidenz?

Die Evidenz ist auf den Stand von Dezember 2025. Derzeit laufen fünf weitere Studien. Sobald diese abgeschlossen sind, könnten ihre Ergebnisse uns helfen, besser zu verstehen, ob Methylxanthine für spätgeborene Neugeborene hilfreich und sicher sind.

Bodrero E, Isaza-López MC, Pahl A, Fiander M, Soll RF, Bruschettini M, supported by Cochrane Sweden and the Cochrane Neonatal Review Group

Quels sont les bénéfices d’un apport supplémentaire en vitamine D chez les nourrissons nés prématurément et présentant un faible poids à la naissance ?

1 week 1 day ago
Principaux messages
  • L’administration de suppléments de vitamine D aux nourrissons nés prématurément (avant 37 semaines de gestation) et présentant un faible poids à la naissance (moins de 2 500 g) réduit probablement le risque de carence en vitamine D (taux de vitamine D inférieur à 30 nmol/l) et d’insuffisance en vitamine D (taux de vitamine D inférieur à 50 nmol/l).

  • Des doses plus élevées (800 UI/jour et plus) de vitamine D chez les prématurés réduisent probablement le risque de carence en vitamine D, comparativement à des doses plus faibles (de 200 UI à moins de 800 UI/jour). Cependant, des doses plus élevées pourraient également entraîner des taux excessifs de vitamine D chez certains prématurés.

  • De futures études devront déterminer les doses optimales de vitamine D en fonction du poids des nourrissons et rendre compte de critères de jugement importants tels que la santé osseuse.

Pourquoi la vitamine D est-elle importante pour les nourrissons nés prématurément ou présentant un faible poids à la naissance ?

La vitamine D aide l'organisme à absorber le calcium présent dans les aliments, ce qui est essentiel au développement et à la solidité des os. Sans un apport suffisant en vitamine D, les os peuvent s’amincir, se fragiliser ou se déformer. Chez les enfants, on parle alors de rachitisme. La vitamine D est synthétisée par la peau sous l’effet de la lumière du soleil. On la trouve également dans le poisson, la viande et d’autres aliments d’origine animale. Les nouveau-nés pourraient ne pas être exposés à la lumière du soleil et les nourrissons alimentés au lait maternel pourraient ne pas recevoir suffisamment de vitamine D. Les taux sanguins de vitamine D considérés comme suffisants chez les nourrissons se situent entre 50 nanomoles par litre (50 nmol/l) et 250 nmol/l ; on parle d’« insuffisance » en dessous de 50 nmol/l et de « carence » en dessous de 30 nmol/l. Le traitement repose sur des compléments pouvant être pris par voie orale ou administrés par injection. Un excès de vitamine D (supérieur à 250 nmol/l) peut entraîner des effets indésirables, tels qu’une hypercalcémie et des calculs rénaux. Les recommandations en matière de supplémentation en vitamine D varient d’un pays à l’autre.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer la dose ou la durée optimale de la supplémentation en vitamine D chez les prématurés et les nourrissons de faible poids à la naissance. Nous souhaitions savoir si la supplémentation en vitamine D :

  • réduit la carence ou l’insuffisance en vitamine D ;

  • améliore la santé osseuse ;

  • provoque des effets indésirables.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études comparant la supplémentation en vitamine D à l’absence de supplémentation, ou comparant des doses plus élevées (supérieures à 800 unités internationales (UI)) à des doses plus faibles (de 200 UI à 800 UI) chez les prématurés (nés avant 37 semaines de gestation) ou les nourrissons de faible poids à la naissance (moins de 2 500 g).

Nous avons comparé et synthétisé les résultats des études, puis évalué notre niveau de confiance dans la validité et la fiabilité de ces résultats, en nous appuyant sur des facteurs tels que les méthodes utilisées et la taille des études.

Qu'avons-nous découvert ?

Nous avons identifié 34 études portant sur 5 012 nourrissons.

Principaux résultatsSupplémentation en vitamine D par rapport à l’absence de supplémentation (11 études, 1 514 prématurés)

La supplémentation en vitamine D réduit probablement le risque de carence en vitamine D (bénéfices observés chez 1 nourrisson sur 4 ayant reçu une supplémentation ; 4 études, 385 nourrissons) et pourrait réduire le risque d’insuffisance en vitamine D (bénéfices observés chez 1 nourrisson sur 3 ayant reçu une supplémentation ; 4 études, 385 nourrissons) au moment de la sortie de l’hôpital. Les effets sur la santé osseuse et les marqueurs sanguins de la santé osseuse n’ont pas été rapportés.

Supplémentation en vitamine D par rapport à l’absence de supplémentation (1 étude, 2 079 nourrissons nés presque à terme et présentant un faible poids à la naissance)

La supplémentation en vitamine D réduit probablement la carence en vitamine D (bénéfices observés chez 1 nourrisson sur 3 ayant reçu une supplémentation ; 453 nourrissons) et réduit probablement l’insuffisance en vitamine D (bénéfices observés chez 1 nourrisson sur 3 ayant reçu une supplémentation ; 453 nourrissons) à l’âge de six mois. Les effets sur la santé osseuse et les marqueurs sanguins de la santé osseuse, ainsi que les taux sanguins excessivement élevés de calcium et de vitamine D, n’ont pas été rapportés.

Supplémentation en vitamine D à forte dose (800 UI/jour ou plus) par rapport à une faible dose (200 à 800 UI/jour) (25 études, 1 546 prématurés)

Les doses plus élevées de vitamine D réduisent probablement le risque de carence en vitamine D (bénéfices observés chez 1 nourrisson sur 8 ayant reçu une supplémentation ; 11 études ; 672 nourrissons) et pourraient réduire le risque d’insuffisance en vitamine D (bénéfices observés chez 1 nourrisson sur 4 ayant reçu une supplémentation ; 11 études ; 683 nourrissons) davantage que les doses plus faibles de vitamine D. Cependant, les doses plus élevées entraînent probablement des taux de vitamine D trop élevés et dangereux pour la santé (effets indésirables chez 1 nourrisson sur 25 ayant reçu une supplémentation ; 5 études ; 395 nourrissons). Des doses plus élevées de vitamine D chez les prématurés pourraient accroître la santé osseuse grâce à l’amélioration des marqueurs sanguins de la santé osseuse. Cependant, il pourrait y avoir peu ou pas de différence concernant l'aspect des os à la radiographie (7 études, 447 nourrissons).

Quelles sont les limites des données probantes ?

Les informations sur la santé osseuse et les effets indésirables, notamment les taux élevés de calcium sanguin, sont insuffisantes.

Nous avons fondé notre jugement sur le fait que les données probantes reposent sur un petit nombre de cas, que les parents et les évaluateurs participant aux études savaient quel traitement était administré, et que quelques nourrissons n'ont pas été suivis jusqu'à la fin de l'étude. Nous ne sommes pas sûrs des autres effets indésirables liés à des taux de vitamine D anormalement élevés et à une hypercalcémie, en raison du faible nombre d’événements et du nombre restreint de participants.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes sont à jour jusqu’en février 2026.

Pharande P, Middleton JL, Cooper C, Pammi M, Osborn DA, Abdel-Latif ME

Programmes d'activité physique visant à améliorer la minéralisation osseuse (développement osseux) et la croissance chez les nourrissons prématurés

1 week 1 day ago
Principaux messages
  • Chez les nourrissons prématurés, les programmes d'activité physique pourraient apporter un léger bénéfice en termes de développement osseux et de gain pondéral à court terme.

  • Les programmes d’activité physique pourraient avoir peu ou pas d’effet sur le gain de taille.

  • Nous ne savons pas si les programmes d’activité physique ont un effet sur le risque de fractures (os cassés), et nous ne disposons pas d’informations suffisantes pour évaluer leurs bénéfices et effets indésirables à long terme.

Qu'entend-on par « développement osseux insuffisant et retard de croissance » chez les nourrissons prématurés ?

Les bébés nés trop tôt (avant 37 semaines de grossesse) bénéficient souvent de soins visant à limiter leur activité physique afin de réduire le stress et les complications qui y sont associées. Cependant, le manque d’activité physique pourrait entraîner un développement osseux insuffisant et un retard de croissance, en particulier chez les nouveau-nés de très faible poids à la naissance (c’est-à-dire les bébés pesant moins de 1 500 g à la naissance). Cela pourrait avoir des conséquences à long terme, comme cela a été observé chez les enfants et les adultes alités.

En quoi consistent les programmes d’activité physique ?

Les programmes d’activité physique consistent en des exercices quotidiens au cours desquels toutes les articulations des bras et des jambes sont doucement mobilisées et soumises à de légères pressions pendant quelques minutes chaque jour, sur une période de plusieurs semaines.

Qu’entend-on par minéralisation osseuse?

La minéralisation osseuse est le processus par lequel des minéraux, principalement le calcium et le phosphore, sont incorporés au tissu osseux nouvellement formé, rendant l’os dur et solide.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions déterminer si les programmes d’activité physique mis en place pendant l’hospitalisation initiale aidaient les nourrissons prématurés à développer des os plus solides et à mieux grandir. Nous avions prévu d’évaluer cela à la fin du programme, puis 12 à 24 mois après la date prévue de l’accouchement. Nous souhaitions également examiner si ces programmes ont un effet sur le risque de fractures (os cassés).

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études comparant des programmes d’activité physique à l’absence de programmes structuré chez les nourrissons prématurés.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons inclus dans notre revue 15 études de petite taille portant sur 434 nourrissons.

Nous avons constaté que les nourrissons prématurés ayant suivi un programme quotidien d’activité physique pendant plusieurs semaines pourraient présenter une minéralisation osseuse légèrement meilleure et un gain pondéral plus important à la fin du programme, mais nous sommes incertains quant à ces résultats.

Nous ne savons pas si les programmes d’activité physique ont un effet à long terme sur le contenu minéral osseux, car aucune des études incluses n’a fourni d’informations sur ce critère de jugement. Nous n’avons trouvé aucune donnée probante indiquant que les programmes d’activité physique réduisaient ou augmentaient la croissance de la taille. Nous avons trouvé des données probantes très incertaines concernant leur effet sur la fréquence des fractures.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Notre confiance dans les résultats est faible à très faible, car bon nombre des études incluses étaient de petite taille ou présentaient des limites méthodologiques. Lorsque plusieurs études ont été combinées pour des critères de jugement spécifiques, les résultats étaient souvent imprécis et incohérents. De ce fait, nous ne savons pas avec certitude si les programmes d’activité physique ont des effets significatifs sur la minéralisation osseuse, le gain pondéral, le gain de taille ou le risque de fracture.

Les données probantes ne concernent que les critères de jugement évalués au cours du séjour hospitalier initial, et nous ne disposons pas de données probantes concernant les effets à plus long terme.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette revue actualise notre précédente revue datant de 2014. Les données probantes ont été actualisées en octobre 2025.

Kaempfen S, Cooper C, Schulzke SM, supported by Cochrane Neonatal

Hilft medizinisches Cannabis bei Schlafstörungen und welche Risiken hat es?

1 week 1 day ago
Kernaussagen
  • Medizinisches Cannabis hat bei Erwachsenen mit Schlafstörungen möglicherweise keinen oder nur einen geringen Nutzen. Die Evidenz ist jedoch sehr unsicher.

  • Personen, die medizinisches Cannabis einnahmen, berichteten über mehr unerwünschte Wirkungen als diejenigen, die ein Placebo (Scheinbehandlung) erhielten.

  • Es sind weitere, größere Studien erforderlich, die verschiedene Cannabispräparate untersuchen und auch deren langfristige Wirkungen erfassen.

Was versteht man unter Schlafstörungen?

Bei einer Schlafstörung (Insomnie) haben Betroffene Schwierigkeiten einzuschlafen, durchzuschlafen oder wachen zu früh auf. Dies kann den Alltag beeinträchtigen, beispielsweise durch Müdigkeit, Antriebslosigkeit, Konzentrationsschwierigkeiten oder Stimmungsschwankungen. Von einer chronischen Schlafstörung spricht man, wenn die Schlafprobleme mindestens dreimal pro Woche über einen Zeitraum von mindestens drei Monaten auftreten.

Schlafstörungen sind weit verbreitet, insbesondere bei älteren Menschen und Frauen. Schlafstörungen können allein oder in Verbindung mit Erkrankungen wie chronischen Schmerzen, Depressionen, Angstzuständen oder Krebs auftreten. Schlafstörungen können die Gesundheit und Lebensqualität beeinträchtigen sowie zu Schwierigkeiten im Beruf oder in der Schule führen. Daher sind sie ein bedeutendes Problem für die öffentliche Gesundheit.

Wie werden Schlafstörungen behandelt?

Eine wichtige Behandlung bei Schlafstörungen ist die kognitive Verhaltenstherapie (eine Form der Psychotherapie). Sie hilft dabei, Denk- und Verhaltensweisen zu verändern, die den Schlaf beeinträchtigen, und ist häufig wirksam. Wenn diese nicht verfügbar oder unwirksam ist, kommen kurzfristig Medikamente zum Einsatz. Diese können jedoch unerwünschte Wirkungen wie Schläfrigkeit und Gedächtnisstörungen verursachen und einige können abhängig machen. Deshalb ist ihre langfristige Anwendung häufig nur eingeschränkt möglich. Deshalb wächst das Interesse an alternativen Behandlungsmöglichkeiten wie medizinischem Cannabis.

Medizinisches Cannabis umfasst Präparate, die aus der Cannabispflanze gewonnen und zur Behandlung verschiedener Erkrankungen eingesetzt werden. Es kann verschiedene Wirkstoffe enthalten, darunter Tetrahydrocannabinol und Cannabidiol. Bei bis zu 80 % der Anwendenden können jedoch unerwünschte Wirkungen wie Schwindel, Mundtrockenheit, Gedächtnisprobleme, gesteigerter Appetit, Müdigkeit, Stress und Angstgefühle auftreten.

Was wollten wir herausfinden?

Wir wollten herausfinden:

  • ob medizinisches Cannabis Erwachsenen mit Schlafstörungen im Vergleich zu einem Placebo oder anderen Behandlungen zu einem besseren Schlaf verhilft;

  • ob medizinisches Cannabis unerwünschte Wirkungen verursacht.

Wie gingen wir vor?

Wir suchten nach Studien, in denen medizinisches Cannabis bei Erwachsenen mit diagnostizierter Schlafstörung mit einem Placebo oder einem anderen Medikament verglichen wurde. Wir haben die Ergebnisse der Studien verglichen und zusammengefasst. Anschließend bewerteten wir, wie vertrauenswürdig die Evidenz ist. Dabei berücksichtigten wir unter anderem, wie die Studien durchgeführt wurden und wie viele Personen daran teilnahmen.

Was fanden wir heraus?

Wir fanden neun Studien mit 537 Erwachsenen (meist mittleren Alters) mit Schlafstörungen. Die meisten Studien umfassten Personen mit einer chronischen Schlafstörung, bei denen die Schlafprobleme seit mindestens 3 Monaten bestanden. Drei Studien untersuchten hingegen Personen mit akuter Schlafstörung, die weniger als drei Monate bestand. An den Studien nahmen mehr Frauen als Männer teil, und die meisten fanden in Industrieländern statt. Die meisten Studien umfassten weniger als 50 Teilnehmende und dauerten nur wenige Wochen. In den Studien wurden verschiedene Arten von medizinischen Cannabispräparaten getestet, darunter solche, die Tetrahydrocannabinol, Cannabidiol oder Kombinationen aus beiden enthielten. Die Teilnehmenden erhielten die Präparate in Form von Ölen, Kapseln oder Gelen. In acht von neun Studien wurde medizinisches Cannabis mit einem Placebo verglichen.

Hauptergebnisse

Medizinisches Cannabis hat im Vergleich zu einem Placebo möglicherweise nur geringe bis gar keine Wirkungen auf:

  • die Schlafqualität/Zufriedenheit mit dem Schlaf (7 Studien, 374 Personen);

  • die Gesamtschlafdauer (6 Studien, 194 Personen);

  • die Tagesfunktionsfähigkeit (5 Studien, 144 Personen).

Möglicherweise verbessert sich die Lebensqualität (3 Studien, 95 Personen), doch die Evidenz ist sehr ungewiss.

Es wurden mehr unerwünschte Wirkungen berichtet (3 Studien, 98 Personen). Medizinisches Cannabis erhöht möglicherweise das Risiko für unerwünschte Wirkungen im Vergleich zu einem Placebo (3 cross-over-Studien, 98 Teilnehmende).

  • Von den 98 Teilnehmenden berichteten 37 nur während der Behandlung mit Cannabis über unerwünschte Wirkungen,

  • niemand berichtete während der Placebobehandlung über unerwünschte Wirkungen,

  • 14 berichteten sowohl während der Behandlung mit Cannabis als auch Plazebo über unerwünschte Wirkungen und

  • 47 während keiner der beiden Behandlungen.

Was schränkt die Evidenz ein?

Unser Vertrauen in die Evidenz ist sehr gering. An den meisten Studien nahmen nur wenige Personen teil und die Beobachtungszeiträume waren kurz. Daher lässt sich die Wirksamkeit und Sicherheit von medizinischem Cannabis über längere Zeiträume nur schwer beurteilen. In den Studien wurden unterschiedliche Cannabispräparate und verschiedene Methoden zur Erfassung des Schlafes angewendet, was den Vergleich der Ergebnisse zwischen den Studien erschwerte.

In den Studien wurden unterschiedliche Cannabispräparate eingesetzt und der Schlaf auf verschiedene Weise erfasst. Dies erschwerte es, die Ergebnisse der Studien miteinander zu vergleichen.

Wie aktuell ist die vorliegende Evidenz?

Die Evidenz ist auf dem Stand von April 2025.

Varela LB, Miño Zambrano JE, Maura Goncalves Costa B, Santos Marques da Silva G, Escobar Liquitay CM, Díaz Menai S, Meza N, Garegnani LI

What are the benefits and harms of interventions to increase eating of fruit and vegetables among children aged five years and under?

1 week 2 days ago
Key messages

• Child-feeding interventions probably lead to a small increase in eating of vegetables in children aged five years and under.

• Multicomponent interventions probably lead to a small increase in eating of fruit and vegetables in children aged five years and under.

• Parent nutrition education interventions may lead to little or no increase in eating of fruit and vegetables in children aged five years and under.

Why is eating enough fruit and vegetables important?

Not eating enough fruit and vegetables leads to a considerable health burden in developed countries. Eating adequate amounts of fruit and vegetables is associated with a reduced risk of future non-communicable diseases (such as heart and circulatory disease) amongst other immediate health benefits. Early childhood is a critical period for the establishment of dietary habits that track into adulthood. Interventions to increase consumption of fruit and vegetables in early childhood may therefore be an effective strategy to reduce this disease burden.

What did we want to find out?

We wanted to know the benefits and harms of interventions designed to increase eating of fruit or vegetables or both amongst children aged five years and under.

What did we do?

We searched various electronic databases to find studies. We contacted the authors of the included studies for additional potentially relevant studies. Any randomised study (where participants have the same chance of being assigned to treatment or a no-treatment control) of interventions aiming to increase the intake of fruit or vegetables or both by children aged five years and under, which measured intake, was eligible. Two review authors independently searched for and extracted information from studies. We searched up to March 2023.

What did we find?

We included 53 studies with 12,350 people taking part. Sixteen studies examined child-feeding practice interventions (e.g. repeated exposure to vegetables); 20 examined multicomponent interventions (e.g. combining two or more interventions, such as preschool policy changes with parent nutrition education); 17 examined parent nutrition education interventions; two examined child nutrition education interventions; and one each examined child-focused mindfulness or providing families with fruit and vegetable interventions. Child-feeding practice interventions and multicomponent interventions probably lead to small increases in children's intake of fruit and vegetables in the short term (less than 12 months). Parent nutrition education interventions may lead to little to no increase in children's eating of fruit and vegetables. Limited information was available on cost and unintended harms. Of the studies that did report these, intervention costs ranged from 325 to 1500 US dollars (USD). No unintended harms were found in the two studies that reported assessing them. Studies reporting funding support received governmental or charitable funds, except for one study that received industry funding.

What are the limitations of the evidence?

No studies were conducted in low-income countries and only one study was conducted in a middle-income country. Our confidence in the current evidence is moderate for child feeding and multicomponent interventions, and low for parent nutrition education interventions.

How up-to-date is this evidence?

This evidence is up-to-date to March 2023. This is a living systematic review. Living systematic reviews offer a new approach to review updating, in which the review is continually updated, incorporating relevant new evidence as it becomes available. Please refer to the Cochrane Database of Systematic Reviews for the current status of this review.

Hodder RK, O'Brien KM, Wyse RJ, Tzelepis F, Yoong S, Stacey FG, Wolfenden L

Quels sont les bénéfices et les risques des interventions visant à augmenter la consommation de fruits et légumes chez les enfants âgés de cinq ans et moins ?

1 week 2 days ago
Principaux messages

- Les interventions en matière d'alimentation des enfants conduisent probablement à une légère augmentation de la consommation de légumes chez les enfants âgés de cinq ans et moins.

- Les interventions à composantes multiples conduisent probablement à une légère augmentation de la consommation de fruits et légumes chez les enfants âgés de cinq ans et moins.

- Les interventions d'éducation nutritionnelle des parents pourraient conduire à peu ou pas d'augmentation de la consommation de fruits et légumes chez les enfants âgés de cinq ans et moins.

Pourquoi est-il important de manger suffisamment de fruits et de légumes ?

Le fait de ne pas manger suffisamment de fruits et de légumes représente un fardeau sanitaire considérable dans les pays développés. La consommation de quantités adéquates de fruits et légumes est associée à une réduction du risque de maladies non transmissibles futures (telles que les maladies cardiaques et circulatoires), parmi d’autres bénéfices immédiats pour la santé. La petite enfance représente une période critique pour l'établissement d'habitudes alimentaires qui se poursuivent à l'âge adulte. Les interventions visant à augmenter la consommation de fruits et légumes dans la petite enfance pourraient donc constituer une stratégie efficace pour réduire cette charge de morbidité.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions connaître les bénéfices et les risques des interventions visant à augmenter la consommation de fruits ou de légumes, ou des deux, chez les enfants âgés de cinq ans et moins.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études dans diverses bases de données électroniques. Nous avons contacté les auteurs des études incluses pour obtenir d'autres études potentiellement pertinentes. Toute étude randomisée (dans laquelle les participants ont les mêmes chances d'être affectés au groupe de traitement ou au groupe de contrôle) portant sur des interventions visant à augmenter la consommation de fruits ou de légumes, ou des deux, chez les enfants âgés de cinq ans ou moins, et mesurant cette consommation, était éligible. Deux auteurs de la revue ont, de manière indépendante, recherché et extrait les informations des études. Nous avons effectué des recherches jusqu'en mars 2023.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons inclus 53 études auxquelles ont participé 12350 personnes. Seize études ont examiné les interventions sur les pratiques d'alimentation des enfants (par exemple, l'exposition répétée aux légumes) ; 20 ont examiné les interventions à composantes multiples (par exemple, la combinaison de deux interventions ou plus, telles que les changements de politique préscolaire avec l'éducation nutritionnelle des parents) ; 17 ont examiné les interventions d'éducation nutritionnelle des parents ; deux ont examiné les interventions d'éducation nutritionnelle des enfants ; et chacune des études a examiné une intervention de pleine conscience axée sur l'enfant ou apportant aux familles des interventions sur les fruits et les légumes. Les interventions relatives aux pratiques d'alimentation des enfants et les interventions à composantes multiples conduisent probablement à de légères augmentations de la consommation de fruits et légumes par les enfants à court terme (moins de 12 mois). Les interventions d'éducation nutritionnelle des parents pourraient conduire à peu ou pas d’augmentation de la consommation de fruits et légumes par les enfants. Les informations disponibles sur les coûts et les risques involontaires étaient limitées. Parmi les études qui les ont rapportés, les coûts d'intervention variaient de 325 à 1500 dollars américains (USD). Aucun risque involontaire n'a été constaté dans les deux études qui ont rapporté les avoir évalués. Les études rapportant un soutien financier ont reçu des fonds gouvernementaux ou caritatifs, à l'exception d'une étude qui a reçu un financement de l'industrie.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Aucune étude n'a été réalisée dans des pays à faible revenu et seule une étude a été réalisée dans un pays à revenu intermédiaire. Notre confiance dans les données probantes actuelles est modérée en ce qui concerne l'alimentation des enfants et les interventions à composantes multiples, et faible pour les interventions d'éducation nutritionnelle des parents.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Ces données probantes sont à jour jusqu'en mars 2023. Il s'agit d'une revue systématique dynamique. Les revues systématiques dynamiques offrent une nouvelle approche de la mise à jour des revues, dans laquelle la revue est continuellement mise à jour, en intégrant les nouvelles données probantes pertinentes dès quelles sont disponibles. Veuillez consulter la base de données Cochrane des revues systématiques pour connaître le statut actuel de cette revue.

Hodder RK, O'Brien KM, Wyse RJ, Tzelepis F, Yoong S, Stacey FG, Wolfenden L

Quels sont les facteurs qui influencent le respect des recommandations en matière de prévention et de contrôle des infections (PCI) liées à la COVID-19 par les professionnels de santé ?

1 week 2 days ago
Principaux messages
  • Si les professionnels de santé estiment bénéficier d’un bon soutien de la part de leurs responsables, reçoivent une formation en matière de PCI et sont informés des recommandations de PCI de manière claire et utile, ils sont mieux à même de suivre ces recommandations.

  • Si l'espace de travail est insuffisant, s'ils sont trop occupés, s'ils ne disposent pas de suffisamment d'équipements de protection individuelle (EPI) et d'autres fournitures ou si les patients ne suivent pas les conseils, il est alors plus difficile pour les professionnels de santé de respecter les recommandations en matière de PCI.

  • Les professionnels de santé qui souhaitent se protéger eux-mêmes, ainsi que leurs familles et leurs patients, ont tendance à essayer de respecter ces recommandations autant que possible, mais la qualité et l’ajustement des EPI dont ils disposent peuvent rendre cette tâche plus difficile.

  • Des recherches supplémentaires sont nécessaires sur la formation, la communication et l’éducation afin de faciliter le respect des recommandations par les professionnels de santé, sur la mise en place de systèmes visant à réduire au minimum les contacts avec les patients, et sur la mise à disposition d’EPI adaptés pour leur permettre d’être préparés à faire face à des pandémies.

Contexte

La COVID-19 est une maladie infectieuse respiratoire qui s’est propagée dans le monde entier en 2020. Pendant la pandémie de COVID-19, les professionnels de santé devaient empêcher le virus de se propager à d’autres patients, à eux-mêmes ou au grand public. Les recommandations en matière de prévention et de contrôle des infections (PCI) ont pour but de fournir aux professionnels de santé des informations sur l’utilisation des équipements de protection individuelle (EPI) tels que les masques, les gants et les blouses ; l’isolement des patients atteints de la COVID-19 ; et des procédures de nettoyage plus strictes. Cependant, certains facteurs facilitent le respect de ces recommandations par les professionnels de santé, tandis que d’autres le rendent plus difficile.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions déterminer :

  • ce qui a facilité et ce qui a compliqué le respect des recommandations en matière de PCI liées à la COVID-19 par les professionnels de santé ;

  • comparer nos résultats à ceux de notre revue Cochrane existante, publiée en 2020, afin de mettre en évidence les similitudes et les différences entre la COVID-19 et d’autres maladies infectieuses respiratoires.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué une recherche d’études portant sur les points de vue et les expériences des professionnels de santé concernant le respect des recommandations en matière de PCI liées à la COVID-19.

  • Les recommandations pouvaient être locales, nationales ou internationales, pour tout contexte de soins.

  • Les études pouvaient être menées dans des hôpitaux, des établissements de soins de longue durée ou des structures de soins de santé de proximité.

  • Les professionnels de santé pouvaient être soit des équipes soignantes, soit du personnel de soutien travaillant dans les lieux susmentionnés.

Nous avons ensuite recherché les thèmes (éléments importants) qui se dégageaient des données :

  • Organisationnel : soutien à la sécurité, communication et formation ;

  • Environnemental : espace de travail, ventilation, installations, disponibilité des EPI ;

  • Individuel : connaissances, attitudes, utilisation des EPI.

Nous avons évalué notre niveau de confiance dans chaque étude et chaque résultat en fonction de la qualité méthodologique.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 170 études. Afin de faciliter le traitement des données, nous avons sélectionné 26 études qui représentaient le mieux l’ensemble des études. Celles-ci portaient sur les points de vue et les expériences des infirmières et infirmiers, des médecins et des autres professionnels de santé confrontés à la COVID-19 dans les hôpitaux et les établissements de soins où les personnes vivent et reçoivent des soins.

Plusieurs facteurs influencent le respect des recommandations de PCI par les professionnels de santé. Ils ont indiqué que :

  • il était plus facile de respecter les recommandations lorsqu’ils bénéficiaient du soutien de leurs responsables et lorsque les recommandations étaient communiquées de manière claire et accessible ;

  • il était plus difficile de respecter les recommandations lorsqu’ils étaient très occupés, en sous-effectif, ou lorsque les patients et les visiteurs refusaient de porter un masque et de respecter la distanciation sociale ;

  • la formation était très importante. Cependant, ils n’ont pas tous eu la possibilité de suivre une formation en matière de PCI ;

  • ils avaient besoin d'un espace suffisant, d'EPI et d'autres fournitures, de stations de lavage des mains et de douches pour respecter les consignes de prévention et de contrôle des infections ;

  • ceux qui avaient de bonnes connaissances et une attitude positive envers la PCI étaient plus enclins à respecter les recommandations ;

  • les professionnels de santé craignaient de s’infecter eux-mêmes et d’infecter d’autres personnes, mais certains se sont moins inquiétés une fois que la vaccination a commencé ;

  • le port de l’EPI était inconfortable sur de longues périodes et, s’ils n’étaient pas bien ajustés ou étaient de mauvaise qualité, il leur était plus difficile de mettre en pratique les mesures de PCI.

De nombreux facteurs affectent la volonté et la capacité des professionnels de santé à suivre les recommandations de PCI. Pour le public et les patients fréquentant les établissements de santé, cette revue souligne que l’adhésion aux mesures de prévention et de contrôle des infections sera meilleure dans les lieux où le personnel est soutenu, formé et dispose de fournitures adéquates. Il est toutefois important de noter que bon nombre de ces difficultés (par exemple, les espaces surpeuplés) sont d’ordre structurel et ne relèvent pas de la responsabilité individuelle du personnel.

Notre revue comprend une série de questions fondées sur nos résultats afin d’aider les prestataires de soins de santé à planifier, mettre en œuvre ou gérer des stratégies de PCI pour s’assurer que leurs employés respectent les recommandations de PCI concernant des maladies telles que la COVID-19, qui peuvent se propager à l’échelle mondiale et toucher de nombreuses personnes simultanément.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Nous avions une grande confiance dans certaines données probantes, mais dans l’ensemble, notre confiance était limitée. En effet, aucune étude n’a porté sur la santé mentale et les problèmes rencontrés par les enfants, ce qui signifie que nous ne savons pas avec certitude dans quelle mesure nos conclusions s’appliquent à ces groupes. De plus, les données issues des études ont été pour la plupart recueillies au plus fort de la pandémie (en 2020) ; nous n’avons donc aucun moyen de savoir si les pratiques relatives aux recommandations de PCI, la formation et les EPI ont évolué par la suite.

Cette revue est-elle à jour ?

Cette revue actualise (et élargit) notre précédente revue (2020). Les données probantes sont à jour jusqu’en avril 2024.

Houghton C, Meskell P, Delaney H, Sheehan S, O Donoghue C, Glenton C, Booth A, Jorem G, Chan XHS, Devane D, Biesty LM

Quels sont les bénéfices et risques de l’énucléation de la prostate (ablation chirurgicale du tissu prostatique) au laser Holmium (HoLEP) par rapport à d’autres interventions chirurgicales de la prostate ?

1 week 2 days ago
Principaux messages
  • HoLEP et l'intervention standard sur la prostate (RTUP) pourraient soulager les symptômes urinaires et améliorer la qualité de vie dans une mesure similaire et présenteraient des complications graves comparables au cours de la première année suivant l'intervention.

  • HoLEP réduit probablement le recours à une transfusion sanguine par rapport à la RTUP, à la prostatectomie (ablation de la prostate) et à l’ablation au laser (utilisation d’un faisceau laser pour détruire le tissu prostatique). Sur 1 000 hommes traités, environ 36 de moins auraient besoin d’une transfusion.

  • Nous ne disposons pas encore de données probantes suffisantes pour affirmer que HoLEP est plus adaptée aux prostates de très grande taille ou aux personnes prenant certains médicaments anticoagulants.

Qu’est-ce que l’hyperplasie bénigne de la prostate ?

La prostate est une petite glande que l’on trouve uniquement chez les hommes. Il s’agit d’une affection non cancéreuse caractérisée par une augmentation du volume de la prostate à mesure que l’homme vieillit, ce qui peut entraver l’écoulement de l’urine. C'est comme si un tuyau se rétrécissait et rendait la miction plus difficile.

Comment traite-t-on l’hyperplasie bénigne de la prostate ?

Les traitements comprennent des changements de mode de vie, des médicaments et des interventions chirurgicales. Pendant longtemps, l'intervention chirurgicale la plus courante était appelée résection trans-urétrale de la prostate (RTUP). Lors d'une RTUP, le médecin utilise un petit instrument introduit par l'urètre (le canal par lequel passe l'urine) pour réséquer le tissu prostatique excédentaire. Aujourd’hui, les médecins utilisent également des lasers pour réaliser cette intervention. L'une des techniques de chirurgie au laser est appelée HoLEP.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions comparer HoLEP à d’autres options chirurgicales en termes de soulagement des symptômes, de qualité de vie et de tolérance (effets indésirables).

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études dans lesquelles les médecins comparaient HoLEP à d’autres interventions chirurgicales de la prostate. Nous avons examiné l’efficacité de chaque intervention chirurgicale, son niveau de sécurité et la rapidité de récupération des patients. Nous avons ensuite synthétisé tous les résultats et évalué la fiabilité de chaque étude.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 52 études portant sur 6 242 hommes ayant subi une chirurgie de la prostate. Ce résumé se concentre sur les études comparant HoLEP à la RTUP — l’intervention standard de la prostate — au cours de la première année suivant l’intervention, car c’est la comparaison la plus pertinente pour les hommes devant choisir entre ces deux interventions. L’âge moyen des hommes variait de 65 à 74 ans, et la taille moyenne de la prostate dans les études variait de 30 cm³ à 142 cm³. Les études ont été menées dans 11 pays.

  • Symptômes et qualité de vie : HoLEP pourrait soulager les symptômes urinaires (14 études, 1 666 personnes) et améliorer la qualité de vie (6 études, 876 personnes) dans une mesure similaire à celle de la RTUP. Les différences observées étaient de trop petite taille pour avoir une importance pour les hommes.

  • Complications graves : HoLEP pourrait entraîner des complications graves similaires (10 études, 1 147 personnes) à celles de la RTUP.

  • Réintervention chirurgicale et fonction érectile : ces aspects sont probablement similaires après les deux interventions.

  • Éjaculation : aucune étude n’a rapporté sur l’éjaculation après l’une ou l’autre de ces interventions, alors que cet aspect revêt une grande importance pour de nombreux hommes.

  • Transfusion sanguine : HoLEP réduit probablement le risque de devoir recourir à une transfusion sanguine par rapport à la plupart des autres interventions chirurgicales. Environ 44 hommes sur 1 000 nécessitent une transfusion après une RTUP, contre environ 8 sur 1 000 après une HoLEP (15 études, 1 755 personnes).

  • Nous avons également comparé HoLEP à d'autres interventions au laser, à d'autres techniques d'énucléation et à la chirurgie à ciel ouvert, et nous avons examiné les résultats au-delà d'un an. Ces résultats sont présentés dans la revue complète.

Quelles sont les limites ?
  • Qualité des études : la plupart des études présentaient des problèmes de conception, par exemple : il est impossible de cacher l’identité des chirurgiens et très difficile de cacher aux patients le type d’intervention pratiquée, ce qui peut affecter la manière dont les résultats sont mesurés et rapportés. Seules quelques études disposaient de protocoles préenregistrés donc certains résultats pourraient avoir été rapportés de manière sélective. Pour ces raisons, notre niveau de confiance dans de nombreux résultats est faible ou très faible.

  • Suivi de courte durée : la plupart des études n’ont suivi les patients que pendant une période maximale de 12 mois. Nous ne savons pas si les bénéfices de HoLEP se maintiennent sur des périodes plus longues, ni si les taux de réintervention diffèrent de manière significative à long terme.

  • Aucune étude n’a rapporté une quelconque comparaison de la fonction éjaculatoire. Étant donné qu’environ trois hommes sur quatre présentent une éjaculation rétrograde (orgasme sec) après une HoLEP, il s’agit là d’une lacune importante. Les données sur les fuites urinaires (incontinence) après l'intervention chirurgicale n'ont pas non plus été rapportées de manière cohérente.

  • Expérience des chirurgiens : la plupart des chirurgiens participant aux études incluses possédaient une expérience élevée de HoLEP. Les résultats réels pourraient varier lorsque les chirurgiens sont encore en phase d'apprentissage : les taux de complications continuent de baisser avec l'expérience et ne se stabilisent qu'après environ 350 interventions.

  • Données probantes limitées pour certains groupes de patients : nous n’avons pas pu réaliser les analyses prévues pour les hommes présentant une prostate de très grande taille (≥ 80 ml) ou ceux prenant des médicaments anticoagulants car trop peu d’études incluaient ces patients. Or, ce sont précisément les groupes pour lesquels HoLEP pourrait offrir le plus grand avantage ; il s’agit donc d’une lacune particulièrement importante.

  • Moins d’études pour certains comparateurs : la plupart des données probantes comparent HoLEP à la RTUP ; nous sommes moins certains quant aux comparateurs : ablation au laser, autres techniques d’énucléation ou chirurgie à ciel ouvert.

Cette revue est-elle à jour ?

Cette revue est à jour au 8 avril 2026.

Sathianathen N, Hwang EC, Brown SJane, Bakker C, Borofsky MS, Ergun O, Dahm P

La stimulation électrique des muscles des jambes améliore-t-elle la structure et la fonction musculaires chez les adultes atteints d'insuffisance rénale sous dialyse ?

1 week 2 days ago
Principaux messages
  • Les données probantes sont très incertaines quant à savoir si la stimulation électrique neuromusculaire (SENM) (petites impulsions électriques délivrées à travers la peau pour provoquer la contraction des muscles) améliore les activités quotidiennes et l’autonomie ou influe sur le risque de décès chez les adultes atteints d’insuffisance rénale sous hémodialyse.

  • La SENM pourrait entraîner peu ou pas de différence au niveau de la tension artérielle ou de la fréquence cardiaque au repos. Aucune étude n’a fait état de fatigue, de douleur, d’infection ou de problèmes liés à l’accès vasculaire pour la dialyse.

  • Des recherches supplémentaires sont nécessaires car de nombreux critères de jugement importants, notamment la fatigue, la douleur, l’infection et les problèmes liés à l’accès vasculaire pour la dialyse, n’ont pas été rapportés. Aucune des études n’incluait d’adultes sous dialyse péritonéale.

Quelle est la problématique ?

Les adultes atteints d’insuffisance rénale (une affection dans laquelle les reins ne fonctionnent plus suffisamment bien pour maintenir une personne en vie) et sous dialyse (une procédure consistant à utiliser une machine pour éliminer les déchets, l’excès de sel et de liquide du sang lorsque les reins cessent de fonctionner correctement) souffrent souvent de faiblesse musculaire et d’une perte de force en raison d’une activité physique réduite et des effets de la maladie rénale. Faire de l’exercice peut aider, mais de nombreux adultes sous dialyse ont du mal à pratiquer une activité physique en raison de la fatigue, de la maladie ou d’un manque de temps. La stimulation électrique neuromusculaire (SENM) envoie de petites impulsions électriques à travers la peau pour provoquer la contraction des muscles. Cette technique permet de renforcer les muscles sans qu’il soit nécessaire de pratiquer un exercice volontaire et peut s’avérer particulièrement utile pour les personnes qui ne peuvent pas pratiquer d’activité physique. La SENM a été utilisée avec succès dans d’autres pathologies, mais son efficacité chez les adultes atteints d’insuffisance rénale sous dialyse n’est pas encore clairement établie.

Que voulions-nous savoir ?

Cette revue visait à déterminer si la SENM pouvait aider les adultes sous dialyse. Nous souhaitions déterminer si elle améliore les activités quotidiennes et l’autonomie, la santé cardiovasculaire, la mortalité, la fatigue, la douleur, l’infections et les problèmes liés à l’accès vasculaire pour la dialyse.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué des recherches dans plusieurs bases de données scientifiques afin de recenser les études évaluant les effets de la SENM sur les jambes d’adultes sous dialyse. Les études ont été incluses si elles comparaient la SENM à l’absence de SENM.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 12 études portant sur 348 adultes atteints d’insuffisance rénale et sous hémodialyse. Les résultats de 299 participants étaient disponibles pour un ou plusieurs critères de jugement. La plupart des études étaient de petite envergure, duraient entre 4 et 20 semaines et ont été menées dans des centres d’hémodialyse répartis dans huit pays. Dans la plupart des études, la SENM était appliquée aux muscles des jambes pendant la séance de dialyse.

  • Une seule étude de petite envergure a cherché à déterminer si la SENM aidait les adultes à participer aux activités quotidiennes et à vivre de manière autonome. Les données probantes étaient très incertaines ; nous ne savons donc pas si la SENM a un effet significatif.

  • Quatre études ont montré que la SENM pourrait avoir peu ou pas d’effet sur la tension artérielle, et deux études ont montré qu’elle pouvait avoir peu ou pas d’effet sur la fréquence cardiaque au repos.

  • Un participant recevant des soins usuels est décédé au cours d’une étude. Les données probantes étaient très incertaines ; nous ne savons donc pas si la SENM a un impact sur le risque de décès.

  • Aucune étude n’a évalué si la SENM réduisait la fatigue, la douleur, les infections ou les problèmes liés à l’accès vasculaire pour la dialyse.

  • Aucune des études n’incluait d’adultes sous dialyse péritonéale.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Nous n’avons pas une grande confiance dans la plupart des résultats. La plupart des études ne portaient que sur un petit nombre de personnes, il est donc difficile de savoir si les résultats pourraient être les mêmes avec des groupes plus importants. Certaines études n’ont pas décrit clairement leur protocole, ce qui rend plus difficile l’évaluation de la fiabilité des résultats. De nombreuses études n’ont pas non plus mesuré ou rapporté de critères de jugement importants pour les personnes sous dialyse, tels que la fatigue, la douleur, l’infections ou les problèmes d’accès vasculaire pour la dialyse. Les programmes de SENM variaient également dans leur mode de mise en œuvre, il est donc difficile de déterminer quel programme de traitement est le plus efficace.

Les données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes s’appuient sur des recherches menées jusqu’en juin 2025.

Beresford L, Burgess LC, Dewhurst S, Hutchison A, Pandyan AD, supported by Cochrane Kidney and Transplant

Welchen Nutzen und möglichen Schaden haben Maßnahmen zur Steigerung des Verzehrs von Obst und Gemüse bei Kindern unter fünf Jahren?

1 week 2 days ago
Kernaussagen

- Maßnahmen zur Förderung bestimmter Praktiken der Kinderernährung (wie das wiederholte Anbieten und Belohnen) führen wahrscheinlich zu einem geringfügigen Anstieg des Verzehrs von Gemüse bei Kindern unter fünf Jahren.

- Multikomponenten-Interventionen führen wahrscheinlich zu einem geringfügigen Anstieg des Verzehrs von Obst und Gemüse bei Kindern unter fünf Jahren.

- Die Aufklärung der Eltern über gesunde Ernährung führt möglicherweise nur zu einer geringen oder gar keiner Erhöhung des Obst- und Gemüseverzehrs bei Kindern unter fünf Jahren.

Warum ist es wichtig, ausreichend Obst und Gemüse zu essen?

Der unzureichende Konsum von Obst und Gemüse stellt in den Industrieländern eine bedeutsame Belastung für die Gesundheit dar. Der regelmäßige Verzehr ausreichender Mengen an Obst und Gemüse wird neben anderen sofortigen gesundheitlichen Vorteilen auch mit einem verringerten Risiko für zukünftige nicht übertragbare Krankheiten, wie Herz-Kreislauf-Erkrankungen, in Verbindung gebracht. Die frühe Kindheit ist eine prägende Phase für die Entwicklung von Ernährungsgewohnheiten, die sich bis ins Erwachsenenalter fortsetzen. Maßnahmen zur Förderung des Obst- und Gemüseverzehrs in der frühen Kindheit könnten daher eine wirksame Strategie zur Reduzierung dieser Krankheitslast darstellen.

Was wollten wir herausfinden?

Wir wollten wissen, welchen Nutzen und welchen Schaden Interventionen haben, die darauf abzielen, den Verzehr von Obst oder Gemüse oder beidem bei Kindern unter fünf Jahren zu steigern.

Wie gingen wir vor?

Wir durchsuchten verschiedene elektronische Datenbanken, um Studien zu finden. Wir kontaktierten die Autor*innen der eingeschlossenen Studien, um weitere potenziell relevante Studien zu erhalten. Alle randomisierten Studien, die Maßnahmen zur Förderung des Obst- oder Gemüseverzehrs (oder beides) bei Kindern bis zu fünf Jahren untersuchten und den Verzehr erfassten, wurden berücksichtigt. Zwei Review-Autor*innen suchten und extrahierten unabhängig voneinander die Informationen aus Studien. Unsere Suche umfasst den Zeitraum bis März 2023.

Was fanden wir?

Wir schlossen 53 Studien mit 12.350 Teilnehmenden ein. Sechzehn Studien untersuchten Interventionen, die sich mit den Ernährungspraktiken von Kindern beschäftigen, wie etwa dem wiederholten Anbieten von Gemüse. Zwanzig Studien untersuchten Mehrkomponenten-Interventionen, bei denen zwei oder mehr Maßnahmen kombiniert wurden, beispielsweise Änderungen der Vorschulrichtlinien in Verbindung mit Aufklärung der Eltern zu gesunder Ernährung. Siebzehn Studien konzentrierten sich auf die Aufklärung der Eltern über gesunde Ernährung, während zwei Studien die Erziehung der Kinder zu gesunder Ernährung untersuchten. Jeweils eine Studie untersuchte die Einführung von Achtsamkeitsübungen für Kinder oder die Bereitstellung von Obst und Gemüse für Familien. Maßnahmen zur Förderung bestimmter Praktiken der Kinderernährung und Multikomponenten-Interventionen führen wahrscheinlich kurzfristig (im Zeitraum bis 12 Monate) zu einem geringfügigen Anstieg des Obst- und Gemüseverzehrs bei Kindern. Eine Aufklärung der Eltern über gesunde Ernährung führt möglicherweise nicht zu einer Steigerung des Obst- und Gemüsekonsums bei Kindern oder hat nur einen minimalen Einfluss darauf. Über Kosten und unbeabsichtigte negative Auswirkungen lagen nur begrenzte Informationen vor. In den Studien, die darüber berichteten, lagen die Interventionskosten zwischen 325 und 1500 US-Dollar (USD). In den beiden Studien, die gezielt nach negativen Auswirkungen suchten, wurden keine negativen Effekte festgestellt. Die Studien, die finanzielle Unterstützung erhielten, wurden überwiegend durch staatliche oder gemeinnützige Mittel gefördert, mit Ausnahme einer Studie, die von der Industrie finanziert wurde.

Was schränkt die Evidenz ein?

Es wurden keine Studien in Ländern mit niedrigem Einkommen durchgeführt und nur eine Studie wurde in einem Land mit mittlerem Einkommen durchgeführt. Unser Vertrauen in die derzeitige Evidenz ist moderat für Maßnahmen zur Förderung bestimmter Praktiken der Kinderernährung und Multikomponenten-Interventionen und niedrig für Maßnahmen zur Aufklärung der Eltern über gesunde Ernährung.

Wie aktuell ist die vorliegende Evidenz?

Diese Evidenz ist auf dem Stand von März 2023. Dies ist ein „lebendiger“ systematischer Review (living systematic review). Living Systematic Reviews arbeiten mit einem neuen Ansatz für die Aktualisierung von Reviews, bei dem der Review kontinuierlich aktualisiert wird und relevante neue Evidenz eingearbeitet wird, sobald diese verfügbar ist. Den aktuellen Stand dieses Reviews sehen Sie in der Cochrane Database of Systematic Reviews .

Hodder RK, O'Brien KM, Wyse RJ, Tzelepis F, Yoong S, Stacey FG, Wolfenden L

La stimulation de plusieurs sens (tels que l’ouïe, le toucher, le goût et l’odorat) chez les prématurés améliore-t-elle leur croissance et leur développement sain ou réduit-elle le risque de décès ?

1 week 3 days ago
Principaux messages
  • La stimulation multisensorielle (stimulation de plusieurs sens à la fois) pourrait favoriser la croissance des prématurés en augmentant leur prise de poids avant leur sortie de l’hôpital. Cependant, on ne sait pas clairement si elle améliore les critères de jugement de développement à long terme ou réduit le risque de décès, car les données probantes sont limitées et incertaines.

  • Par rapport à la stimulation d’un seul sens (le toucher seul), il n’est pas certain que la stimulation multisensorielle soit plus efficace que le toucher seul pour augmenter la prise de poids pendant l’intervention.

Qu’est-ce que la stimulation multisensorielle et comment fonctionne-t-elle ?

La stimulation multisensorielle consiste à proposer aux prématurés des expériences qui activent au moins deux de leurs sens. Les sens sollicités et les types de stimulation utilisés comprennent notamment :

  • l’ouïe — la voix d’un parent, un chant ou une musique apaisante ;

  • le toucher — un massage ou des mouvements passifs ;

  • l'odorat et le goût — l'odeur de la mère ou du lait maternel ;

  • l'équilibre — un léger balancement ou un changement de position du bébé ;

  • la vue — un éclairage tamisé et cyclique, ainsi que des formes simples, des couleurs ou des motifs en mouvement.

Au cours de la période néonatale, le cerveau se développe très rapidement. Offrir des expériences sensorielles positives à ce stade peut aider les prématurés de plusieurs façons, notamment en favorisant leur mémoire, en les aidant à réguler leurs émotions et en améliorant leur apprentissage et leur développement précoces.

Que voulions-nous savoir ?

Nous souhaitions déterminer si la stimulation multisensorielle, comparée à la stimulation monosensorielle ou aux soins standards, aidait les prématurés à survivre, à grandir, à rester en bonne santé et à bien se développer. Plus précisément, nous souhaitions déterminer si la stimulation multisensorielle pouvait :

  • réduire le nombre de bébés présentant de graves troubles du développement entre 18 et 24 mois, tels que la paralysie cérébrale, un retard de développement, des limitations des capacités mentales, la cécité ou la surdité ;

  • réduire le nombre de bébés décédant pendant la période néonatale ou avant leur sortie de l’hôpital ;

  • augmenter la prise de poids des nourrissons au moment de leur sortie de l'hôpital.

Nous avons également examiné d’autres indicateurs importants de la santé des bébés, notamment :

  • la durée de leur séjour à l’hôpital ou en unité de soins intensifs néonatals (USIN) ;

  • le temps qu’il leur a fallu avant de pouvoir s’alimenter entièrement par voie orale ;

  • le nombre de jours pendant lesquels ils ont eu besoin d’une assistance respiratoire.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études dans lesquelles la stimulation multisensorielle avait débuté avant la sortie de l’hôpital du bébé après la naissance, et qui comparaient la stimulation multisensorielle à :

  • l’absence d’intervention ou les soins standards ;

  • une stimulation monosensorielle.

Nous avons synthétisé les résultats des études et évalué notre niveau de confiance dans les données probantes, en nous basant sur des facteurs tels que la taille de l'étude (nombre de bébés inclus) et les méthodes utilisées.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons inclus 19 études (1 544 prématurés). Dix-huit de ces études comparaient la stimulation multisensorielle aux soins standards, et une étude comparait la stimulation multisensorielle à une intervention monosensorielle (tactile uniquement).

Dans 10 études, l’objectif principal était d’examiner comment la stimulation multisensorielle affecte le développement cérébral et comportemental des bébés.

Les neuf études restantes portaient sur la prise de poids pendant l’intervention, la prise de poids avant la sortie de l’hôpital, la durée du séjour en unité de soins intensifs néonatals, la durée totale du séjour à l’hôpital, le délai avant que le bébé puisse s’alimenter entièrement par voie orale, le nombre de jours pendant lesquels le bébé a eu besoin d’une assistance respiratoire, ou une combinaison de ces mesures.

Nous avons également recensé 13 études en cours et 4 études qui n’ont pas encore été entièrement évaluées. Elles pourraient nous fournir des informations supplémentaires utiles à l’avenir.

Principaux résultats

Aucune des études comparant la stimulation multisensorielle à l'absence d’intervention n’a rendu compte du critère de jugement essentiel que constitue le handicap développemental majeur à l’âge corrigé de 18 à 24 mois. Une seule étude a évalué un critère de jugement connexe, à savoir la paralysie cérébrale à 12 mois. Cette étude portant sur un très petit nombre de participants, les données probantes sont très incertaines quant à savoir si la stimulation multisensorielle modifie le risque de paralysie cérébrale.

La stimulation multisensorielle pourrait n’avoir qu’un effet minime, voire nul, sur la mortalité avant la sortie de l’hôpital, bien que ce résultat n’ait été rapporté que dans une seule étude de grande envergure. Elle pourrait augmenter le gain de poids total avant la sortie, mais l’effet observé est faible et sa signification clinique reste incertaine.

Par rapport à la stimulation monosensorielle (tactile), nous n’avons pas pu déterminer si la stimulation multisensorielle aidait les bébés à prendre davantage de poids pendant l’intervention. La seule étude que nous avons trouvée comparant une intervention multisensorielle à une intervention monosensorielle n’a pas rendu compte des critères de jugement majeurs, tels que les troubles majeurs du développement à l’âge corrigé de 18 à 24 mois, le décès au cours du premier séjour hospitalier ou le gain de poids total avant la sortie.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Notre confiance dans ces résultats est limitée, car de nombreuses études portaient sur un petit nombre de participants ou n’étaient pas bien conçues. Plusieurs études n’ont pas rapporté les critères de jugement qui nous intéressaient le plus ou n’ont pas fourni suffisamment de données pour permettre notre analyse. En raison de ces limites, les effets réels de la stimulation multisensorielle pourraient être différents de ceux que nous avons constatés.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes sont à jour au 28 novembre 2025.

Wróblewska-Seniuk K, Lenells M, Prescott MG, Fiander M, Soll RF, Bruschettini M, supported by Cochrane Sweden and Cochrane Neonatal

Quels sont les effets de la supplémentation en iode pour prévenir les troubles dus à une carence en iode chez les enfants et les adolescents ?

1 week 3 days ago
Principaux messages
  • La supplémentation en iode améliore légèrement les capacités de réflexion (fonctions cognitives) et pourrait avoir peu ou pas d’effet sur la croissance (le poids) chez les enfants et les adolescents. Aucune des études n’a fait état d’effets indésirables.

  • La supplémentation en iode réduit probablement le risque d’une production insuffisante d’hormones thyroïdiennes (hypothyroïdie), ainsi que le risque de décès chez les nourrissons (mortalité infantile) dans les régions où les taux de mortalité infantile sont élevés. Nous ne sommes pas certains de son effet sur la réduction de l'hypertrophie de la glande thyroïde (goitre).

  • Les études futures devraient se concentrer sur les régions ou les populations dans lesquelles la carence en iode pourrait poser un problème, et inclure des enfants issus de milieux socio-économiques défavorisés. Elles devraient examiner l’administration de doses plus élevées d’iode sur des périodes de traitement plus longues et avec des durées de suivi plus étendues.

Qu’est-ce que l’iode et pourquoi est-il important ?

L’iode est un oligo-élément utilisé pour la synthèse des hormones thyroïdiennes, qui sont indispensables au développement normal du corps et du cerveau. Compte tenu de son rôle dans le développement humain, il est particulièrement important que les enfants reçoivent suffisamment d’iode. Une carence en iode chez l’enfant peut entraîner un retard de croissance et de développement du système nerveux central, une déficience intellectuelle, la mortalité infantile et une hypertrophie de la glande thyroïde (goitre).

Les principales sources d’iode dans l’alimentation sont le sel iodé, les fruits de mer, les céréales issues de sols riches en iode et les produits laitiers. La supplémentation en iode peut être administrée sous forme d’iode associé à une huile végétale (huile iodée), injectée dans un muscle en une seule fois ou une fois par an. Elle peut également être administrée sous forme de comprimés, de gélules ou de gouttes d’iodure de potassium, à faible dose, chaque jour ou chaque semaine.

Que voulions-nous savoir ?

Nous souhaitions savoir si la supplémentation en iode permettait de réduire le nombre d’enfants et d’adolescents atteints de troubles liés à une carence en iode par rapport à un placebo (traitement factice). Nous souhaitions également déterminer si la prise d’une supplémentation en iode était associée à des effets indésirables.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études comparant la supplémentation en iode à un placebo chez des enfants et des adolescents exposés à un risque de carence en iode. Nous avons comparé et synthétisé les résultats des études, puis évalué le niveau de confiance des données probantes sur la base de facteurs tels que la méthodologie et la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié huit études (2 528 participants) portant sur les effets de la supplémentation préventive en iode chez les enfants et les adolescents. Ces études ont été menées entre 1982 et 2009, principalement dans des zones à faibles revenus en Albanie, au Bangladesh, en Colombie, en Indonésie, au Malawi, en Nouvelle-Zélande et en Tanzanie. Ces études comparaient la supplémentation en iode par voie orale (seule ou associée à du fer dans une étude) par rapport à un placebo.

Supplémentation en iode par rapport à un placebo
  • La supplémentation en iode entraîne une légère amélioration des capacités intellectuelles (fonctions cognitives) par rapport au placebo (1 étude, 166 participants).

  • La supplémentation en iode pourrait entraîner peu ou pas de différence sur le poids des enfants par rapport au placebo (3 études, 658 personnes).

  • La supplémentation en iode entraîne probablement une forte réduction de l’insuffisance de production d’hormones thyroïdiennes (hypothyroïdie) par rapport au placebo (1 étude, 264 personnes).

  • Aucune étude n’a fait état d’effets indésirables liés à l’iode ou à la qualité de vie.

  • La supplémentation en iode réduit probablement la mortalité toutes causes confondues par rapport au placebo (1 étude, 617 personnes).

  • Les données probantes sont très incertaines quant à l'effet de la supplémentation en iode sur la réduction du goitre (2 études, 432 personnes). Une étude n’a pas utilisé de méthodes rigoureuses. Nous l’avons exclue de nos analyses et avons constaté que l’iode entraîne probablement une forte réduction du goitre (1 étude, 230 personnes).

Supplémentation en iode et en fer par rapport à un placebo
  • Les données probantes sont très incertaines concernant l’effet de l’iode associé au fer sur le poids (1 étude, 146 personnes).

  • Aucune étude n’a rapporté de données sur les fonctions cognitives, l’hypothyroïdie, les effets indésirables, la qualité de vie, la mortalité toutes causes confondues ou le goitre.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Notre niveau de confiance dans les données probantes allait d'un niveau élevé à un niveau très faible. Dans les cas où notre niveau de confiance était limité, cela s’expliquait par le fait que :

  • il est possible que les participants aux études aient su quel traitement ils recevaient ;

  • les études ont été menées auprès de populations différentes ;

  • le nombre d’études est insuffisant pour tirer des conclusions définitives.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes ont été actualisées en mai 2025.

Velasco I, Rueda-Etxebarria M, Trak-Fellermeier MA, Taylor P, Rabassa Bonet M, Chi Y, Janka H, Rueda JR

Welchen Nutzen und Risiken haben verschiedene Antimykotika zur Behandlung von Pilzinfektionen bei Neugeborenen?

1 week 3 days ago
Kernaussagen
  • Neugeborene erkranken manchmal an Infektionen, die dadurch verursacht werden, dass Pilze in den Blutkreislauf oder in tiefliegendes Körpergewebe des Kindes gelangen (invasive Pilzinfektionen). Es ist unklar, ob ein Antimykotikum (ein Medikament, das Pilze abtötet oder ihr Wachstum hemmt) besser ist als ein anderes. Das betrifft das Sterberisiko, die Notwendigkeit, die Behandlung wegen unerwünschter Wirkungen abzubrechen, und die Dauer des Krankenhausaufenthalts. Diese Schlussfolgerung basiert jedoch auf wenigen kleinen Studien.

  • Es sind große, gut konzipierte Studien erforderlich, um den Nutzen und mögliche Risiken von Antimykotika zur Behandlung invasiver Pilzinfektionen bei Neugeborenen zu bewerten.

Was ist eine invasive Pilzinfektion?

Eine invasive Pilzinfektion liegt vor, wenn Pilze in den Blutkreislauf oder in tiefliegendes Körpergewebe des Kindes gelangen. Invasive Pilzinfektionen werden in der Regel durch Candida verursacht, einen Hefepilz. Invasive Pilzinfektionen sind schwerwiegend und eine wichtige Ursache für Tod und schwere Erkrankungen bei Frühgeborenen.

Wie werden invasive Pilzinfektionen behandelt?

Invasive Pilzinfektionen werden üblicherweise mit verschiedenen Medikamenten behandelt, die Pilze abtöten oder deren Wachstum hemmen (Antimykotika), darunter:

  • Poliene (z. B. Amphotericin B);

  • Azole (z. B. Fluconazol);

  • Echinocandine (z. B. Micafungin, Caspofungin); und

  • Antimetaboliten (5-Fluorocytosin).

Was wollten wir herausfinden?

Wir wollten herausfinden, ob ein bestimmtes Antimykotikum oder eine bestimmte Kombination von Antimykotika bei folgenden Punkten besser abschneidet:

  • das Risiko, dass das Kind (aus welchem Grund auch immer) vor der Entlassung aus dem Krankenhaus stirbt;

  • die neurologische Entwicklung des Kindes bis zum Alter von zwei Jahren;

  • das Risiko, eine höhere Dosis des Antimykotikums verabreichen oder ein weiteres Antimykotikum hinzufügen zu müssen, weil sich die Infektion nicht bessert oder sich verschlimmert;

  • die Dauer des Krankenhausaufenthalts der Neugeborenen;

  • unerwünschte oder schädliche Wirkungen von Antimykotika, die zum Absetzen des Medikaments führen.

Wie gingen wir vor?

Wir suchten nach Studien, in denen Antimykotika (oder Kombinationen von Antimykotika) bei Neugeborenen untersucht wurden, die entweder zu früh (frühgeboren) oder zum normalen Zeitpunkt (termingerecht) geboren wurden. Wir verglichen die Ergebnisse der Studien, fassten sie zusammen und bewerteten unser Vertrauen in die Evidenz anhand von Faktoren wie Studienmethodik und Stichprobengröße.

Was fanden wir heraus?

Wir fanden sechs Studien, an denen 229 Neugeborene mit invasiven Pilzinfektionen teilnahmen. Eine Studie umfasste ausschließlich Frühgeborene, die anderen sowohl Frühgeborene als auch termingerecht geborene Neugeborene. Eine Studie verglich Fluconazol mit Amphotericin B, zwei Studien verglichen Micafungin mit Amphotericin B, zwei Studien verglichen Caspofungin mit Amphotericin B und eine Studie verglich Micafungin mit Fluconazol.

Hauptergebnisse

Es ist unklar, ob eine antimykotische Behandlung besser ist als eine andere, um das Risiko zu verringern, dass ein Kind im Krankenhaus stirbt oder die Behandlung aufgrund unerwünschter oder schädlicher Wirkungen abgebrochen werden muss.

Es ist unklar, ob Fluconazol oder Micafungin im Vergleich zu Amphotericin B den Krankenhausaufenthalt von Neugeborenen mit invasiven Pilzinfektionen verkürzen können.

Was schränkt die Evidenz ein?

Wir haben kein Vertrauen in die Evidenz. Dies liegt daran, dass einige Studien Einschränkungen hinsichtlich ihrer Durchführungsweise aufwiesen. Beispielsweise wussten die Forschenden, welche Behandlung die Kinder erhielten, was die Ergebnisse beeinflusst haben könnte. Zudem deckt die Evidenz nicht alle Ergebnisse ab, die uns interessierten. Es gab nicht genügend Studien, um Gewissheit über die Ergebnisse zu erlangen, und die Studien waren sehr klein angelegt.

Wie aktuell ist die vorliegende Evidenz?

Diese Übersichtsarbeit aktualisiert unsere vorherige Übersichtsarbeit, die erstmals 2004 veröffentlicht und 2012 aktualisiert wurde. Die Evidenz ist auf den Stand von November 2025.

Prasad R, Sk MH, Saha B, Sahoo J, Kumar A, Fiander M, Cracknell J, McGuire W, supported by the Cochrane Neonatal Review Group

Wie beeinflussen Marketing und Werbung der Pharmaunternehmen das Verschreibungsverhalten von Ärzten?

1 week 3 days ago
Kernaussagen
  • Geschenke und Zahlungen von Pharmaunternehmen an Ärzte führen zu einer Zunahme unangemessener Verschreibungen und der Anzahl der von Ärzten verordneten Arzneimittel; wahrscheinlich erhöhen sie auch die Kosten. Werbung und Fortbildung von Pharmaunternehmen können zu unangemessenen Verschreibungen und höheren Verschreibungskosten führen; diese Aktivitäten erhöhen wahrscheinlich die Anzahl der von Ärzten ausgestellten Verschreibungen.

  • Richtlinien zu Interessenkonflikten, die die Interaktionen zwischen Pharmaunternehmen und Ärzten einschränken oder steuern, verbessern wahrscheinlich die Angemessenheit der Verschreibung und können möglicherweise die Anzahl der Verschreibungen verringern.

  • Es sind weitere Studien erforderlich, die untersuchen, wie kostenlose Arzneimittelproben von Pharmaunternehmen das Verschreibungsverhalten beeinflussen und welche Auswirkungen unangemessene Verschreibungen auf die Gesundheit der Menschen haben.

Was versteht man unter Marketing und Werbung von Pharmaunternehmen?

Pharmaunternehmen interagieren auf vielfältige Weise mit Fachkräften im Gesundheitswesen, um für die von ihnen hergestellten Arzneimittel zu werben. Zu diesen Interaktionen gehören Besuche von Pharmareferenten, gesponserte Fortbildungsangebote, Werbesendungen per Post, Anzeigen in medizinischen Fachzeitschriften und das Sponsoring von Veranstaltungen auf Konferenzen. Pharmaunternehmen gewähren Ärzten zudem Geschenke und Zahlungen. Darunter gehören Einladungen zu Speisen und Getränke, die Übernahme von Reisekosten, kostenlose Arzneimittelproben, Personal für Praxen sowie Honorare für die Mitgliedschaft in einem Unternehmensbeirat.

Welche Bedenken bestehen hinsichtlich dieser Interaktionen?

Diese Interaktionen können Fachkräften im Gesundheitswesen helfen, sich über neue Behandlungsmethoden zu informieren. Allerdings wollen Pharmaunternehmen auch den Absatz ihrer Produkte steigern. Diese Motivation steht möglicherweise nicht immer im Einklang mit dem Ziel, für jeden Patienten das am besten geeignete oder kostengünstigste Arzneimittel zu verschreiben. Es bestehen Bedenken, dass diese Interaktionen die Verschreibungsentscheidungen von Ärzten beeinflussen. Pharmaunternehmen gaben 2016 in den USA fast 30 Milliarden US-Dollar für Marketing und Werbung aus.

Was wollten wir herausfinden?

Wir wollten herausfinden, ob Interaktionen zwischen Ärzten (und anderen Fachkräften im Gesundheitswesen, die Patienten Arzneimittel verschreiben) und Pharmaunternehmen die Verschreibungspraxis beeinflussen. Um diese Frage zu beantworten, haben wir vier Indikatoren untersucht:

  • Angemessenheit: Haben die Interaktionen beeinflusst, ob Ärzte Arzneimittel angemessen verschrieben haben?

  • Anzahl: Hat sich die Anzahl der Verschreibungen verändert?

  • Kosten: Haben sich die Kosten für Verschreibungen verändert?

  • Haben sich die Anträge von Ärzten auf Aufnahme von Arzneimitteln in die Arzneimittelliste des Krankenhauses verändert?

Wie gingen wir vor?

Wir suchten nach Studien, in denen untersucht wurde, wie sich Interaktionen von Pharmaunternehmen mit verschreibenden Ärzten im Vergleich zu keinen oder weniger Interaktionen auf die Angemessenheit, die Anzahl und die Kosten der verschriebenen Arzneimittel sowie auf die Anträge auf Aufnahme in die Arzneimittelliste auswirkten.

Wir analysierten die Ergebnisse der Studien, indem wir die Interaktionen in vier Gruppen einteilten:

  • Werbung und Fortbildung;

  • Geschenke und Zahlungen;

  • kostenlose Arzneimittelproben;

  • Richtlinien zu Interessenkonflikten: Vorgaben, die Interaktionen zwischen Ärzten und Pharmaunternehmen einschränken oder steuern.

Wir bewerteten unser Vertrauen in die Evidenz anhand von Faktoren wie den Studienmethoden, den Umfang der Evidenz und der Stärke der von uns beobachteten Effekte.

Was fanden wir heraus?

Wir fanden 93 Studien, die sich mit unserer Fragestellung befassten: 82 wurden in den USA durchgeführt, die restlichen 11 im Vereinigten Königreich und in Europa. Wir fanden Evidenz zu allen vier Arten von Interaktionen:

  • Werbung und Fortbildung (hauptsächlich Besuche von Außendienstmitarbeitenden bei ärztlichem Personal): 16 Studien;

  • Geschenke und Zahlungen: 62 Studien;

  • Gratisproben: 7 Studien;

  • Richtlinien zu Interessenkonflikten: 8 Studien.

Hauptergebnisse

Werbung und Fortbildung von Pharmaunternehmen, die sich an Ärzte richten, im Vergleich zu keiner oder geringerer Exposition:

  • können möglicherweise zu einer Zunahme unangemessener Verschreibungen führen (6 Studien, 1.335 Ärzte);

  • erhöhen wahrscheinlich die Anzahl der Verschreibungen (7 Studien, 151.399 Ärzte);

  • können möglicherweise die Kosten für Verschreibungen erhöhen (2 Studien, 986 Ärzte);

  • können Anträge auf Aufnahme in die Arzneimittelliste erhöhen, doch die Evidenz war sehr ungewiss (1 Studie, 105 Ärzte).

Geschenke und Zahlungen der Pharmaindustrie an Ärzte:

  • erhöhen die Zahl unangemessener Verschreibungen (10 Studien, 2,9 Millionen Ärzte);

  • erhöhen die Anzahl der Verschreibungen (39 Studien, 3,8 Millionen Ärzte);

  • erhöhen wahrscheinlich die Verschreibungskosten (25 Studien, 2,5 Millionen Ärzte);

  • können Anträge auf Aufnahme in die Arzneimittelliste erhöhen, doch die Evidenz war sehr ungewiss (1 Studie, 105 Ärzte).

Wir sind uns sehr unsicher, ob kostenlose Arzneimittelproben von Pharmaunternehmen an Ärzte die Angemessenheit, die Anzahl und die Kosten der Verschreibungen oder die Anträge auf Aufnahme in die Arzneimittelliste beeinflussen.

Richtlinien zu Interessenkonflikten, die die Interaktionen zwischen Pharmaunternehmen und Ärzten einschränken oder steuern:

  • verbessern wahrscheinlich die Angemessenheit der Verschreibung (2 Studien, 3.065 Ärzte);

  • können möglicherweise die Verschreibungsmenge verringern (6 Studien, 110.470 Ärzte);

  • haben ungewisse Wirkungen auf die Kosten (2 Studien, 33.975 Ärzte).

Keine der Studien, die diese Richtlinien untersuchten, erfasste Veränderungen bei den Anträgen auf Aufnahme in die Arzneimittelliste.

Was schränkt die Evidenz ein?

Alle Studien wurden in den USA, im Vereinigten Königreich und in Europa durchgeführt. Daher wissen wir nicht, wie sich Marketing und Werbung der Pharmaunternehmen auf das Verschreibungsverhalten von Ärzten in anderen Regionen auswirken.

Aufgrund der Methodik der Studien lässt sich nicht feststellen, ob das Marketing und die Werbemaßnahmen der Pharmaunternehmen ursächlich zu Veränderungen im Verschreibungsverhalten der Ärzte geführt haben. Wir haben jedoch großes Vertrauen darin, dass unangemessene Verschreibungen bei Ärzten, die Geschenke und Zahlungen erhielten, häufiger auftraten und dass diese Ärzte mehr Verschreibungen ausstellten als Ärzte, die keine Geschenke und Zahlungen erhielten. Die Studien zeigten zudem ein einheitliches Muster: Je häufiger Ärzte mit Pharmaunternehmen in Kontakt standen, desto weniger angemessen war ihr Verschreibungsverhalten und desto mehr Arzneimittel verordneten sie.

Wie aktuell ist die vorliegende Evidenz?

Die Evidenz ist auf dem Stand von Januar 2025.

Mintzes B, Lexchin J, Grundy Q, Fabbri A, Spurling GKP, Qureshi R, Bero L