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What are the benefits and harms of interventions to increase eating of fruit and vegetables among children aged five years and under?

18 hours 10 minutes ago
Key messages

• Child-feeding interventions probably lead to a small increase in eating of vegetables in children aged five years and under.

• Multicomponent interventions probably lead to a small increase in eating of fruit and vegetables in children aged five years and under.

• Parent nutrition education interventions may lead to little or no increase in eating of fruit and vegetables in children aged five years and under.

Why is eating enough fruit and vegetables important?

Not eating enough fruit and vegetables leads to a considerable health burden in developed countries. Eating adequate amounts of fruit and vegetables is associated with a reduced risk of future non-communicable diseases (such as heart and circulatory disease) amongst other immediate health benefits. Early childhood is a critical period for the establishment of dietary habits that track into adulthood. Interventions to increase consumption of fruit and vegetables in early childhood may therefore be an effective strategy to reduce this disease burden.

What did we want to find out?

We wanted to know the benefits and harms of interventions designed to increase eating of fruit or vegetables or both amongst children aged five years and under.

What did we do?

We searched various electronic databases to find studies. We contacted the authors of the included studies for additional potentially relevant studies. Any randomised study (where participants have the same chance of being assigned to treatment or a no-treatment control) of interventions aiming to increase the intake of fruit or vegetables or both by children aged five years and under, which measured intake, was eligible. Two review authors independently searched for and extracted information from studies. We searched up to March 2023.

What did we find?

We included 53 studies with 12,350 people taking part. Sixteen studies examined child-feeding practice interventions (e.g. repeated exposure to vegetables); 20 examined multicomponent interventions (e.g. combining two or more interventions, such as preschool policy changes with parent nutrition education); 17 examined parent nutrition education interventions; two examined child nutrition education interventions; and one each examined child-focused mindfulness or providing families with fruit and vegetable interventions. Child-feeding practice interventions and multicomponent interventions probably lead to small increases in children's intake of fruit and vegetables in the short term (less than 12 months). Parent nutrition education interventions may lead to little to no increase in children's eating of fruit and vegetables. Limited information was available on cost and unintended harms. Of the studies that did report these, intervention costs ranged from 325 to 1500 US dollars (USD). No unintended harms were found in the two studies that reported assessing them. Studies reporting funding support received governmental or charitable funds, except for one study that received industry funding.

What are the limitations of the evidence?

No studies were conducted in low-income countries and only one study was conducted in a middle-income country. Our confidence in the current evidence is moderate for child feeding and multicomponent interventions, and low for parent nutrition education interventions.

How up-to-date is this evidence?

This evidence is up-to-date to March 2023. This is a living systematic review. Living systematic reviews offer a new approach to review updating, in which the review is continually updated, incorporating relevant new evidence as it becomes available. Please refer to the Cochrane Database of Systematic Reviews for the current status of this review.

Hodder RK, O'Brien KM, Wyse RJ, Tzelepis F, Yoong S, Stacey FG, Wolfenden L

Quels sont les bénéfices et les risques des interventions visant à augmenter la consommation de fruits et légumes chez les enfants âgés de cinq ans et moins ?

18 hours 10 minutes ago
Principaux messages

- Les interventions en matière d'alimentation des enfants conduisent probablement à une légère augmentation de la consommation de légumes chez les enfants âgés de cinq ans et moins.

- Les interventions à composantes multiples conduisent probablement à une légère augmentation de la consommation de fruits et légumes chez les enfants âgés de cinq ans et moins.

- Les interventions d'éducation nutritionnelle des parents pourraient conduire à peu ou pas d'augmentation de la consommation de fruits et légumes chez les enfants âgés de cinq ans et moins.

Pourquoi est-il important de manger suffisamment de fruits et de légumes ?

Le fait de ne pas manger suffisamment de fruits et de légumes représente un fardeau sanitaire considérable dans les pays développés. La consommation de quantités adéquates de fruits et légumes est associée à une réduction du risque de maladies non transmissibles futures (telles que les maladies cardiaques et circulatoires), parmi d’autres bénéfices immédiats pour la santé. La petite enfance représente une période critique pour l'établissement d'habitudes alimentaires qui se poursuivent à l'âge adulte. Les interventions visant à augmenter la consommation de fruits et légumes dans la petite enfance pourraient donc constituer une stratégie efficace pour réduire cette charge de morbidité.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions connaître les bénéfices et les risques des interventions visant à augmenter la consommation de fruits ou de légumes, ou des deux, chez les enfants âgés de cinq ans et moins.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études dans diverses bases de données électroniques. Nous avons contacté les auteurs des études incluses pour obtenir d'autres études potentiellement pertinentes. Toute étude randomisée (dans laquelle les participants ont les mêmes chances d'être affectés au groupe de traitement ou au groupe de contrôle) portant sur des interventions visant à augmenter la consommation de fruits ou de légumes, ou des deux, chez les enfants âgés de cinq ans ou moins, et mesurant cette consommation, était éligible. Deux auteurs de la revue ont, de manière indépendante, recherché et extrait les informations des études. Nous avons effectué des recherches jusqu'en mars 2023.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons inclus 53 études auxquelles ont participé 12350 personnes. Seize études ont examiné les interventions sur les pratiques d'alimentation des enfants (par exemple, l'exposition répétée aux légumes) ; 20 ont examiné les interventions à composantes multiples (par exemple, la combinaison de deux interventions ou plus, telles que les changements de politique préscolaire avec l'éducation nutritionnelle des parents) ; 17 ont examiné les interventions d'éducation nutritionnelle des parents ; deux ont examiné les interventions d'éducation nutritionnelle des enfants ; et chacune des études a examiné une intervention de pleine conscience axée sur l'enfant ou apportant aux familles des interventions sur les fruits et les légumes. Les interventions relatives aux pratiques d'alimentation des enfants et les interventions à composantes multiples conduisent probablement à de légères augmentations de la consommation de fruits et légumes par les enfants à court terme (moins de 12 mois). Les interventions d'éducation nutritionnelle des parents pourraient conduire à peu ou pas d’augmentation de la consommation de fruits et légumes par les enfants. Les informations disponibles sur les coûts et les risques involontaires étaient limitées. Parmi les études qui les ont rapportés, les coûts d'intervention variaient de 325 à 1500 dollars américains (USD). Aucun risque involontaire n'a été constaté dans les deux études qui ont rapporté les avoir évalués. Les études rapportant un soutien financier ont reçu des fonds gouvernementaux ou caritatifs, à l'exception d'une étude qui a reçu un financement de l'industrie.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Aucune étude n'a été réalisée dans des pays à faible revenu et seule une étude a été réalisée dans un pays à revenu intermédiaire. Notre confiance dans les données probantes actuelles est modérée en ce qui concerne l'alimentation des enfants et les interventions à composantes multiples, et faible pour les interventions d'éducation nutritionnelle des parents.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Ces données probantes sont à jour jusqu'en mars 2023. Il s'agit d'une revue systématique dynamique. Les revues systématiques dynamiques offrent une nouvelle approche de la mise à jour des revues, dans laquelle la revue est continuellement mise à jour, en intégrant les nouvelles données probantes pertinentes dès quelles sont disponibles. Veuillez consulter la base de données Cochrane des revues systématiques pour connaître le statut actuel de cette revue.

Hodder RK, O'Brien KM, Wyse RJ, Tzelepis F, Yoong S, Stacey FG, Wolfenden L

Quels sont les facteurs qui influencent le respect des recommandations en matière de prévention et de contrôle des infections (PCI) liées à la COVID-19 par les professionnels de santé ?

18 hours 10 minutes ago
Principaux messages
  • Si les professionnels de santé estiment bénéficier d’un bon soutien de la part de leurs responsables, reçoivent une formation en matière de PCI et sont informés des recommandations de PCI de manière claire et utile, ils sont mieux à même de suivre ces recommandations.

  • Si l'espace de travail est insuffisant, s'ils sont trop occupés, s'ils ne disposent pas de suffisamment d'équipements de protection individuelle (EPI) et d'autres fournitures ou si les patients ne suivent pas les conseils, il est alors plus difficile pour les professionnels de santé de respecter les recommandations en matière de PCI.

  • Les professionnels de santé qui souhaitent se protéger eux-mêmes, ainsi que leurs familles et leurs patients, ont tendance à essayer de respecter ces recommandations autant que possible, mais la qualité et l’ajustement des EPI dont ils disposent peuvent rendre cette tâche plus difficile.

  • Des recherches supplémentaires sont nécessaires sur la formation, la communication et l’éducation afin de faciliter le respect des recommandations par les professionnels de santé, sur la mise en place de systèmes visant à réduire au minimum les contacts avec les patients, et sur la mise à disposition d’EPI adaptés pour leur permettre d’être préparés à faire face à des pandémies.

Contexte

La COVID-19 est une maladie infectieuse respiratoire qui s’est propagée dans le monde entier en 2020. Pendant la pandémie de COVID-19, les professionnels de santé devaient empêcher le virus de se propager à d’autres patients, à eux-mêmes ou au grand public. Les recommandations en matière de prévention et de contrôle des infections (PCI) ont pour but de fournir aux professionnels de santé des informations sur l’utilisation des équipements de protection individuelle (EPI) tels que les masques, les gants et les blouses ; l’isolement des patients atteints de la COVID-19 ; et des procédures de nettoyage plus strictes. Cependant, certains facteurs facilitent le respect de ces recommandations par les professionnels de santé, tandis que d’autres le rendent plus difficile.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions déterminer :

  • ce qui a facilité et ce qui a compliqué le respect des recommandations en matière de PCI liées à la COVID-19 par les professionnels de santé ;

  • comparer nos résultats à ceux de notre revue Cochrane existante, publiée en 2020, afin de mettre en évidence les similitudes et les différences entre la COVID-19 et d’autres maladies infectieuses respiratoires.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué une recherche d’études portant sur les points de vue et les expériences des professionnels de santé concernant le respect des recommandations en matière de PCI liées à la COVID-19.

  • Les recommandations pouvaient être locales, nationales ou internationales, pour tout contexte de soins.

  • Les études pouvaient être menées dans des hôpitaux, des établissements de soins de longue durée ou des structures de soins de santé de proximité.

  • Les professionnels de santé pouvaient être soit des équipes soignantes, soit du personnel de soutien travaillant dans les lieux susmentionnés.

Nous avons ensuite recherché les thèmes (éléments importants) qui se dégageaient des données :

  • Organisationnel : soutien à la sécurité, communication et formation ;

  • Environnemental : espace de travail, ventilation, installations, disponibilité des EPI ;

  • Individuel : connaissances, attitudes, utilisation des EPI.

Nous avons évalué notre niveau de confiance dans chaque étude et chaque résultat en fonction de la qualité méthodologique.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 170 études. Afin de faciliter le traitement des données, nous avons sélectionné 26 études qui représentaient le mieux l’ensemble des études. Celles-ci portaient sur les points de vue et les expériences des infirmières et infirmiers, des médecins et des autres professionnels de santé confrontés à la COVID-19 dans les hôpitaux et les établissements de soins où les personnes vivent et reçoivent des soins.

Plusieurs facteurs influencent le respect des recommandations de PCI par les professionnels de santé. Ils ont indiqué que :

  • il était plus facile de respecter les recommandations lorsqu’ils bénéficiaient du soutien de leurs responsables et lorsque les recommandations étaient communiquées de manière claire et accessible ;

  • il était plus difficile de respecter les recommandations lorsqu’ils étaient très occupés, en sous-effectif, ou lorsque les patients et les visiteurs refusaient de porter un masque et de respecter la distanciation sociale ;

  • la formation était très importante. Cependant, ils n’ont pas tous eu la possibilité de suivre une formation en matière de PCI ;

  • ils avaient besoin d'un espace suffisant, d'EPI et d'autres fournitures, de stations de lavage des mains et de douches pour respecter les consignes de prévention et de contrôle des infections ;

  • ceux qui avaient de bonnes connaissances et une attitude positive envers la PCI étaient plus enclins à respecter les recommandations ;

  • les professionnels de santé craignaient de s’infecter eux-mêmes et d’infecter d’autres personnes, mais certains se sont moins inquiétés une fois que la vaccination a commencé ;

  • le port de l’EPI était inconfortable sur de longues périodes et, s’ils n’étaient pas bien ajustés ou étaient de mauvaise qualité, il leur était plus difficile de mettre en pratique les mesures de PCI.

De nombreux facteurs affectent la volonté et la capacité des professionnels de santé à suivre les recommandations de PCI. Pour le public et les patients fréquentant les établissements de santé, cette revue souligne que l’adhésion aux mesures de prévention et de contrôle des infections sera meilleure dans les lieux où le personnel est soutenu, formé et dispose de fournitures adéquates. Il est toutefois important de noter que bon nombre de ces difficultés (par exemple, les espaces surpeuplés) sont d’ordre structurel et ne relèvent pas de la responsabilité individuelle du personnel.

Notre revue comprend une série de questions fondées sur nos résultats afin d’aider les prestataires de soins de santé à planifier, mettre en œuvre ou gérer des stratégies de PCI pour s’assurer que leurs employés respectent les recommandations de PCI concernant des maladies telles que la COVID-19, qui peuvent se propager à l’échelle mondiale et toucher de nombreuses personnes simultanément.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Nous avions une grande confiance dans certaines données probantes, mais dans l’ensemble, notre confiance était limitée. En effet, aucune étude n’a porté sur la santé mentale et les problèmes rencontrés par les enfants, ce qui signifie que nous ne savons pas avec certitude dans quelle mesure nos conclusions s’appliquent à ces groupes. De plus, les données issues des études ont été pour la plupart recueillies au plus fort de la pandémie (en 2020) ; nous n’avons donc aucun moyen de savoir si les pratiques relatives aux recommandations de PCI, la formation et les EPI ont évolué par la suite.

Cette revue est-elle à jour ?

Cette revue actualise (et élargit) notre précédente revue (2020). Les données probantes sont à jour jusqu’en avril 2024.

Houghton C, Meskell P, Delaney H, Sheehan S, O Donoghue C, Glenton C, Booth A, Jorem G, Chan XHS, Devane D, Biesty LM

Quels sont les bénéfices et risques de l’énucléation de la prostate (ablation chirurgicale du tissu prostatique) au laser Holmium (HoLEP) par rapport à d’autres interventions chirurgicales de la prostate ?

18 hours 10 minutes ago
Principaux messages
  • HoLEP et l'intervention standard sur la prostate (RTUP) pourraient soulager les symptômes urinaires et améliorer la qualité de vie dans une mesure similaire et présenteraient des complications graves comparables au cours de la première année suivant l'intervention.

  • HoLEP réduit probablement le recours à une transfusion sanguine par rapport à la RTUP, à la prostatectomie (ablation de la prostate) et à l’ablation au laser (utilisation d’un faisceau laser pour détruire le tissu prostatique). Sur 1 000 hommes traités, environ 36 de moins auraient besoin d’une transfusion.

  • Nous ne disposons pas encore de données probantes suffisantes pour affirmer que HoLEP est plus adaptée aux prostates de très grande taille ou aux personnes prenant certains médicaments anticoagulants.

Qu’est-ce que l’hyperplasie bénigne de la prostate ?

La prostate est une petite glande que l’on trouve uniquement chez les hommes. Il s’agit d’une affection non cancéreuse caractérisée par une augmentation du volume de la prostate à mesure que l’homme vieillit, ce qui peut entraver l’écoulement de l’urine. C'est comme si un tuyau se rétrécissait et rendait la miction plus difficile.

Comment traite-t-on l’hyperplasie bénigne de la prostate ?

Les traitements comprennent des changements de mode de vie, des médicaments et des interventions chirurgicales. Pendant longtemps, l'intervention chirurgicale la plus courante était appelée résection trans-urétrale de la prostate (RTUP). Lors d'une RTUP, le médecin utilise un petit instrument introduit par l'urètre (le canal par lequel passe l'urine) pour réséquer le tissu prostatique excédentaire. Aujourd’hui, les médecins utilisent également des lasers pour réaliser cette intervention. L'une des techniques de chirurgie au laser est appelée HoLEP.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions comparer HoLEP à d’autres options chirurgicales en termes de soulagement des symptômes, de qualité de vie et de tolérance (effets indésirables).

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études dans lesquelles les médecins comparaient HoLEP à d’autres interventions chirurgicales de la prostate. Nous avons examiné l’efficacité de chaque intervention chirurgicale, son niveau de sécurité et la rapidité de récupération des patients. Nous avons ensuite synthétisé tous les résultats et évalué la fiabilité de chaque étude.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 52 études portant sur 6 242 hommes ayant subi une chirurgie de la prostate. Ce résumé se concentre sur les études comparant HoLEP à la RTUP — l’intervention standard de la prostate — au cours de la première année suivant l’intervention, car c’est la comparaison la plus pertinente pour les hommes devant choisir entre ces deux interventions. L’âge moyen des hommes variait de 65 à 74 ans, et la taille moyenne de la prostate dans les études variait de 30 cm³ à 142 cm³. Les études ont été menées dans 11 pays.

  • Symptômes et qualité de vie : HoLEP pourrait soulager les symptômes urinaires (14 études, 1 666 personnes) et améliorer la qualité de vie (6 études, 876 personnes) dans une mesure similaire à celle de la RTUP. Les différences observées étaient de trop petite taille pour avoir une importance pour les hommes.

  • Complications graves : HoLEP pourrait entraîner des complications graves similaires (10 études, 1 147 personnes) à celles de la RTUP.

  • Réintervention chirurgicale et fonction érectile : ces aspects sont probablement similaires après les deux interventions.

  • Éjaculation : aucune étude n’a rapporté sur l’éjaculation après l’une ou l’autre de ces interventions, alors que cet aspect revêt une grande importance pour de nombreux hommes.

  • Transfusion sanguine : HoLEP réduit probablement le risque de devoir recourir à une transfusion sanguine par rapport à la plupart des autres interventions chirurgicales. Environ 44 hommes sur 1 000 nécessitent une transfusion après une RTUP, contre environ 8 sur 1 000 après une HoLEP (15 études, 1 755 personnes).

  • Nous avons également comparé HoLEP à d'autres interventions au laser, à d'autres techniques d'énucléation et à la chirurgie à ciel ouvert, et nous avons examiné les résultats au-delà d'un an. Ces résultats sont présentés dans la revue complète.

Quelles sont les limites ?
  • Qualité des études : la plupart des études présentaient des problèmes de conception, par exemple : il est impossible de cacher l’identité des chirurgiens et très difficile de cacher aux patients le type d’intervention pratiquée, ce qui peut affecter la manière dont les résultats sont mesurés et rapportés. Seules quelques études disposaient de protocoles préenregistrés donc certains résultats pourraient avoir été rapportés de manière sélective. Pour ces raisons, notre niveau de confiance dans de nombreux résultats est faible ou très faible.

  • Suivi de courte durée : la plupart des études n’ont suivi les patients que pendant une période maximale de 12 mois. Nous ne savons pas si les bénéfices de HoLEP se maintiennent sur des périodes plus longues, ni si les taux de réintervention diffèrent de manière significative à long terme.

  • Aucune étude n’a rapporté une quelconque comparaison de la fonction éjaculatoire. Étant donné qu’environ trois hommes sur quatre présentent une éjaculation rétrograde (orgasme sec) après une HoLEP, il s’agit là d’une lacune importante. Les données sur les fuites urinaires (incontinence) après l'intervention chirurgicale n'ont pas non plus été rapportées de manière cohérente.

  • Expérience des chirurgiens : la plupart des chirurgiens participant aux études incluses possédaient une expérience élevée de HoLEP. Les résultats réels pourraient varier lorsque les chirurgiens sont encore en phase d'apprentissage : les taux de complications continuent de baisser avec l'expérience et ne se stabilisent qu'après environ 350 interventions.

  • Données probantes limitées pour certains groupes de patients : nous n’avons pas pu réaliser les analyses prévues pour les hommes présentant une prostate de très grande taille (≥ 80 ml) ou ceux prenant des médicaments anticoagulants car trop peu d’études incluaient ces patients. Or, ce sont précisément les groupes pour lesquels HoLEP pourrait offrir le plus grand avantage ; il s’agit donc d’une lacune particulièrement importante.

  • Moins d’études pour certains comparateurs : la plupart des données probantes comparent HoLEP à la RTUP ; nous sommes moins certains quant aux comparateurs : ablation au laser, autres techniques d’énucléation ou chirurgie à ciel ouvert.

Cette revue est-elle à jour ?

Cette revue est à jour au 8 avril 2026.

Sathianathen N, Hwang EC, Brown SJane, Bakker C, Borofsky MS, Ergun O, Dahm P

La stimulation électrique des muscles des jambes améliore-t-elle la structure et la fonction musculaires chez les adultes atteints d'insuffisance rénale sous dialyse ?

18 hours 10 minutes ago
Principaux messages
  • Les données probantes sont très incertaines quant à savoir si la stimulation électrique neuromusculaire (SENM) (petites impulsions électriques délivrées à travers la peau pour provoquer la contraction des muscles) améliore les activités quotidiennes et l’autonomie ou influe sur le risque de décès chez les adultes atteints d’insuffisance rénale sous hémodialyse.

  • La SENM pourrait entraîner peu ou pas de différence au niveau de la tension artérielle ou de la fréquence cardiaque au repos. Aucune étude n’a fait état de fatigue, de douleur, d’infection ou de problèmes liés à l’accès vasculaire pour la dialyse.

  • Des recherches supplémentaires sont nécessaires car de nombreux critères de jugement importants, notamment la fatigue, la douleur, l’infection et les problèmes liés à l’accès vasculaire pour la dialyse, n’ont pas été rapportés. Aucune des études n’incluait d’adultes sous dialyse péritonéale.

Quelle est la problématique ?

Les adultes atteints d’insuffisance rénale (une affection dans laquelle les reins ne fonctionnent plus suffisamment bien pour maintenir une personne en vie) et sous dialyse (une procédure consistant à utiliser une machine pour éliminer les déchets, l’excès de sel et de liquide du sang lorsque les reins cessent de fonctionner correctement) souffrent souvent de faiblesse musculaire et d’une perte de force en raison d’une activité physique réduite et des effets de la maladie rénale. Faire de l’exercice peut aider, mais de nombreux adultes sous dialyse ont du mal à pratiquer une activité physique en raison de la fatigue, de la maladie ou d’un manque de temps. La stimulation électrique neuromusculaire (SENM) envoie de petites impulsions électriques à travers la peau pour provoquer la contraction des muscles. Cette technique permet de renforcer les muscles sans qu’il soit nécessaire de pratiquer un exercice volontaire et peut s’avérer particulièrement utile pour les personnes qui ne peuvent pas pratiquer d’activité physique. La SENM a été utilisée avec succès dans d’autres pathologies, mais son efficacité chez les adultes atteints d’insuffisance rénale sous dialyse n’est pas encore clairement établie.

Que voulions-nous savoir ?

Cette revue visait à déterminer si la SENM pouvait aider les adultes sous dialyse. Nous souhaitions déterminer si elle améliore les activités quotidiennes et l’autonomie, la santé cardiovasculaire, la mortalité, la fatigue, la douleur, l’infections et les problèmes liés à l’accès vasculaire pour la dialyse.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué des recherches dans plusieurs bases de données scientifiques afin de recenser les études évaluant les effets de la SENM sur les jambes d’adultes sous dialyse. Les études ont été incluses si elles comparaient la SENM à l’absence de SENM.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 12 études portant sur 348 adultes atteints d’insuffisance rénale et sous hémodialyse. Les résultats de 299 participants étaient disponibles pour un ou plusieurs critères de jugement. La plupart des études étaient de petite envergure, duraient entre 4 et 20 semaines et ont été menées dans des centres d’hémodialyse répartis dans huit pays. Dans la plupart des études, la SENM était appliquée aux muscles des jambes pendant la séance de dialyse.

  • Une seule étude de petite envergure a cherché à déterminer si la SENM aidait les adultes à participer aux activités quotidiennes et à vivre de manière autonome. Les données probantes étaient très incertaines ; nous ne savons donc pas si la SENM a un effet significatif.

  • Quatre études ont montré que la SENM pourrait avoir peu ou pas d’effet sur la tension artérielle, et deux études ont montré qu’elle pouvait avoir peu ou pas d’effet sur la fréquence cardiaque au repos.

  • Un participant recevant des soins usuels est décédé au cours d’une étude. Les données probantes étaient très incertaines ; nous ne savons donc pas si la SENM a un impact sur le risque de décès.

  • Aucune étude n’a évalué si la SENM réduisait la fatigue, la douleur, les infections ou les problèmes liés à l’accès vasculaire pour la dialyse.

  • Aucune des études n’incluait d’adultes sous dialyse péritonéale.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Nous n’avons pas une grande confiance dans la plupart des résultats. La plupart des études ne portaient que sur un petit nombre de personnes, il est donc difficile de savoir si les résultats pourraient être les mêmes avec des groupes plus importants. Certaines études n’ont pas décrit clairement leur protocole, ce qui rend plus difficile l’évaluation de la fiabilité des résultats. De nombreuses études n’ont pas non plus mesuré ou rapporté de critères de jugement importants pour les personnes sous dialyse, tels que la fatigue, la douleur, l’infections ou les problèmes d’accès vasculaire pour la dialyse. Les programmes de SENM variaient également dans leur mode de mise en œuvre, il est donc difficile de déterminer quel programme de traitement est le plus efficace.

Les données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes s’appuient sur des recherches menées jusqu’en juin 2025.

Beresford L, Burgess LC, Dewhurst S, Hutchison A, Pandyan AD, supported by Cochrane Kidney and Transplant

Welchen Nutzen und möglichen Schaden haben Maßnahmen zur Steigerung des Verzehrs von Obst und Gemüse bei Kindern unter fünf Jahren?

18 hours 10 minutes ago
Kernaussagen

- Maßnahmen zur Förderung bestimmter Praktiken der Kinderernährung (wie das wiederholte Anbieten und Belohnen) führen wahrscheinlich zu einem geringfügigen Anstieg des Verzehrs von Gemüse bei Kindern unter fünf Jahren.

- Multikomponenten-Interventionen führen wahrscheinlich zu einem geringfügigen Anstieg des Verzehrs von Obst und Gemüse bei Kindern unter fünf Jahren.

- Die Aufklärung der Eltern über gesunde Ernährung führt möglicherweise nur zu einer geringen oder gar keiner Erhöhung des Obst- und Gemüseverzehrs bei Kindern unter fünf Jahren.

Warum ist es wichtig, ausreichend Obst und Gemüse zu essen?

Der unzureichende Konsum von Obst und Gemüse stellt in den Industrieländern eine bedeutsame Belastung für die Gesundheit dar. Der regelmäßige Verzehr ausreichender Mengen an Obst und Gemüse wird neben anderen sofortigen gesundheitlichen Vorteilen auch mit einem verringerten Risiko für zukünftige nicht übertragbare Krankheiten, wie Herz-Kreislauf-Erkrankungen, in Verbindung gebracht. Die frühe Kindheit ist eine prägende Phase für die Entwicklung von Ernährungsgewohnheiten, die sich bis ins Erwachsenenalter fortsetzen. Maßnahmen zur Förderung des Obst- und Gemüseverzehrs in der frühen Kindheit könnten daher eine wirksame Strategie zur Reduzierung dieser Krankheitslast darstellen.

Was wollten wir herausfinden?

Wir wollten wissen, welchen Nutzen und welchen Schaden Interventionen haben, die darauf abzielen, den Verzehr von Obst oder Gemüse oder beidem bei Kindern unter fünf Jahren zu steigern.

Wie gingen wir vor?

Wir durchsuchten verschiedene elektronische Datenbanken, um Studien zu finden. Wir kontaktierten die Autor*innen der eingeschlossenen Studien, um weitere potenziell relevante Studien zu erhalten. Alle randomisierten Studien, die Maßnahmen zur Förderung des Obst- oder Gemüseverzehrs (oder beides) bei Kindern bis zu fünf Jahren untersuchten und den Verzehr erfassten, wurden berücksichtigt. Zwei Review-Autor*innen suchten und extrahierten unabhängig voneinander die Informationen aus Studien. Unsere Suche umfasst den Zeitraum bis März 2023.

Was fanden wir?

Wir schlossen 53 Studien mit 12.350 Teilnehmenden ein. Sechzehn Studien untersuchten Interventionen, die sich mit den Ernährungspraktiken von Kindern beschäftigen, wie etwa dem wiederholten Anbieten von Gemüse. Zwanzig Studien untersuchten Mehrkomponenten-Interventionen, bei denen zwei oder mehr Maßnahmen kombiniert wurden, beispielsweise Änderungen der Vorschulrichtlinien in Verbindung mit Aufklärung der Eltern zu gesunder Ernährung. Siebzehn Studien konzentrierten sich auf die Aufklärung der Eltern über gesunde Ernährung, während zwei Studien die Erziehung der Kinder zu gesunder Ernährung untersuchten. Jeweils eine Studie untersuchte die Einführung von Achtsamkeitsübungen für Kinder oder die Bereitstellung von Obst und Gemüse für Familien. Maßnahmen zur Förderung bestimmter Praktiken der Kinderernährung und Multikomponenten-Interventionen führen wahrscheinlich kurzfristig (im Zeitraum bis 12 Monate) zu einem geringfügigen Anstieg des Obst- und Gemüseverzehrs bei Kindern. Eine Aufklärung der Eltern über gesunde Ernährung führt möglicherweise nicht zu einer Steigerung des Obst- und Gemüsekonsums bei Kindern oder hat nur einen minimalen Einfluss darauf. Über Kosten und unbeabsichtigte negative Auswirkungen lagen nur begrenzte Informationen vor. In den Studien, die darüber berichteten, lagen die Interventionskosten zwischen 325 und 1500 US-Dollar (USD). In den beiden Studien, die gezielt nach negativen Auswirkungen suchten, wurden keine negativen Effekte festgestellt. Die Studien, die finanzielle Unterstützung erhielten, wurden überwiegend durch staatliche oder gemeinnützige Mittel gefördert, mit Ausnahme einer Studie, die von der Industrie finanziert wurde.

Was schränkt die Evidenz ein?

Es wurden keine Studien in Ländern mit niedrigem Einkommen durchgeführt und nur eine Studie wurde in einem Land mit mittlerem Einkommen durchgeführt. Unser Vertrauen in die derzeitige Evidenz ist moderat für Maßnahmen zur Förderung bestimmter Praktiken der Kinderernährung und Multikomponenten-Interventionen und niedrig für Maßnahmen zur Aufklärung der Eltern über gesunde Ernährung.

Wie aktuell ist die vorliegende Evidenz?

Diese Evidenz ist auf dem Stand von März 2023. Dies ist ein „lebendiger“ systematischer Review (living systematic review). Living Systematic Reviews arbeiten mit einem neuen Ansatz für die Aktualisierung von Reviews, bei dem der Review kontinuierlich aktualisiert wird und relevante neue Evidenz eingearbeitet wird, sobald diese verfügbar ist. Den aktuellen Stand dieses Reviews sehen Sie in der Cochrane Database of Systematic Reviews .

Hodder RK, O'Brien KM, Wyse RJ, Tzelepis F, Yoong S, Stacey FG, Wolfenden L

La stimulation de plusieurs sens (tels que l’ouïe, le toucher, le goût et l’odorat) chez les prématurés améliore-t-elle leur croissance et leur développement sain ou réduit-elle le risque de décès ?

1 day 18 hours ago
Principaux messages
  • La stimulation multisensorielle (stimulation de plusieurs sens à la fois) pourrait favoriser la croissance des prématurés en augmentant leur prise de poids avant leur sortie de l’hôpital. Cependant, on ne sait pas clairement si elle améliore les critères de jugement de développement à long terme ou réduit le risque de décès, car les données probantes sont limitées et incertaines.

  • Par rapport à la stimulation d’un seul sens (le toucher seul), il n’est pas certain que la stimulation multisensorielle soit plus efficace que le toucher seul pour augmenter la prise de poids pendant l’intervention.

Qu’est-ce que la stimulation multisensorielle et comment fonctionne-t-elle ?

La stimulation multisensorielle consiste à proposer aux prématurés des expériences qui activent au moins deux de leurs sens. Les sens sollicités et les types de stimulation utilisés comprennent notamment :

  • l’ouïe — la voix d’un parent, un chant ou une musique apaisante ;

  • le toucher — un massage ou des mouvements passifs ;

  • l'odorat et le goût — l'odeur de la mère ou du lait maternel ;

  • l'équilibre — un léger balancement ou un changement de position du bébé ;

  • la vue — un éclairage tamisé et cyclique, ainsi que des formes simples, des couleurs ou des motifs en mouvement.

Au cours de la période néonatale, le cerveau se développe très rapidement. Offrir des expériences sensorielles positives à ce stade peut aider les prématurés de plusieurs façons, notamment en favorisant leur mémoire, en les aidant à réguler leurs émotions et en améliorant leur apprentissage et leur développement précoces.

Que voulions-nous savoir ?

Nous souhaitions déterminer si la stimulation multisensorielle, comparée à la stimulation monosensorielle ou aux soins standards, aidait les prématurés à survivre, à grandir, à rester en bonne santé et à bien se développer. Plus précisément, nous souhaitions déterminer si la stimulation multisensorielle pouvait :

  • réduire le nombre de bébés présentant de graves troubles du développement entre 18 et 24 mois, tels que la paralysie cérébrale, un retard de développement, des limitations des capacités mentales, la cécité ou la surdité ;

  • réduire le nombre de bébés décédant pendant la période néonatale ou avant leur sortie de l’hôpital ;

  • augmenter la prise de poids des nourrissons au moment de leur sortie de l'hôpital.

Nous avons également examiné d’autres indicateurs importants de la santé des bébés, notamment :

  • la durée de leur séjour à l’hôpital ou en unité de soins intensifs néonatals (USIN) ;

  • le temps qu’il leur a fallu avant de pouvoir s’alimenter entièrement par voie orale ;

  • le nombre de jours pendant lesquels ils ont eu besoin d’une assistance respiratoire.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études dans lesquelles la stimulation multisensorielle avait débuté avant la sortie de l’hôpital du bébé après la naissance, et qui comparaient la stimulation multisensorielle à :

  • l’absence d’intervention ou les soins standards ;

  • une stimulation monosensorielle.

Nous avons synthétisé les résultats des études et évalué notre niveau de confiance dans les données probantes, en nous basant sur des facteurs tels que la taille de l'étude (nombre de bébés inclus) et les méthodes utilisées.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons inclus 19 études (1 544 prématurés). Dix-huit de ces études comparaient la stimulation multisensorielle aux soins standards, et une étude comparait la stimulation multisensorielle à une intervention monosensorielle (tactile uniquement).

Dans 10 études, l’objectif principal était d’examiner comment la stimulation multisensorielle affecte le développement cérébral et comportemental des bébés.

Les neuf études restantes portaient sur la prise de poids pendant l’intervention, la prise de poids avant la sortie de l’hôpital, la durée du séjour en unité de soins intensifs néonatals, la durée totale du séjour à l’hôpital, le délai avant que le bébé puisse s’alimenter entièrement par voie orale, le nombre de jours pendant lesquels le bébé a eu besoin d’une assistance respiratoire, ou une combinaison de ces mesures.

Nous avons également recensé 13 études en cours et 4 études qui n’ont pas encore été entièrement évaluées. Elles pourraient nous fournir des informations supplémentaires utiles à l’avenir.

Principaux résultats

Aucune des études comparant la stimulation multisensorielle à l'absence d’intervention n’a rendu compte du critère de jugement essentiel que constitue le handicap développemental majeur à l’âge corrigé de 18 à 24 mois. Une seule étude a évalué un critère de jugement connexe, à savoir la paralysie cérébrale à 12 mois. Cette étude portant sur un très petit nombre de participants, les données probantes sont très incertaines quant à savoir si la stimulation multisensorielle modifie le risque de paralysie cérébrale.

La stimulation multisensorielle pourrait n’avoir qu’un effet minime, voire nul, sur la mortalité avant la sortie de l’hôpital, bien que ce résultat n’ait été rapporté que dans une seule étude de grande envergure. Elle pourrait augmenter le gain de poids total avant la sortie, mais l’effet observé est faible et sa signification clinique reste incertaine.

Par rapport à la stimulation monosensorielle (tactile), nous n’avons pas pu déterminer si la stimulation multisensorielle aidait les bébés à prendre davantage de poids pendant l’intervention. La seule étude que nous avons trouvée comparant une intervention multisensorielle à une intervention monosensorielle n’a pas rendu compte des critères de jugement majeurs, tels que les troubles majeurs du développement à l’âge corrigé de 18 à 24 mois, le décès au cours du premier séjour hospitalier ou le gain de poids total avant la sortie.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Notre confiance dans ces résultats est limitée, car de nombreuses études portaient sur un petit nombre de participants ou n’étaient pas bien conçues. Plusieurs études n’ont pas rapporté les critères de jugement qui nous intéressaient le plus ou n’ont pas fourni suffisamment de données pour permettre notre analyse. En raison de ces limites, les effets réels de la stimulation multisensorielle pourraient être différents de ceux que nous avons constatés.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes sont à jour au 28 novembre 2025.

Wróblewska-Seniuk K, Lenells M, Prescott MG, Fiander M, Soll RF, Bruschettini M, supported by Cochrane Sweden and Cochrane Neonatal

Quels sont les effets de la supplémentation en iode pour prévenir les troubles dus à une carence en iode chez les enfants et les adolescents ?

1 day 18 hours ago
Principaux messages
  • La supplémentation en iode améliore légèrement les capacités de réflexion (fonctions cognitives) et pourrait avoir peu ou pas d’effet sur la croissance (le poids) chez les enfants et les adolescents. Aucune des études n’a fait état d’effets indésirables.

  • La supplémentation en iode réduit probablement le risque d’une production insuffisante d’hormones thyroïdiennes (hypothyroïdie), ainsi que le risque de décès chez les nourrissons (mortalité infantile) dans les régions où les taux de mortalité infantile sont élevés. Nous ne sommes pas certains de son effet sur la réduction de l'hypertrophie de la glande thyroïde (goitre).

  • Les études futures devraient se concentrer sur les régions ou les populations dans lesquelles la carence en iode pourrait poser un problème, et inclure des enfants issus de milieux socio-économiques défavorisés. Elles devraient examiner l’administration de doses plus élevées d’iode sur des périodes de traitement plus longues et avec des durées de suivi plus étendues.

Qu’est-ce que l’iode et pourquoi est-il important ?

L’iode est un oligo-élément utilisé pour la synthèse des hormones thyroïdiennes, qui sont indispensables au développement normal du corps et du cerveau. Compte tenu de son rôle dans le développement humain, il est particulièrement important que les enfants reçoivent suffisamment d’iode. Une carence en iode chez l’enfant peut entraîner un retard de croissance et de développement du système nerveux central, une déficience intellectuelle, la mortalité infantile et une hypertrophie de la glande thyroïde (goitre).

Les principales sources d’iode dans l’alimentation sont le sel iodé, les fruits de mer, les céréales issues de sols riches en iode et les produits laitiers. La supplémentation en iode peut être administrée sous forme d’iode associé à une huile végétale (huile iodée), injectée dans un muscle en une seule fois ou une fois par an. Elle peut également être administrée sous forme de comprimés, de gélules ou de gouttes d’iodure de potassium, à faible dose, chaque jour ou chaque semaine.

Que voulions-nous savoir ?

Nous souhaitions savoir si la supplémentation en iode permettait de réduire le nombre d’enfants et d’adolescents atteints de troubles liés à une carence en iode par rapport à un placebo (traitement factice). Nous souhaitions également déterminer si la prise d’une supplémentation en iode était associée à des effets indésirables.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études comparant la supplémentation en iode à un placebo chez des enfants et des adolescents exposés à un risque de carence en iode. Nous avons comparé et synthétisé les résultats des études, puis évalué le niveau de confiance des données probantes sur la base de facteurs tels que la méthodologie et la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié huit études (2 528 participants) portant sur les effets de la supplémentation préventive en iode chez les enfants et les adolescents. Ces études ont été menées entre 1982 et 2009, principalement dans des zones à faibles revenus en Albanie, au Bangladesh, en Colombie, en Indonésie, au Malawi, en Nouvelle-Zélande et en Tanzanie. Ces études comparaient la supplémentation en iode par voie orale (seule ou associée à du fer dans une étude) par rapport à un placebo.

Supplémentation en iode par rapport à un placebo
  • La supplémentation en iode entraîne une légère amélioration des capacités intellectuelles (fonctions cognitives) par rapport au placebo (1 étude, 166 participants).

  • La supplémentation en iode pourrait entraîner peu ou pas de différence sur le poids des enfants par rapport au placebo (3 études, 658 personnes).

  • La supplémentation en iode entraîne probablement une forte réduction de l’insuffisance de production d’hormones thyroïdiennes (hypothyroïdie) par rapport au placebo (1 étude, 264 personnes).

  • Aucune étude n’a fait état d’effets indésirables liés à l’iode ou à la qualité de vie.

  • La supplémentation en iode réduit probablement la mortalité toutes causes confondues par rapport au placebo (1 étude, 617 personnes).

  • Les données probantes sont très incertaines quant à l'effet de la supplémentation en iode sur la réduction du goitre (2 études, 432 personnes). Une étude n’a pas utilisé de méthodes rigoureuses. Nous l’avons exclue de nos analyses et avons constaté que l’iode entraîne probablement une forte réduction du goitre (1 étude, 230 personnes).

Supplémentation en iode et en fer par rapport à un placebo
  • Les données probantes sont très incertaines concernant l’effet de l’iode associé au fer sur le poids (1 étude, 146 personnes).

  • Aucune étude n’a rapporté de données sur les fonctions cognitives, l’hypothyroïdie, les effets indésirables, la qualité de vie, la mortalité toutes causes confondues ou le goitre.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Notre niveau de confiance dans les données probantes allait d'un niveau élevé à un niveau très faible. Dans les cas où notre niveau de confiance était limité, cela s’expliquait par le fait que :

  • il est possible que les participants aux études aient su quel traitement ils recevaient ;

  • les études ont été menées auprès de populations différentes ;

  • le nombre d’études est insuffisant pour tirer des conclusions définitives.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes ont été actualisées en mai 2025.

Velasco I, Rueda-Etxebarria M, Trak-Fellermeier MA, Taylor P, Rabassa Bonet M, Chi Y, Janka H, Rueda JR

Welchen Nutzen und Risiken haben verschiedene Antimykotika zur Behandlung von Pilzinfektionen bei Neugeborenen?

1 day 18 hours ago
Kernaussagen
  • Neugeborene erkranken manchmal an Infektionen, die dadurch verursacht werden, dass Pilze in den Blutkreislauf oder in tiefliegendes Körpergewebe des Kindes gelangen (invasive Pilzinfektionen). Es ist unklar, ob ein Antimykotikum (ein Medikament, das Pilze abtötet oder ihr Wachstum hemmt) besser ist als ein anderes. Das betrifft das Sterberisiko, die Notwendigkeit, die Behandlung wegen unerwünschter Wirkungen abzubrechen, und die Dauer des Krankenhausaufenthalts. Diese Schlussfolgerung basiert jedoch auf wenigen kleinen Studien.

  • Es sind große, gut konzipierte Studien erforderlich, um den Nutzen und mögliche Risiken von Antimykotika zur Behandlung invasiver Pilzinfektionen bei Neugeborenen zu bewerten.

Was ist eine invasive Pilzinfektion?

Eine invasive Pilzinfektion liegt vor, wenn Pilze in den Blutkreislauf oder in tiefliegendes Körpergewebe des Kindes gelangen. Invasive Pilzinfektionen werden in der Regel durch Candida verursacht, einen Hefepilz. Invasive Pilzinfektionen sind schwerwiegend und eine wichtige Ursache für Tod und schwere Erkrankungen bei Frühgeborenen.

Wie werden invasive Pilzinfektionen behandelt?

Invasive Pilzinfektionen werden üblicherweise mit verschiedenen Medikamenten behandelt, die Pilze abtöten oder deren Wachstum hemmen (Antimykotika), darunter:

  • Poliene (z. B. Amphotericin B);

  • Azole (z. B. Fluconazol);

  • Echinocandine (z. B. Micafungin, Caspofungin); und

  • Antimetaboliten (5-Fluorocytosin).

Was wollten wir herausfinden?

Wir wollten herausfinden, ob ein bestimmtes Antimykotikum oder eine bestimmte Kombination von Antimykotika bei folgenden Punkten besser abschneidet:

  • das Risiko, dass das Kind (aus welchem Grund auch immer) vor der Entlassung aus dem Krankenhaus stirbt;

  • die neurologische Entwicklung des Kindes bis zum Alter von zwei Jahren;

  • das Risiko, eine höhere Dosis des Antimykotikums verabreichen oder ein weiteres Antimykotikum hinzufügen zu müssen, weil sich die Infektion nicht bessert oder sich verschlimmert;

  • die Dauer des Krankenhausaufenthalts der Neugeborenen;

  • unerwünschte oder schädliche Wirkungen von Antimykotika, die zum Absetzen des Medikaments führen.

Wie gingen wir vor?

Wir suchten nach Studien, in denen Antimykotika (oder Kombinationen von Antimykotika) bei Neugeborenen untersucht wurden, die entweder zu früh (frühgeboren) oder zum normalen Zeitpunkt (termingerecht) geboren wurden. Wir verglichen die Ergebnisse der Studien, fassten sie zusammen und bewerteten unser Vertrauen in die Evidenz anhand von Faktoren wie Studienmethodik und Stichprobengröße.

Was fanden wir heraus?

Wir fanden sechs Studien, an denen 229 Neugeborene mit invasiven Pilzinfektionen teilnahmen. Eine Studie umfasste ausschließlich Frühgeborene, die anderen sowohl Frühgeborene als auch termingerecht geborene Neugeborene. Eine Studie verglich Fluconazol mit Amphotericin B, zwei Studien verglichen Micafungin mit Amphotericin B, zwei Studien verglichen Caspofungin mit Amphotericin B und eine Studie verglich Micafungin mit Fluconazol.

Hauptergebnisse

Es ist unklar, ob eine antimykotische Behandlung besser ist als eine andere, um das Risiko zu verringern, dass ein Kind im Krankenhaus stirbt oder die Behandlung aufgrund unerwünschter oder schädlicher Wirkungen abgebrochen werden muss.

Es ist unklar, ob Fluconazol oder Micafungin im Vergleich zu Amphotericin B den Krankenhausaufenthalt von Neugeborenen mit invasiven Pilzinfektionen verkürzen können.

Was schränkt die Evidenz ein?

Wir haben kein Vertrauen in die Evidenz. Dies liegt daran, dass einige Studien Einschränkungen hinsichtlich ihrer Durchführungsweise aufwiesen. Beispielsweise wussten die Forschenden, welche Behandlung die Kinder erhielten, was die Ergebnisse beeinflusst haben könnte. Zudem deckt die Evidenz nicht alle Ergebnisse ab, die uns interessierten. Es gab nicht genügend Studien, um Gewissheit über die Ergebnisse zu erlangen, und die Studien waren sehr klein angelegt.

Wie aktuell ist die vorliegende Evidenz?

Diese Übersichtsarbeit aktualisiert unsere vorherige Übersichtsarbeit, die erstmals 2004 veröffentlicht und 2012 aktualisiert wurde. Die Evidenz ist auf den Stand von November 2025.

Prasad R, Sk MH, Saha B, Sahoo J, Kumar A, Fiander M, Cracknell J, McGuire W, supported by the Cochrane Neonatal Review Group

Wie beeinflussen Marketing und Werbung der Pharmaunternehmen das Verschreibungsverhalten von Ärzten?

1 day 18 hours ago
Kernaussagen
  • Geschenke und Zahlungen von Pharmaunternehmen an Ärzte führen zu einer Zunahme unangemessener Verschreibungen und der Anzahl der von Ärzten verordneten Arzneimittel; wahrscheinlich erhöhen sie auch die Kosten. Werbung und Fortbildung von Pharmaunternehmen können zu unangemessenen Verschreibungen und höheren Verschreibungskosten führen; diese Aktivitäten erhöhen wahrscheinlich die Anzahl der von Ärzten ausgestellten Verschreibungen.

  • Richtlinien zu Interessenkonflikten, die die Interaktionen zwischen Pharmaunternehmen und Ärzten einschränken oder steuern, verbessern wahrscheinlich die Angemessenheit der Verschreibung und können möglicherweise die Anzahl der Verschreibungen verringern.

  • Es sind weitere Studien erforderlich, die untersuchen, wie kostenlose Arzneimittelproben von Pharmaunternehmen das Verschreibungsverhalten beeinflussen und welche Auswirkungen unangemessene Verschreibungen auf die Gesundheit der Menschen haben.

Was versteht man unter Marketing und Werbung von Pharmaunternehmen?

Pharmaunternehmen interagieren auf vielfältige Weise mit Fachkräften im Gesundheitswesen, um für die von ihnen hergestellten Arzneimittel zu werben. Zu diesen Interaktionen gehören Besuche von Pharmareferenten, gesponserte Fortbildungsangebote, Werbesendungen per Post, Anzeigen in medizinischen Fachzeitschriften und das Sponsoring von Veranstaltungen auf Konferenzen. Pharmaunternehmen gewähren Ärzten zudem Geschenke und Zahlungen. Darunter gehören Einladungen zu Speisen und Getränke, die Übernahme von Reisekosten, kostenlose Arzneimittelproben, Personal für Praxen sowie Honorare für die Mitgliedschaft in einem Unternehmensbeirat.

Welche Bedenken bestehen hinsichtlich dieser Interaktionen?

Diese Interaktionen können Fachkräften im Gesundheitswesen helfen, sich über neue Behandlungsmethoden zu informieren. Allerdings wollen Pharmaunternehmen auch den Absatz ihrer Produkte steigern. Diese Motivation steht möglicherweise nicht immer im Einklang mit dem Ziel, für jeden Patienten das am besten geeignete oder kostengünstigste Arzneimittel zu verschreiben. Es bestehen Bedenken, dass diese Interaktionen die Verschreibungsentscheidungen von Ärzten beeinflussen. Pharmaunternehmen gaben 2016 in den USA fast 30 Milliarden US-Dollar für Marketing und Werbung aus.

Was wollten wir herausfinden?

Wir wollten herausfinden, ob Interaktionen zwischen Ärzten (und anderen Fachkräften im Gesundheitswesen, die Patienten Arzneimittel verschreiben) und Pharmaunternehmen die Verschreibungspraxis beeinflussen. Um diese Frage zu beantworten, haben wir vier Indikatoren untersucht:

  • Angemessenheit: Haben die Interaktionen beeinflusst, ob Ärzte Arzneimittel angemessen verschrieben haben?

  • Anzahl: Hat sich die Anzahl der Verschreibungen verändert?

  • Kosten: Haben sich die Kosten für Verschreibungen verändert?

  • Haben sich die Anträge von Ärzten auf Aufnahme von Arzneimitteln in die Arzneimittelliste des Krankenhauses verändert?

Wie gingen wir vor?

Wir suchten nach Studien, in denen untersucht wurde, wie sich Interaktionen von Pharmaunternehmen mit verschreibenden Ärzten im Vergleich zu keinen oder weniger Interaktionen auf die Angemessenheit, die Anzahl und die Kosten der verschriebenen Arzneimittel sowie auf die Anträge auf Aufnahme in die Arzneimittelliste auswirkten.

Wir analysierten die Ergebnisse der Studien, indem wir die Interaktionen in vier Gruppen einteilten:

  • Werbung und Fortbildung;

  • Geschenke und Zahlungen;

  • kostenlose Arzneimittelproben;

  • Richtlinien zu Interessenkonflikten: Vorgaben, die Interaktionen zwischen Ärzten und Pharmaunternehmen einschränken oder steuern.

Wir bewerteten unser Vertrauen in die Evidenz anhand von Faktoren wie den Studienmethoden, den Umfang der Evidenz und der Stärke der von uns beobachteten Effekte.

Was fanden wir heraus?

Wir fanden 93 Studien, die sich mit unserer Fragestellung befassten: 82 wurden in den USA durchgeführt, die restlichen 11 im Vereinigten Königreich und in Europa. Wir fanden Evidenz zu allen vier Arten von Interaktionen:

  • Werbung und Fortbildung (hauptsächlich Besuche von Außendienstmitarbeitenden bei ärztlichem Personal): 16 Studien;

  • Geschenke und Zahlungen: 62 Studien;

  • Gratisproben: 7 Studien;

  • Richtlinien zu Interessenkonflikten: 8 Studien.

Hauptergebnisse

Werbung und Fortbildung von Pharmaunternehmen, die sich an Ärzte richten, im Vergleich zu keiner oder geringerer Exposition:

  • können möglicherweise zu einer Zunahme unangemessener Verschreibungen führen (6 Studien, 1.335 Ärzte);

  • erhöhen wahrscheinlich die Anzahl der Verschreibungen (7 Studien, 151.399 Ärzte);

  • können möglicherweise die Kosten für Verschreibungen erhöhen (2 Studien, 986 Ärzte);

  • können Anträge auf Aufnahme in die Arzneimittelliste erhöhen, doch die Evidenz war sehr ungewiss (1 Studie, 105 Ärzte).

Geschenke und Zahlungen der Pharmaindustrie an Ärzte:

  • erhöhen die Zahl unangemessener Verschreibungen (10 Studien, 2,9 Millionen Ärzte);

  • erhöhen die Anzahl der Verschreibungen (39 Studien, 3,8 Millionen Ärzte);

  • erhöhen wahrscheinlich die Verschreibungskosten (25 Studien, 2,5 Millionen Ärzte);

  • können Anträge auf Aufnahme in die Arzneimittelliste erhöhen, doch die Evidenz war sehr ungewiss (1 Studie, 105 Ärzte).

Wir sind uns sehr unsicher, ob kostenlose Arzneimittelproben von Pharmaunternehmen an Ärzte die Angemessenheit, die Anzahl und die Kosten der Verschreibungen oder die Anträge auf Aufnahme in die Arzneimittelliste beeinflussen.

Richtlinien zu Interessenkonflikten, die die Interaktionen zwischen Pharmaunternehmen und Ärzten einschränken oder steuern:

  • verbessern wahrscheinlich die Angemessenheit der Verschreibung (2 Studien, 3.065 Ärzte);

  • können möglicherweise die Verschreibungsmenge verringern (6 Studien, 110.470 Ärzte);

  • haben ungewisse Wirkungen auf die Kosten (2 Studien, 33.975 Ärzte).

Keine der Studien, die diese Richtlinien untersuchten, erfasste Veränderungen bei den Anträgen auf Aufnahme in die Arzneimittelliste.

Was schränkt die Evidenz ein?

Alle Studien wurden in den USA, im Vereinigten Königreich und in Europa durchgeführt. Daher wissen wir nicht, wie sich Marketing und Werbung der Pharmaunternehmen auf das Verschreibungsverhalten von Ärzten in anderen Regionen auswirken.

Aufgrund der Methodik der Studien lässt sich nicht feststellen, ob das Marketing und die Werbemaßnahmen der Pharmaunternehmen ursächlich zu Veränderungen im Verschreibungsverhalten der Ärzte geführt haben. Wir haben jedoch großes Vertrauen darin, dass unangemessene Verschreibungen bei Ärzten, die Geschenke und Zahlungen erhielten, häufiger auftraten und dass diese Ärzte mehr Verschreibungen ausstellten als Ärzte, die keine Geschenke und Zahlungen erhielten. Die Studien zeigten zudem ein einheitliches Muster: Je häufiger Ärzte mit Pharmaunternehmen in Kontakt standen, desto weniger angemessen war ihr Verschreibungsverhalten und desto mehr Arzneimittel verordneten sie.

Wie aktuell ist die vorliegende Evidenz?

Die Evidenz ist auf dem Stand von Januar 2025.

Mintzes B, Lexchin J, Grundy Q, Fabbri A, Spurling GKP, Qureshi R, Bero L

What are the benefits and risks of medical cannabis for treating insomnia (sleep problems)?

2 days 19 hours ago
Key messages
  • Medical cannabis may have little or no benefit for sleep problems in adults with insomnia, but the evidence is very uncertain.

  • People who used medical cannabis reported more unwanted effects than those who used a placebo (a dummy treatment).

  • More and larger studies are needed of different cannabis products that look at long-term results.

What is insomnia?

Insomnia is a sleep disorder where people struggle to fall asleep, stay asleep, or wake early. This causes daytime problems like tiredness, low energy, concentration issues, or mood changes. To be diagnosed with chronic insomnia, these issues must happen at least three times a week for three months or more.

Insomnia is very common, particularly among older adults and women. It can occur alone or with conditions like chronic pain, depression, anxiety, or cancer. Because it’s linked to poorer health, lower quality of life, and difficulties with work or school, insomnia is a significant public health issue.

How is insomnia treated?

The main treatment for insomnia is cognitive behavioral therapy (a talking therapy), which helps modify behaviors and thoughts that affect sleep and often works well. When unavailable or ineffective, short-term medicines like sleeping tablets, antidepressants, and other sleep aids are used. These can cause unwanted effects such as sleepiness, memory problems, or dependence, thus limiting long-term use. There is increasing interest in alternatives like medical cannabis.

Medical cannabis (also known as marijuana) is a herbal treatment that comes from the cannabis plant and is used to treat various medical conditions. It may contain different active elements, including tetrahydrocannabinol and cannabidiol. However, it may cause dizziness, dry mouth, memory problems, increased appetite, tiredness, stress and worry in up to 80% of users.

What did we want to find out?

We wanted to find out:

  • whether medical cannabis helps adults with insomnia sleep better compared with a placebo or other treatments;

  • whether medical cannabis causes unwanted effects.

What did we do?

We searched for studies that compared medical cannabis with a placebo or other medicines in adults diagnosed with insomnia. We compared and summarized the studies' results and assessed how confident we could be in the findings, taking into account the study designs and numbers of people.

What did we find?

We found nine studies involving 537 adults (mostly middle-aged) with insomnia. Most studies included people with long-term insomnia (that is, they had a long-term pattern of 3 months or more), although 3 studies included people with short-term insomnia (less than 3 months). The studies included more women than men, and most took place in developed countries. Most were small (including fewer than 50 people) and lasted only a few weeks. The studies tested different types of medical cannabis products, including products containing tetrahydrocannabinol, cannabidiol, or combinations of both. They were given to people as oils, capsules or gel. They mostly compared medical cannabis with a placebo.

Main results

Medical cannabis compared with placebo may have little to no effect on:

  • the quality of sleep/satisfaction (7 studies, 374 people);

  • total sleep time (6 studies, 194 people);

  • daytime functioning (5 studies, 144 people).

It may improve quality of life (3 studies, 95 people), but the evidence is very uncertain.

It may cause slightly more unwanted effects (3 studies, 98 people). For example, the number of people who had unwanted effects was:

  • 37 people taking medical cannabis;

  • no people taking placebo;

  • 14 people taking both cannabis and placebo;

  • 47 people not taking cannabis or placebo.

What are the limitations of the evidence?

Our confidence in the evidence is low, as most studies included few participants and followed them for only a short time, which makes it difficult to know how well medical cannabis works in the long term or how safe it is. The studies used different cannabis products and measured sleep in different ways, making it hard to compare results across studies.

Many studies also did not include older adults or people with other health problems, so the findings may not apply to everyone with insomnia.

How up to date is this evidence?

The evidence is current to April 2025.

Varela LB, Miño Zambrano JE, Maura Goncalves Costa B, Santos Marques da Silva G, Escobar Liquitay CM, Díaz Menai S, Meza N, Garegnani LI

Which type of dialysis (haemodiafiltration, haemofiltration or haemodialysis) is better for adults with kidney failure?

2 days 19 hours ago
Key messages
  • For adults with kidney failure (a condition where the kidneys no longer function well enough to keep a person alive), convective dialysis (a treatment that uses a strong flow of water to wash larger waste products out of the blood) probably reduces the risk of death from any cause and the risk of death from cardiovascular disease compared to standard haemodialysis.

  • Convective dialysis likely results in little to no difference in nonfatal heart problems. It may make little or no difference to severe tiredness, problems with the dialysis access point, hospital stays, or the overall quality of life.

  • Direct comparisons between different convective modalities were limited, and we did not detect meaningful differences.

What is kidney failure, and how is it treated?

People with kidney failure (a condition where the kidneys no longer function well enough to keep a person alive) can be treated with dialysis to remove toxins and fluid. Standard haemodialysis uses a machine to filter waste and extra water from the blood. Expanded haemodialysis is an upgraded version of this standard process that uses special filters to remove larger waste products. Convective dialysis is a newer type of treatment. It uses a strong flow of water to push larger waste products out of the blood. There are three types of convective dialysis: 1) haemofiltration, which relies only on a strong water flow; 2) haemodiafiltration, which combines standard filtering with this strong water flow; and 3) acetate-free biofiltration, which is a form of haemodiafiltration that uses a special fluid to keep blood pressure stable. We compared these newer dialysis types with standard and expanded haemodialysis.

What did we want to find out?

We wanted to find out if convective dialysis is better or worse than standard haemodialysis for adults with kidney failure.

We wanted to know if convective dialysis reduces the risk of death from any cause and death from cardiovascular disease. We also wanted to see if it improves energy levels, reduces hospital stays, prevents problems with the blood access point, and improves the overall quality of life.

What did we do?

We searched for studies that compared convective dialysis with standard haemodialysis in adults with kidney failure.

We compared and summarised the results and rated our confidence in the evidence based on factors such as study methods and size.

What did we find?

We found 62 studies with a total of 6897 adult participants; 54 studies compared convective haemodialysis with standard haemodialysis (6525 adults). We compared the results across these studies to see which treatment was better.

  • Compared to standard haemodialysis, convective dialysis probably reduces the risk of death from any cause as well as from heart or blood vessel disease.

  • Convective dialysis probably results in little to no difference in nonfatal heart problems.

  • Convective dialysis may result in little to no difference in severe tiredness, problems with the dialysis access point, hospital stays, or the overall quality of life.

  • Direct comparisons between the different types of convective therapies were too small to show any meaningful differences.

What are the limitations of the evidence?

We are moderately confident in the results for the risk of death, risk of death from heart or blood vessel disease, and nonfatal heart problems. We are less confident in the results for severe tiredness, problems with the dialysis access point, hospital stays, and the overall quality of life. This is because some studies enrolled only a small number of adults or did not report these outcomes. The studies also used different treatment setups, making direct comparisons difficult. Future studies should focus on how these treatments affect the daily lives of adults living with kidney failure.

How up to date is this evidence?

The evidence is current to April 2025.

Vernooij RWM, Strippoli GFM, Veltkamp DMJ, Nistor I, Craig JC, Saglimbene VM, Covic AC, Vecchio M, supported by Cochrane Kidney and Transplant

Les ceintures lombaires et autres dispositifs aident-ils les personnes atteintes de lombalgie chronique à se déplacer plus facilement ?

2 days 19 hours ago
Principaux messages
  • Chez les adultes atteints de lombalgie chronique, les dispositifs de soutien lombaire utilisés seuls, sans traitement complémentaire, ne réduisent pas nécessairement la douleur ni le handicap.

  • Chez les adultes atteints de lombalgie chronique, la douleur peut être légèrement atténuée lorsque les dispositifs de soutien lombaire sont associés à des antalgiques, comparé à l’utilisation des antalgiques seuls. Nous ne connaissons pas leur effet sur le handicap. Nous ne savons pas si le fait d’ajouter une intervention éducative ou des exercices physiques aux dispositifs de soutien lombaire est plus efficace que l’intervention éducative et les exercices physiques seuls, ni si l’ajout de la kinésithérapie aux dispositifs de soutien lombaire présente un bénéfice par rapport à la kinésithérapie seule.

  • Des recherches supplémentaires sont nécessaires, en particulier chez les personnes âgées et les populations vivant dans les pays à faibles et moyens revenus.

Qu’est-ce que la lombalgie ?

La lombalgie est une douleur située dans la partie inférieure du dos, qui peut aussi irradier vers une ou les deux jambes. Lorsque les symptômes persistent au-delà de 12 semaines on parle de lombalgie chronique, une cause fréquente de handicap qui affecte la qualité de vie des personnes dans le monde entier. On estime qu’elle constitue la principale cause de besoin de rééducation, ce qui la rend coûteuse en termes de dépenses de santé et de journées de travail perdues.

Que sont les dispositifs de soutien lombaire et autres aides techniques ?

Les dispositifs de soutien lombaire comprennent les corsets, les ceintures et autres soutiens qui aident à stabiliser ou à soutenir le bas du dos. Certains sont fabriqués en plastique rigide afin de limiter les mouvements. D’autres sont plus souples, autorisant une certaine mobilité tout en assurant un maintien lors des mouvements.

Les autres aides techniques sont des dispositifs qui aident les personnes en situation de handicap à se déplacer plus facilement. Il s'agit notamment des fauteuils roulants, des scooters de mobilité, des tricycles, des béquilles, des cannes et des déambulateurs.

Que voulions-nous savoir ?

Nous souhaitions savoir si les dispositifs de soutien lombaire et autres aides techniques destinés aux adultes atteints de lombalgie chronique contribuaient à réduire la douleur et le handicap, et à améliorer la qualité de vie liée à la santé. Nous nous sommes également intéressés à la tolérance de ces traitements, si les personnes recevant ces traitements les jugeaient utiles, ou si cela leur permettait de réduire la consommation d’antalgiques ou de réduire les chutes, ainsi qu’à leurs effets sur l’anxiété, la dépression et la participation à des activités sociales.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études dans lesquelles des personnes atteintes de lombalgie chronique recevaient soit un traitement spécifique contre la douleur lombaire, soit des « soins usuels » (par exemple, antalgiques, kinésithérapie, éducation thérapeutique) ou bien l’absence de traitement, et dans lesquelles les résultats des différents groupes étaient comparés entre eux. Nous avons regroupé les résultats d’études similaires et évalué le niveau de confiance des données probantes.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié huit études portant sur 501 hommes et femmes âgés de 25 à 78 ans. Ces personnes étaient atteintes de lombalgie chronique depuis un à cinq ans. Toutes les études portaient sur les dispositifs de soutien lombaire (par exemple ceintures lombaires ou corsets). Cinq de ces études ont été menées dans des pays à revenu faible ou intermédiaire (Bangladesh, Iran, Turquie) et trois dans des pays à revenu élevé (Japon, États-Unis).

Principaux résultats
  • Les dispositifs de soutien lombaire seuls, comparé à l’absence de traitement, pourraient avoir un effet faible voire nul sur la douleur et le handicap après trois mois (1 étude, 107 participants).

  • L’association de dispositifs de soutien lombaire et d’antalgiques pourrait entraîner une légère réduction de l’intensité de la douleur après trois à quatre semaines comparé aux antalgiques seuls, mais les données probantes sont très incertaines en ce qui concerne le handicap (2 études, 149 participants).

  • Nous sommes très incertains quant à l’effet de l’ajout des dispositifs de soutien lombaire à un programme d’exercices et d’éducation (c’est-à-dire l’enseignement de la structure et des mouvements du bas du dos, de son fonctionnement dans les activités quotidiennes, des affections courantes pouvant entraîner des lombalgies, ainsi que des différentes options thérapeutiques permettant de prendre en charge et de soulager les symptômes) sur la douleur et le handicap après six semaines, comparé à un programme comprenant uniquement des exercices et de l’éducation (1 étude, 24 ou 25 participants).

  • Nous sommes très incertains quant à l'effet de l'association de dispositifs de soutien lombaire et de kinésithérapie conventionnelle (comprenant des ultrasons, de l’électrothérapie, de la chaleur, ainsi que des exercices visant à améliorer la souplesse et à renforcer la musculature) sur la douleur et le handicap après quatre semaines, en comparaison à la kinésithérapie conventionnelle seule (1 étude, 41 participants).

Quelles sont les limites des données probantes ?
  • Dans l’ensemble, notre confiance dans ces résultats est limitée, et nos conclusions pourraient évoluer si d’autres études sont réalisées.

  • La principale limite de cette étude résidait dans le fait que les participants et les professionnels de santé savaient quel traitement était administré. Même si cela est impossible à éviter dans ce type d’études, cela a pu influencer la façon dont les participants percevaient leur douleur ou leur handicap, ainsi que la manière dont ils les évaluaient.

  • Aucune des études n'a fait état d'effets indésirables liés aux traitements.

  • Les caractéristiques des participants n’ont généralement pas été décrites en détail. Il est difficile de savoir comment ces résultats pourraient s’appliquer à l’ensemble des patients atteints de lombalgie chronique.

  • Aucune étude n’a évalué les aides techniques à la mobilité telles que les aides à la marche ou les fauteuils roulants, bien que ces traitements soient souvent prescrits et puissent potentiellement influer sur la douleur et le handicap. Ce manque dans les données est particulièrement significatif pour les personnes âgées et les personnes en situation de handicap.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Ces données probantes sont à jour en janvier 2025.

Arienti C, Lazzarini SG, Zaina F, Cordani C, Dal Farra F, Minozzi S, Kiekens C, Negrini S

Quels sont les bénéfices et risques des médicaments appelés modulateurs des récepteurs de la progestérone (MRP) pour traiter l’endométriose (une maladie caractérisée par la présence de tissu en dehors de l’utérus) ?

2 days 19 hours ago
Principaux messages
  • Dans la prise en charge de l’endométriose (une affection où un tissu se développe en dehors de l’utérus), des études comparant un modulateur des récepteurs de la progestérone (MRP ; un médicament qui modifie l’action de l’hormone progestérone dans l’organisme) à un placebo (un traitement factice ou simulé qui ne contient aucun médicament mais dont l’aspect et le goût sont identiques à ceux du médicament testé) ont montré qu’un MRP appelé mifépristone pourrait soulager les règles douloureuses. Cependant, il pourrait provoquer des bouffées de chaleur.

  • Un modulateur des récepteurs de la progestérone (MRP) appelé gestrinone pourrait être moins efficace que les médicaments appelés analogues de la gonadolibérine (GnRH ; qui réduisent la quantité d’œstrogènes produite par les ovaires) pour traiter les règles douloureuses, mais pourrait atténuer les douleurs pendant les rapports sexuels. La gestrinone pourrait aussi provoquer moins de bouffées de chaleur. Nous ne savons pas comment la gestrinone se compare à un traitement appelé danazol concernant les douleurs non liées aux règles, les règles douloureuses ou les douleurs pendant les rapports sexuels. Nous ne savons pas si la gestrinone ou le danazol entraîne davantage d’effets indésirables.

  • De futures études devraient comparer les MRP aux médicaments actuellement utilisés pour traiter les symptômes de l’endométriose et se concentrer sur l’évaluation de la douleur à l’aide de méthodes reconnues et fiables. Des études de plus grande envergure et bien conçues sont également nécessaires pour évaluer les bénéfices et les effets indésirables des MRP autres que la mifépristone et la gestrinone.

Qu’est-ce que l’endométriose ?

L’endométriose est une affection dans laquelle un tissu, similaire à celui de l’utérus, se développe en dehors de l’utérus. L’endométriose est dépendante des œstrogènes et se manifeste donc principalement pendant la période de fertilité. Elle peut provoquer des douleurs au ventre (abdomen), généralement pendant les règles (menstruations) ou lors des rapports sexuels.

L’endométriose est traitée par différents types de traitements médicaux ou chirurgicaux. Les MRP sont des médicaments qui modifient l'action de l'hormone progestérone dans l'organisme. Les MRP incluent la mifépristone, la gestrinone, l’acétate d’ulipristal, le vilaprisan et l’asoprisnil. Ces médicaments peuvent ralentir ou arrêter le développement du tissu qui recouvre l’intérieur de l’utérus. Ils ont donc été proposés comme traitement de l’endométriose.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions savoir si, chez les patientes atteintes d’endométriose, les MRP étaient plus efficaces qu’un placebo (traitement factice), que l’absence de traitement ou que d’autres traitements médicaux pour soulager la douleur globale, les douleurs pendant les règles et les douleurs lors des rapports sexuels.

Nous souhaitions également savoir si ces médicaments étaient bien tolérés en évaluant les effets indésirables ressentis par les patientes, tels que les bouffées de chaleur et les nausées.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études évaluant l’efficacité des MRP sur les symptômes de l’endométriose et leurs éventuels effets indésirables. Nous avons comparé et synthétisé les résultats des études, puis évalué notre niveau de confiance dans les données probantes sur la base d’éléments tels que les méthodes utilisées et la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons inclus neuf études portant sur 922 femmes âgées de 18 à 45 ans. La plupart des études ont testé les modulateurs des récepteurs de la progestérone que sont la mifépristone et la gestrinone. Une étude a testé l’asoprisnil, mais elle n’a été publiée que sous la forme d’un bref résumé ne contenant pas de résultats que nous pouvions utiliser. Deux de ces études n’ont évalué aucun des résultats qui nous intéressaient.

Principaux résultats

Modulateurs des récepteurs de la progestérone par rapport au placebo

Par rapport à un placebo, la mifépristone :

  • pourrait réduire les règles douloureuses après trois mois de traitement (d’après une étude portant sur 342 femmes) ;

  • pourrait entraîner davantage d’effets indésirables, tels que des bouffées de chaleur (d’après une étude portant sur 360 femmes) ;

  • pourrait n'avoir que peu ou pas d'effet sur les nausées (d’après une étude portant sur 360 femmes) ; et

  • nous ne savons pas avec certitude si la mifépristone réduit la douleur lors des rapports sexuels (d’après une étude portant sur 223 femmes).

Modulateurs des récepteurs de la progestérone par rapport à d’autres traitements médicaux

Par rapport au danazol, une étude portant sur 38 femmes a montré que :

  • nous ne savons pas si la gestrinone améliore les douleurs après six mois de traitement (d’après une étude portant sur 38 femmes) ;

  • nous ne savons pas si la gestrinone provoque davantage ou moins de bouffées de chaleur, ou si elle ne fait aucune différence (d’après 2 études portant sur 302 femmes) ; et

  • la gestrinone et le danazol pourraient entraîner des taux similaires de nausées, mais les résultats sont très incertains (d’après 2 études portant sur 302 femmes).

Par rapport à un analogue de la gonadolibérine (leuproréline), une étude portant sur 55 femmes a révélé que :

  • la gestrinone pourrait être moins efficace pour traiter les règles douloureuses après six mois de traitement (d’après une étude portant sur 55 femmes) ; mais

  • la gestrinone pourrait réduire la douleur pendant les rapports sexuels (d’après une étude portant sur 52 femmes) ;

  • la gestrinone pourrait être similaire à la leuproréline concernant l’ensemble des douleurs ressenties (d’après une étude portant sur 55 femmes) ;

  • la gestrinone pourrait provoquer moins de bouffées de chaleur et des niveaux de nausées similaires (d’après une étude portant sur 55 femmes).

Quelles sont les limites des données probantes ?

Notre confiance dans les données probantes est faible à très faible, principalement parce que certaines études présentaient un ou plusieurs des problèmes suivants :

  • elles comptaient peu de participantes ;

  • elles se concentraient sur des contextes spécifiques ou sur certains groupes de participants ;

  • elles utilisaient des méthodes susceptibles d’entraîner des erreurs dans leurs résultats ;

  • elles n’ont pas clairement décrit comment elles étaient menées ;

  • elles n’ont pas clairement décrit si les participantes savaient quel traitement elles avaient reçu, ce qui aurait pu influencer les résultats de l’étude.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette revue constitue une mise à jour d'une revue précédente. Les données probantes sont à jour jusqu’en avril 2026.

Grammatis AL, Gibbons T, Anucha EN, Becker CM

Un traitement antibiotique peut-il éliminer la « superbactérie » SARM des poumons des personnes atteintes de mucoviscidose ?

2 days 19 hours ago
Principaux messages
  • Un traitement précoce de l’infection à Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM) (un type de bactérie résistante à certains antibiotiques) chez les personnes atteintes de mucoviscidose semble possible, mais nous sommes incertains de l’efficacité du traitement de routine actuel.

  • Les implications à long terme du traitement ne sont pas claires.

  • Des recherches sont nécessaires pour évaluer l’infection par le SARM et son traitement à l’ère des modulateurs du régulateur de conductance transmembranaire de la mucoviscidose (médicaments qui réparent la protéine défectueuse produite par le gène de la mucoviscidose afin que le sel et l’eau puissent circuler correctement à travers les cellules et faciliter l’évacuation du mucus des poumons).

Qu’est-ce que la mucoviscidose ?

La mucoviscidose (également appelée fibrose kystique) est une maladie héréditaire qui entraîne une accumulation de mucus épais dans les poumons et d’autres organes. Il est très difficile pour les personnes atteintes de mucoviscidose d’expectorer ce mucus épais, ce qui en fait un milieu propice à la prolifération des germes (y compris le SARM) et les rend plus sujettes aux infections pulmonaires. La mucoviscidose s'aggrave avec le temps. Bien qu’il n’y a actuellement pas de remède, de nombreuses personnes atteintes de mucoviscidose peuvent mener une vie active et épanouie.

Qu'est-ce que le SARM et comment est-il traité ?

Le SARM (Staphylococcus aureus résistant à la méticilline) est une bactérie responsable d’infection traitée par des antibiotiques. Cependant, le SARM est résistant à certains types d’antibiotiques, ce qui rend l’infection difficile à traiter. On les appelle parfois des « superbactéries » et une infection par le SARM est particulièrement préoccupante chez les personnes atteintes de mucoviscidose, car on pense que le SARM peut causer plus de dommages que d’autres bactéries non résistantes aux antibiotiques.

Le SARM est généralement traité par une association d’antibiotiques, pris par voie orale (par la bouche) ou par inhalation, associée à un traitement de décolonisation (pommades d’antibiotiques appliquées sur la peau et dans les fosses nasales).

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à savoir si un traitement antibiotique :

  • permet d’éliminer l’infection par le SARM dans les poumons des enfants ou des adultes atteints de mucoviscidose ;

  • n’entraîne pas d’infection par d’autres bactéries résistantes ;

  • n’entraîne pas d’effets indésirables.

Qu’avons nous fait ?

Nous avons recherché des études portant sur l’utilisation d’antibiotiques (par voie orale ou inhalée) pour traiter les infections à SARM chez les personnes atteintes de mucoviscidose.

  • Les études devaient comparer un traitement antibiotique à l'absence de traitement, à un placebo ou à un autre type d'antibiotiques.

  • Les participants devaient être atteints de mucoviscidose et présenter une infection active à SARM.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié cinq études ayant recruté 410 personnes atteintes de mucoviscidose et diagnostiquées d’une infection au SARM. Les études ont été menées en Italie ou en Amérique du Nord et ont duré de huit semaines à six mois. Les participants aux études (en nombre égal d’hommes et de femmes) étaient jeunes (l’âge moyen variait de 11 à 25 ans).

Antibiotiques par voie orale comparés à l’absence de traitement (2 études, 106 participants)

Un groupe de personnes atteintes de mucoviscidose a été traité par des antibiotiques oraux (triméthoprime, sulfaméthoxazole et rifampicine ou cotrimoxazole et rifampicine), associés à un traitement de décolonisation ; l’autre groupe n’a pas reçu de traitement.

  • Les antibiotiques oraux pourraient permettre d’éliminer le SARM. Un essai a été interrompu précocement en raison des bénéfices évidents des antibiotiques, mais certaines personnes ont éliminé l’infection en l’absence de traitement. Au bout de six mois, il n’y avait pas de différence observée entre les groupes quant au nombre de personnes encore porteuses du SARM.

  • Les antibiotiques pourraient améliorer la fonction pulmonaire.

  • Il pourrait y avoir peu ou pas de différence entre les groupes concernant la qualité de vie, la fréquence des poussées de la maladie (bien qu’une étude ait rapporté que moins de personnes sous antibiotiques avaient été hospitalisées au cours des six premiers mois), les effets indésirables du traitement ou les variations de poids.

Antibiotiques inhalés comparés au placebo (2 études, 251 participants)

Les deux études ont comparé une dose standard de vancomycine (un antibiotique inhalé) à un placebo (un médicament simulacre) et l’une d’entre elles a également comparé une dose standard de vancomycine à une dose élevée.

  • Les antibiotiques inhalés n’auraient probablement pas effet sur la fonction pulmonaire par rapport au placebo (2 études), mais les résultats d’une étude ont indiqué qu’ils entraîneraient probablement une légère amélioration de celle-ci après 20 semaines.

  • Une dose standard de vancomycine n'aurait probablement pas d’effet sur la fréquence des poussées par rapport au placebo (2 études) ;

  • Une étude a rapporté que le délai avant la poussée suivante était plus long avec la dose standard de vancomycine ;

  • Une étude a rapporté une diminution des niveaux de bactéries SARM avec une dose plus élevée de vancomycine pendant une période allant jusqu’à un mois ;

  • Aucune des deux études n'a rapporté de différences en termes de qualité de vie ou d'effets indésirables.

Antibiotiques par voie orale et par inhalation comparés à des antibiotiques par voie orale plus un placebo (1 étude, 25 personnes)

Une étude a comparé une association d'antibiotiques oraux et inhalés à des antibiotiques inhalés associés à un placebo.

  • Nous ne savons pas avec certitude si l’un ou l’autre de ces traitements a eu un effet sur l’élimination du SARM ;

  • Il pourrait y avoir peu ou pas de différences entre les groupes concernant la fonction pulmonaire, la qualité de vie ou les effets indésirables ;

  • L’étude n’a pas rapporté de variations du poids ni de la fréquence des poussées.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Notre niveau de confiance accordé à nos résultats variait d’élevé à très faible. Cela s’explique par des problèmes potentiels liés à la conception des essais (les participants savaient quel traitement ils recevaient) ou par le faible nombre de participants dans chaque essai et le nombre élevé de retraits d’étude.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette revue met à jour notre précédente revue publiée en 2022. Les données probantes ont été actualisées le 28 avril 2026.

Lo DKH, Jahnke N, Smith S, Muhlebach MS, Smyth AR, Supported by the Cochrane Cystic Fibrosis Review Group

La réadaptation basée sur l'exercice est-elle efficace pour la prise en charge à long terme de la cardiopathie coronarienne ?

2 days 19 hours ago
Principaux messages
  • La réadaptation cardiaque basée sur l’exercice chez les personnes atteintes d’une maladie coronarienne réduit les infarctus du myocarde par rapport à l’absence d’exercice, réduit probablement les hospitalisations et pourrait légèrement réduire le risque de décès.

  • L'activité physique est associée à une amélioration du bien-être pouvant durer jusqu'à 12 mois et semble présenter un bon rapport coût-efficacité.

  • Les études récentes incluent davantage de femmes, des programmes à domicile et numériques, ainsi que davantage de pays à travers le monde.

Qu’est-ce que la maladie coronarienne ?

La maladie coronarienne (MC) est une affection caractérisée par un rétrécissement ou une obstruction des principaux vaisseaux sanguins alimentant le cœur, souvent dû à des dépôts graisseux, ce qui réduit le flux sanguin vers le cœur. Il s’agit de la première cause de décès dans le monde. Grâce aux progrès thérapeutiques, de plus en plus de personnes survivent aujourd’hui à une cardiopathie coronarienne et vivent avec ses séquelles. De nombreuses personnes atteintes de MC présentent des symptômes tels que des douleurs thoraciques (angine de poitrine), un essoufflement lors d’une activité physique et de la fatigue. Elles pourraient également présenter un risque de complications futures, telles que des infarctus du myocarde.

Qu’est-ce que la réadaptation cardiaque basée sur l’exercice ?

La réadaptation cardiaque basée sur l’exercice vise à aider les personnes atteintes de maladie coronarienne à prendre en charge leur maladie, à améliorer leur état de santé et à réduire le risque de complications futures. Elle comprend des programmes d’exercice structurés, parfois associés à une sensibilisation ou à une éducation ou à un soutien psychologique.

Que voulions-nous savoir ?

Nous avons cherché à déterminer si, par rapport à l’absence d’exercice physique structuré, les personnes atteintes de maladie coronarienne ayant participé à une réadaptation cardiaque basée sur l’exercice présentaient :

  • un risque de décès plus faible ;

  • moins d’infarctus du myocarde ;

  • un moindre besoin de nouvelles interventions cardiaques (notamment la pose de stents (petits tubes qui maintiennent les vaisseaux sanguins ouverts) ou un pontage coronarien) ; et

  • moins d’hospitalisations.

Nous souhaitions également déterminer si la réadaptation cardiaque basée sur l’exercice améliorait le bien-être des patients et aurait un bon rapport coût-efficacité.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons effectué des recherches pour trouver des études comparant la réadaptation cardiaque basée sur l’exercice à l’absence d’exercice structuré chez les adultes atteints de maladie coronarienne. Les participants aux études devaient avoir subi un infarctus du myocarde, une intervention chirurgicale visant à rétablir la circulation sanguine vers le cœur (par exemple, un pontage coronarien) ou souffrir d’angine de poitrine ou d’artères obstruées (maladie coronarienne). Les séances d’exercice pouvaient avoir lieu à l’hôpital, en milieu communautaire ou au domicile des participants. Les études devaient suivre les participants pendant au moins six mois.

Qu’avons-nous trouvé ?
Nous avons identifié 107 études portant sur 26 886 personnes. La plupart des participants à ces études avaient subi une crise cardiaque ou avaient bénéficié d’un pontage coronarien ou d’une intervention visant à débloquer des vaisseaux sanguins rétrécis ou obstrués au niveau du cœur (angioplastie). La plupart des études incluaient à la fois des hommes et des femmes, mais les femmes ne représentaient que 17 % de l’ensemble des participants.

Cinquante-deux études portaient uniquement sur l’exercice physique. Les autres études portaient sur l’exercice physique associé à un autre traitement, tel que des interventions éducatives, ou un soutien psychologique ou social. L'exercice le plus courant était de type aérobique : vélo d'appartement, marche ou circuit training. La fréquence et l’intensité de l’exercice variaient d’une étude à l’autre. Vingt-sept études ont porté sur l’activité physique pratiquée à domicile, certains programmes étant dispensés via une application mobile ou en ligne. La plupart des études ont suivi les participants pendant une période allant jusqu’à 12 mois.

Principaux résultats

La réadaptation cardiaque basée sur l'exercice physique pendant une durée comprise entre six et douze mois, comparée à l'absence d'exercice structuré :

  • réduit probablement le nombre de décès toutes causes confondues (30 études, 10 391 personnes) et pourrait réduire le nombre de décès d’origine cardiaque (20 études, 7 277 personnes). Pour 125 personnes participant à une réadaptation cardiaque basée sur l’exercice, un décès, toutes causes confondues, est susceptible d’être évité. De même, pour 200 participants, un décès d’origine cardiaque pourrait être évité ;

  • cela se traduit par une forte réduction des infarctus du myocarde (25 études, 8 584 personnes). Pour 71 personnes participant à une réadaptation cardiaque basée sur l’exercice, un infarctus du myocarde est susceptible d’être évité ;

  • cela n’a que peu ou pas d’incidence sur la nécessité de recourir à d’autres interventions cardiaques (notamment la pose de stents ou un pontage) ;

  • réduit probablement le nombre global d'hospitalisations (21 études, 3 868 personnes), à raison d'une hospitalisation évitée pour 17 personnes participant à une réadaptation cardiaque basée sur l'exercice. Elle pourrait également réduire les hospitalisations liées à des problèmes cardiaques (6 études, 1 550 personnes).

Les données probantes indiquent que les personnes ressentaient un meilleur bien-être avec l’exercice physique, par rapport à celles qui ne participaient pas à un programme d’exercice structuré.

D’après le données probantes issues de huit études, la réadaptation cardiaque basée sur l’exercice a un bon rapport coût-efficacité.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Nous avons une grande confiance dans les données probantes concernant les infarctus du myocarde et la nécessité de nouvelles interventions cardiaques. Cependant, notre confiance dans les autres données probantes est limitée, car certaines études n’ont pas utilisé les meilleures méthodes pour mener leurs recherches ou rapporter leurs résultats. Par exemple, nous ne savons pas dans quelle mesure les participants ont suivi leurs programmes d’exercice. Dans l’ensemble, les femmes restent moins nombreuses que les hommes dans les études. Cependant, bon nombre des nouvelles études que nous avons identifiées ont été menées dans des pays à revenu faible et intermédiaire; nos résultats pourraient donc être plus pertinents qu’auparavant pour ces pays.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette mise à jour remplace la version précédente publiée en 2021. Les données probantes ont été actualisées en mars 2026.

Dibben G, de Vries FBG, Faulkner J, Oldridge N, Rees K, Stens NA, Thijssen D, Thompson DR, Zwisler AD, Taylor RS

What are the benefits and risks of home visits for families with preterm or low-birthweight babies after hospital discharge?

3 days 20 hours ago
Key messages
  • Home visits by medical professionals and volunteers after babies born too early (preterm) or too small (low birthweight) leave the hospital likely increase the number of babies breastfeeding and may improve exclusive breastfeeding when compared to no home visits.

  • More intensive home visits (i.e. home visits that occur more often, or are longer, or are delivered by medical professionals who have specialised training such as in caring for preterm babies, and that include support for skin-to-skin contact (kangaroo mother care)) likely lower the risk of these babies dying from any cause or getting very sick from bacterial infections compared to less intensive home visits.

  • Future studies are needed that are larger and conducted in low-income countries.

What are preterm and low-birthweight babies?

Babies born before 37 weeks of pregnancy are preterm, and those weighing less than 2.5 kg at birth are considered low birthweight. Preterm and low-birthweight babies are more likely to have health problems than full-term or normal-weight babies, especially in the first year of life. Their parents or caregivers may also face extra difficulties caring for them after they leave the hospital.

What are home visits, and why might they be useful?

Home visits involve trained health workers, volunteers, or nurses visiting families in their homes after the baby is discharged from hospital. They teach them how to care for the baby at home, help them grow, and check for any problems. Home visits may differ in how often they occur, how long they last, who delivers them, and the care they provide.

What did we want to find out?

We wanted to find out whether home visits after leaving the hospital could help improve the health of the baby as well as the mental health of parents and caregivers, and bonding with their baby.

What did we do?

We searched for studies comparing:

  • home visits for families of preterm or low-birthweight babies versus no home visits; or

  • more intensive home visits versus less intensive home visits that were part of standard care.

More intensive home visits could occur more often, last longer, be delivered by more specialised healthcare providers, or involve extra care, such as support for skin-to-skin contact (kangaroo mother care (KMC)).

What did we find?

We found 35 studies, of which 28 studies (including 12,021 babies and 10,056 parents or caregivers) contributed information we were able to use. The studies were conducted worldwide, but very few came from low-income countries.

Home visits versus no home visits
  • We are uncertain whether home visits reduce the risk of death from any cause in the first year (1 study, 79 babies).

  • Home visits may have little to no effect on babies' thinking skills (3 studies, 287 babies) and likely have little to no effect on their movement skills (1 study, 127 babies).

  • We are uncertain whether home visits reduce the risk of diarrhoea at six months (1 study, 179 babies).

  • Home visits likely have little to no effect on the growth of the baby at six months (1 study, 179 babies).

  • Home visits likely increase the number of babies breastfeeding at six months (4 studies, 1217 babies) and may result in a large increase in exclusive breastfeeding (feeding the baby only breast milk and no other food or drink) at six months (3 studies, 1129 babies).

More intensive home visits versus less intensive home visits (part of standard care)
  • Home visits including support for KMC likely reduce the risk of death from any cause at six months (1 study, 8402 babies).

  • These visits likely have little to no effect on thinking (1 study, 552 babies) or movement skills (1 trial, 552 babies) at one year.

  • Home visits including support for KMC likely reduce diarrhoea slightly at three months (1 study, 7654 babies) and the risk of dangerous bacterial infections in babies slightly at 28 days (1 study, 8384 babies).

  • They likely have little to no effect on weight (1 study, 7086 babies) and likely slightly reduce the number of babies who are severely underweight (1 study, 6641 babies) at six months.

  • More intensive home visits may have little to no effect on breastfeeding at six months (1 study, 308 babies), and the effect on exclusive breastfeeding is very uncertain (3 studies, 7091 babies).

What are the limitations of the evidence?

Our confidence in the evidence ranged from moderate to very low, as many studies were small and had problems with their methods.

How up to date is this evidence?

The evidence is current to April 2026.

Durao S, Gloeck NR, Odendaal WA, Hohlfeld A, Brand A, Gordon S, Balakrishna Y, Kredo T

What are the effects of education and training for healthcare workers to prevent sexual harassment?

3 days 20 hours ago
Key messages
  • Education and training for healthcare workers about sexual harassment probably increases sexual harassment knowledge slightly and may increase sexual harassment management skills slightly compared to another type of sexual harassment education or training.

  • No studies compared the effect of education and training about sexual harassment with no education and training, being on a waitlist, or minimal education such as an information leaflet. This topic warrants further study.

  • Future studies are also needed that include a wider range of healthcare workers and that look at potential harms of education and training about sexual harassment.

What is sexual harassment, and why and how should it be prevented?

Sexual harassment in the workplace includes any kind of unwelcome sexual attention from a patient/client, their friend/s, family member/s, other professional/s or colleague/s. It is common towards healthcare workers, with roughly 12% reporting being sexually harassed by patients and visitors. Healthcare workers can experience poor mental health and job dissatisfaction, and may even leave their job or the workforce, as a result of being sexually harassed.

Preventing sexual harassment against healthcare workers is therefore important. Education and training interventions about sexual harassment may have different focus areas. One approach is to raise awareness or increase knowledge about sexual harassment. Another is to learn about strategies to prevent it, or training on actions against it. Training and education can be in-person, digital, or a combination of the two. The instructors may include peers, leaders, or trained professionals, either formally or informally.

What did we want to find out?

We wanted to find out if education and training could increase knowledge and management skills about sexual harassment. We also looked at the rate of occurrence of sexual harassment; harms such as anxiety, depression, burnout, sick leave, staff turnover, and disability; and considered how the healthcare worker felt about their workplace related to sexual harassment.

What did we do?

We searched for studies comparing education and training about sexual harassment with:

  • no education and training, being on a waitlist, or minimal education such as an information leaflet; or

  • another type of education or training about sexual harassment.

We compared and summarised the results of the studies and rated our confidence in the evidence based on factors such as study methods and sizes.

What did we find?

We found no studies comparing education and training about sexual harassment with no education and training, being on a waitlist, or minimal education such as an information leaflet.

We found two studies comparing education and training about sexual harassment with another type of education or training about sexual harassment. Both studies were from Taiwan and included a total of 170 nurses, mainly young women with little work experience. One group of nurses received in-person training and an interactive education computer program. The nurses in the comparison group received education only via a brochure and video.

Education and training about sexual harassment:

  • probably slightly increases sexual harassment prevention knowledge ('sexual harassment prevention'; 2 studies, 168 people); and

  • may slightly improve nurses' management skills ('coping behaviour' (2 studies, 168 people) and 'prevention strategy' (2 studies, 168 people)).

No study looked at the rate of occurrence of sexual harassment; harms such as anxiety, depression, burnout, sick leave, staff turnover, and disability; or considered how the healthcare worker felt about their workplace related to sexual harassment.

What are the limitations of the evidence?

Our confidence in the evidence is moderate to low, mainly because we found only two studies including small numbers of people.

Future studies are needed that include a wider range of healthcare workers and that look at potential harms of education and training about sexual harassment. Also, future studies could compare education and training about sexual harassment versus no education and training, being on a waitlist, or minimal education such as an information leaflet.

How up to date is this evidence?

The evidence is current to March 2025.

Dalsbø TK, Greve RA, Jørgensen IL, Fønhus MS

Helfen Bewegungsprogramme Jugendlichen mit Adipositas?

3 days 20 hours ago
Kernaussagen
  • Bewegungsprogramme verringern bei Jugendlichen mit Adipositas im Vergleich zu keinem Bewegungsprogramm möglicherweise geringfügig das Körpergewicht, den Taillenumfang und den Körperfettanteil – jeweils gemessen am Ende der Intervention.

  • Wir wissen nicht, ob Bewegungsprogramme im Vergleich zu keinem Bewegungsprogramm Auswirkungen auf andere Körpermaße oder durch Adipositas bedingte Gesundheitsprobleme haben.

  • Wir benötigen größere, länger dauernde und qualitativ hochwertigere Studien, um die Wirkungen von Bewegungsprogrammen bei Jugendlichen mit Adipositas verlässlicher beurteilen zu können.

Was ist Adipositas?

Adipositas bedeutet, dass eine Person so viel Körperfett hat, dass dies ihre Gesundheit beeinträchtigen kann. Weltweit hat sich die Adipositas bei Jugendlichen (im Alter von 10 bis 19 Jahren) seit 1990 verdreifacht, und bis zum Jahr 2050 könnten mehr als 300 Millionen Kinder und Jugendliche an Adipositas leiden.

Adipositas im Kindes- und Jugendalter kann sich negativ auf die körperliche und psychische Gesundheit auswirken und das Risiko für Krebs, Leber- oder Nierenerkrankungen im Erwachsenenalter erhöhen.

Eine Gewichtsabnahme ist der beste Weg, die gesundheitlichen Risiken von Adipositas zu verringern. Dies geschieht in der Regel durch Änderungen des Lebensstils, wie mehr körperliche Aktivität (z. B. Schwimmen, Laufen, Krafttraining) und eine gesündere Ernährung, durch chirurgische Eingriffe oder Medikamente.

Was wollten wir herausfinden?

Wir wollten herausfinden, ob Bewegungsprogramme im Vergleich zu keinem Bewegungsprogramm Jugendlichen mit Adipositas hilft:

  • Gewicht zu verlieren und den BMI (Body-Mass-Index; ein Maß zur Beurteilung des Körpergewichts im Verhältnis zur Körpergröße), den BMI-z-Score (ein Maß dafür, wie der BMI im Vergleich zu anderen Personen gleichen Alters und Geschlechts liegt), den Taillenumfang und den Körperfettanteil zu senken;

  • ihren Blutzuckerspiegel und ihre Insulinresistenz zu senken (Insulin ist ein Hormon, das dabei hilft, den Blutzuckerspiegel zu regulieren).

Wir wollten außerdem herausfinden, ob bestimmte Bewegungsformen diese Wirkungen besser erzielen als andere und ob die Bewegungsprogramme unerwünschte oder schädliche Ereignisse verursachen.

Wie sind wir vorgegangen?

Wir suchten nach Studien, in denen die Teilnahme an einem Bewegungsprogramm (wie Ausdauertraining, Krafttraining oder Fußball) verglichen wurde mit:

  • keinem Bewegungsprogramm;

  • einem anderen Bewegungsprogramm (zum Beispiel hochintensives Training im Vergleich zu Training mit mittlerer Intensität).

Die Jugendlichen mussten mindestens 12 Wochen lang an diesem Bewegungsprogramm teilnehmen. Wir verglichen die Ergebnisse der Studien, fassten sie zusammen und beurteilten unser Vertrauen in die Evidenz, basierend auf Faktoren wie Studienmethoden und Anzahl an Teilnehmenden.

Was fanden wir heraus?

Wir fanden 30 Studien mit insgesamt 1.508 Jugendlichen. Die Studien waren klein: Die kleinste umfasste nur 21 Jugendliche, die größte 106. Knapp die Hälfte der teilnehmenden Jugendlichen waren weiblich (46 %). Ihr Durchschnittsalter lag zwischen 10 und fast 17 Jahren. Die Studien wurden in 15 Ländern durchgeführt: 5 in Tunesien; je 4 in China und im Iran; 3 in Brasilien; je 2 in Kanada, Spanien und den USA; sowie je eine in Australien, Estland, Indien, Mexiko, Südkorea, Schweden, Taiwan und Thailand.

Die meisten Studien dauerten 12 oder 13 Wochen; die längste Studie dauerte 32 Wochen.

Wir fassten die Ergebnisse der Studien in zwei übergeordneten Vergleichen zusammen:

  • jede Art von Bewegungsprogramm (z. B. Ausdauertraining, aktive Videospiele) im Vergleich zu keinem Bewegungsprogramm (22 Studien);

  • eine Form von Bewegung im Vergleich zu einer anderen (17 Studien).

HauptergebnisseBewegungsprogramme im Vergleich zu keinem Bewegungsprogramm

Im Vergleich zu keinem Bewegungsprogramm führen Bewegungsprogramme möglicherweise zu einer leichten Verringerung:

  • des Körpergewichts: Jugendliche in den aktiven Gruppen wogen im Durchschnitt 1,88 kg weniger (17 Studien, 749 Jugendliche);

  • des Taillenumfangs: In den aktiven Gruppen war der durchschnittliche Taillenumfang der Jugendlichen um 2,88 cm geringer (10 Studien, 476 Jugendliche);

  • des Körperfettanteil: In den aktiven Gruppen lag der durchschnittliche Körperfettanteil der Jugendlichen um 2,96 % niedriger (9 Studien, 313 Jugendliche).

Es ist sehr unsicher, welche Wirkungen Bewegungsprogramme auf folgende Faktoren haben:

  • BMI;

  • BMI-Z-Score;

  • Blutzuckerwerte;

  • Insulinresistenz;

  • unerwünschte, schädliche Ereignisse.

Eine Form von Bewegung im Vergleich zu einer anderen

Wir sind sehr unsicher, ob sich verschiedene Bewegungsformen in ihren Wirkungen auf die untersuchten Aspekte unterscheiden.

Was schränkt die Evidenz ein?

Unser Vertrauen in die Evidenz ist aus folgenden Gründen begrenzt:

  • Die Studien waren klein;

  • in den Studien wurden unterschiedliche Formen von Bewegung untersucht;

  • die Studien haben ihre Methoden und Ergebnisse unzureichend berichtet;

  • in einigen Studien wurden nicht alle Ergebnisse berichtet;

  • keine Studie berichtete über unerwünschte, schädliche Ereignisse.

Die Studien, die verschiedene Bewegungsformen miteinander verglichen, unterschieden sich stark. Deshalb konnten wir ihre Ergebnisse meist nicht zusammenfassen und keine verlässlichen Schlussfolgerungen ziehen. Daher wissen wir nicht, ob eine bestimmte Form von Bewegung besser ist als eine andere.

Wie aktuell ist die vorliegende Evidenz?

Diese Evidenz ist auf den Stand von Dezember 2025.

Meneses-Echavez JF, Chavez Guapo N, Loaiza-Betancur AF, Iglesias Gonzalez LE, Escobar Liquitay CM, Bidonde J

How does pharmaceutical company marketing and promotion influence doctors' prescribing behaviour?

6 days 21 hours ago
Key messages
  • Gifts and payments from pharmaceutical companies to doctors increase inappropriate prescribing and the number of prescriptions doctors write, and probably increase the costs. Pharmaceutical company advertising and education may increase inappropriate prescribing and prescription costs; these activities probably increase the number of prescriptions doctors write.

  • Conflict-of-interest policies that restrict or manage interactions between pharmaceutical companies and doctors probably improve prescribing appropriateness and may decrease the number of prescriptions.

  • We need more studies investigating how free samples from pharmaceutical companies influence prescribing behaviour, and the effects on people's health of inappropriate prescribing.

What is pharmaceutical company marketing and promotion?

Pharmaceutical companies interact with healthcare professionals in a wide range of ways to promote the medicines they make. These interactions include visits from sales representatives, sponsored educational opportunities, direct mail, advertisements in medical journals, and sponsoring events at conferences. Pharmaceutical companies also provide doctors with gifts and payments, including food and drink, travel expenses, free samples, staff for clinics, and payments for being a member of a company advisory board.

What are the concerns about these interactions?

These interactions can help healthcare professionals learn about new treatments. However, pharmaceutical companies also want to increase sales of their products. This motivation may not always match the goal of prescribing the most appropriate or affordable medicine for each patient. There are concerns that these interactions influence doctors' prescribing decisions. Pharmaceutical companies spent almost 30,000 million US dollars on marketing and promotion in the USA in 2016.

What did we want to find out?

We wanted to find out whether interactions between doctors (and other healthcare professionals who prescribe medicines for patients) and pharmaceutical companies affect prescribing. We looked at four measures to answer this question:

  • appropriateness: did interactions affect whether doctors prescribed medicines appropriately?

  • quantity: did the number of prescriptions change?

  • cost: did the cost of prescriptions change?

  • did doctors' requests for medicines to be added to a hospital supply ('formulary requests') change?

What did we do?

We searched for studies that assessed how pharmaceutical company interactions with prescribers affected the appropriateness, quantity, and cost of prescribed medicines, and formulary requests, compared to no or fewer interactions.

We analysed the studies' results by organising the interactions into four groups:

  • advertising and education;

  • gifts and payments;

  • free medicine samples;

  • conflict-of-interest policies: rules that limit or manage interactions between doctors and pharmaceutical companies.

We rated our confidence in the evidence, based on factors such as study methods, the amount of evidence, and the strength of the patterns we observed.

What did we find?

We found 93 studies that addressed our question: 82 were carried out in the USA, and the remaining 11 in the UK and Europe. We found evidence addressing all four types of interactions:

  • advertising and education (mainly sales representative visits to doctors): 16 studies;

  • gifts and payments: 62 studies;

  • free samples: 7 studies;

  • conflict-of-interest policies: 8 studies.

Main results

Compared to no or less exposure, pharmaceutical company advertising or education aimed at doctors:

  • may increase inappropriate prescribing (6 studies, 1335 doctors);

  • probably increases the quantity of prescriptions (7 studies, 151,399 doctors);

  • may increase the costs of prescriptions (2 studies, 986 doctors);

  • may increase formulary requests, but the evidence was very uncertain (1 study, 105 doctors).

Gifts and payments from the pharmaceutical industry to doctors:

  • increase inappropriate prescribing (10 studies, 2.9 million doctors);

  • increase the quantity of prescriptions (39 studies, 3.8 million doctors);

  • probably increase prescription costs (25 studies, 2.5 million doctors);

  • may increase formulary requests, but the evidence was very uncertain (1 study, 105 doctors).

We are very uncertain if free medicine samples from pharmaceutical companies to doctors affect prescribing appropriateness, quantity, and costs, or formulary requests.

Conflict-of-interest policies that restrict or manage interactions between pharmaceutical companies and doctors:

  • probably improve prescribing appropriateness (2 studies, 3065 doctors);

  • may decrease prescribing quantity (6 studies, 110,470 doctors);

  • have uncertain effects on costs (2 studies, 33,975 doctors).

None of the studies examining these policies measured changes to formulary requests.

What are the limitations of the evidence?

All the studies were carried out in the USA, UK, and Europe, so we do not know how pharmaceutical company marketing and promotion affects doctors' prescribing in other regions.

Because of the studies' methods, we cannot say that pharmaceutical marketing and promotion caused changes to doctors' prescribing. But we are confident that inappropriate prescribing was higher among doctors who received gifts and payments and that they wrote more prescriptions than doctors who did not receive gifts and payments. The studies also showed a consistent pattern: the more interactions doctors had with pharmaceutical companies, the less appropriate their prescribing was and the more prescriptions they wrote.

How up to date is this evidence?

The evidence is current to January 2025.

Mintzes B, Lexchin J, Grundy Q, Fabbri A, Spurling GKP, Qureshi R, Bero L